lundi 27 avril 2009
La lapidation dans l'islam
La lapidation dans l'islam
De
nombreux hadîth (qui correspondent aux paroles, aux actes, au
consentement implicite, et au portrait moral et physique du Prophète)
parlent de la lapidation. Bon
nombre d’entre eux sont « muttafaq ‘alaïhi » (que s’accordent à
authentifier el Bukhârî et Muslim). Je ne sais pas ce que cela signifie
à vos yeux, mais pour la majorité des adeptes de « l’islâm sounnite »,
cela représente le plus haut degré d’authentification qui soi après le
Livre d’Allâh. [1]
Il y a notamment la fameuse histoire de Mâ’iz ibn Mâlik el-Aslamî qui implora à quatre reprises au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’appliquer sur lui la loi d’Allâh. À chaque fois, le plus clément des hommes (sallallahu ’alayhi wa sallam) se détournait de lui, et se demanda même s’il était sain d’esprit. Mais, la foi et le repentir de Mâ’iz étaient tellement grands qu’il insista sans relâche jusqu’à ce que le Prophète se plie à sa volonté. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) reprocha même aux Compagnons de l’avoir suivi pour en finir avec lui, alors qu’il cherchait à s’enfuir au cours de l’exécution. [2] Une version chez Muslim précise que son repentir fut tellement sincère qu’il aurait suffi à une communauté entière. [3]
Il y a également l’histoire émouvante de la femme de la tribu de juhaïna, connue sous le nom de ghâmidiya. Celle-ci vint voir le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) alors qu’elle était enceinte et lui demanda de la purifier. Ce dernier la renvoya et lui suggéra de revenir après l’accouchement, ce qu’elle fit. Cependant, il la renvoya à nouveau et lui suggéra de revenir après le sevrage du nouveau-né, ce qu’elle fit. Il voulut la renvoyer encore, mais elle revint avec son enfant qui tenait un morceau de pain dans la main pour lui faire comprendre qu’il n’avait plus besoin du sein maternel. C’est alors que la sentence lui fut appliquée. Après l’événement, le Prophète jura que si son repentir avait été distribué sur soixante-dix habitants de Médine, il leur aurait suffi. [4] En cela, l’évènement n’est pas tragique. Il est, tout au plus, dramatique. En regard de sa finalité, c’est un évènement heureux, et c’est d’ailleurs l’essentiel. Cette brave femme, dont le courage n’a rien à envier à beaucoup d’hommes, fut promise au Paradis.
En outre, rien n’indique dans ces deux histoires que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) était en désaccord avec ce châtiment ou qu’il s’opposait à ce châtiment. Je ne sais pas si vous pesez bien vos paroles, mais pour votre défense, il me semble que vous confondez entre deux choses : entre les lois universelles (el-Irâda el-kawniyyah) et les lois textuelles d’Allâh (el-Irâda e-shar’iyyah). Qu’un homme puisse avoir de la compassion envers celui ou celle qui subit une peine, ou même éprouver une certaine répulsion envers celle-ci est tout à fait naturel. Cependant, cela ne doit pas empêcher d’appliquer la loi avec rigueur. Lorsque le v. 2 de la s. la lumière, condamne tout sentiment de compassion qui pourrait faire obstacle à la sentence, cela ne signifie pas qu’il veut faire de nous des brutes. Concevez la nuance. Il est certain que le Prophète est le plus sensible des hommes, mais au même moment il est le plus prompt à se soumettre au Décret divin qui décèle des sagesses innombrables. Les apparences sont souvent trompeuses, sans compter que le Très-Haut éprouve la fidélité des hommes en leur imposant des peines difficiles à appliquer… wa Allâh A’lâm !
