lundi 27 avril 2009
La lapidation dans l'islam
La lapidation dans l'islam
De
nombreux hadîth (qui correspondent aux paroles, aux actes, au
consentement implicite, et au portrait moral et physique du Prophète)
parlent de la lapidation. Bon
nombre d’entre eux sont « muttafaq ‘alaïhi » (que s’accordent à
authentifier el Bukhârî et Muslim). Je ne sais pas ce que cela signifie
à vos yeux, mais pour la majorité des adeptes de « l’islâm sounnite »,
cela représente le plus haut degré d’authentification qui soi après le
Livre d’Allâh. [1]
Il y a notamment la fameuse histoire de Mâ’iz ibn Mâlik el-Aslamî qui implora à quatre reprises au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’appliquer sur lui la loi d’Allâh. À chaque fois, le plus clément des hommes (sallallahu ’alayhi wa sallam) se détournait de lui, et se demanda même s’il était sain d’esprit. Mais, la foi et le repentir de Mâ’iz étaient tellement grands qu’il insista sans relâche jusqu’à ce que le Prophète se plie à sa volonté. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) reprocha même aux Compagnons de l’avoir suivi pour en finir avec lui, alors qu’il cherchait à s’enfuir au cours de l’exécution. [2] Une version chez Muslim précise que son repentir fut tellement sincère qu’il aurait suffi à une communauté entière. [3]
Il y a également l’histoire émouvante de la femme de la tribu de juhaïna, connue sous le nom de ghâmidiya. Celle-ci vint voir le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) alors qu’elle était enceinte et lui demanda de la purifier. Ce dernier la renvoya et lui suggéra de revenir après l’accouchement, ce qu’elle fit. Cependant, il la renvoya à nouveau et lui suggéra de revenir après le sevrage du nouveau-né, ce qu’elle fit. Il voulut la renvoyer encore, mais elle revint avec son enfant qui tenait un morceau de pain dans la main pour lui faire comprendre qu’il n’avait plus besoin du sein maternel. C’est alors que la sentence lui fut appliquée. Après l’événement, le Prophète jura que si son repentir avait été distribué sur soixante-dix habitants de Médine, il leur aurait suffi. [4] En cela, l’évènement n’est pas tragique. Il est, tout au plus, dramatique. En regard de sa finalité, c’est un évènement heureux, et c’est d’ailleurs l’essentiel. Cette brave femme, dont le courage n’a rien à envier à beaucoup d’hommes, fut promise au Paradis.
En outre, rien n’indique dans ces deux histoires que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) était en désaccord avec ce châtiment ou qu’il s’opposait à ce châtiment. Je ne sais pas si vous pesez bien vos paroles, mais pour votre défense, il me semble que vous confondez entre deux choses : entre les lois universelles (el-Irâda el-kawniyyah) et les lois textuelles d’Allâh (el-Irâda e-shar’iyyah). Qu’un homme puisse avoir de la compassion envers celui ou celle qui subit une peine, ou même éprouver une certaine répulsion envers celle-ci est tout à fait naturel. Cependant, cela ne doit pas empêcher d’appliquer la loi avec rigueur. Lorsque le v. 2 de la s. la lumière, condamne tout sentiment de compassion qui pourrait faire obstacle à la sentence, cela ne signifie pas qu’il veut faire de nous des brutes. Concevez la nuance. Il est certain que le Prophète est le plus sensible des hommes, mais au même moment il est le plus prompt à se soumettre au Décret divin qui décèle des sagesses innombrables. Les apparences sont souvent trompeuses, sans compter que le Très-Haut éprouve la fidélité des hommes en leur imposant des peines difficiles à appliquer… wa Allâh A’lâm !
L’anecdote la plus éloquente sur le sujet est celle des deux bédouins qui se présentèrent au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) afin qu’il tranche entre eux sur une affaire d’adultère dans laquelle étaient impliqués le fils de l’un et la femme de l’autre. L’un d’eux, qui semblait plus cultivé, pria au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) de juger entre eux par le Livre d’Allâh. « Je vais juger entre vous par le Livre d’Allâh, répondit-il » Il ordonna ensuite de fouetter le coupable qui n’était pas marié et de l’expulser un an, en sachant qu’il n’est pas fait mention de la sanction d’expulsion dans le Coran. Quant à la femme, elle avoua son crime et fut lapidée. [5]
Ibn Hajar el-‘Asqalânî et e-Nawawî avant lui, pour ne citer qu’eux, relèvent que la lapidation est légitimée à l’unanimité des savants musulmans. Ainsi, votre position rejoint celle de certains kharijites et mu’tazilites (qui retrouvent à notre époque leurs heures de gloire par le biais des néo-rationalistes, à la grande joie des orientalistes !) qui ne reconnaissent pas son statut sous prétexte que le Coran n’en fait pas mention. [6] Tiens, comme les jours se ressemblent ! Est-ce un hasard… Ainsi, la loi prévoit la lapidation pour l’homme ou la femme marié et la peine du fouet pour l’homme ou la femme célibataire. [7] Je ne veux pas ici nourrir les débats entre les savants sur certains détails, mais il faut savoir en gros que la lapidation est établie par le Coran, la Sounnah du prophète, celle des quatre khalifes et le consensus des savants musulmans.
Le Calife ‘Oumar était un inspiré. Il donne l’impression de s’adresser à vous lorsqu’il dit du haut de son minbar : « Allâh envoya Mohammed en toute vérité. Il lui a révélé notamment le Verset de la lapidation. Nous l’avons lu et bien assimilé. Nous avons également appliqué la lapidation après sa mort. J’ai bien peur qu’avec le temps quelqu’un dise : « Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d’Allâh », et qu’il s’égare ainsi pour avoir délaissé un commandement révélé par Allâh. La lapidation est une vérité dans le Livre d’Allah le Très-Haut contre l’homme ou la femme marié qui a commis l’adultère ; à condition d’en apporter la preuve ou qu’il y ait eu une grossesse ou un aveu. » [8] Voici le Verset dont l’énoncé fut abrogé et que rapportent certaines annales suspectes [9] : (L’homme âgé ou la femme âgée lapidez-les jusqu’à ce que mort s’ensuive). [10] Selon une autre hypothèse, qui ne va vraiment dans le sens de votre thèse, la sentence n’est pas explicitement évoquée dans le Coran, qui nous commande toutefois d’obéir à celui sur lequel il fut révélé. [11] Le quatrième Calife, pour sa part, avait bien compris la chose. C’est pourquoi il fit fouetter une femme adultère un jeudi, et lapider un vendredi. Lorsqu’il dut s’expliquer sur la chose, il confia qu’elle fut fouettée selon le Livre d’Allâh et lapidée selon la Sounnah du Messager d’Allâh. [12]
Ensuite, vous dites : « La Sourate « les femmes » (Sourate 4, Verset 15) prévoit qu’une femme convaincue d’adultère soit « enfermée dans une maison jusqu’à sa mort, à moins que Dieu ne lui offre un moyen de salut ». Cependant, la Révélation s’est déroulée sur 23 ans. Des Versets plus précis sur cette question de l’adultère par exemple sont venus après celui compris dans la Sourate des femmes (qui prévoit l’enfermement ; NDLR). L’inscription dans le temps de la Révélation à permis de développer ce que les savants musulmans appellent « la science de l’abrogation ». Ainsi, la recommandation de l’enfermement a été abrogée par un Verset de la Sourate de la lumière qui recommande de châtier les adultères par le fouet. Lorsqu’il a reçu ce Verset, le Prophète a dit « voilà l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères dans la Sourate plus ancienne ».
Il y a plusieurs remarques à faire sur ce passage. La première qui vient à l’esprit, c’est qu’apparemment, vous n’êtes pas offusqué par l’enfermement de la femme convaincue d’adultère jusqu’à sa mort et par la peine de fouet puisque le Coran en parle. N’avez-vous pas peur de choquer ainsi les Occidentaux ? En revanche, comme nous le verrons plus loin, vous ne faites pas la différence entre les peines corporelles prescrites par le Coran et celles qui y sont inexistantes en leur apposant sans distinction un « non » catégorique. Vous êtes en effet : « personnellement opposé à l’application aujourd’hui des peines corporelles, du fouet à la lapidation en passant par l’ablation des membres, etc. » Alors pourquoi toute cette polémique sur la légitimité de la lapidation en regard des textes scripturaires de l’Islam.
Autre remarque, la plupart des textes que les dissidents à la Révélation utilisent en leur faveur se retournent contre eux. [13] C’est normal, me direz-vous, car, comme nous l’avons souligné auparavant, les égarés de toutes confessions, s’appuient généralement sur des arguments ambigus au détriment des arguments formels, trahissant ainsi qu’ils sont plus animés par les passions que par la recherche de la vérité. [14] Ce manque de bonne foi ou, pour le moins, ce manque de rigueur les fait sombrer dans les contradictions les plus aberrantes. Ainsi, ici vous donnez foi aux paroles du Prophète qui prévient que le v. 4 de la sourate les femmes est abrogé, alors que le hadîth sur le sujet est simplement rapporté par Muslim. [15] En revanche, vous ne donnez pas foi à plusieurs hadîth que s’accordent à rapporter el Bukhârî et Muslim et qui ne font qu’enrichir une loi existante ; ce qui en soi est plus concevable que l’abrogation d’une loi… c’est sans commentaire !
Pire, vous omettez de dire que l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères ne porte pas uniquement sur l’abrogation du verset en question par le v. 2 de la sourate la lumière, et qui prescrit de châtier les adultères au fouet. Il s’agit également d’apporter une nouvelle loi disant qu’il faille lapider la femme adultère mariée. En cela, le v. 2 de la sourate la lumière, n’a pas pour vocation d’abroger un autre Verset. Il ne fait que spécifier que le fouet concerne la femme célibataire indépendamment de la femme mariée comme le souligne pertinemment Ibn Hajar. [16] Voilà ce que le hadîth en question révèle. Selon ‘Oubâda ibn e-Sâmit, le Messager d’Allâh a dit : « Prenez de moi, prenez de moi ! Allâh leur a offert une issue. Pour l’homme vierge avec la femme vierge, il est prévu cent coups de fouet et l’expulsion d’un an, et pour l’homme marié avec la femme mariée, cent coups de fouet et la lapidation. » Est-ce un manque de bonne foi ! Je n’en suis pas sûre, car certains manuscrits de sahîh Muslim ne font pas mention du passage en gras…
Notes
[1] Certains orientalistes ont vainement cherché à dénigrer la valeur historique du corpus des hadîth, mais Allâh n’entend que préserver sa religion, comme le formule le Verset : Certes, Nous avons descendu le Rappel, et il Nous incombe de le garder [el-hijr ; 9].
[2] Ce hadîth est rapporté par el Bukhârî (6815, 6825) et Muslim (4396). Cette histoire prouve que la lapidation ne s’applique pas uniquement sur les femmes, contrairement à ce que laissent entendre les détracteurs de la dernière religion révélée aux hommes.
[3] Rapporté par Muslim (4406).
[4] Rapporté par Muslim (4408).
[5] Rapporté par el Bukhârî (6827, 6828) et Muslim (4410).
[6] Voir : sharh sahîh Muslim d’e-Nawawî (11/189) et Fath el-Bârî (15/602).
[7] Certains font la distinction entre la fornication qui concerne l’homme ou la femme célibataire et l’adultère qui concerne l’homme ou la femme marié.
[8] Rapporté par el-Bukhârî (6830) et Muslim (4394).
[9] Voir e-sounan el-koubra de Nassâ-î (4/7156).
[10] Ce Verset aurait été intégré au départ dans la sourate les coalisés ; voir : sharh sahîh Muslim (11/192), Fath el-Bârî (15/635) et subûl e-salâm de San’ânî (7/108).
[11] Voir : Fath el-Bârî (15/635).
[12] Voir : Fath el-Bârî (15/605-606) ; cette annale est en partie rapportée par el Bukhârî (6812) ; elle est également rapportée par e-Daraqutnî (3/123-124) et e-Nassâ-î dans e-sunan el-koubra (4/269-270).
[13] Voir : el-Jawâb e-Sahîh li man baddala din el-Massîh (1/104-105).
[14] Voir notamment : El-Jawâb e-Sahîh li man baddala din el-Massîh (2/710) et majmû’ el fatâwa (3/62-63).
[15] Voir : Muslim (4390, 4391, 3392).
[16] Voir : Fath el-Bârî (15/606-607).
Source : http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article528
samedi 18 avril 2009
Quelques réflexions étonnantes sur le Saint Coran
Quelques réflexions étonnantes sur le Saint Coran
Le Coran recèle d'innombrables merveilles. Ce livre
est un concentré de la création, permettant à la pensée humaine de
s'apercevoir des secrets de la création et de ses liens avec le
Créateur. Nous avons relevé quelques coïncidences ayant trait à la
magie des chiffres. En les étudiant, l'homme se rapprochera de son
Créateur et s'apercevra mieux de Ses miracles.
Divers mots sont répétés, de façon stupéfiante, dans le Coran et une fois comptés, ils sont étonnamment égaux. Les mots " monde" et "Au-delà" sont répétés 115 fois tous les deux. Cette égalité et harmonie se retrouvent dans de nombreux cas.
Le grand Prophète de l'islam a récité les versets du Coran, pendant 23 ans. Il ne pouvait sans la révélation divine réussir à égaliser le nombre des mots. S'il avait même réussi à le faire, il l'aurait considéré comme le plus grand avantage du Coran et l'aurait relevé à l'intention des Musulmans.
Mais le Prophète (saws) n'a rien indiqué de la sorte, le monde de l'Islam ignorant lui-même ces spécificité du Coran. Allah a permis ces découvertes, en cette ère de progrès ahurissants des ordinateurs, a révélé les immenses secrets de Son livre, et' prouvé l'authenticité du Coran, par les chiffres et le calcul, à l'homme ignorant et inique.
Maître Abol Razaq Nofel écrit dans la préface de son ouvrage :
"J'ignorais que le Coran était doté de tant d'harmonie. Chaque fois que j'ai entrepris un sujet de recherche dans le Coran, j'y ai trouvé une surprise. Et quelle surprise: une répétition de chiffres; une harmonie dans les sujets abordés, soient qu'ils se ressemblent, soient qu'ils soient tout à fait différents. C'est là un miracle, qui n'est révélé qu'au chercheur, qu'à l'étudiant ou qu'au lecteur à la foi absolue, que le Coran n'est que la révélation d'Allah au dernier de Ses prophètes; car ce miracle est surhumain et bien au-dessus de la raison de l'homme. "
Le monde et l'au-delà
Le terme monde est répété 115 fois, autant que le mot " au-delà".
Il ne faut pas croire qu'ils viennent toujours ensemble et que pour cette raison, leur nombre est égal. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces deux mots ne sont accolés qu'une cinquantaine de fois, chacun venant séparément, au moins une fois et demie en plus, au total 115 fois pour chacun d'entre eux.
Le miracle des chiffres ne se limite pas, seulement, à l'égalité des termes ou sujets identiques, relatés ou même contraires. Cette harmonie des chiffres est venue au jour pour d'autres cas.
Autre surprise du Coran : le mot "el kufr", impiété et le terme "kufran" se répètent, respectivement, 17 et 8 fois, totalisant 25. Or le mot "el Iman", la foi, et "Imanan", dérivé de la même racine, reviennent, aussi, au total, 25 fois, contrairement à cette égalité des 2 mots "kufr" et "Iman". Iman et ses dérivés reviennent 84 fois dans le Coran. Bien que "Kufr" et ses dérivés ne se répètent que 506 fois, le synonyme de "kufr", "zilal" et ses dérivés reviennent 191 fois, totalisant avec "kufr" 697, Iman et ses dérivés 811 fois. La soustraction de ces deux chiffres donne 114, c'est-à-dire le nombre des sourates du Coran (peut être cela signifie-t-il que l'impiété et la foi sont séparés, par un seul Coran).
La multiplicité est un autre miracle du Coran. Certains termes sont le multiple de 2, 3 ou plus d'autres termes, et cela, non pas par hasard, mais bien par une intention volontaire, servant à prouver un but.
Par exemple le mot "er Rahman", qualité divine, vient 51 fois. Le mot "er Rahim" (miséricordieux) se répète 95 fois, sous cette forme, et 20 fois, sous la forme "Rahiman". La racine Rahim revient 115 fois, mais une seule fois qualifiant le Prophète (saws) lui-même.
Aussi Allah est qualifié 114 fois "er Rahim", tandis que "Rahman" (clément) ne revient que 57 fois, c'est-à-dire la moitié des sourates du Coran.
Les chiffres 7 dans le Coran
Certaines harmonies sont le fait du chiffre sept dans le Coran, qui a désigné 7, en tant que chiffre des cieux et le répète aussi 7 fois.
Lorsqu'il parle de la création du ciel et de la terre en six jours ou période, il le fait 7 fois. Quand le Coran présente les créatures à Allah, en rangs, il le dit 7 fois : "Et ils seront présentés en rang devant ton Seigneur." (sourate 18 Verset 48). Allah a répété les dérivés de rang en 7 autres versets. Les dérivés de "Saf", rang, reviennent aussi 7 fois :
"Et très certainement Nous t'avons apporté les sept de ceux que l'on répète, et aussi la grande lecture." (sourate 15 Verset 87).
Ou bien :
"I1 est aussi de ceux qui font largesses de leurs biens dans le sentier d'Allah, comme d'un grain d'où naissent sept épis à cent grains l'épi. Car Allah multiplie en faveur de qui Il veut." (sourate 2 Verset 261).
"Oui, si tout ce qu'il y a d'arbres sur terre devenait plumes et que la mer et sept mers après elle, fournissent l'encre, les paroles de Dieu ne seraient pas épuisées." (sourate 31 Verset 27).
A propos de la Géhenne, le Coran dit : "Elle a sept portes; à chaque porte, partie d'entre eux sera répartie." (sourate 15 Verset 44). La première sourate du Coran comporte 7 versets et sept aussi représente le nombre des mots compris dans le témoignage.
Le miracle de 19 et la répétition des mots.
L'un des miracles du Saint Coran réside dans son ordre numérique spécial, que personne d'autre qu'Allah ne pouvait instaurer. L'homme est incapable d'en ordonner les bases sur le chiffre 19, car la probabilité de l'avoir fait a été calculée par l'ordinateur et revient à 1 divisé par: 6x26 x 1024 x 626; C'est-à-dire, en pratique, zéro.
1- La phrase "Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux" est composée de 19 lettres.
2- Le Coran possède 114 sourates un multiple 6 de 19.
3- Les 5 premiers versets de la Sainte " 'Alaq " (sourate 96), la 1ère sourate révélée au Prophète comprennent 19 mots.
4- La première révélation de la Sourate " 'Alaq " a compris 76 mots, c'est-à-dire 19 x 4.
5- La première révélation de la Sourate " 'Alaq " comprend 19 versets.
6- La première sourate révélée, comptée à rebours, de la fin, est la 19ème.
7- La Sourate " 'Alaq " totalise 285 mots, c'est-à-dire 19 x 15.
8- La dernière sourate du Saint Coran comporte 19 mots.
9- Le premier verset de la dernière sourate du Coran est composé de 19 lettres.
10- Les neuf premiers versets de la Sourate "el Qalam" (sourate 68) comportent 38 mots, c'est-à-dire 19 x 2.
11- Les dix premiers versets de la 3ème sourate révélée "al Mozamel" comprennent 57 mots, c'est-à-dire 19 x 3.
12- Le Verset 30 de la Sourate "el Modasser" (sourate 74) cite le chiffre 19. "Ils sont dix-neuf à y veiller."
Le miracle scientifique du Coran
Les enseignements du Coran ont haussé la valeur et le respect du savoir des Arabes et de tous les Musulmans. Avant tout le monde, le Coran a admiré la science et les savants, au point de dire dans la Sourate "l'Araignée" (sourate 29), Verset 49 : "Ce sont au contraire des versets évidents dans les poitrines de ceux à qui science a été donnée. Et ne nient Nos signes que les prévaricateurs."
Dans la sourate 45, Versets 3 à 5, il est dit:
"Oui, il y a dans les cieux et la terre, des signes, certes, pour les croyants. Et dans votre propre création, tout comme en ce qu'Il fait foisonner du genre animal, il y a des signes pour les gens qui croient avec certitude.
De même, dans l'alternance de la nuit et du jour, et dans ce que Allah fait descendre du ciel, de par l'eau nourricière, - par quoi Il donne vie à la terre une fois morte, - et dans le déploiement des vents, il y a des signes, pour les gens qui comprennent."
Le livre d'Allah, tout au long de la révélation, a divisé la science connue de l'époque en : astronomie, physique, chimie, les observatoires, la biologie botanique, la géologie etc... Ces sciences de base, en progressant, rapprochent les peuples d'Allah et renforcent la foi en Lui.
La sourate 35, Verset 28, dit :
"Il y en a de même, parmi les hommes, et les animaux et les bestiaux. Les couleurs de tout cela sont différentes. Rien d'autres : craignent Allah parmi Ses esclaves, ceux qui savent. Oui Allah est Puissant, Pardonneur."
Plus intéressant encore, c'est que les premiers versets révélés du Coran ont trait absolument à l'enseignement et à l'apprentissage. La première révélation annonce l'aube du savoir et le rang éminent de la science, et que la raison divine portera aussi le drapeau de cette mission. Comment il n'en serait pas ainsi, alors que les cinq premiers versets de la première sourate révélée:
"Lis, par le nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur, le Très Noble, c'est Lui qui a enseigné par la plume. Il a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas."
Le Saint Coran, dans presque 750 versets, traite de certains aspects de la science, en tant que sujets généraux. Ces versets, dans une ère où les individus et les sociétés ont foi en la science, sont une nouvelle découverte. C'est là l'un des miracles du Coran où la force et la puissance des nations est évaluée par la science, la technologie, la culture, la connaissance, l'innovation et les découvertes. Ces notions étonnantes du Coran n'ont pas trait uniquement à une culture ou à une époque déterminée. La plume, c'est-à-dire le premier instrument d'écriture, est la première chose sur laquelle le Créateur de ce monde a juré. Les Musulmans, ainsi motivés, ont rédigé divers ouvrages scientifiques.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/coran/rfcoran.htm
lundi 6 avril 2009
Le sens du Bien en Islam
Le sens du Bien en Islam
Parmi les caractéristiques intrinsèques au musulman, il y a l'amour et la compassion. Ces deux qualités découlent d'une sincérité dans la foi qui l'amène à considérer tout ce qu'il a comme venant de Dieu. et tout ce qu'il donne il le donne à lui. Celui à qui est accordée cette grâce, son cœur déborde d'amour pour les êtres, même si aucune relation ne le lie à eux, car sa conduite s'inspire de l'amour ardent qui passionne son cœur et qui coule de la fontaine inépuisable de l'amour divin.
Y a-t-il en effet un stimulant plus fort que la foi et la sérénité envers Dieu, ainsi que l'espérance en sa Miséricorde et Sa récompense future pour encourager l'homme à faire le bien d'une façon désintéressée et loin de toute amère-pensée ?
Ainsi donc, la piété et la bienfaisance n'ont de véritable sens que s'ils émanent d'un cœur sincère et visent un objectif sacré, en l'occurrence la satisfaction de Dieu.
Cela dit, l'Islam œuvre constamment en vue de guider les consciences vers ce but sacré et sublime.
Pour ce faire, il ouvre à l'homme les vastes horizons de l'intelligence et de l'imagination et les met en adéquation avec les aspects physiques et métaphysiques de l'univers de façon à ce qu'il s'imprègne de l'immensité et de l'éternité de la puissance divine et afin qu'apparaisse, devant lui, la Vérité, dans tout son éclat.
Évidemment seuls ceux qui font preuve d'une adoration dévouée à Dieu et qui se souviennent constamment de lui, peuvent éprouver ce genre de perception supra-humaine.
En effet, le dévouement au Créateur et la recherche de Sa proximité et de Sa protection font parvenir l'homme à une station spirituelle telle qu'il peut pénétrer le sens véritable du "vicariat de Dieu", (khilâfat Allâh) et qu'il devient un être imprégné d'amour devant lequel la voie de la vertu sera aplanie.
Par ses préceptes et ses enseignements, l'Islam nourrit en l'homme ce genre de sentiments naturels qui existent en chacun de nous. Une fois que l'amour devient le reflet de ces sentiments et déborde sur le cœur de l'homme, celui-ci sera forcément enclin à suivre la voie du bien et à se dévouer pour ses semblables. En revanche, la haine et la volonté de faire le mal ne peuvent tenir dans un tel cœur et finiront par se dissiper, car l'amour ne saurait cohabiter dans un même cœur avec l'infâmie et les souillures de l'âme.
Il va de soi que la guidance de l'Islam et l'éducation morale et spirituelle qu'il destine à l'humanité entière laissent à l'intérieur de l'âme une influence bénéfique considérable, une fois qu'elle s'en imprègne. De fait, en prenant conscience de l'existence d'une relation étroite et ferme entre sa personne et le monde qui l'entoure, l'homme agirait en conséquence, en respectant et en se conformant aux lois de l'univers, c'est-à-dire en étant en harmonie avec l'ordre cosmique tel qu'il a été établi. Ce faisant, il aura pour toutes les créatures un regard plein de compassion, à l'exception de celles qui sont nuisibles. L'homme parvenu à cet état spirituel où se révèlent sa grandeur et sa noblesse dans toute leur plénitude. sera purifié de toutes les souillures de l'âme. Il constituera un facteur positif dans l'existence humaine et partant dans l'ordre cosmique.
N'est-ce pas la connaissance spirituelle qu'avait le prophète qui lui faisait dire à propos de ceux qui s'étaient opposés à son message : "Seigneur, dirige mon peuple sur la bonne voie, car il est dans l'ignorance". Bien plus la compassion du Prophète (saws) n'englobait pas seulement son peuple, elle s'étendait à toutes les créatures. C'est ainsi qu'il enseignait à ses compagnons la généralisation du bien et de la compassion même envers les animaux. Un jour il leur raconta ce qui suit : "Alors qu'il souffrait de la soif en plein désert, un homme vit un puits dans lequel il descendit pour se désaltérer. En remontant, il vit un chien haletant et mourant de soif. Pris de pitié, il redescendit dans le puits et remplit ses chaussures pour pouvoir donner de l'eau au chien. Dieu lui pardonna toutes ses fautes passées à cause de ce geste-là." Les compagnons lui dirent : "Serons-nous récompensés pour notre compassion à l'égard des animaux ?" Il répondit : "Oui ! Vous serez récompensés en venant en aide à tout ce qui possède un cœur."
Ceci dit, il nous incombe de ne jamais agir par anticipation ou avec des idées préconçues devant n'importe quel évènement, mais de toujours chercher à en connaitre les raisons. C'est comme le malade que le médecin ausculte pour connaître les symptômes de son mal.
Le sens du bien dans le monde moderne
Nous savons tous que les pays riches consacrent une part de leur budget à l'aide aux pays pauvres. Ceci est une bonne chose en soi, mais malheureusement, cette aide n'est jamais dénuée d'arrière-pensées non louables. Les considérations humanitaires ne sont pas les seules à entrer en ligne de compte. C'est souvent des raisons bassement mercantiles ou politiques qui déterminent cette aide. On maintient en vie des pays qui, s'ils entraient en révolution mettraient en danger les pays riches eux-mêmes. Quant aux actes charitables accomplis par certaines personnes qui veulent d'ailleurs donner à leurs actes une publicité la plus large, ils ne sont souvent que des manœuvres de snobisme qui finissent le plus souvent en pure perte ou des tremplins pour lancer de nouvelles stars de la politique mondiale.
On veut bien penser que, bien que ce soit l'intention d'un acte qui détermine sa valeur, dans ces cas-là le résultat soit pris en considération si quelque aide matérielle parvenait quand même aux malheureux du monde. Mais ce serait faire injure à la morale que d'assimiler une bonne action à une équation mathématique, ne prenant en compte que les chiffres.
Voici ce que dit Alexis Carrel à ce propos :
"Le mobile de nos actions est l'acquisition d'un progrès personnel, et en premier lieu les intérêts financiers et la satisfaction de l'instinct de mise en valeur de sa personnalité, de la recherche de la promotion et des grades, ainsi que de la gloire et du rang social. Ces visées se camouflent parfois sous les masques de l'ostentation et de l'amour du genre humain. Il nous est possible d'observer les défis secrets et les trahisons inavouées dans les milieux militaires, les universités, les milieux politiques et judiciaires, où l'idée d'honneur est souvent défigurée.
Ceux qui se consacrent à une grande cause, ou s'efforcent sincèrement sans ostentation sont souvent considérés par la plupart de gens comme des fous misérables. On peut observer les signes de la recherche de l'intérêt personnel partout. Dans une femme qui se consacre aux œuvres de bienfaisance, mais ne nourrissant pas dans son cœur le moindre sentiment d'aide au nécessiteux, et qui en fait convoite un poste de direction d'une œuvre de bienfaisance par exemple ou bien encore de recevoir la médaille d'honneur dont elle pourra tirer plus tard quelque bénéfice quand elle ouvrira une boutique commerciale par exemple.
Dans un médecin célèbre qui conseille ses étudiants et ses patients d'utiliser un médicament pour lequel il reçoit un pot de vin de la part du fabriquant.
Dans un homme de science universitaire qui ne vise pas dans ses efforts le progrès scientifique, mais qui espère acquérir une chaire à l'Académie des sciences, titre qui lui ouvrira la porte à ses intérêts matériels. Dans des médecins qui ne respectent pas le coté moral de leur profession dans leurs expérience, et la préservation du secret de leurs patients.
Dans un étudiant qui tente de corrompre le secrétaire de la faculté pour obtenir les question qui seront posées aux prochains examens. Dans des étudiants qui se livrent à la commercialisation au marché noir des avantages matériels qui leur sont offerts pour leurs études.
Souvent, la recherche de l'intérêt personnel se cache sous le voile de la science, de l'humanitarisme, du sacrifice et de l'intégrité. Nous sommes soucieux de gagner de l'argent, car l'argent est tout, et il nous confère la puissance. On peut tout acheter avec. L'argent satisfait nos misérables désirs."
Il va de soi que cette conception du bien qu'ont les pays riches est dénuée de tout sentiment noble qui donne au geste charitable toute sa valeur humaine. Ce qui n'est pas le cas bien sûr, dans l'enseignement religieux des prophètes, où chaque acte de bienfaisance est un maillon d'une chaîne de vaste solidarité sociale qui relie toutes les catégories sociales et tous les individus. Voici à titre d'exemple ce qu'enseigne l'Islam :
"Un homme vint un jour chez le Prophète (saws) et lui dit : J'ai faim O envoyé de Dieu"; Celui-ci envoya quelqu'un auprès de son épouse pour lui apporter de quoi nourrir l'homme affamé. On lui apprit qu'il n'y avait rien chez lui, sinon de l'eau. L'Envoyé de Dieu (saws) se tourna alors vers ses compagnons et leur dit: "Lequel de vous veut donner l'hospitalité à cet homme-ci ?" Un homme des Ansar (premiers musulmans de Médine) accepta d'être l'hôte de l'invité de Prophète. Cet homme se rendit donc chez lui accompagné de l'indigent, mais sa femme lui apprit que la nourriture disponible pouvait juste suffire aux membres habituels de la famille. Il demanda quand même que le repas fut servi, et s'asseyant lui-même dans un coin sombre, il se débrouilla pour que son invité qui mangea à sa faim, ne se rendit pas compte qu'il ne mangeait pas.
Dans ce même ordre d'idées, El-Majlisi rapporte dans le niveau de sa réflexion s'approfondit "Tout musulman doit faire chaque jour une bonne action". quelqu'un lui dit : "Et qui peut supporter cette tâche ?" Il répondit : "En débarrassant la voie des objets qui l'encombrent, tu auras accompli une bonne action."
Il y a lieu de signaler cependant que ce genre de bonnes actions que l'Envoyé de Dieu (saws) compare à un simple geste consistant à enlever des pierres sur la voie, constitue le minimum que peut accomplir un musulman dénué de moyens et de ressources pouvant lui permettre de faire mieux. Quant à ceux dont la position sociale est plus aisée, ils doivent faire des actes de charité en fonction de leurs ressources et de leur rang social. En d'autres termes, chaque membre de la société est tenu de faire des actions de bienfaisance proportionnellement à ses capacités.
Un de mes amis, qui exerçait dans un service des œuvres sociales m'a fait un jour, la confidence suivante : "Chaque jour, avant de commencer mon travail, je me suis fixé un programme consistant à faire une bonne action ne serait-ce que de donner des conseils à celui qui ne sait pas comment commencer son travail."
En effet, si chaque musulman applique selon ses capacités les directives du Prophète (saws) en matière d'éthique, nul doute que la vie sociale aura plus de dynamisme et partant plus d'efficacité et que beaucoup de problèmes seraient ainsi résolus.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/07.htm#4
jeudi 2 avril 2009
L'effet de la foi et de la raison sur la formation de l'homme
L'effet de la foi et de la raison sur la formation de l'homme
L'Islam voit dans la force de la raison un fondement dans la formation
de l'homme et insiste pour qu'elle soit suivie dans la vie pratique et dans la pensée libre pour s'orienter dans les dédales de l'existence, pour être plus perspicace et apporter sa pleine contribution à l'ensemble de l'humanité.
En même temps, l'Islam ne privilégie pas totalement la raison de manière exclusive, en s'y référant abusivement, la trouvant même inapte à apaiser le feu des passions. Le rôle de la raison dans la
transformation de la vie ne doit pas être un rôle purement passif, mais doit contribuer à transporter l'homme de niveau de la vie animale à un stade supérieur qui le mette à l'abri de la tyrannie des instincts et de l'assouvissement des désirs.
La différence entre l'homme et les autres créatures ne réside pas seulement dans le fait qu'il soit doué de raison et de sens. L'homme domine le reste des animaux par sa foi et sa perception de cette foi. C'est pour cela qu'il est responsable, dans le système de la création, et qu'il doit se fier à sa foi et à son
entendement personnels vis-à-vis des aléas de l'existence et dans tous ses comportements et activités, individuels ou sociaux, ayant trait à ses préoccupation d'homme.
L'homme, dans sa quête du bonheur, a besoin d'un élément moral qui lui permette de mieux appréhender le monde. Cet élément c'est le discernement que Dieu nous accorde et qui nous évite l'inconscience et les déviations de l'âme. La foi en Dieu a une valeur intrinsèque dans la vie des gens. Elle est la source de la liberté individuelle et de la promotion humaine. Elle joue un rôle particulier dans le développement de la personnalité humaine.
Les effets de la foi en Dieu apparaissent dans tous les domaines de la vie. La foi restreint la pression des instincts animaliers de manière radicale et sauve l'homme des atteintes malsaines. Les résultats de la foi en Dieu sont la patience, la résistance aux tentations matérielles et donc la sérénité de l'âme. Par contre, la désobéissance à Dieu. le manque de sens moral et l'inclination aux désirs de l'âme briment la vie sentimentale et accentuent la faiblesse de la personnalité morale. Le manque de foi rabaisse l'humain du rang d'être vertueux à celui d'être barbare.
En ce qui concerne les systèmes pédagogiques mis en place par l'homme, ceux-ci n'ont pas la capacité nécessaire pour limiter les déviations de l'esprit et de combler les defficiences morales de l'humanité, car le système éducatif et scientifique moderne repose sur les éléments que sont la raison et la science, en excluant la foi en Dieu.
Max Planck, le célèbre physicien allemand, écrit:
"L'homme, au quotidien, a besoin de fondements nécessaires qui sont plus nécessaires pour lui que sa soif de connaissances scientifiques. Ces fondements doivent être mis à la disposition de l'homme, hors du système de la raison.
La raison doit faire place aux lois de la morale. de même que la connaissance scientifique doit céder le pas, parfois, devant la croyance religieuse."
Ainsi, si la direction morale n'arrive point à éveiller les consciences aux lumières de la religion, les fondements et principes terrestres humains ne pourront pas faire naître dans l'âme humaine les sentiments vertueux lui permettant d'assumer les responsabilités conversationnelles qui sont les siennes.
Nous observons que l'Islam n'a pas ordonné à ses disciples de fuir les plaisirs licites qui ont été accordés par Dieu à ses créatures. Bien au contraire. Certes, le Coran nous avertit que plonger dans une vie de plaisirs illimités et de confusion des réalités de la vie, en ne retenant que la seule dimension matérielle, ne convient point à une humanité vertueuse: "On a enjolivé aux gens l'amour des choses qu'on désire: femmes, enfants, trésors thésaurisés d'or et d'argent, chevaux marqués, animaux et champs; tout cela est objet de jouissance temporaire pour la vie présente. Alors que prés de Dieu il y a belle retraite."
D'un autre côté, l'Islam ne rejette pas l'aspect matériel de la vie de l'homme, mais refuse plutôt le repli sur soi et le rejet des plaisirs licites: "Dis Oui a interdit la parure de Dieu qu'Il a produite pour Ses esclaves, ainsi que les excellentes nourritures?!. Dis: Elles seront, dès la vie présente, à ceux qui croient, exclusivement leurs au jour de la résurrection. Ainsi détaillons-Nous les signes pour les gens qui savent."
Le renoncement aux plaisirs matériels signifie l'humiliation de la raison et l'élévation de la matière au rang d'objectifs de la vie. Les biens de la vie terrestre tentent, le plus souvent, les gens de peu de volonté et de foi qui n'ont pas cette force de contrôle dont dispose le vrai croyant et qui lui sert de guide.