L’anecdote la plus éloquente sur le sujet est celle des deux bédouins qui se présentèrent au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) afin qu’il tranche entre eux sur une affaire d’adultère dans laquelle étaient impliqués le fils de l’un et la femme de l’autre. L’un d’eux, qui semblait plus cultivé, pria au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) de juger entre eux par le Livre d’Allâh. « Je vais juger entre vous par le Livre d’Allâh, répondit-il » Il ordonna ensuite de fouetter le coupable qui n’était pas marié et de l’expulser un an, en sachant qu’il n’est pas fait mention de la sanction d’expulsion dans le Coran. Quant à la femme, elle avoua son crime et fut lapidée. [5]
Ibn Hajar el-‘Asqalânî et e-Nawawî avant lui, pour ne citer qu’eux, relèvent que la lapidation est légitimée à l’unanimité des savants musulmans. Ainsi, votre position rejoint celle de certains kharijites et mu’tazilites (qui retrouvent à notre époque leurs heures de gloire par le biais des néo-rationalistes, à la grande joie des orientalistes !) qui ne reconnaissent pas son statut sous prétexte que le Coran n’en fait pas mention. [6] Tiens, comme les jours se ressemblent ! Est-ce un hasard… Ainsi, la loi prévoit la lapidation pour l’homme ou la femme marié et la peine du fouet pour l’homme ou la femme célibataire. [7] Je ne veux pas ici nourrir les débats entre les savants sur certains détails, mais il faut savoir en gros que la lapidation est établie par le Coran, la Sounnah du prophète, celle des quatre khalifes et le consensus des savants musulmans.
Le Calife ‘Oumar était un inspiré. Il donne l’impression de s’adresser à vous lorsqu’il dit du haut de son minbar : « Allâh envoya Mohammed en toute vérité. Il lui a révélé notamment le Verset de la lapidation. Nous l’avons lu et bien assimilé. Nous avons également appliqué la lapidation après sa mort. J’ai bien peur qu’avec le temps quelqu’un dise : « Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d’Allâh », et qu’il s’égare ainsi pour avoir délaissé un commandement révélé par Allâh. La lapidation est une vérité dans le Livre d’Allah le Très-Haut contre l’homme ou la femme marié qui a commis l’adultère ; à condition d’en apporter la preuve ou qu’il y ait eu une grossesse ou un aveu. » [8] Voici le Verset dont l’énoncé fut abrogé et que rapportent certaines annales suspectes [9] : (L’homme âgé ou la femme âgée lapidez-les jusqu’à ce que mort s’ensuive). [10] Selon une autre hypothèse, qui ne va vraiment dans le sens de votre thèse, la sentence n’est pas explicitement évoquée dans le Coran, qui nous commande toutefois d’obéir à celui sur lequel il fut révélé. [11] Le quatrième Calife, pour sa part, avait bien compris la chose. C’est pourquoi il fit fouetter une femme adultère un jeudi, et lapider un vendredi. Lorsqu’il dut s’expliquer sur la chose, il confia qu’elle fut fouettée selon le Livre d’Allâh et lapidée selon la Sounnah du Messager d’Allâh. [12]
Ensuite, vous dites : « La Sourate « les femmes » (Sourate 4, Verset 15) prévoit qu’une femme convaincue d’adultère soit « enfermée dans une maison jusqu’à sa mort, à moins que Dieu ne lui offre un moyen de salut ». Cependant, la Révélation s’est déroulée sur 23 ans. Des Versets plus précis sur cette question de l’adultère par exemple sont venus après celui compris dans la Sourate des femmes (qui prévoit l’enfermement ; NDLR). L’inscription dans le temps de la Révélation à permis de développer ce que les savants musulmans appellent « la science de l’abrogation ». Ainsi, la recommandation de l’enfermement a été abrogée par un Verset de la Sourate de la lumière qui recommande de châtier les adultères par le fouet. Lorsqu’il a reçu ce Verset, le Prophète a dit « voilà l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères dans la Sourate plus ancienne ».
Il y a plusieurs remarques à faire sur ce passage. La première qui vient à l’esprit, c’est qu’apparemment, vous n’êtes pas offusqué par l’enfermement de la femme convaincue d’adultère jusqu’à sa mort et par la peine de fouet puisque le Coran en parle. N’avez-vous pas peur de choquer ainsi les Occidentaux ? En revanche, comme nous le verrons plus loin, vous ne faites pas la différence entre les peines corporelles prescrites par le Coran et celles qui y sont inexistantes en leur apposant sans distinction un « non » catégorique. Vous êtes en effet : « personnellement opposé à l’application aujourd’hui des peines corporelles, du fouet à la lapidation en passant par l’ablation des membres, etc. » Alors pourquoi toute cette polémique sur la légitimité de la lapidation en regard des textes scripturaires de l’Islam.
Autre remarque, la plupart des textes que les dissidents à la Révélation utilisent en leur faveur se retournent contre eux. [13] C’est normal, me direz-vous, car, comme nous l’avons souligné auparavant, les égarés de toutes confessions, s’appuient généralement sur des arguments ambigus au détriment des arguments formels, trahissant ainsi qu’ils sont plus animés par les passions que par la recherche de la vérité. [14] Ce manque de bonne foi ou, pour le moins, ce manque de rigueur les fait sombrer dans les contradictions les plus aberrantes. Ainsi, ici vous donnez foi aux paroles du Prophète qui prévient que le v. 4 de la sourate les femmes est abrogé, alors que le hadîth sur le sujet est simplement rapporté par Muslim. [15] En revanche, vous ne donnez pas foi à plusieurs hadîth que s’accordent à rapporter el Bukhârî et Muslim et qui ne font qu’enrichir une loi existante ; ce qui en soi est plus concevable que l’abrogation d’une loi… c’est sans commentaire !
Pire, vous omettez de dire que l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères ne porte pas uniquement sur l’abrogation du verset en question par le v. 2 de la sourate la lumière, et qui prescrit de châtier les adultères au fouet. Il s’agit également d’apporter une nouvelle loi disant qu’il faille lapider la femme adultère mariée. En cela, le v. 2 de la sourate la lumière, n’a pas pour vocation d’abroger un autre Verset. Il ne fait que spécifier que le fouet concerne la femme célibataire indépendamment de la femme mariée comme le souligne pertinemment Ibn Hajar. [16] Voilà ce que le hadîth en question révèle. Selon ‘Oubâda ibn e-Sâmit, le Messager d’Allâh a dit : « Prenez de moi, prenez de moi ! Allâh leur a offert une issue. Pour l’homme vierge avec la femme vierge, il est prévu cent coups de fouet et l’expulsion d’un an, et pour l’homme marié avec la femme mariée, cent coups de fouet et la lapidation. » Est-ce un manque de bonne foi ! Je n’en suis pas sûre, car certains manuscrits de sahîh Muslim ne font pas mention du passage en gras…
Notes
[1] Certains orientalistes ont vainement cherché à dénigrer la valeur historique du corpus des hadîth, mais Allâh n’entend que préserver sa religion, comme le formule le Verset : Certes, Nous avons descendu le Rappel, et il Nous incombe de le garder [el-hijr ; 9].
[2] Ce hadîth est rapporté par el Bukhârî (6815, 6825) et Muslim (4396). Cette histoire prouve que la lapidation ne s’applique pas uniquement sur les femmes, contrairement à ce que laissent entendre les détracteurs de la dernière religion révélée aux hommes.
[3] Rapporté par Muslim (4406).
[4] Rapporté par Muslim (4408).
[5] Rapporté par el Bukhârî (6827, 6828) et Muslim (4410).
[6] Voir : sharh sahîh Muslim d’e-Nawawî (11/189) et Fath el-Bârî (15/602).
[7] Certains font la distinction entre la fornication qui concerne l’homme ou la femme célibataire et l’adultère qui concerne l’homme ou la femme marié.
[8] Rapporté par el-Bukhârî (6830) et Muslim (4394).
[9] Voir e-sounan el-koubra de Nassâ-î (4/7156).
[10] Ce Verset aurait été intégré au départ dans la sourate les coalisés ; voir : sharh sahîh Muslim (11/192), Fath el-Bârî (15/635) et subûl e-salâm de San’ânî (7/108).