En conséquence, l'Islam conçoit l'homme comme possédant une personnalité saine, doté d'un pouvoir de réflexion et persévérant dans la vertu, ce qui lui permet d'assumer son rôle principal, à savoir se construire lui-même et bâtir un société de manière juste en se libérant des chaînes qui l'enserrent, en fuyant les tentations sans pour autant renoncer aux plaisirs licites.
L'homme dont l'Islam parle comme d'un modèle d'éducation parfait est cet individu réfléchi, positif, efficace et bien élevé. C'est un homme dont on observe la droiture, la complémentarité, la réflexion et le comportement, dans tous les domaines de la vie. son âme, libre et bien éduquée, lui donne un équilibre qui lui autorise certains plaisirs sans verser dans l'excès matérialiste et de participer à la civilisation et progrès de l'humanité.
La première des étapes sur cette voie menant à la perfection est la purification de l'âme, signalée par le Coran comme préambule à l'éducation de l'être humain et l'acquisition des connaissances scientifiques: "C'est Lui qui a envoyé chez les gentils un messager des leurs qui leur récite Ses versets et les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, quand même qu'ils fussent auparavant dans un égarement manifeste."
Ce principe fondamental qu'est la "purification de l'âme" est l'indication permettant de connaître la vraie nature de l'homme. Il n'y a pas, dans l'Islam, de références scientifiques matérielles qui pourraient
donner la valeur de l'homme, car ces références concernent un ou deux aspects et ne permettent pas de prendre en compte les autres facettes de la personne.
Certes, les sciences ressortissent de l'humain; elles sont le résultat du travail de l'homme et constituent ses acquis. La vie se fonde également sur ces sciences. Cependant, cette richesse matérielle doit être complétée par une richesse morale qui relève l'homme du monde physique au monde spirituel, lui permettant ainsi de palier les lacunes de la science. Car cela est plus facile à combler que les déficiences de l'âme.
L'émir des croyants (Ali) disait, à ce propos, ce qui suit;
"Si nous ne souhaitions pas le paradis et ne craignions pas ni l'enfer, ni récompense ni châtiment, nous serions tout de même obligés d'avoir de bonnes mœurs, car elles sont la voie de la réussite."
Il disait également:
"Résiste à la tentation avant qu'elle ne te domine, car si elle grandit elle te dominera et t'orientera sans que tu puisse la combattre."
"L'esclave de la tentation est plus vil que tout autre esclave."
"Celui qui vainc sa tentation préserve sa dignité."
Pour Wayne Durant:
"Notre raison et nos besoins sont comme le vent qui pousse les navires, mais nous ne devons pas laisser les voiles à l'abandon, car si nous leur cédons elles nous domineront et nous serions tels des esclaves ou des prisonniers. Chacun d'entre nous a pu voir, durant sa vie, des gens prisonniers de l'envie, du plaisir ou de la colère. Faute d'y mettre un frein, cela entraîne la dégradation des mœurs de l'homme. Je rappelle l'histoire bien connue des enfants de Kesroès-roi perse zoroastrien. Leur nourrice les laissait libres de faire tout ce qu'ils voulaient. Le résultat a été qu'ils sont devenus des incapables et des pervertis.
Donc, la primauté de la connaissance sur les penchants et les tentations est l'essence même de la raison et la base du self-contrôle qui sont le fondement nécessaire à la formation des caractères."
La volonté est au centre des activités et des responsabilités dans le système éducatif de l'Islam. L'homme étant doué d'une liberté de réflexion et d'exécution doit s'en servir de la meilleure manière possible afin de se consacrer à ce qui est son véritable objectif: son accomplissement.
Même si l'homme n'est pas totalement libéré des instincts qui le régissent, il demeure qu'il a toute liberté de choisir la façon d'y répondre et de d'y réagir. Sa volonté lui permet de contrôler ses actions et ses sentiments afin d'ouvrir la voie d'une activité mentale et spirituelle plus riche, c'est-à-dire de se forger une personnalité plus forte et plus profonde chaque jour.
Jacquaud disait:
"Pour empêcher l'implosion de la personnalité et sa multiplicité-qui réduit le self-contrôle-nous devons procéder à une utilisation et une division du temps très strictes. Car l'organisation de la vie selon des
programmes bien établis atténue les effets des impulsions et fait que l'inconscient accepte l'idée qui a pris corps.
Pour cela, il suffit de laisser libre cours à l'imagination pour régler nos activités, au moment le plus approprié ou avant le sommeil. Car cela cultive chez la personne une bonne habitude: la discipline et l'ordre. Ceux qui ne possèdent pas cette habitude et qui ne s'y préparent pas à temps verront des changements surprenants survenir à eux et auxquels ils ne pourront pas faire face. Les progrès qu'ils feront dans tous les domaines aideront à leur accomplissement grâce à cette organisation du temps.
Ceci n'est pas étonnant, bien que nous devrions savoir entraîner notre esprit à étudier les questions qui les préoccupent et à opérer les changements nécessaires, bientôt il sera en mesure d'atteindre ses objectifs.
La régularité préparera le terrain à une activité quotidienne accrue et cette augmentation s'accompagnera d'une augmentation des moyens d'action, d'un élargissement du champ des possibilités, d'un gain de données nouvelles et d'un accroissement des opportunités bénéfiques."
Il est certain que le combat de l'âme encline aux tentations est chose difficile. L'Islam, à cet égard, assure que la victoire contre les tentations dénote la force de caractère de l'homme. la grande fierté de l'être humain est de débuter son éducation spirituelle par un contrôle total sur les désirs et les tentations pour parvenir à se forger une réelle personnalité.
L'lmam Sâdeq disait:
"Force ton âme à éviter ce qui lui nuira avant qu'elle ne te quitte et œuvre à la satisfaire comme tu le fais pour gagner ta vie, car ton esprit est tributaire de ton travail."
Pour le Docteur Carrel:
"Le développement qui néglige l'esprit demeurera un développement incomplet. L'homme ne parviendra pas à la plénitude sans l'intervention de sa volonté. Chacun de nous sait que le développement des organes et des muscles du corps ne peut se faire que par un entraînement physique et l'individu ne peut prétendre devenir un champion sportif sans un entraînement régulier et soutenu.
De même, pour développer notre intellect, nous devons consentir les efforts nécessaires. Si l'élève ne
désire pas apprendre, le meilleur et le plus compétent des professeurs ne pourra rien lui inculquer. La lecture des œuvres morales ne rendra pas le lecteur plus pieux. ainsi, il est impossible de convaincre une âme dénuée de volonté."
Pour Bergson:
"Acquérir une personnalité, avoir telle ou telle vertu, ne peut s'accomplir que par un acte volontaire de la part de l'individu. Pour cela, l'intéressé doit puiser dans son âme et dans son corps tout ce qu'ils renferment comme volonté, énergie et force; qu'il organise son existence et sa vie intérieure du mieux qu'il peut; qu'il se forge une âme ferme et volontaire.
Les plus grands hommes sont, généralement, issus de petites familles pauvres, sinon misérables. Cette réalité historique apparaît dans l'histoire de l'humanité chaque jour. Chaque homme, ignorant ou savant, pauvre ou riche, jeune ou vieux, peut, s'il le veut, mobiliser toutes les énergies enfouies au fonds de son être pour réaliser ses objectifs."
Le Calife Ali disait, à ce sujet:
"La pire misère est celle de l'âme."
Il est vrai que l'homme pâtit plus du manque de spiritualité que d'un quelconque besoin matériel non satisfait. Lorsque l'esprit est malade du fait d'un manque de clarté et d'incompréhension, le mal gagnera la pensée et les sens et l'individu, dès lors, faillira dans ses activités. A partir du moment où l'homme perd son discernement et le sens du réel, il ne saura plus tirer profit des éléments matériels et des énergies qu'il porte en lui.
Celui qui croît en Dieu et se soumet totalement à son Créateur possède la pureté du cœur et de l'âme qui l'empêchera de succomber aux vices et au mal, car tout ce qu'il entreprendra sera lié à sa foi, à sa
conscience et à son comportement.
L'Islam, pour limiter la domination des tentations, lui propose un cadre organisationnel. Cette organisation vise à comptabiliser l'âme selon des règles et des principes fondés sur le discernement et la raison.
ainsi, se forme une adéquation entre les penchants de l'individu, en tant que personnalité indépendante et en qualité de membre de la société, qui le limite dans l'action à ce qui est convenu, c'est-à-dire préserve la société de l'individu et l'individu de la société. Tandis que l'homme pèse le pour et le contre, li aura à choisir entre ses intérêts personnels et ceux de toute la société.
Tant que son discernement et sa pensée sont paralysé, l'homme demeurera dans l'ignorance de la réalité et ne pourra déceler ses manques et les failles de sa personnalité. S'il lui était donné d'en prendre connaissance, ils serait désagréablement surpris et se prendrait à se haïr. Ainsi, Schoppenheimer dit:
"Tout comme l'homme ne ressent pas le poids de son corps, de même il ne voit point les mauvaises habitudes et les actions détestables qu'il commet. Au contraire, il a toujours tendance à rejeter sur les autres ses défauts et ses faiblesses. Nos semblables sont comme le miroir qui reflète nos défauts et faiblesses que nous ne pouvons voir nous-mêmes. Il nous semble alors voir dans ce miroir l'image d'autrui."
La personnalité croît selon un système de valeur dans la vie suivant lequel se développeront les qualités et les caractères. Si l'homme n'arrive pas à user de sa liberté raisonnablement et n'arrive pas à libérer de quelque manière ses instincts, il sera dès lors soumis à ses tentations. Il est évident que cela signifie un avilissement de l'âme et une humiliation de la nature humaine qui l'empêcheront de s'accomplir
pleinement et limiteront les horizons de la pensée et de l'esprit.
La seule voie pour réaliser l'équilibre nécessaire entre les déviations de l'âme et son accomplissement est de consolider le lien qui unit l'homme à Dieu, car plus l'on s'éloigne de Lui plus l'on y perd son
discernement.
L'Islam sème dans le cœur des gens la graine de la vertu et de l'honnêteté et n'accepte pas de séparation entre l'action et la foi. Cette religion tente perpétuellement de faire que l'homme, à tout instant et pour toute occasion, sache que Dieu l'observe et le juge car Il est son Créateur et le Confesseur de ses secrets cachés.
Les vertus humaines lorsqu'elles manquent d'un socle qui les soutiennent ne peuvent s'ancrer
solidement dans l'âme. La foi joue, à cet égard, le rôle du socle naturel et du soutien dans la vie.
Nous devons, à ce stade de la réflexion, secouer la léthargie de notre esprit, recouvrer le discernement et voir la réalité en face. Cette prise de conscience suscitera dans notre esprit une impression étrange; l'impression de vivre une nouvelle vie ou de renouveler notre existence. L'absence de discernement influe énormément et durablement dans toutes les étapes de la vie. Elle rabaisse l'homme du stade de la vertu à celui de l'avilissement.
Ali a rapporté un certains nombre d'observations à ce sujet. Il disait:
"Evertues-toi à penser, cela te conduira vers le bien."
"Penser au bien pousse à le faire."
"Songer à entreprendre une chose, c'est déjà la réaliser."
Au sujet de la pensée, le Docteur Marden écrit:
"La pensée est partout présente dans le monde. Mais cette vérité est restée longtemps cachée et indiscernable durant tout le long de l'histoire de l'humanité. Et lorsque on s'en est aperçu, qu'on a entrepris de la considérer et de l'évaluer, on a cru que c'était une chose rare qui ne concernait qu'une élite. Durant ces dernières années, l'homme a décidé de soumettre la pensée à l'étude et en faire l'objet de ses enquêtes.
Les études nous montrent que nous avons la possibilité d'agir sur nos penchants, bons ou mauvais, en modulant nos pensées; que nous pouvons influencer les facteurs de notre monde extérieur et modifier leur impact sur notre moi de manière positive et acquérir ainsi le bonheur et la réussite, car l'éducation de la pensée n'a pas de limites et ses résultats sont innombrables.
La pensée est comparable au burin qui sculpte la pierre de la vie. C'est pourquoi, nous devons résolument orienter cet outil qu'est la pensée vers les buts les plus nobles et en user en vue d'atteindre les objectifs les plus louables et les plus nobles. Il suffit de faire appel, pour cela, à toute notre volonté.
Nul ne peut nier le pouvoir de la pensée. Elle accoroît les capacités de l'individu et peut influer radicalement sur sa vie.
Il faut se convaincre que si l'on dirige convenablement ses pensées, l'on ne peut que se ménager un avenir des plus radieux et la manière est toute naturelle et toute simple. Le rôle que joue la pensée dans les aspects matériels et spirituels apparaitra graduellement aux humains et ceux qui divergent aujourd'hui se rencontreront sur ce point à l'avenir."
Les dégâts des mauvaises pensées
Tout comme les idées positives engagent l'homme à entreprendre des actions fructueuses, les pensées malveillantes avilissent celui-ci. c'est parce que l'homme est un être qui pense et qui s'exerce à penser que le fait de penser mal ou de manière malveillante obscurcit l'âme humaine et l'empêche de faire le bien.
De même que chaque chose dans la raison de la nature se développe, la mauvaise pensée grandira dans l'esprit de l'individu pour se traduire ensuite par de funestes actions.
Un sage fut questionné un jour: Comment trouver le bonheur?. Il répondit: "Nous le trouverons dans la beauté de la pensée humaine". Ainsi, l'homme doit endiguer, en amont, les flôts de la malveillance qui risquent de polluer le lac de vertu où baigne son cœur. Ali disait:
"Force-toi à la réflexion et à demander pénitence, car cela effacera de ton cœur la haine et y glorifiera l'amour."
Il ajoutait: "Force-toi aux bonnes intentions pour que tes efforts soient couronnés de succès."
Changer les traits de caractères d'une personne est chose malaisée et ardue, cependant cela est possible si l'individu fournit l'effort nécessaire et se dote d'une volonté inébranlable et évite la mauvaise pensée comme la mauvaise action. Cela est d'autant plus possible que l'homme est porté naturellement vers le bien, compte tenu de ses prédispositions innées.
Pour Calman Jacquaud:
"L'éducation de l'esprit ressemblerait en un sens à une armée disciplinée faisant face aux habitudes, qui au lieu d'attaquer de front celles-ci susciterait des idées et des sentiments dans l'inconscient de l'individu pour contrarier et annihiler ces habitudes. Ainsi, de manière graduelle, le cerveau va pouvoir faire la distinction entre bonnes et mauvaises actions. Mais, avant d'y parvenir, la première chose que l'on doit observer est de se rappeler la réalité suivante: on peut changer une habitude et soi-même on peut soulager définitivement l'esprit du mal qui le ronge et atteindre ainsi l'objectif souhaité. Il faut se rappeler cette vérité de façon continuelle et l'enraciner dans la conscience pour qu'elle devienne conviction.
Cette conviction-en vertu de la loi sur l'effet de l'éducation sous-tendue par le rappel incessant aura les caractéristiques d'une réalité absolue et l'inconscient se chargera de consacrer cette réalité en effaçant la conviction originelle que les habitudes sont incontournables ou irrésistibles.
Si l'on évalue le plaisir passager consécutif à la mauvaise habitude, l'on s'apercevra de sa futilité. l'on saura également que le mieux est de consacrer ses efforts à corriger les erreurs dues aux mauvais penchants et habitudes."
La relation des objectifs avec le développement
Ce qui peut faire de l'homme un être supérieur et, par conséquent, contribuer au développement de la personnalité c'est qu'il se fixe des objectifs nobles dans l'existence. Plus ces objectifs sont nobles, plus la personnalité de l'homme s'épanouit. Il est indéniable que l'Islam a de grands objectifs et une vision large et unificatrice. Les musulmans qui ont été éduqués sous la houlette du Prophète de l'Islam et de ses prédications ont établi des relations existentielles fermes et solides et se sont caractérisés par une personnalité élevée et originale. Les buts louables qu'ils se sont fixés leur ont permis de faire des progrès continuels.
Pour le célèbre psychologue américain Alworth:
"Les objectifs et buts sont considérés comme des caractéristiques spéciales et complexes de la personnalité, de même que les intentions et les projets que l'homme porte en lui annoncent l'avenir qu'il veut se préparer. Les intentions et les objectifs individuels optent pour des motivations bénéfiques et proposent un choix particulier. Les moyens licites et interdits ont un grand impact sur le développement et l'accomplissement de chaque individu.
De fait, comme le développement se poursuit à tout moment et à tout âge chez l'homme, il faut s'attendre à trouver un sentiment religieux développé aux stades avancés de la personnalité. Tant que le cerveau de l'homme croît et se développe, il tentera autant que possible d'étendre le champ de sa réflexion en usant de la démonstration analogiques, de l'analyse et de l'étude comparative des hypothèses comme moyens.
Tant que l'homme poursuit sa quête et s'y consacre, il découvre le besoin de la foi pour en user en tant que moyen de protection palliant à l'échec de la raison. Il se convainc que la foi l'aidera à surmonter les difficultés innombrables de l'existence.
La plupart des croyants sentent que la foi qui les anime prend sa source dans cette force surnaturelle qui est derrière toute chose et chaque phénomène naturel renforce leur conviction religieuse. C'est cette
conviction qui leur donne un but dans la vie et leur apporte paix et repos de l'âme.
La vision universaliste particulière des religions n'est rien d'autre qu'un ensemble de croyances, de pensées et de conceptions qui dominent et orientent le comportement humain.
La religion forme et prépare l'homme à se prémunir contre l'anxiété, les troubles, le doute, l'échec et le désespoir en même temps qu'elle le fortifie dans ses résolutions et engagements vis-à-vis de l'avenir et qui lui permet de trouver sa place dans l'univers, au sens intégral du mot et du concept."
La relation entre les activités spirituelles et physiologiques
Des études scientifiques ont démontré que les troubles psychologiques influencent le corps et le perturbent. D'un autre côté, l'esprit est affecté par les réactions chimiques qui ont leur siège dans le corps. Dès lors, nous pouvons comprendre cette réaction qui lie esprit et corps.
Bien que les scientifiques rapportent cette théorie aux temps contemporains-à ces dernières années même, nous pouvons affirmer que les textes islamiques ont traité cette question il y a plus de 13 siècles.
Ainsi, l'émir des Croyants (Imam Ali) disait à propos de l'effet des maladies de l'esprit sur le corps:
"L'anxiété épuise le corps"; il ajoutait également: "Celui qui obéit à sa colère précipite sa perte".
Le Prophète (saws) insistait sur la relation qui existe entre les réactions chimiques du corps et les dispositions d'esprit de l'individu et ses mœurs et disait:
"N'étouffez pas les cœurs par un excès de nourriture et de boissons car le cœur périt telles les plantes d'un excès d'eau". Il disait aussi: "Celui qui s'habitue à trop manger et boire endurcit son cœur et: "L'obésité détruit la sagesse".
Le professeur Carrel disait:
"Les activités spirituelles sont liées aux activités physiologiques du corps et nous pouvons observer certaines transformations organiques lorsque nous suivons les différents cas psychologiques ou bien lorsque nous voyons certains cas psychologiques être affectés par certaines
activités organiques. En un mot, nous disons que cet ensemble formé du corps et de l'esprit est influencé par les facteurs organiques et psychologiques qui le transforment. L'exemple du corps et de l'esprit peut comparé à la statue taillée dans le marbre: on ne peut changer la forme de celle-ci sans casser la pierre ou la retailler.
Nous savons que les affections gastriques, intestinales et hépatiques ont une grande influence sur l'esprit, car les organes du corps secrètent certaines substances dans le sang qui auront une influence certaine sur les comportements spirituel et moral de l'homme.
Le rapport régissant les activités conscientes et les activités physiologiques ne concorde pas avec l'ancienne théorie qui plaçait l'âme dans le cerveau. Le corps, en réalité, est un tout formé par les forces spirituelles et physiques, tandis que la pensée serait le résultat des sécrétions produites par les glandes internes et le cortex. Ainsi, il est nécessaire que le corps participe à l'harmonie de l'esprit. En un mot,
nous disons: l'homme réfléchit et décide, aime et hait, souffre et jouit, invite et prie, tout cela grâce à son cerveau et à tous ses organes."
Pour le célèbre psychologue C. Murphy:
"Durant la dernière décennie de ce siècle, il est apparu clairement combien les sentiments et les théories, ou bien l'amour et la haine étaient, chez les hommes, le symbole des combinaisons chimiques du corps.
La psycho-pathologie a clairement démontré cette relation d'interdépendance entre la santé corporelle et spirituelle, c'est-à-dire ce lien fonctionnel entre les réactions chimiques du corps et les choses de l'esprit et la relation entre réactions spirituelles et les réactions corporelles d'un autre côté. Nous ne pouvons plus, aujourd'hui, dire du système vital chimique dans le corps qu'il est l'élément fondamental dans l'organisation de la vie spirituelle. Nous devons donc aussi dire que les réactions spirituelles organisent le système chimique du corps. Le mieux serait de dire-comme l'indiquent les chercheurs-que nous faisons toujours face à un système unique composé du corps et de l'esprit dans lequel le côté spirituel peut dominer mais que. par fois, l'aspect physiologique et chimique soit en première place."
Le terme "connais-toi toi-même" que citaient les anciens n'a plus, aujourd'hui, le sens de la prépondérance de l'esprit sur la matière sans âme, comme cela était le cas auparavant; comme il n'a plus le sens que lui accordaient les matérialistes du 19ème siècle et qui disaient: de même que le foie secrète une matière jaunâtre du "pancréas", le cerveau lui secrète les pensées.
Aujourd'hui, nous requerrons que soit admis comme principe élémentaire que dans la recherche de la connaissance de l'homme, l'aspect chimique et l'aspect spirituel soient convergents.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/04.htm#4
mercredi 18 mars 2009
L'Oppression et l'Injustice
L'Oppression et l'Injustice
Les Saints Imams ont considéré que l'usurpation du droit d'autrui et la perpétration de l'oppression et de la cruauté étaient l'un des pires péchés, et ils ont condamné fermement de telles pratiques, se fondant en cela sur les injonctions du Saint Coran qui dit à ce propos: «Ne pense pas qu'Allah ignore les actions des oppresseurs. Ils a différé la Punition jusqu'au Jour du Jugement, où leurs yeux se fixeront d'horreur» (Sourate 14 : verset 42).
L'Imam Ali a fustigé avec force dans ses sermons la pratique de l'oppression et de l'injustice :
«Je jure, par Allah, que si l'on m'offrait tout ce qu'il y a dans les sept cieux et tout ce qui existe sous le Soleil de cette Terre, en échange d'un péché consistant à arracher de la bouche d'une fourmi le tégument d'un grain d'orge, je ne le frais pas»(216).
Cette affirmation montre à quel point un Musulman doit être pointilleux lorsqu'il est question d'injustice, et combien il doit être prudent pour éviter de commettre la moindre injustice, et ferme dans la condamnation de l'oppression ! Ne doit-il pas se garder de frustrer une fourmi en lui arrachant l'enveloppe de grain d'orge, même si on lui offrait contre cet acte les sept Cieux ? Que alors de ceux qui sucent le sang des Musulmans, pillent leurs biens, violent leur honneur et leur dignité ! Quelle sera la gravité de leur péché en comparaison de celui que l'Imam Ali refuse de commettre, même contre l'offre de tout ce que le Ciel et la Terre renferment! Et quelle sera leur position par rapport à l'intégrité de l'Imam Ali ! La justice exemplaire que prêche l'Imam Ali est ce que la Religion exige des êtres humains.
Oui, l'injustice et l'oppression sont parmi les choses les plus graves qu'Allah a interdites. C'est pourquoi, la condamnation et la fustigation de l'injustice tiennent la première place dans les hadiths et les Supplications des Ahl-ul-Beyt, qui se sont attachés constamment à mettre leurs adeptes en garde contre l'oppression et les oppresseurs.
Telle fut effectivement toujours la position et l'attitude des Ahl-ul-Beyt, une attitude fondée sur une Justice impeccable et sur le refus absolu de l'oppression, même vis-à-vis de ceux qui les agressaient et les offensaient personnellement. L'histoire bien connue du Syrien qui avait offensé et injurié l'Imam el-Hassan, lequel répondit à l'offense par une attitude aimable et sympathique qui fit réfléchir son offenseur et l'amena à regretter sa mauvaise conduite(217), est révélatrice de la clémence et de l'indulgence de l'Imam, et représentative du souci de tous les Ahl-ul-Beyt d'éviter tout ce qui pourrait conduire à la moindre injustice. Nous avons déjà vu dans les Supplications de l'Ornement des Adorateurs, l'Imam Zeyn el-`Abedîn, cette sublime morale consistant à pardonner aux offenseurs leurs offenses, et à demander pour eux le Pardon d'Allah. Certes, la Loi autorise que l'on réponde à l'agression par une agression égale, et que l'on invoque contre l'agresseur le Châtiment d'Allah(218). Mais ce qui est autorisé par la Loi n'interdit nullement que l'on s'arme d'une tendance au pardon et à la clémence, tendance qui s'inscrit dans la noble morale. Le souci d'éviter d'être injuste a fait que les Imams d'Ahl-ul-Beyt ont considéré que l'exagération dans l'invocation du Châtiment d'Allah contre un agresseur pourrait équivaloir à une injustice. L'Imam es-Sâdeq dit à ce propos :
«Un opprimé qui invoque de manière excessive l'anathème sur son oppresseur pourrait devenir, de ce fait, oppresseur lui-même»(219).
Qu'Allah soit Glorifié ! Un opprimé qui ne fait que souhaiter de manière
excessive la punition de celui qui l'a opprimé, devient lui-même oppresseur !
Que dire alors de celui qui prend l'initiative de l'oppression et de
l'agression, qui attaque le premier les gens, viole leur honneur, pille leurs
biens, les dénonce aux oppresseurs, les induit en erreur pour les jeter dans
une situation périlleuse, les diffame, leur nuit, ou les espionne! Quel est le
statut d'un tel malfaiteur dans la Jurisprudence des Ahl-ul-Beyt ? Ceux-ci
considèrent de tels individus comme étant les plus éloignés d'Allah, les plus
condamnables par Lui, et les plus détestables dans leurs actions et dans leurs mœurs.
La Coopération avec les Oppresseurs
Étant donné la gravité du péché d'injustice et de ses conséquences, Allah a prohibé la coopération avec les oppresseurs.
«Ne vous inclinez pas vers les injustes, sinon vous seriez atteints par le Feu de l'Enfer; ne prenez pas de protecteur en dehors d'Allah, autrement vous ne serez pas secourus» (Sourate 11 : verset 113).
Telles sont donc les règles de bonnes conduites du Saint Coran, règles reprises et développées dans les enseignements des Imams d'Ahl-ul-Beyt, qui se sont attachées à inciter leurs adeptes à s'éloigner des oppresseurs, à ne pas prendre contact avec eux, à ne pas coopérer avec eux, et à ne pas s'associer avec eux, même pour un fragment de datte(220).
Il ne fait pas de doute que le plus grand malheur qui se soit abattu sur l'Islam et les Musulmans, c'est l'indulgence de ceux-ci vis-à-vis des oppresseurs, leur mutisme à propos des méfaits qu'ils ont commis, leur coopération avec eux, sans parler de leur complicité avec eux, de l'appui qu'ils leur ont apporté, et de leur contribution aux injustices qu'ils ont commises. Les calamité qu'a subies et connues la Nation Musulmane ne sont que la conséquence logique de cette déviation des Musulmans du Droit Chemin et de la Voie de la Vérité. Le résultat de cette déviation fut qu'à la longue la Religion finit par s'affaiblir et sa force par se dissiper, pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, très éloignée de la Voie que lui avait tracée le Saint Prophète (saws), et de la puissance qu'il lui avait assurée. Les musulmans ou ceux qui se disent Musulmans sont tombées aujourd'hui dans un tel lamentable que, loin d'éviter de chercher un protecteur en dehors d'Allah, comme le Coran(221) le leur enseigne, il tendent leurs mains à leurs ennemis et agresseurs (aussi bien les faibles que les forts d'entre eux) et les aident ainsi à perpétuer et accentuer leur agression contre eux. Leur soumission aux puissances non musulmanes et à leurs oppresseurs n'est plus à démontrer.
Les Imams d'Ahl-ul-Beyt avaient déployé tous leurs efforts pour mettre leurs adeptes en garde contre la coopération avec les oppresseurs, et insisté auprès de leurs partisans pour qu'il s'abstiennent de se pencher vers les injustes et de marcher avec eux. Ces mises en garde qu'ils avaient faites aux Musulmans sont innombrables. Citons-en un exemple: la lettre de l'Imam Zeyn el-Abidîne à Mohammed ibn Moslem ez-Zoharî, après que celui-ci avait soutenu leurs oppresseurs dans leurs oppressions:
«N'est-il pas vrai qu'en faisant appel à toi, ils ont fait de toi un essieu pour faire tourner les moulins de leur injustice, un pont les menant vers leurs méfaits, une échelle conduisant à leur déviation, un instrument appelant à leur égarement, un véhicule marchant sur leur voie ? Par toi, ils ont semé le doute dans l'esprit des sages, et attiré le cœur des ignorants vers eux. Aucun de leurs plus fidèles ministres, ni aucun de leurs plus forts partisans, n'était parvenu à apporter autant d'eau que tu en as apportée à leur moulin de corruption, ni à attirer vers eux autant de gens que tu en as attirés vers eux. Que c'est peu ce qu'ils t'ont donné, et que c'est énorme ce qu'ils t'ont soutiré ! Que c'est insignifiant ce qu'ils ont construit pour toi, à côté de toute la destruction qu'ils t'ont apportée ! Regarde donc toi-même ton âme, car personne d'autre ne la regardera, et demande-lui des comptes comme un homme responsable»(222).
Cette dernière partie de la lettre : «Demande des comptes à ton âme, comme un homme se soumet à l'emprise de ses bas désirs, il se moque au fond de lui-même de sa dignité, c'est-à-dire qu'il ne se sent pas responsable de ses actions, parce qu'il ne peut pas en prendre conscience, et qu'il pense que ce qu'il fait ne peut pas être l'objet de comptes. Tels sont en fait les mystères de l'âme qui s'habite, afin qu'il ne soit pas sous l'emprise de l'illusion, et qu'il ne néglige pas sa responsabilité vis-à-vis de lui-même».
Il y a une autre conversation, encore plus significative entre le septième Imam, Mousâ el-Kâdhem, et Safwân Jammâl, qui était un adepte sûr de l'Imam et l'un des rapporteurs dignes de foi de ses hadiths. Dans ses "Rejâl" (Biographie des Rapporteurs des hadiths), el-Kâchî rapporte de la façon suivante cette conversation entre l'Imam et Safwân :
L'Imam : «O Safwân ! Toutes tes actions sont bonnes, sauf une !»
Safwân : «Que je sois sacrifié pour toi ! Laquelle ?»
L'Imam : «Le fait d'avoir loué des chameaux à Hâroun er-Rachîd !»
Safwân : «Par Allah! Je ne les ai prêtés à loyer ni pour son plaisir, ni pour qu'il en fasse un usage illégal, ni pour la chasse, ni pour un divertissement, mais pour qu'il s'en serve dans son voyage à la Mecque ! En outre, ce n'est pas moi qui les accompagne, mais mes serviteurs.»
L'Imam : «O Safwân! Doit-il te payer pour cela ?»
Safwân : «Oui».
L'Imam : «Ne désires-tu pas qu'ils reviennent vivants afin que tu sois payé ?»
Safwân : «Si!»
L'Imam : «Alors, quiconque souhaite qu'ils restent vivants est un des leurs et ira par conséquent en Enfer!»
Çafwân raconte qu'il vendit immédiatement ses chameaux, après cette conversation, pour éviter de les louer à un oppresseur, en l'occurrence Hâroun er-Rachîd(223).
S'il suffit donc de souhaiter qu'un oppresseur reste vivant, pour être
passible du Châtiment de l'Enfer, que dire donc de ceux qui aident constamment
l'oppresseur, qui l'encouragent dans son oppression, ou pis, de ceux qui
adoptent la voie de l'oppresseur et qui se joignent à lui dans toutes les
cruautés qu'il commet !
Occuper une Fonction dans un État Oppresseur
Si soutenir les oppresseurs, même avec un fragment de datte, ou même par le simple souhait qu'ils restent en vie, est une chose contre laquelle les Imams d'Ahl-ul-Beyt ont mis vivement en garde les Musulmans, quel péché impardonnable serait de participer à un gouvernement oppresseur, d'accepter d'y occuper une fonction ou de lui prêter serment d'allégeance, ou pis encore, de faire partie des piliers d'un pouvoir injuste et de contribuer activement à l'installation et à la consolidation de ce pouvoir. Car, comme l'a dit l'Imam es-Sâdeq, "un régime oppresseur, c'est le minage de tout le bon droit, le ravivage total du faux, la résurgence de l'injustice, du despotisme et de la corruption."(224)
Toutefois, les Saints Imams ont autorisé que l'on accepte d'occuper un poste dans un régime injuste si le but de cette acceptation est d'oeuvrer en vue de sauvegarder la justice, d'appliquer les peines prescrites par la Loi Divine, d'aider les Croyants, l'ordonner le bien et d'interdire le mal. L'Imam Mousâ el-Kâdhem a dit, à ce propos : «Il y a, parmi les oppresseurs, certains hommes à travers lesquels Allah établit Sa Convention et Sa Preuve, et qu'IL rend puissants afin qu'ils protègent les serviteurs pieux d'Allah et améliorent les affaires des Musulmans... Ces hommes-là sont de vrais Croyants. Ils sont le Phare d'Allah sur Terre et Sa Lumière parmi Ses serviteurs»(225).
Sur ce sujet, il y a beaucoup de hadiths qui expliquent comment doivent se comporter les gouverneurs et les employés. La lettre de l'Imam es-Sâdeq à Abdullah en-Najâchî, l'Empire d'Ahwâz, en est une illustration.(226)
Notes :
216. "Nahju-l-Balâghah"
217. Voir: "Manâqeb Ibn Chahr
Achoub", 4/19, où l'auteur rapporte le récit suivant d'el-Mobarred et
d'Ibn `A'ichah : «Un Syrien vit l'Imam el-Hassan sur sa monture. Il se mit à le
maudir et l'Imam restait silencieux. Lorsqu'il vida son sac, l'Imam el-Hassan
vint vers lui, le salua et lui sourit en disant : «O Cheikh ! Je te crois un
étranger. Sans doute as-tu fait une méprise. Si tu as des reproches à nous
faire, nous les acceptons. Si tu nous demandes quelque chose, nous te
l'accordons. Si tu as une question à nous poser, nous te répondons. Si tu nous
demandes de te transporter, nous te transportons. Si tu as faim, nous te
donnons à manger. Si tu es nécessiteux, nous pourvoyons à tes besoins. Si tu es
chassé de chez toi, nous te donnons refuge. Si tu as un besoin, nous le
satisfont. Il vaudrait mieux pour toi d'apporter ton bagage chez nous et d'être
notre hôte jusqu'à la date de ton départ, car nous avons une maison vaste, une
grande hospit
ali
té et beaucoup d'argent». Lorsque le Syrien entendu ce discours, ses larmes coulèrent et il dit : «J'atteste que tu es le C
ali
fe d'Allah sur terre, car Allah sait mieux que quiconque à qui confier Ses messages. Toi et ton père, vous étiez les plus détestables des créatures d'Allah pour moi. Et te voilà maintenant, le plus aimé de la créature d'Allah pour moi.» Et liant le geste à la parole, il transporta son bagage chez l'Imam jusqu'au son départ, et devint un partisan des Ahl-ul-Beyt».
218. Car le Coran dit: «Soyez hostile envers quiconque vous est hostile, dans la mesure où il vous est hostile» (Sourate al-Baqarah, 2:194).
219. "Al-Kâfî", 2/250, H. 17; "`Eqâb al-A`mâl", p. 274.
220. Voir: "Wasâ'el al-Chî`ah", 17/183, Sect. "Tahrîm Ma`ounat al-Dhâlemîn".
221. Allusion au Verset 113 de la Sourate Houd cité plus haut.
222. Voir: "Tohaf al-`Oqoul", p. 275.
223. Voir: "Rejâl al-Kâchî", p. 440, H. 828.
224. "Tohaf al-`Oqoul", p. 332.
225. "Behâr al-Anwâr", 75/381, H. 46.
226. Voir l'édition commentée de "Wasâ'el al-Chî`ah", 17/196, H. 22338, ainsi que le reste des Hadith de la Section 46.
Source : http://www.bostani.com/Livres/croyance.htm#L%27Oppression_et_l%27Injustice
lundi 9 mars 2009
La victoire finale
La victoire finale
L'Islam explique l'histoire comme étant une lutte constante entre le bien et le mal. Cette lutte se déroule, aux différents niveaux de la société, entre les forces du bien, de la vertu et de l'amour d'Allah, de la justice, de la foi, de l'égalité, du sacrifice, de la pensée correcte, de la pureté et de la vérité d'une part, et d'autre part celles du faux, de l'égoïsme, du matérialisme, du pragmatisme, de la tyrannie, de l'injustice, de l'incroyance, de la discrimination, de la corruption, de la violation des droits des autres. La vraie source de la lutte entre le bon droit et le faux existe à l'intérieur de l'homme lui-même (voir: Sourate ech-Chems, 91:7). Elle se manifeste tantôt sous la forme des flammes de l'égoïsme, de la vénalité et de la lascivité, tantôt sous la force des sentiments les plus nobles, de la recherche d'Allah, de la droiture et de l'amour de l'humanité.