[11] Voir : Fath el-Bârî (15/635).
[12] Voir : Fath el-Bârî (15/605-606) ; cette annale est en partie rapportée par el Bukhârî (6812) ; elle est également rapportée par e-Daraqutnî (3/123-124) et e-Nassâ-î dans e-sunan el-koubra (4/269-270).
[13] Voir : el-Jawâb e-Sahîh li man baddala din el-Massîh (1/104-105).
[14] Voir notamment : El-Jawâb e-Sahîh li man baddala din el-Massîh (2/710) et majmû’ el fatâwa (3/62-63).
[15] Voir : Muslim (4390, 4391, 3392).
[16] Voir : Fath el-Bârî (15/606-607).
Source : http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article528
mardi 21 avril 2009
Les effets de la louange
Les effets de la louange
De simples mots de reconnaissance et de louange ont sur l'esprit des gens un grand effet et il est possible alors qu'ils consacreront leur vie entière à faire 1e bien dans le but de réussir dans la vie et pour ce que cela apporte à l'esprit de repos et de quiétude.
Ils sont nombreux ces gens qui croient que leur accomplissement dans la vie est tributaire de la considération que leur marquent certains grands personnages et que, sans la bienveillance de ces derniers, il leur serait impossible de s'élever dans la hiérarchie sociale et de parvenir à l'élévation spirituelle.
C'est ainsi que les nations développées à travers le monde font une place importante aux mérites par la considération que manifestent certains grands personnages aux personnes douées et de talent. Cette attitude est décelable à divers degré. Ainsi, il est certain que les talents et les capacités de tout un chacun ne seront pas ignorés car il est mis en place le terreau qui permettra à ces talents et à ces capacités de croître et de se développer, c'est-à-dire de libérer leurs énergies créatrices et de redonner au travail et à l'effort la place qu'ils méritent par la considération accordée aux gens capables et exceptionnels.
L'homme, durant la période de la jeunesse-qui est la plus importante étape de la vie pour ce qui concerne la formation des bases morales-manifeste la plus grande aptitude à louer et à être reconnaissant vis-à-vis d'autrui. Mais plus il avance dans l'âge moins il est dans une telle disposition. Il est donc nécessaire de renforcer, chez les grands hommes, cette tendance à la louange et à la considération, tant qu'ils sont en position d'influencer les plus jeunes.
L'application de ce programme aura une grande influence pour préserver l'équilibre spirituel de la jeunesse. Car parmi les caractéristiques naturelles de la jeunesse, il est celle qui consiste, pour le jeune, à se choisir un modèle d'homme. De sort que si son choix ne se porte pas sur les gens honnêtes et que son esprit ne soit pas disposé à les apprécier et à les considérer, il pourrait alors être tenté d'admirer les déviants et les malhonnêtes hommes dont les comportements deviendraient, pour lui, le modèle social à suivre, ce qui aurait un effet plus que néfaste sur lui.
Ceux qui font preuve d'un bon goût, ont un coeur généreux et une pensée saine ne pourront que louer et apprécier tout travail honnête qu'ils remarqueraient autour d'eux de la part de toute personne. Ainsi, les grandes idées des personnages célèbres et leur capacité de perception des choses a un immense rayonnement, engendrant par la même chez ceux qui les observent une énergie et une vitalité certaine, de même que ces qualités leur apportent réconfort et dynamisme. La fréquentation des gens de bonnes moeurs contribue à élever la pensée de l'homme et à libérer son esprit des entraves qui l'éloignent de la morale. Ainsi, ceux qui sont sensibles au discours des personnages célèbres assoient les fondements indispensables à leur élévation morale et spirituelle.
Cependant, certains sont très avares de louanges et de reconnaissance, même envers les gens qui leur sont proches et ne sont pas disposés à apprécier leurs qualités et leurs compétences ainsi que leurs
réalisations, de quelque nature qu'elles soient.