L'impact de ces sentiments sur la société crée des vagues puissantes qui provoquent parfois un conflit débouchant sur la corruption et la misère, et qui entraînent parfois des changements tendant au bonheur et à la prospérité de la société. Il n'y a pas de doute que les changements vers le mieux sont suscités par l'Assistance divine, mais le rôle de l'effort humain et de la lutte ne peut pas être nié.
Un Prophète se soulève. Il réveille les cœurs qui sont potentiellement prêts à accepter la vérité. La foi d'un groupe de convertis est mûre. Ceux-ci combattent avec lui contre la corruption et le mal. Ils continuent de progresser graduellement et ne vacillent à aucun stade, jusqu'à ce que la société connaisse un changement fondamental.
Le polythéisme, les mythes, l'injustice et la corruption s'effondrent. La croyance en Allah, la Vérité et la Justice prennent racine. Avant longtemps, l'égoïsme, la lascivité et les tendances aristocratiques surgissent de l'intérieur de la même société et se mettent rapidement en avant. Occasionnellement, la même société, bien qu'elle maintienne la forme traditionnelle, dévie tellement de la voie introduite par le réformateur qu'elle commence à pourrir de l'intérieur, et une fois de plus, elle revient vers les voies de l'anté-réforme, bien entendu, dans un nouvel habit d'hypocrisie et sous de nouvelles formes d'injustice et de corruption.
Parfois, des éléments extérieurs œuvrent efficacement, avec l'aide de leurs agents intérieurs, en vue de répandre la corruption et la dislocation. Pour atteindre leurs buts égoïstes, ces agents coopèrent volontairement avec l'ennemi extérieur.
Cet état d'injustice, de corruption, de mythe et de fraude incite les gens intelligents et les opprimés à lancer un nouveau mouvement. Ainsi le processus de lutte contre le bon droit et le faux continue.
L'Islam croit que cette pompe, cette démonstration et ce pouvoir du mal étaient éphémères tout au long de l'histoire. Il considère toutes les sortes d'intrigues, de fraudes, d'hypocrisies et de faussetés comme l'écume de l'eau. Elles n'ont pas de racines et sont condamnées à disparaître finalement (cf. Sourate el-Ra'd, 13: 17; Sourate el-Asrâ', 17: 81; Sourate el-Anbiyâ', 21: 18; Sourate ech-Chourâ, 42: 24, et beaucoup d'autres versets).
La Vérité maintient toujours son effet positif soit dans une action individuelle, soit dans un mouvement social même lorsqu'elle est menacée par la fausseté, et elle a toujours besoin de partisans pour la défendre.
L'Islam reconnaît la nécessité des efforts humains, de la persévérance et de la foi dans la mise en œuvre d'un changement social, et considère la faiblesse, le manque de foi et le dévergondage comme les causes de la domination du faux.
En tout cas, c'est cette lutte qui fait l'histoire. Pour ce qui concerne l'avenir, il est brillant. A la fin, le bon droit sera victorieux et la justice prévaudra. Toutes les formes du faux seront annihilées, l'oppression et la tyrannie disparaîtront définitivement.
Une suprématie complète et définitive du bon droit, et une victoire universelle de la justice, se matérialiseront durant la période de l'apparition de Mohammed el-Mahdi, le douzième Imam. A cette époque-là une société islamique idéale sera établie sous l'égide d'un gouvernement idéal (Pour plus de détails, voir: "The Awaiter Saviour", ISP, 1979, et en français: "El-Mahdi", trad., Abbas Ahmed el-BOSTANI, 1983).
Dans les pages suivantes, nous esquissons une perspective de la société et du système de cette époque-là, dépeinte d'après des centaines de hadith décrivant les caractéristiques de cette période. Il est à rappeler que cette société sera une vraie société et que son système ne sera en aucune manière différente de celle prescrite par l'Islam.
Nous nous proposons de diviser cette étude en plusieurs rubriques:
Le Saint Prophète (saws) a dit:
«Il se soulèvera à un moment où le chaos prévaudra dans le monde. Différents pays seront engagés dans des attaques de nuit que les uns lanceront contre les autres. Ni l'aîné n'aura de compassion pour le cadet, ni le fort ne fera preuve de bonté envers le faible».
L'Imam Mohammed el-Bâqir (as) a dit:
«El-Mahdi se soulèvera à une époque de grande anxiété, où les gens seront plongés profondément dans des crises, des perturbations, des désastres et des malaises, et où de vastes massacres, de violentes dissensions et des discordes religieuses seront des signes des temps. A cette époque-là les gens se sentiront affligés et déprimés et seront à couteaux tirés les uns avec les autres. Ils éprouveront, jour et nuit, le désir de se voir morts. Il apparaîtra à un moment de manque total d'espoir».
«Il se lèvera pour établir la justice à une époque où le monde sera plein d'injustice et de tyrannie».
Il n'y a pas de doute qu'il se soulèvera à une époque où le monde entier sera plongé dans l'injustice et la tyrannie, et pour combattre tous ces maux, il aura à engager une lutte terrible. Il aura besoin de partisans fidèles, prêts au sacrifice et possédant toutes les qualités d'un vrai héros.
Le Dirigeant révolutionnaire et ses partisans
Le Saint Prophète a décrit l'Imam de l'Époque dans les termes suivants:
«C'est un homme pieux, pur et ravissant. C'est un admirable dirigeant qui est bien guidé et qui impose la justice. Allah le reconnaît et il reconnaît Allah».
En ce qui concerne la foi et la persévérance de ses compagnons, l'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) a dit:
«Chacun de ses compagnons sera si fort qu'on dirait qu'il possède la force de quarante hommes. Leurs cœurs seront aussi forts qu'un morceau d'acier. S'ils passaient sur une colline de fer, ils la perceraient. Ils ne déposeront leurs armes que lorsqu'ils auront plu à Allah».
D'autres rapports nous apprennent qu'à cette époque-là il y aura certaines gens qui seront sincères, vertueux, fidèles, religieux, pieux, consciencieux, tolérants, fermes, constants et attachés à Dieu. Ils seront reconnaissants envers Allah qui les aura rendus héritiers du pouvoir et de la richesse sur la terre et qui aura établi leur foi choisie. Ils n'adoreront qu'Allah, ils feront leurs prières à l'heure prescrite et paieront la zakât à l'échéance. Ils appelleront au bien et interdiront le mal».
On attribue à l'Imam es-Çâdiq (as), les propos suivants, relatifs aux adeptes d'el-Mahdi:
«La peur aura été éliminée de leurs cœurs et placée dans celui de l'ennemi. Chacun d'eux sera plus rapide que la flèche et plus hardi que le lion».
Subir les difficultés pour réaliser le succès
On doit comprendre que le succès ne s'obtiendra pas facilement. Il ne se réalisera qu'après de longues périodes de troubles et d'inconfort.
El-Mufadh-dhal, un compagnon de l'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) dit: «Une fois nous parlions d'el-Mahdi en présence de l'Imam (es-Çâdiq). J'ai dit que je souhaitais qu'il réussisse facilement. L'Imam a répondu: "Non, ce ne sera pas ainsi. Le succès ne sera atteint que par la sueur et le sang"».
En d'autres termes, le succès ne se réalisera qu'à la suite de grands efforts et qu'après qu'on aura subi de lourdes pertes.
Un compagnon de l'Imam Mohammed el-Bâqir (as) dit:
«J'ai informé l'Imam qu'on avait dit qu'el-Mahdi aurait une marche calme, et qu'il n'aurait à répandre aucune goutte de sang. L'Imam m'a répondu: "Non, ce ne sera pas ainsi. Si les choses pouvaient se dérouler si calmement, (je jure) par Celui qui dispose de ma vie, que le Prophète de l'Islam n'aurait pas été blessé et ses dents n'auraient pas été cassées dans une bataille. Non, ce n'est pas possible. Par Allah, il n'y a pas d'autre voie que celle dans laquelle nous sommes submergés, vous et nous, dans notre propre sueur et dans notre sang"».
Cela signifie qu'aussi bien les dirigeants que leurs parti sans devront faire des sacrifices avant de parvenir au succès.
L'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) a dit également: «Je vois el-Mahdi et ses compagnons comme s'ils étaient menacés par un danger venant de toutes parts: leurs vivres sont épuisés, leurs vêtements usés, leurs fronts portent la marque de leurs prosternations; pendant la journée, ils sont aussi courageux qu'un lion et durant la nuit, ils sont occupés à l'adoration d'Allah, et leurs cœurs sont aussi solides qu'un morceau d'acier».
En tout cas, tous ces sacrifices et toutes ces difficultés auront une fin heureuse.
L'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) a dit:
«Il est vrai que l'homme droit mène toujours une vie dure. Mais la fin de ses difficultés n'est pas loin».
Néanmoins, le succès d'el-Mahdi sera largement dû à l'Assistance divine invisible. Beaucoup de hadiths en témoignent.
A la suite de ces sacrifices et de cette Assistance divine, un vrai gouvernement islamique sera établi.
Ci-après quelques rapports qui projettent un peu de lumière sur le système doctrinal et social qui sera établi par el-Mahdi.
Expliquant le verses coranique, «C'est Allah qui a envoyé Son Messager avec la Guidance et la Religion vraie pour la faire prévaloir sur toutes autres religions, en dépit de l'opposition des polythéistes.» (Sourate et-Tawbah, 9: 33), l'Imam es-Çâdiq (as) a dit: «Ce verses se réalisera à l'époque d'el-Mahdi, où les incroyants n'existeront plus longtemps».
A présent, l'Islam est entouré de certaines gens qui sont imprégnés de tellement de mythes et de doutes qu'il apparaît comme une religion différente (de ce qu'il est réellement). Cette situation durera jusqu'à l'apparition d'el-Mahdi.
L'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) a dit:
«Dès qu'el-Mahdi apparaîtra, il établira un nouveau système, identique à celui que le Prophète (saws) avait établi au début de l'Islam».
L'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) a dit encore:
«El-Mahdi fera ce que le Saint Prophète (saws) avait fait. Il renversera le système existent de la même manière que le Prophète avait brisé le système païen de l'anté-Islam pour le remplacer par le système islamique».
Le nouveau système qu'introduira el-Mahdi semblera tellement bizarre à certains de ceux qui se diront être les défenseurs de la religion et en avoir une parfaite connaissance, qu'ils s'opposeront à lui, mais ils ne seront pas capables de résister au mouvement divin mondial et périront.
Au terme d'un discours détaillé, l'Imam el-Bâqir (as) dit: «En une certaine occasion, alors qu'el-Mahdi sera occupé à relater les Commandements divine et à parler des traditions du Saint Prophète et des Imams, une attaque contre lui sera lancée à partir des lieux de culte. L'Imam ordonnera à ses partisans d'arrêter les insurgés et de les mettre à mort. Ce sera la dernière action hostile contre el-Mahdi».
Lorsque les pécheurs auront été écrasés et que l'attitude islamique correcte aura été généralisée, l'atmosphère conduira à la croissance et à l'expansion de la connaissance.
On rapporte de l'Imam Ali (as) les propos suivants: «Je vois un grand nombre de tentes dressées sous lesquelles des gens sont en train d'apprendre le Coran selon l'ordre dans lequel il a été révélé».
Au cours d'un discours sur cette époque-là, l'Imam Mohammed el-Bâqir (as) a dit:
«La connaissance sera si communément répandue que même les femmes prendront leurs décisions sur la base du Coran et de la Sunnah du Saint Prophète».
La connaissance dans les divers domaines se développera. La somme des découvertes du passé sera très insignifiante par rapport à celles qui seront faites pendant cette période-là. Selon un rapport, l'Imam Ja'far es-Çâdiq (as) a expliqué cette situation d'une façon allégorique: «Si la totalité de la connaissance humaine possible, a-t-il dit, est supposée être de 72 lettres, 2 lettres seulement auront fait partie du passé et les 70 restantes seront découvertes graduellement pendant cette époque-là».
A propos du développement intellectuel et moral des gens, l'Imam Mohammed el-Bâqir (as) dit:
«Lorsque notre Imam el-Qâ'im apparaîtra et que les gens seront sous sa protection, leurs facultés intellectuelles s'épanouiront et leurs qualités humaines seront perfectionnées et porteront leurs fruits».
Durant cette période, les masses des dépossédés seront les maîtres du pouvoir et de la richesse du monde. De nombreux hadiths disent que le verset suivant relate ladite période: «Nous voulions favoriser ceux qui avaient été persécutés sur la Terre et Nous voulions en faire des gouvernants de la Terre». (Sourate el-Qaçaç; 28: 5)
Ainsi, le pouvoir et l'autorité des tyrans et des égoïstes prendront fin et la justice sera restaurée partout sous le nouveau système. Il remplira la Terre de justice après qu'elle aura été pleine d'injustice et de tyrannie.
«L'Imam el-Qâ'im enjoindra la justice. Durant son époque, l'injustice sera défaite. Les chemins seront sûrs. Les droits seront restaurés. L'égalité prévaudra totalement».
L'Imam Mohammed el-Bâqir (as) a dit: «Immédiatement après son apparition, l'Imam el-Qâ'im distribuera la richesse avec égalité, et il restaura les droits des masses».
Lorsque le bon travail aura été confié à l'homme droit et que la justice aura complètement prévalu, tout le monde sera naturellement heureux à tous les égards.
«Les bénédictions tomberont en abondance du Ciel sur la Terre. La Terre fera pousser le meilleur produit. Les arbres porteront des fruits juteux. L'atmosphère de la Terre sera verdoyante et parfumée».
Il est également évident que dans une telle atmosphère les minéraux et les ressources naturelles seront exploités au maximum. Selon un hadith: "Allah lui révèlera les trésors de la Terre".
A la fin, toutes les forces naturelles seront contrôlées par les gens, lesquels auront obtenu les moyens de les utiliser à leur propre avantage. Il y aura progressivement tellement de richesses que personne ne restera pauvre ou nécessiteux.
«On paiera un double salaire aux travailleurs. L'égalité entre les gens sera observée. Personne n'aura le droit de recevoir la Zakât. L'argent sera offert aux gens, mais ils déclineront cette offre, parce qu'ils n'en auront pas besoin. Toutes les ressources naturelles du sous-sol et de la surface de la terre seront à la disposition de l'Imam. S'adressant aux gens, celui-ci leur dira: "Voilà la richesse pour laquelle vous vous battiez, vous coupiez vos liens avec vos proches et vos parents, et vous répandiez le sang des autres". Puis il leur donnera de l'argent en quantités inouïes».
Dans ces circonstances, la paix totale, la loi et l'ordre prévaudront.
«A cette époque-là, une paix totale règnera sur le monde. Personne ne nuira à personne. La peur et l'anxiété n'auront pas d'existence. Même les animaux sauvages se déplaceront parmi les gens sans faire de mal à personne. Les gens éprouveront de l'amour et de la sympathie , les uns pour les autres. Ils distribueront la richesse entre eux d'une façon égalitaire. Il n'existera plus aucun pauvre ni aucun nécessiteux. Aucun groupe de gens ne cherchera à dominer un autre groupe. Les aînés se montreront bons envers les cadets, et ceux-ci respecteront ceux-là. Tous les gens seront consciencieux dans leurs actions et leurs décisions».
L'amour, la bonté, l'intégrité et la fraternité prévaudront. Il ne sera pas question de tromper ou de traiter mal quiconque; une sincérité et une cordialité totales domineront.
«Lorsqu'el-Qâ'im apparaîtra, on connaîtra une telle sincérité bienveillante et une telle cordialité que lorsque quelqu'un prendra dans la poche d'un autre ce dont il aura besoin ce dernier ne s'en fera guère».
Toutes les formes de faiblesse, de malaise et d'invalidité disparaîtront.
«Concernant ceux qui vivront à l'époque d'el-Qâ'im, leurs malades recouvreront la santé, et leurs faibles se renforceront».
«Tous les aveugles et les estropiés seront guéris, et tous les gens souffrants se débarrasseront de leurs souffrances».
«Un gouvernement mondial caractérisé par la justice et la droiture sera instauré. Il s'étendra de l'Est à l'Ouest. Tous les gens vivront sous ce gouvernement dans un climat de paix, de justice et de prospérité».
«Des relations cordiales régneront entre les croyants dans le monde entier. On dirait que les gens, d'un bout à l'autre de la Terre, se voient les uns les autres, parlent les uns aux autres et coopèrent les uns avec les autres».
Ces relations seront différentes des relations et des accords de paix de nos jours, qui sont conclus uniquement dans le but de sauvegarder les intérêts des puissances concernées et qui, de ce fait, ne sont pas stables. Tous les accords de ce type seront annulés avec l'apparition d'el-Qâ'im et seront remplacés par un système universel juste».
A cette époque-là, il n'y aura pas d'hypocrisie, ni d'intrigues, de démonstrations de courtoisie, ou de méthodes sournoises. Chacun devra se soumettre de bon cœur au gouvernement légitime. Tous les réfractaires seront annihilés.
Ce gouvernement marqué par la restauration finale et complète de la justice
et du plein développement sera le dernier stade de l'histoire de l'humanité. Le
Gouvernement Divin sera établi après la chute des autres systèmes, pour réaliser
les objectifs désirés. Bien qu'il soit d'une durée limitée, il sera le dernier
mot dans la justice et la droiture. Il sera la fin de l'histoire.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/livres/philo_islam_1.htm#_1_150
samedi 28 février 2009
Le Waqf : un héritage éternel
Le Waqf : un héritage éternel
Les propriétés dites waqf,
étendues dans toutes les régions du monde musulman et possédant une
ampleur exceptionnelle, ont constitué depuis toujours une part
importante du patrimoine des pays d’islam.
Elles ont joué un rôle non négligeable dans les destinées économiques et politiques de ses États et de leur peuple. De tout temps, considérablement développés par les fidèles, certains waqf ont pris la forme de grandes propriétés, et la modernité aidant, se sont transformés en associations aux multiples activités économiques, sociales et caritatives. Une partie des dépenses publiques tel que l’enseignement, l’assistance, la construction et l’entretien des édifices culturels est traditionnellement alimentée par les revenus du waqf.
Présent également dans la vie privée, sous le titre du waqf familial, il constitue au sein de la famille une propriété indépendante et inaliénable qui se transmet de génération en génération.
Sur le plan juridique, le waqf soulève beaucoup de discussions à tel point qu’à une époque, certains foqaha (spécialistes du droit musulman), bien que très minoritaires, semblent avoir mis en cause sa validité. Même si cette position a toujours été minorisée, il n’empêche que beaucoup de difficultés et d’ambiguïtés restent à lever dans le waqf, entre autre, concernant sa nature juridique ou son régime de propriété. Voilà une raison supplémentaire pour s’intéresser à cette institution originale et à ses différents aspects. En effet, le droit musulman est constitué d’un ensemble de préceptes religieux (donc moraux) et juridiques dont le waqf constitue un exemple caractéristique.
La place importante que tient ainsi le waqf autant en théorie que dans la vie de tous les jours, rend nécessaire une étude exhaustive qui englobe les cinq grandes écoles : Imamite, Chaféïte, Malékite, Hanafite et Hanbalite ; c’est à dire la base des législations des pays musulmans en la matière. Mais il est évident que nous ne pouvons pas aborder dans le détail, dans les limites de cet article, toutes les législations concernées.
Nous sommes malgré tout contraints d’apporter quelques précisions à propos de cette notion. Le waqf signifie littéralement arrêt, immobilisation, emprisonnement. Du point de vue juridique, on relève de nombreuses définitions. Ibn-Arafa, un des plus grands jurisconsultes malékites, l’a défini comme "un acte de disposition à titre gratuit sur l’utilité d’une chose pendant la durée de celle-ci, la nue-propriété restant réellement sur la tête du constituant durant sa vie et fictivement après sa mort". Selon Ibn-Rachid, un autre faqih de cette école, "c’est un acte à titre gratuit mettant à la disposition, les utilités du bien à titre perpétuel". D’après la définition classique de l’école Imamite qui a d’ailleurs inspiré le code civil iranien, il se présente comme "immobilisation du fonds en faisant orienter ses utilités".
Ces définitions ne semblent pas réunir tous les caractères distinctifs de l’institution. Une définition du waqf pour être complète, doit comprendre expressément les trois points suivants :
1- qu’il constitue un acte à titre gratuit.
2- qu’il emporte le séquestre de la chose constituée et la cession des utilités et revenus.
3- qu’il est fait à titre perpétuel.
Nous arrivons ainsi à la définition suivante :
"Le waqf est la cession à titre gratuit des utilités d’une chose et l’immobilisation de cette chose pendant toute sa durée."
Employé dans ce sens, le terme waqf présente un acte juridique mais le mot s’utilise aussi pour évoquer toute une fondation créée par cet acte et jouissant d’une sorte de personnalité juridique.
Il faut noter que le terme habous est également employé par les auteurs. Bien que stricto sensu, sa signification soit plus large, on l’a toujours considéré comme synonyme de waqf, sauf que ce dernier est utilisé de préférence au Moyen-Orient alors que habous est plutôt préféré dans les pays nord-africains .
Concernant le but du waqf, il faut dire qu’il est avant tout un acte religieux par lequel le waqif (le constituant) cherche la satisfaction et la récompense d'Allah. Les musulmans qui consacrent leurs biens à des œuvres de bienfaisance en vue de se rapprocher un peu plus d’Allah sont toujours très nombreux.
Dans un esprit communautaire, le constituant cherche également à faire accéder le plus grand nombre possible de personnes à l’usage de son bien. Le waqf désigne essentiellement une institution recherchant un profit d’intérêt général : des écoles, des orphelinats, des hôpitaux, des mosquées, des pauvres, etc. Ainsi il réalise d’une manière assurée, organisée et durable les souhaits généraux du waqif et aussi bien, il lui permet de le prolonger après sa mort. L’objectif précédent était pieux et religieux, celui-ci est plutôt social.
C’est dans ce but que le législateur islamique a fait naître cette institution inconnue avant la venue du Prophète (saws). Sans légiférer en la matière, le Coran invite les fidèles à consacrer une partie de leur bien à des œuvres de bienfaisance "car tout ce que vous aurez donné, Allah le saura". (Coran, sourate 2, verset 86), mais il ne comporte aucune indication relative au waqf. Par contre le sunna (les enseignements du Prophète (saws)) ne garde pas le même silence ; un des compagnons du Prophète (saws) lui ayant demandé comment il pourrait disposer de sa terre de Khaybar pour être agréable à Dieu, aurait reçu la réponse suivante : "Immobilise-la de façon à ce qu’elle ne puisse être ni vendue, ni donnée, ni transmise en héritage et distribue les revenus aux pauvres." et c’est loin d’être le seul Hadith en la matière.
Le Prophète (saws) lui-même constitua le premier habous dans l’islam. Arrivé à Médine, il y fit construire une mosquée lui annexant sept jardins dont le revenu fut consacré à des œuvres pieuses. D’autres musulmans ont suivi cet exemple à leur manière. C’est ainsi que les habous se sont multipliés dans les premiers siècles de l’islam.
Telle serait d’après l’histoire musulmane l’origine du waqf mais sa règlementation par les jurisconsultes n’a été élaborée qu’au cours du deuxième siècle de l’hégire. Assez rapidement l’institution a subi de notables transformations. Si à l’origine, à une époque où la foi était très vive, les waqf n’ont été que des libéralités pieuses inspirées par le seul désir d’être agréable à Allah, il n’en a pas été toujours ainsi par la suite. Les objectifs suivants se sont introduits dans la pratique de la population musulmane et ont fait apparaitre parallèlement une conception utilitaire :
1- Le propriétaire musulman a trouvé dans le habous familial (Durri ou Ahli), un moyen utile de soustraire ses biens à la dévolution successorale règlementée par les dispositions impératives en la matière. Il dispose alors plus librement de sa succession.
2- Certains avaient recours à l’institution du waqf pour assurer la sauvegarde des biens familiaux à l’intérieur de la famille et de les préserver contre une éventuelle dissipation de la part d’un enfant trop prodigue.
3- Pour mettre ses biens à l’abri des spoliations arbitraires des souverains, les prémunir contre l’éventualité d’une confiscation et pour échapper à la fiscalité parfois injuste des gouverneurs, on trouvait dans le habous un moyen satisfaisant pour conserver intact ses biens et pour les consacrer après soi et sa descendance, à une fondation de bienfaisance. La très grande propriété de Malek-Abad à Machhad a été mise par exemple en waqf par crainte d’une spoliation de la part de Réza Shah
Une fois valablement constitué, le waqf devient, en principe, obligatoire et produit ses effets. Les principaux effets du habous sont l’inaliénabilité et l’insaisissabilité du bien. La véritable finalité du habous, nous l’avons dit, est de perpétuer l’œuvre voulue par le waqif : pour cela, l’objet affecté, chargé de lui procurer ses ressources, est immobilisé, retiré de la circulation ; il ne peut être donné, échangé, ou vendu. Il est aussi, insaisissable : étant hors du commerce, il n’entre pas dans le gage du créancier et ne peut en aucun cas faire l’objet d’une saisie.
Cependant, en ce qui concerne l’inaliénabilité, le principe n’est pas sans réserve. L’expérience prouve qu’il faut parfois prendre des mesures de remplacement, pour que l’œuvre vive : échanger l’objet du waqf contre un autre ou bien le vendre. La nécessité, plus forte que tous les calculs humains, oblige de substituer un immeuble qui rapporte à un autre qui ne rapporte plus. Avec plus ou moins de rigueur, presque tous les rites ont accepté cette nécessité malgré leur respect pour la volonté du constituant.
Ces décisions reviennent à l’administrateur (mutawalli). La fondation une fois créée, c’est l’administrateur et non le constituant ou le bénéficiaire qui la gère, la sauvegarde et en accomplit le but. Il est en principe désigné par le constituant. Il ne doit être ni mineur, ni majeur en tutelle, ni celui dont la malhonnêteté est manifeste, ou a été préalablement démontré. Toute autre personne peut être nommée administrateur. Il arrive assez souvent que le waqif confère à cette charge un caractère héréditaire et spécifie qu’elle sera assumée par les descendants de l’administrateur à tour de rôle leur vie durant. Quant au constituant lui-même, toutes les écoles hormis la Malékite qui voulait éviter tout abus éventuel, lui ont octroyé le droit de se réserver l’administration du habous sa vie durant ou pour un temps limité. Toujours est-il qu’il est sous le contrôle et la surveillance du Cadi. Il arrive que le constituant omette de désigner un mutawalli ou de déterminer ses successeurs. Dans ce cas, c’est toujours le Cadi, cet important magistrat, qui assure la nomination d’un gérant.
Le qadi ou Hâkème-Char’ est responsable de l’intérêt général dans la communauté musulmane. Les pouvoirs de ce magistrat sont très étendus. En matière du Waqf, il exerce un contrôle permanent et absolu sur la gestion de l’administrateur ; il peut demander à tout moment une reddition de compte et s’assurer que les revenus sont bien affectés au but prévu par le waqif. Il a même le droit de prendre des mesures contraires aux dispositions de l’acte constitutif, si l’intérêt de la fondation l’exige ou si le waqf lui-même est menacé. Il révoque le mutawalli s’il s’est avéré incapable ou infidèle, ou s’il a commis une faute grave dans l’exercice de ses fonctions.
De nos jours, suite à la modernisation de l’état et au développement de l’administration publique, cette charge est attribuée aux fonctionnaires. Les pays musulmans ont vu, au cours de ces 2 derniers siècles, une vague de centralisation étatique des habous et de créations de ministères ou d’organisations gouvernementales ayant en charge toutes les affaires concernant les waqf (registre, contrôle, gestion etc.). En voici quelques exemples :
En Iran, c’était ce ministère de l’instruction publique et des waqf qui se chargeait de la fonction ailleurs dévolue à la direction générale des waqfs, et dont la charge concernant les habous est définie par la loi organique de décembre 1934 : "Le ministre de l’instruction publique est chargé de la gestion des waqf dépourvus de mutawalli. Il peut, éventuellement, en abandonner la gestion à un préposé." (Art. 1)
"Le ministre de l’instruction publique est chargé d’un contrôle strict des waqfs publics ayant un mutawalli attitré, reconnu par les documents laissés par le waqif. Le ministre devra veiller à ce que l’administrateur remplisse ses obligations selon les dispositions du document en question." (Art. 2)
Aujourd’hui, ce ministère est remplacé par l’Organisation des waqf et des affaires de bienfaisance dont le directeur est nommé par la plus haute autorité religieuse du pays.
En Turquie, au début du XIX ème siècle a été créée une administration centrale des waqfs qui fut transformée en ministère en 1840. Arrivé au pouvoir, Mustafa Kemal Ataturk a établi un contrôle étroit de l’état sur les waqf publics. La loi N° 429 de mars 1924 créa à Ankara un département des affaires cultuelles, rattaché à la présidence du conseil des ministres et dont le directeur est nommé par le président de la république (Art. 1, 3 et 4). L’administration de toutes les mosquées et des édifices religieux entre dans les attributions de ce haut fonctionnaire (Art. 5). En outre, la loi a supprimé le ministère des waqf (Art. 3) et institué une direction générale ayant pour mission "de règlementer les affaires des waqf d’une manière qui corresponde au véritable avantage de la nation". (Art. 7)
En Bosnie-Herzégovine, fut instituée en 1883 une commission des waqf qui était chargée de constater tous les habous du pays, d’en contrôler la gestion et d’élaborer de nouveaux règlements sur l’administration des waqf. En 1884, on institua sur une plus vaste échelle dans tous les districts, des commissions sous la présidence d’un juge qui avaient pour tâche de relever tous les biens waqf existant dans les districts, d’inspecter toutes les mosquées et édifices waqf, et en particulier de surveiller les administrateurs et les desservants de ces waqf, de présenter leurs comptes à la commission centrale des waqf et d’en exécuter les décisions.
Au Maroc, dès le Protectorat, fut créée une administration des habous, basée sur la notion de service public. Le traité du 30 mars 1912 conclu entre la France et le Maroc stipule dans son article préliminaire que le régime de protectorat "sauvegardera la situation religieuse, le respect et le prestige traditionnel du sultan, l’exercice de la religion musulmane et des institutions religieuses, notamment de celle des habous." (Bulletin officiel du Maroc, 1er nov. 1912, n° 1, p. 1). Mais par ailleurs, on a admis la nécessité de réorganiser l’institution et de la faire évoluer à l’intérieur de son cadre traditionnel : de ce fait, la gestion des habous publics a été centralisée entre les mains d’un organisme spécialisé : la direction générale des habous, créée par décret du 31 octobre 1912 ; transformée en ministère en 1915.
En Tunisie, avant le protectorat avait été prise l’initiative d’une réforme : par les décrets du 14 mars et du 2 juin 1874, il fut institué une administration centrale, dénommée La Djemaïa des habous, qui avait pour mission la réorganisation et la centralisation de la gestion des habous publics.
Ainsi, traversant les siècles sur de vastes territoires, et touchant à presque tous les paramètres de la vie économique, sociale et politique des pays musulmans, cette fondation caritative est devenu aujourd’hui une grande ressource d’intérêt général au sein de la communauté musulmane, qui a entrepris de continuer cette merveilleuse tradition, en essayant de favoriser de nouveaux waqf, conserver les anciens et affecter les bénéfices aux causes les plus nobles.
Source : http://www.iqna.ir/fr/news_detail.php?ProdID=367151
lundi 16 février 2009
Le célibat dans l'islam
Le célibat dans l'islam
L'islam condamne le choix du célibat, voici quelques paroles du ¨Prophète (saws) et de sa sainte famille (as) sur le sujet :
عن
رسول الله (ص) قال :
لركعتان يصلّيهما
متزوِّجٌ
أفضل من صلاة
رجل اعزب
يقوم ليله
ويصوم نهاره .
Le
Messager d’Allah (P) dit : «Deux rak‘ah de
Prière accomplies par un homme marié valent mieux que toutes les Prières
accomplies par un célibataire qui passe la nuit en priant et le jour en
jeûnant. »[1]
عن
رسول الله (ص) قال : اراذل
موتاكم
العزّاب.
Le
Messager d’Allah dit : «Les plus vils de vos morts sont les
célibataires. »[2]
عن الامام
الصادق (ع) قال
: ركعتان يصلّيهما
متزوج افضل
من سبعين ركعة
يصلّيهما
اعزب.
Selon
l’Imam al-Sâdiq (p) : «Deux rak‘ah (cycle de prière) accomplies par quelqu’un de marié
valent mieux que soixante-dix rak‘ah accomlies par un célibataire. »[3]
عن رسول
الله (ص) قال
: ما بني
بناءً في الاسلام
احبّ الى
الله من
التزويج.
Le Messager d’Allah (P) dit : «Il
n’est pas une institution établie en Islam, qui soit plus aimée d’Allah que le
mariage. »[4]
عن رسول
الله (ص) قال
: من تزوّج
فقد احرز
نصف دينه
فليَـتَّــقِ
الله في النصف
الباقي.
Le
Messager d’Allah (P) dit : «Quiconque se marie, acquiert la moitié de sa
religion, qu’il craigne Allah pour la seconde moitié. »[5]
عن
رسول الله (ص) قال : من احبَّ
فطرتي
فليستنّ
بِسُنَّتي
ومن سُنَّتي
النكاح.
Le
Messager d’Allah (P) dit : «Quiconque aimerait ma nature innée qu’il
suive ma Sunnah (Tradition), or le mariage fait
partie de ma Sunnah ».[6]
عن
رسول الله (ص) قال :
زَوِّجوا اياماكُمْ
، فَإنَّ
اللهَ
يُحَسِّنُ
لَهُمْ في
أخلاقِهِمْ
وَيُوَسِّعُ
لَهُم في
أرْزاقِهِم ويَزيدُهُم
في مُرُوّاتِهِم
.
Le Messager d'Allah (P) dit : «Mariez vos
célibataires, car en conséquence de quoi Allah améliorera leurs mœurs, élargira
leur moyens de subsistance et renforcera leur qu
ali
té humaine. »[7]
عن رسول الله
(ص) قال : من
كان له ما
يتزوج به فلم
يتزوّج فليس
منّا.
Le
Messager d’Allah (P) dit : «Quiconque a les moyens de se marier et ne
le fait pas, n’est pas des nôtres. »[8]
عن
رسول الله (ص) قال :
التمسوا
الرزق
بالنكاح.
Le
Messager d’Allah (P) dit : «Attendez-vous aux moyens de subsistance (rizq) en vous mariant (le mariage appelle les bienfaits
d’Allah). »[9]
عن الامام
الكاظم (ع) عن
رسول الله (ص) قال : ما
يمنع المؤمن ان يتخذ اهلاً لعل
الله ان
يرزقه نسمة
تثقل الارض
بلا اله الاّ
الله.
Le Messager
d’Allah (P), cité par l’Imam al-Kâdhim (p),
dit : «Qu’est-ce qui empêche un croyant de se marier pour qu’Allah lui
donne une progéniture qui donne du poids à la terre avec «Il n’y a de dieu
qu’Allah»? »[10]
عن الامام
الصادق (ع) قال
: من ترك
التزويج مخافة
العيلة فقتد اساء
الظن بربه،
لقوله سبحانه
وتعالى : " اِن
يكونوا فقراء يُغنِهم
الله من فضله".
L’Imam al-Sâdiq (p) dit : «Quiconque
s’abstient du mariage de crainte de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de sa
future famille, aura eu mauvaise foi en son Seigneur, Lequel –Il est glorifié
et Sublime- dit : «S’ils sont pauvres, Allah les enrichira par Sa Grâce.[11] ».
»[12]
عن رسول
الله (ص) قال :
تزوجوا
النساء، فانهن
يأتين بالمال
Le
Prophète (P) dit : « Mariez-vous, vos femmes seront la cause de la
venue des biens chez vous (l’argent vient en se mariant) ».[13]
عن
النبي (ص) قال
: يا شاب
تزوَّج وايَّاك
والزنا،
فأنَّهُ ينزع الايمان
من قَلْبِكَ.
Le
Prophète (P) dit : «O jeune ! Marie-toi, et gare-toi de
l’adultère, car elle arrache la foi de ton cœur! »[14]
عن
الصادق الامام
(ع) قال :
قال امير
المؤمنين علي
(ع) : افضل الشفاعات ان تشفع
بين اثنين في
نكاح حتى يجمع
الله بينهما.
Selon
l’Imam al-Sâdiq (p), le Commandeur des croyants,
l’Imam Ali (p) dit : «La meilleure des intercessions est celle consiste
à intercéder auprès d’un homme et d’une femme en faveur leur mariage jusqu’à ce
qu’Allah les réunisse. »[15]
عن
رسول الله (ص) قال : تزوَّجوا
، فأِنّي مكاثر
بكم الاُمم
يوم القيامة
حتى أن السقط ليجىء محبنطئاً
على باب الجنة
، فيقال له :
ادخل الجنة ،
فيقول : لا ،
حتى يدخل أبواي
الجنة قبلي.
Incitant
les Croyants à se marier, le Messager d’Allah (P) dit : «Mariez-vous,
car je compte dominer la compétition avec les (autres) nations le Jour de la
Résurrection par votre grand nombre. Et sachez que, même le fœtus avorté,
lorsqu’il viendra à la porte du Paradis, et que l’on lui dit :
«Entres-y », il répond, plein de colère : «Non, je n’entre pas
jusqu’à ce mes parents m’y précèdent d’abord. »[16]
عن الامام
الصادق (ع) قال
: تزوَّجوا
ولا تطلّقوا ،
فأِن الطلاق
يهتزّ منه
العرش.
L’Imam al-Sâdiq (p) dit : «Mariez-vous
et ne divorcez pas, car le divorce fait trembler (de colère) le Trône
(d’Allah). »[17]
عن الامام
الصادق (ع) قال
: تزوَّجوا
ولا تطلّقوا ،
فأِن الله لا
يحب الذوّاقين
و الذوّاقات[18].
L’Imam al-Sâdiq (p) dit : «Mariez-vous
et ne divorcez pas, car Allah n’aime pas les «goûteurs» et les
«goûteuses»[19]. »
[1] Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie,
Chap. 1, p. 197.
[2] “Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie,
Chap. 1, p. 197.
[3]
[4] “Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[5] “Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[6] “Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[7] « Nawâdir
al-Râwandî », p. 36.
[8] “Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[9] “Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[10] “Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[11] Sourate al-Nûr, 24/32.
[12] “Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[13] Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[14] Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[15] Makârim
al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie, Chap. 1, p. 196.
[16] Makârim al-Akhlâq”, op. cit., 8e Partie,
Chap. 1, p. 196.
[17] Id. Ibid.
[18] الذين
يكثرون
الزواج
والطلاق من
النساء
والرجال.
[19] Ceux et celles qui multiplient les mariage et le divorce.
Source : http://www.bostani.com/Celibat.htm
mardi 10 février 2009
Le statut de la raison dans le Coran et la Sunna
Le statut de la raison dans le Coran et la Sunna
… Nous abordons maintenant la question de la raison dans la Tradition (Hadîth) du Prophète (saws) et des Imâms (as), car cette Tradition élargit les perspectives ouvertes par le Coran et mettent l’accent sur les particularités de la raison et son dynamisme dans la vie de l’homme. Cela nous conduit à une conclusion définitive, à savoir que la raison est le fondement de la totalité de l’Islam. L’homme est raison dans la mesure où celle-ci représente, de par son essence, le sens de l’homme. L’Islam est raison puisqu'Allah, à Lui la Grandeur et la Gloire, l’a décrétée dans ses Livres et l’a inspirée à Son Prophète (saws) dans tous ses concepts et ses lois, à partir de la rationalité de l’Islam qui doit être comprise par les hommes. Comment se présente la raison dans le Coran ?
Les usages coraniques de la notion de raison
Il convient ici de donner une idée claire du mot ou du terme « raison ». Ce terme s’utilise dans divers contextes. Pour les moralistes, ce terme signifie l’instinct qui est à l’intérieur de l’homme. Si nous remplaçons cette expression par une autre, on peut dire que la raison est l’énergie emmagasinée dans l’essence de l’homme et qui permet à l’homme de s’approprier, dans ses contemplations et dans tout ce qui l’entoure, un dynamisme qui produit l’idée et la comprend. C’est en cela que consiste la différence entre l’homme et l’animal. L’homme possède cette énergie sacrée -comme le disent certains penseurs- qui lui permet de s’ouvrir à la vie toute entière, à la réalité toute entière et à l’univers tout entier, dans un processus d’inspiration et de génération.
La raison s’inspire de ce qu’elle voit, de ce qu’elle entend et de ce qu’elle sent. En même temps, elle en produit l’idée, alors que l’animal ne possède pas cette capacité. Les images peuvent s’imprimer dans la tête de l’animal. Il peut agir suite à l’entraînement, mais il ne peut pas produire une pensée ou s’approprier une idée par inspiration. Tout ce qu’il possède est un instinct figé en-soi, mais qui se meut dans la mesure où les autres le mettent en mouvement dans un cadre particulier. Voilà ce qui est l’origine ou le fondement du terme « raison ». Mais le terme peut être utilisé pour désigner les idées évidentes ou nécessaires qui sont accessibles même à l’enfant pourvu de discernement, comme lorsqu’on dit que le « tout » est plus grand que la partie, que la chose au nombre de ‘un’ est différente de la chose au nombre de ‘deux’, ou que la chose au nombre de ‘un’ ne peut pas se trouver dans deux endroits différents.
Ainsi naît la question des ‘intelligibles’ qui sont considérés comme étant les fondements de la pensée, comme les propositions : ‘les deux contraires ne se réunissent pas’, ou ‘les deux contraires ne se réunissent pas au niveau d’un seul et même objet et d’un seul et même moment’, parmi d’autres propositions nécessaires dont parlent les logiciens et les philosophes. Le terme ‘raison’ peut être utilisé pour désigner aussi cette science qui est accessible à l’être humain vivant dès ses premiers contacts avec la réalité ambiante. Il s’utilise aussi pour désigner les expériences et les connaissances de l’homme. Nous savons, en effet que l’expérience est l’une des sources de la connaissance. Cela a été découvert par l’homme et les savants musulmans ont eu le privilège de le transporter en Occident qui l’a utilisé pour faire progresser son propre mouvement scientifique qui était basé sur les philosophies contemplatives précédentes. L’Occident a ainsi pu réactiver l’expérience et s’en inspirer pour découvrir les secrets des choses, les secrets de la vie et les secrets de l’homme.
Le progrès réalisé par l’Occident est, peut-être, le fruit de l’union de l’expérience et de la contemplation, union qui a donné naissance à la raison expérimentale, car plus il expérimente, l’homme devient plus conscient et plus capable de connaître les choses par son intelligence. L’expérience fournit l’idée à l’homme ainsi que le fondement réel de l’idée. Il existe à ce propos un adage populaire qui dit : « Renseigne-toi auprès d’une personne expérimentée et ne te renseigne pas auprès d’une personne sage », du fait que l’homme qui vit l’expérience tient l’idée à partir de ses fondements, alors que la personne sage est la personne cultivée et instruite tiennent l’idée à partir des expériences des autres. On peut nuancer l’idée sous-tendue par cet adage populaire à l’aide de l’exemple suivant : Si nous prenons une personne qui vient d’avoir son diplôme d’architecte et un maçon qui pratique son travail en tant que tel depuis vingt ans, nous constatons que celui-ci connaît mieux la terre et la construction sur cette terre que l’architecte qui a tenu l’idée à partir des personnes du même genre que le moisson, alors que notre maçon a lui-même vécu l’expérience et il est dans son pouvoir d’approfondir l’expérience de celui qui a étudié l’art architectural… Il en est de même dans le domaine de l’agriculture où l’agriculteur qui passe 30 ou 40 ans à cultiver la terre possède plus d’expérience qu’un diplômé de la faculté d’agriculture. La raison expérimentale est donc la raison de l’homme et on a dit que les expériences sont une raison nouvelle en plus ou une raison en continuation.
Le quatrième sens qu’on donne au terme ‘raison’ se représente dans la raison pratique. L’homme s’affirme en tant qu’homme lorsqu’il vit cette raison à travers la contemplation et l’expérience, ce qui lui permet de distinguer le vrai et le faux, le beau et le laid. Après cela vient le rôle de la dimension pratique qui conduit l’esprit à appliquer ce dont il a eu connaissance. La personne sage est celle qui, constatant qu’une chose est mauvaise, l’évite, et constatant qu’une chose est bonne la recherche. Une telle personne est considérée comme appartenant à la catégorie des personnes sages. Quant à la personne qui sait qu’une chose est mauvaise sans que cela ne l’empêche de l’éviter, elle le fait parce qu’elle se laisse conduire par ses désirs et ses passions et, de ce fait, elle n’est pas considérée comme appartenant à la catégorie des personnes sages, même si elle connaît les choses par sa pensée. Cette personne ne se conduit pas rationnellement au niveau de son action et de ses comportements.
Le premier fondement de cette classification repose sur la création de l’homme par Allah, à Lui la Grandeur et la Gloire, qui a déposé en lui les potentialités qui tendent à se développer, à progresser, à se mouvoir et à produire. En se conduisant, l’homme se conduit à partir de la lecture qu’il fait des autres et à partir des lectures que les autres ont en fondé la pensée, à travers leurs expériences, ou à travers la volonté spontanée dirigée par la raison de l’homme dans le sens de sa vie.
La raison, une énergie qui englobe la vie
Tout ce mouvement trouve son origine dans l’énergie de la raison, car cette énergie n’est pas une énergie fermée, mais une énergie ouverte à la contemplation et à l’expérience, et ouverte également à la dimension pratique. La raison représente une énergie dynamique qui englobe toute la réalité de l’homme. A la lumière de tout cela, je considère que la raison est l’argument de Allah auprès de ses serviteurs. Allah argue à partir de cette énergie rationnelle qu’Il a déposée dans l’existence des serviteurs. Certains se posent des questions au sujet de ceux qui n’ont pas reçu un révélation divine, comme c’est le cas de ceux qui vivent dans les régions primitives et inconnues du monde et qui n’ont pas reçu la culture ou les religions ou l’Appel : Comment ces gens-là qu’on classe dans la catégorie des ignorants, des faillibles ou des inconscients, seront-ils jugés par Allah ? Comment les juger et leur demander de rendre des comptes parce qu’ils n’ont pas adhéré à l’Islam, alors qu’ils ne possèdent pas les moyens de l’enseignement et de l’Appel. Certains répondent en disant qu'Allah les juge à partir de ce que leurs raisons saisissent. Il y a dans la raison quelque chose qui brille, qui rayonne et qui éclaire, pour l’homme, une idée déterminée qui rencontre certains éléments de la doctrine comme, par exemple, la croyance à l’unicité divine qui est ((La prime nature selon laquelle Allah a instauré les humains)) (Coran XXX, 30). Allah punit donc l’homme, ou le récompense selon ce qu’il saisit grâce à sa raison parmi les choses qu’il ne peut pas connaître par les moyens dont disposent les humains qui vivent dans d’autres régions. La raison est donc le fondement et nous verrons, si Allah le veut, dans les textes auxquelles nous nous référerons, qu'Allah récompense l’homme selon sa raison et punit l’homme selon sa raison. Mais il est à savoir que la quantité de la récompense ou de la punition n’est pas équivalente à la taille de l’action, mais à la taille de la conscience qu’on a de l’action.
La raison est le fondement de la connaissance et de la doctrine
D’où nous disons que la raison est ce qui gère toutes les affaires de l’homme. C’est par la raison que nous prouvons l’existence d'Allah. C’est par la raison que nous saisissons la prophétie du Prophète (saws) à travers les preuves qu’il met à la disposition de notre pensée. Même la question de l’imâmat, quant à la nature de sa nécessité, est saisissable par la raison, même si la détermination de la personne de l’Imâm se fait par référence au Texte. C’est aussi par la raison que nous saisissons l’Invisible (gheyb), car la raison ne saisit pas les choses à travers leurs seuls aspects sensibles, mais aussi à travers la possibilité et l’impossibilité. Elle analyse les choses pour aboutir à des conclusions comme ‘le polythéisme est faux’ du fait que cette proposition est impliquée par des preuves. Si l’on pose la question : « le Paradis et l’Enfer existent-ils ? » ou « l’Autre monde existe-t-il ou non ? », la raison nous répond tout d’abord que l’Autre monde est possible, puis elle examine les preuves pour aboutir à la conclusion pour laquelle l’Autre monde est ce qui justifie l’existence de la responsabilité dans le système humain créé par Allah, chose qui peut nous être suggérée par le Noble Verset qui dit : ((Pensez-vous que Nous vous ayons créés en pure gratuité, et que de vous-mêmes il ne Nous fût pas fait retour ?)) (Coran XXIII, 115), la gratuité étant impossible s’agissant de Allah, le Très-Haut.
Nous pensons également que les savants contemporains ne disent pas d’ordinaire de la chose qui fait l’objet de leur recherche qu’elle est impossible. Ils disent plutôt qu’elle est possible, mais qu’il faut chercher pour savoir si le possible est ou n’est pas réel. C’est pour cette raison qu’ils ont évolué. Ibn Sînâ (Avicenne) a dit à ce propos : « Laisse tout ce que tu entends dans le coin de la possibilité jusqu’au moment où il te sera prouvé par l’argument clair ». Toute chose est donc possible, mais s’il nous est péremptoirement prouvé qu’elle est, sous un aspect ou un autre, impossible, nous disons alors qu’elle est impossible. Mais la coutume en vigueur dans nos sociétés en Orient veut que nous disions que cette chose est intelligible ou inintelligible, au point que certains intellectuels te disent lorsque tu leur parles des djinns, que c’est inintelligible. Lorsque tu leur parles de l’Autre monde, ils te disent que c’est inintelligible et mettent cela dans le rang des légendes. Mais nous savons que l’homme dit d’une chose qu’elle est inintelligible rien que parce qu’elle ne lui est pas familière. Cependant la différence est très grande, pour une chose, entre le fait de ne pas être familière et le fait de ne pas être intelligible.
Nous disons donc à ce propos qu’il n’est pas familier pour les hommes dans notre vie de côtoyer les djinns, mais qu’il est rationnellement possible que des créatures s’appelant ‘djinns’ ou d’autres créatures existent bel et bien. L’homme a maintenant découvert beaucoup de microbes invisibles à l’œil nu et beaucoup de choses dont nous ne sentions pas l’existence.
La méthode rationnelle, une voie qui permet d’évoluer
C’est cette méthode de réflexion qui fait évoluer la pensée et élever la raison, car la raison peut élever l’homme aux plus hauts degrés. Lorsque tu te poses une question et tu l’abordes par la contemplation ou par l’expérience, tu te mets à chercher des conclusions prévues ou imprévues. Mais si tu commences par donner des réponses préétablies en disant que c’est inintelligible, il est alors normal que tu te figes et que tu te retrouves dans une situation ne te permettant pas de faire évoluer ta réalité. Cela peut se refléter non seulement au niveau de l’aspect en relation avec la connaissance ou la science, mais aussi au niveau de toutes les dimensions sociales et politiques aussi bien que même au niveau personnel et pratique. Tu as maintenant des aspirations ou des ambitions données et tu en parles. D’autres te disent qu’elles sont impossibles ou inintelligibles et, toi-même, tu ne t’es même pas posé la question de savoir si c’est possible ou impossible.
Cela arrive souvent dans les affaires politiques pour conduire à la sclérose de peuples entiers suite à ce genre de réflexion pour lequel telle ou telle réalité est impossible à changer dans la mesure où l’homme ne s’investit pas dans des affaires impossibles. Cela est présent aussi sur le plan social. Beaucoup de problèmes sont responsables du retard de nos sociétés, comme les mentalités tribales, certaines traditions sociales fondées sur des légendes et certaines autres traditions religieuses fondées sur des mythes. La sclérose a continué d’exister à cause de ces idées préétablies pour lesquelles rien n’est utile ou personne n’accepterait le changement. Les idées préétablies pour lesquelles telles ou telles choses sont impossibles sont responsables de la sclérose de la raison dans beaucoup de régions en Orient et même dans les régions musulmanes.
Pour tout cela, nous disons qu’il nous est indispensable de faire évoluer cette question de la raison, pour faire en sorte que notre culture soit fondée sur la raison à la maison et à l’école, dans le commerce et dans l’économie, dans la politique et au niveau des instances scientifiques. Nous devons agir pour que la raison soit elle-même la culture.
La mentalité fondée sur l’Invisible
Nous trouvons dans ce domaine certaines idées pour lesquelles la raison n’a aucune valeur en comparaison avec la Loi, ou que la raison n’a pas de valeur du point de vue de la religion, en général, ou de l’Islam, en particulier. Ces idées semblent vouloir dire que la raison c’est renier l’Invisible qui est le fondement même de la religion. Mais ces idées prouvent qu’elles ne sont pas assez conscientes de la question de la raison en Islam. En ce qui concerne la question de l’Invisible, la raison nous dit que tout ce dont parlent les religions comme l’existence d’un monde autre que le nôtre, comme le Paradis et l’Enfer, comme le châtiment et la récompense, est possible. La raison affirme la possibilité de l’existence de l’Invisible. Quant à la présence effective des réalités Invisibles dans la conscience, elle est en relation avec l’expérience personnelle et nous la connaissons seulement à travers les déclarations de la personnes impliquée qui est la seule à pouvoir nous donner une idée nous permettant de constater sa sincérité.
Mais il est vrai qu’une autre mentalité existe bel et bien et, de plus, elle est devenue active ou influente. Ses tenants tentent de tout expliquer par l’Invisible et répondent à toute question qu’ils croient à l’Invisible. Il est vrai que nous aussi, nous croyons à l’Invisible. Mais Allah, à Lui la grandeur et la Gloire, n’a pas fondé le système de l’univers et de l’homme sur l’Invisible. Tout phénomène parmi ceux de l’univers est régi par des lois que l’homme est capable de les découvrir. De même, tout phénomène humain est soumis à une loi que l’homme est en mesure de découvrir. Allah, à Lui la grandeur et la Gloire, n’a donc pas soumis toutes les dimensions de la vie sur l’Invisible. Il existe en effet un Invisible qu'Allah le garde inconnu même par les prophètes (que la paix soit sur eux), et cela est exprimé par l’allocution du prophète Nûh (Noé) (as) dans le Noble verset qui dit : ((Je ne me vante pas auprès de vous de détenir les trésors de Dieu. Je n’ai de l’Invisible nulle connaissance)) (Coran XI, 31). Et il y a un Invisible qu'Allah, le Très-Haut, livre aux prophètes (p) selon le besoin qu’ils en ont pour la transmission de leurs messages, et cela est exprimé par la parole d'Allah dans le Noble Verset qui dit : ((Cela fait partie des histoires de l’Invisible que Nous te révélons)) (Coran XII, 102).
Il est donc faux de tout expliquer par l’Invisible. Si certaines personnes se voient atteintes d’une maladie comme l’épilepsie, nous est-il alors permis de l’expliquer à partir de l’Invisible ? Il en de même pour beaucoup d’affaires comme les victoires
et les défaites dans les guerres. On entend souvent dire qu’un homme monté sur un cheval blanc s’est présenté et qu’il a fait tel ou tel exploit guerrier. Il est vrai qu’un tel événement est arrivé à la bataille de Badr qui s’est déroulée entre les Musulmans et les Polythéistes. Allah, le Très-Haut, nous a parlé de cet événement Invisible et Il l’a permis pour empêcher les Polythéistes de supprimer l’Islam. Mais à la bataille de Uhud, les choses ont suivi l’ordre militaire. Les Musulmans ont été vainqueurs au début de la bataille parce qu’ils ont respecté les règles militaires pour défendre leurs positions. Mais ils ont été vaincus à la fin de la bataille parce qu’ils se sont détournés de ces règles militaires en laissant leurs positions sans défense. Allah, à Lui la grandeur et la Gloire, a révélé dans la Sourate ‘Âl ‘Imrân’ (la Famille de ‘Imrân) plusieurs Versets qui critiquent la conduite qui a causé la défaite des Musulmans. Nous disons que l’Invisible est vrai. La foi en l’Invisible fait partie de nos doctrines. Mais la foi en l’Invisible doit être fondée sur la règle de la raison qui reconnaît sa possibilité, et sur le texte véridique tel qu’il est révélé effectivement au Prophète (saws).
Source : http://francais.bayynat.org.lb/Doctrine/03032007.htm
mercredi 4 février 2009
Les châtiments de la tombe
Louange à Allah, Le châtiment varie selon le péché commis ici-bas par celui qui le
subit. Ceci est valable à la fois pour les infidèles et pour les
désobéissants. Des hadith authentiques décrivent le châtiment infligé
dans la tombe aux pécheurs. En voici quelques uns : 1/ Frappe à l'aide d'un marteau en fer. D'après Anas – « que dis-tu de cet homme Muhammad ? – « J'atteste qu'il est l'esclave d'Allah et Son Messager » –« Regarde le siège qui t'était réservé en enfer. Allah te l'a remplacé par un siège au paradis ». Le Prophète – « Je ne sais pas. Je ne disais que ce que les gens disaient » – « Puisses-tu ne rien savoir et ne rien lire ! Ensuite on lui
assènera un coup de marteau entre les oreilles et il lancera un cri que
ses voisins entendront à l'exception des hommes et des djinns » (rapporté par el-Boukhari, 1273) 2 à 7/ On installera une couche
de feu au fond de sa tombe, l'habilla de feu, lui ouvrira une porte qui
débouche sur l'enfer, rendra sa tombe étroite, le frappera avec un
énorme marteau qui, d'un coup, pourrait réduire une montagne en
poussière et on lui annoncera le châtiment qui l'attend dans l'Au-delà.
C'est pourquoi il souhaitera que l'Heure ne vienne pas. Selon Ahmad et Abou Daoud El-Baraa ibn Azib - « Qui est ton Maître » - « Allah est mon Maître » - « Quelle est ta religion ? » - « L'Islam est ma religion » - « Qu'en est-il de cet homme qui vous a été envoyé ? » - « Il est le Messager d'Allah » - « Comment l'avez-vous su ? » - « J'ai lu le livre d'Allah et y ai adhéré et cru en lui » Une clameur dira depuis le ciel : « Mon serviteur a dit vrai.
Préparez-lui un lit et des vêtements au paradis. Ouvrez-lui une porte
débouchant sur le paradis de sorte qu'il pourra en recevoir
l'avant-goût et la fraîcheur. On lui élargira sa tombe l'espace d'une
vue d'œil, et un homme se présentera à lui pour lui dire ceci : « sois
rassuré que ce jour est celui qui t'était promis. » - « Qui es-tu puisque ton visage présage du bien ? ! » - « Je suis ta bonne œuvre ! » - « Maître, fais venir l'Heure pour que je puisse rejoindre ma famille et mes biens » Quand un serviteur infidèle quitte la vie d'ici-bas pour l'Au-delà,
lui viendront du ciel des anges noirs munis de serviettes dures et ils
s'installeront à vue d'œil de lui. Puis l'ange de la mort viendra
s'asseoir près de sa tête et dira : « ô âme mauvaise ! Sors pour faire
l'objet de la colère d'Allah et Son dépit. L'âme se dispersera alors
dans son corps. Mais on l'en extraira de manière à déchirer les veines
comme une brosse en fer que l'on retire de la laine mouillée. L'ange de
la mort la prendra. Et les autres anges s'en saisiront tout de suite et
l'envelopperont dans leurs serviettes dures dont se dégagera l'odeur la
plus nauséabonde sur terre. Ils remonteront avec cette âme et, chaque
fois qu'ils passeront près d'un groupe d'anges ceux-ci diront : - « Quelle est cette mauvaise âme ? » - « C'est Un tel fils d'Un tel » en employant les plus désagréables
noms dont on l'appelait ici-bas. Et, ce jusqu'à ce qu'ils arrivent au
ciel le plus bas. Puis ils en demanderont l'ouverture mais ne
l'obtiendront pas. Là, le Prophète - « Qui est ton Maître ? » - « Eh bien, eh bien. Je ne sais pas » - « Quelle est ta religion ? » - « Eh bien eh bien. Je ne sais pas. » Une clameur dira depuis le ciel : préparez-lui un lit et des
vêtements en enfer. Ouvrez-lui une porte débouchant sur l'enfer.
Chaleur et vent brûlant lui viendront de là et sa tombe sera rétrécie
de sorte que ses côtes se croiseront. Puis un homme au visage
désagréable, aux vêtements désagréables et à l'odeur nauséabonde lui
dira : « Sois assuré que ce jour est le mauvais jour qui t'était promis
». - « Qui es-tu puisque ton visage présage du mal ? » - « Je suis ta mauvaise œuvre » « Maître, ne fais pas venir l'Heure » (rapporté par Abou Dawoud, 4753 et par Ahmad (18063), auteur de la
présente version déclarée authentique par al-Albani dans Sahih
al-Djami, 1676). 8/ Effondrement du sol. D'après Ibn Omar le Prophète Le terme « Yatadjaldjatou » signifie s'enfoncer sans cesse. 9/ Déchirer les deux coins de la bouche jusqu'à la nuque. 10/ Ecraser la tête avec des pierres. 11/ Brûler dans un fourneau 12/ Nager dans un fleuve de sang tout en recevant de jets de pierre. D'après al-Boukhari (1386) et (7047) Samoura… D'après Samoura Ibn Djundoub Un matin, il dit : « Deux personnes se sont présentées à moi hier
(en rêve) et m'ont invité à me lever et à les suivre. Je suis parti
avec elles. Ensuite nous avons découvert un homme couché alors qu'un
autre se tenait à ses côtés une grosse pierre à la main. Et puis,
subitement, il lui a asséné un coup à la tête. Celle-ci a éclaté et la
pierre s'est transformée en morceau et les différents fragments ont
roulé çà et là. L'homme poursuivait les fragments et chaque foi qu'il
en saisissait un, la tête fracturée reprenait sa forme normale et
l'homme la frappait de nouveau avec un fragment… Le Prophète Nous avons tous avancé jusqu'au moment où nous sommes arrivés auprès
d'un homme couché sur le dos alors qu'un autre homme se tenait auprès
de lui un crochet en fer à la main. Subitement, il a tranché son visage
en deux morceaux ; il le découpait du coin de la bouche à la nuque, du
nez (narines) à la nuque et des yeux à la nuque » - Abou Radja, le
rapporteur a utilisé le terme yashouqqa. Et puis il le retournait et
faisait de l'autre côté ce qu'il a fait du premier. Mais dès qu'il
terminait un côté, celui-ci reprenait sa forme normal puis il reprenait
l'opération comme au départ. J'ai dit alors : « Gloire à Allah ! Qui
sont ces deux personnes ? – Ils m'ont dit : avance. Nous avons avancé jusqu'au moment où nous sommes arrivés auprès de
quelque chose qui ressemble à un four. – Il semble que le Prophète Nous avons avancé jusqu'au moment où nous sommes arrivés aux bords
d'une rivière – je crois qu'il a dit : rouge comme du sang. A notre
surprise, nous avons découvert qu'un homme y nageait tandis qu'un autre
sur la rive avait ramassé beaucoup de pierres. Le nageur continuait à
nager et l'autre qui avait ramassé des pierres venait vers lui et le
nageur lui ouvrait sa bouche et l'autre y introduisait des pierres. Je
leur ai dit : « Qui sont ces gens-là ? ». Ils m'ont dit : « avance ». Nous avons avancé jusqu'au moment où nous sommes arrivés auprès d'un
homme d'une apparence si désagréable qu'on a rarement vu quelqu'un
comme lui. Il y avait auprès de lui un feu qu'il alimentait et tournait
autour de lui. Je leur ai dit : « qu'est-ce que c'est ? ». Ils m'ont
dit : « avance ». Nous avons avancé jusqu'au moment où nous sommes arrivés dans un
jardin florissant qui comportait toutes les couleurs du printemps. Près
du jardin, se tenait un homme longiligne au point que sa tête se
perdait dans le ciel. A côté de l'homme il y avait le plus important
regroupement d'enfants que j'avais jamais vu. Je leur ai dit : « qui
sont ces gens-là ? » Ils m'ont dit : « avance ». Nous avons avancé jusqu'au moment où nous sommes arrivés à un
jardin dont je n'avais vu un de plus grand ni de plus beau. Le Prophète
(bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Ils m'ont dit : « entre »
nous y sommes entrés et avons débouché sur une cité bâtie avec des
briques en or et d'autres en argent. Nous nous sommes dirigés vers la
porte de la cité pour qu' elle nous soit ouverte. Ce qui a été fait.
Nous y sommes restés et des hommes à moitié d'une beauté que vous
n'avez jamais vue et à moitié d'une laideur que vous n'avez jamais vue
sont venus à notre rencontre. Il (le Prophète) poursuit : « Ils leur
ont dit : « allez vous jeter dans la rivière que voilà. A cet instant,
une rivière d'une blancheur pure fait son apparition. Ils sont allés
s'y jeter. Et puis ils sont revenus vers nous débarrassés de la laideur
susmentionnée et devenus les plus beaux. Il poursuit : ils m'ont dit :
ceci est le paradis Eden et voici votre place. Il (le Prophète) dit :
j'ai levé le regard vers le haut et découvert à ma grande surprise une
maison blanche. Il dit : « Je leur ai dit : « Puisse Allah vous bénir !
Laissez moi l'occuper » Ils ont dit : « Tu n'y entres pas maintenant ».
Il dit : « Je leur ai dit : « J'ai vu depuis hier des choses étonnantes
». Qu'est-ce que c'est ?- Ils ont dit : « Nous allons vous en informer
: Quant au premier que tu as découvert alors qu'on lui écrasait la
tête avec des pierres, il s'agit de l'homme qui apprend le Coran mais
le rejette (pratiquement) et s'endort de façon à rater les prières
prescrites. Quant à l'homme que vous avez vu découpé en des tranches
allant de sa nuque à ses narines et de ses yeux à sa nuque, il s'agit
de l'homme qui quitte sa maison le matin et se livre à des mensonges
diffusés en toutes directions. Quant aux hommes et femmes nus que vous
avez vus dans l'édifice en forme de four, ils sont les adultères et les
adultérines – Quant à l'homme que vous avez vu nager dans la rivière et
recevoir des pierres à la bouche, il est celui qui se nourrit de
l'usure. Le terme kaloub désigne un fer à l'extrémité courbée. Le terme shadq signifie le coin de la bouche Le terme yashdoukhou signifie : blesser Le terme toudahdihouhou signifie : il le fait glisser. Al-Hafiz Ibn Hadjar adit que le hadith indique que certains pécheurs
seront châtiés pendant le barzakh (période entre la mort de la
résurrection) . Fateh al-Bari, 12/445). 12/ Le bétail volé brûlera sur le voleur Al-Boukhari (4234) et Moulim (115) ont rapporté qu'Abou Hourayra a dit : « Nous sortîmes avec le Prophète – « Pas du tout, au nom de Celui qui tient l'âme de Muhammad en Sa
main ! Le tissu se transforme en feu et le brûle ; il le préleva du
butin pris lors de la conquête de Kharbay avant la répartition du butin
». Dit le Prophète Les gens furent pris de panique et un homme apporta une courroie de
chaussure ou deux et dit : « ô Messager d'Allah ! Je les ai ramassées à
Khaybar » - « Une courroie ou deux courroies de feu » Dit le Messager d'Allah 13/ A côté de ce châtiment
physique, il y aura un châtiment moral (psychologique) puisque on
montrera à l'infidèle gisant dans sa tombe la place qu'il aurait occupé
au paradis s'il avait obéi à Allah, ce qui lui inspirera davantage de
remords et de souffrance car il réalise l'importance du bienfait qui
lui a échappé. Ahmad (10577) a rapporté qu'Abou Said al-Khoudri a dit : « J'ai assisté à un enterrement en compagnie du Messager d'Allah - « que disais-tu de cet homme (Muhammad) ? Si le mort était croyant, il dirait : - « j'atteste qu'il n'y a pas de divinité en dehors d'Allah et que Muhammad est Son esclave et messager. » Il lui dit : - « Tu as dit vrai ». Et puis on lui ouvre une porte qui débouche sur l'enfer et lui dit :
voilà la place que tu occuperais si tu n'avais pas cru en ton Maître.
Maintenant que tu as cru en Lui, voici ta place au paradis et on lui
ouvre une porte qui débouche sur le paradis. Il voudra se lever pour y
aller, mais on lui dira : calme-toi. Et puis on élargira sa tombe. S'il
est mécréant ou hypocrite l'ange lui dira : - « que disais-tu de cet homme ? » Il dira - « Je ne sais pas ; j'ai entendu les gens dire des choses … » L'ange lui dira : - Puisses-tu ne jamais rien savoir, ne rien lire et ne pas bénéficier de la guidance ! » Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur le paradis et lui
dira : « voici la place que tu occuperais si tu avais cru en ton
Maître. Maintenant que tu n'as pas cru en Lui, Allah, le Puissant et
Majestueux te l'a remplacé par celui-ci et on lui ouvrira une porte qui
débouche sur l'enfer puis on lui assènera un coup de marteau
qu'entendra toutes les créatures d'Allah, exception faite des hommes et
des djinns… Certaines personnes dirent : « ô Messager d'Allah ! Personne ne voit
un ange tenant un marteau à la main sans être paniqué !… Le Messager
d'Allah Voilà une partie des différents types de châtiments réservés dans la tombe à certains désobéissants. Nous demandons à Allah, le Très Haut de nous protéger contre le châtiment de la tombe.
Les châtiments de la tombe
Extrait d'el Islam, Sou'ale Wa Jawab, du Cheikh Muhammad Saleh Munajjid, Chapitre 'Azab el Qabr Wa Na'imouha, 8829. Publié et mis en forme par Al-Mourabitoune.
le Prophète
a dit : «
Quand un fidèle serviteur est déposé dans sa tombe et que ses
compagnons s'en vont et qu'il entend encore le bruit de leur souliers,
deux anges se présentent à lui, le mettent assis et lui disent :
a dit : « Il voit les deux sièges ». Quant à l'infidèle ou l'hypocrite, l'un et l'autre répondra :
a dit : « Nous sortîmes avec le Messager d'Allah
pour accompagner la dépouille mortelle d'un homme issu des Ansar à sa
dernière demeure. Nous arrivâmes à la tombe avant qu'elle ne fût
complètement creusée et nous nous installâmes avec le Messager
autour de la tombe, dans un silence tel qu'on dirait que des oiseaux perchaient sur nos têtes. A ce moment, le Prophète
tenait un bout de bois et perçait le sol avec. Et puis il éleva sa tête et dit : implorez la protection d'Allah contre le châtiment infligé dans la tombe
(il le dit trois fois ou deux ) Puis il poursuivit : « quand un fidèle
serviteur quitte ce monde pour l'Au-delà, il lui vient depuis le ciel
des anges blancs dont le visage est aussi radieux que le soleil. Ils
s'installeront à vue d'œil de lui et seront munis de linceuls et du
parfum paradisiaques. C'est alors que l'ange de la mort viendra
s'asseoir près de sa tête et lui dira : ô bonne âme ! Sors pour jouir
du pardon et de la miséricorde divine. Elle sortira en coulant comme
une goutte d'eau qui échappe de la bouche d'un outre. Quand l'ange de
la mort recevra l'âme, les autres anges s'en saisiront tout de suite et
la mettront dans le linceul et la baigneront dans le parfum et elle en
recevra la meilleure odeur de musc sur terre. Les anges remonteront
porteurs de cette âme, et chaque fois qu'ils passeront auprès d'un
groupe d'ange, ceux-ci diront : « quelle est cette bonne âme ? » - Ils
répondront : c'est celle d'Un tel fis d'Un tel en employant les
meilleurs noms que le défunt avait dans sa vie d'ici-bas. Arrivés au
ciel le plus bas, on en sollicitera l'ouverture qui sera obtenue sitôt
demandée. Au niveau de chaque ciel l'âme sera accueillie par les
meilleurs et accompagnée jusqu'au ciel suivant ; et ce jusqu'à son
arrivée au septième ciel. C'est alors qu'Allah dira : « Placez les
écritures concernant mon serviteur dans les plus hautes sphères du
septième ciel. Puis ramenez-le à la terre puisque c'est à partir d'elle
que j'ai créé mes serviteurs et c'est en elle que je les retournerai et
c'est à partir d'elle que Je les ressusciterai. Et puis son âme sera
ramenée à son corps, et deux anges se présenteront à lui et le mettront
debout et lui diront,
récita le verset :
Pour
ceux qui traitent de mensonges Nos enseignements et qui s' en écartent
par orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes...
[Sourate Al-'A`râf 7:40]… Allah
dira : mettez les écritures concernant mon serviteur dans un registre
placé dans la plus basse couche de la terre. Puis ramenez-le sur terre
puisque c'est à partir d'elle que J'ai créé les humains et c'est en
elle que Je les retournerai et c'est d'elle que je les ressusciterai.
Son âme sera jetée alors. Selon le rapporteur, le Prophète
récita ce verset :
..
quiconque associe à Allah, c' est comme s' il tombait du haut du ciel
et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un
abîme très profond
[Sourate Al-Hajj 22:31].
Il (le Prophète ) poursuit : « c'est alors que l'âme du défunt sera
ramenée à son corps et les anges l'interrogeront en ces termes :
a dit : «
Tandis qu'un homme traînait son pagne en signe d'orgueil, il fut
englouti par la terre et il ne cessera de s'y dégringoler jusqu'au jour
de la Résurrection » (rapporté par al-Boukhari, 5343 et par Mouslim, 3894).
, le Messager d'Allah
disait souvent à ses compagnons : « Y-a-t-il parmi vous quelqu'un qui aurait fait un rêve ? » - Celui qui en avait fait lui racontait ce qu'il pouvait lui raconter.
dit : « Je leur ai dit : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux hommes ? » Ils m'ont dit : « Avance ».
a dit que des voies confuses s'en dégageaient. Nous y avons jeté un
regard et découvert qu'il y a avait des hommes et des femmes nues
au-dessous desquels des flammes jaillissaient. Quand les flammes les
atteignaient , ils criaient . Je leur ai dit : « qui sont ces gens-là ?
» Ils m'ont dit : « avance ».
pour nous rendre à Khaybar… Allah nous permit de la conquérir. Nous n'y
trouvâmes ni or ni argent, mais nous nous emparâmes de bagages, de
denrées et de vêtements. Et nous nous dirigeâmes vers la vallée. Le
Messager d'Allah
fut alors accompagné d'un de ses esclaves du nom de Rifa'a ibn Zayd.
Quand nous nous installâmes dans la vallée, l'esclave du Messager
d'Allah
se mit à défaire la selle de la monture du Messager quand il fut
atteint d'une flèche mortelle. Nous dîmes : quel heureux martyr, ô
Messager d'Allah !
.
.
et il a dit : « ô gens ! Les membres de cette Umma subiront une épreuve
dans leurs tombes. Quand un homme est enterré et que ses compagnons
l'ont quitté, un ange se présente à lui un marteau à la main et le met
assis et lui dit :
a dit : « Allah raffermira ceux qui auront cru grâce à la parole
stabilisante » (vérifié par el-Albani dans : Tahqiq Kitab es-Sunna
d'Ibn Assim (865).
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