Certes, la nature malveillante qui est dénuée des qualités humaines et qui est encline aux mauvais penchants lorsqu'elle fait face à toute situation louable juge celle-ci de manière à diminuer sont impact et son apport et à la rabaisser aux yeux d'autrui. Plus encore, les gens de cette nature critiquent tout bien et souffrent de ce qui fait le bonheur des personnes autour d'eux, de même qu'ils ne sont nullement disposés à louer ou à considérer leurs semblables et se réjouissent de leurs malheurs.
De ce fait, les gens dont la nature est malveillante ressentent de la colère quand il arrive que ceux qui les entourent agissent de manière louable ou qu'ils bénéficient de la considération sociale. Il leur arrive parfois d'emprunter les voies de la provocation et de l'agression par dépit et par envie, en voulant les accabler de malheur.
Ainsi donc, les sages tirent les leçons qui se dégagent du comportement des ignorants pour éviter de tomber dans leurs erreurs. Ces derniers, par contre, ne sont pas prêts de suivre la voie des sages et de tirer les enseignements qui découlent de leur morale et de leurs qualités humaines.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/08.htm#2
samedi 18 avril 2009
Quelques réflexions étonnantes sur le Saint Coran
Quelques réflexions étonnantes sur le Saint Coran
Le Coran recèle d'innombrables merveilles. Ce livre
est un concentré de la création, permettant à la pensée humaine de
s'apercevoir des secrets de la création et de ses liens avec le
Créateur. Nous avons relevé quelques coïncidences ayant trait à la
magie des chiffres. En les étudiant, l'homme se rapprochera de son
Créateur et s'apercevra mieux de Ses miracles.
Divers mots sont répétés, de façon stupéfiante, dans le Coran et une fois comptés, ils sont étonnamment égaux. Les mots " monde" et "Au-delà" sont répétés 115 fois tous les deux. Cette égalité et harmonie se retrouvent dans de nombreux cas.
Le grand Prophète de l'islam a récité les versets du Coran, pendant 23 ans. Il ne pouvait sans la révélation divine réussir à égaliser le nombre des mots. S'il avait même réussi à le faire, il l'aurait considéré comme le plus grand avantage du Coran et l'aurait relevé à l'intention des Musulmans.
Mais le Prophète (saws) n'a rien indiqué de la sorte, le monde de l'Islam ignorant lui-même ces spécificité du Coran. Allah a permis ces découvertes, en cette ère de progrès ahurissants des ordinateurs, a révélé les immenses secrets de Son livre, et' prouvé l'authenticité du Coran, par les chiffres et le calcul, à l'homme ignorant et inique.
Maître Abol Razaq Nofel écrit dans la préface de son ouvrage :
"J'ignorais que le Coran était doté de tant d'harmonie. Chaque fois que j'ai entrepris un sujet de recherche dans le Coran, j'y ai trouvé une surprise. Et quelle surprise: une répétition de chiffres; une harmonie dans les sujets abordés, soient qu'ils se ressemblent, soient qu'ils soient tout à fait différents. C'est là un miracle, qui n'est révélé qu'au chercheur, qu'à l'étudiant ou qu'au lecteur à la foi absolue, que le Coran n'est que la révélation d'Allah au dernier de Ses prophètes; car ce miracle est surhumain et bien au-dessus de la raison de l'homme. "
Le monde et l'au-delà
Le terme monde est répété 115 fois, autant que le mot " au-delà".
Il ne faut pas croire qu'ils viennent toujours ensemble et que pour cette raison, leur nombre est égal. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces deux mots ne sont accolés qu'une cinquantaine de fois, chacun venant séparément, au moins une fois et demie en plus, au total 115 fois pour chacun d'entre eux.
Le miracle des chiffres ne se limite pas, seulement, à l'égalité des termes ou sujets identiques, relatés ou même contraires. Cette harmonie des chiffres est venue au jour pour d'autres cas.
Autre surprise du Coran : le mot "el kufr", impiété et le terme "kufran" se répètent, respectivement, 17 et 8 fois, totalisant 25. Or le mot "el Iman", la foi, et "Imanan", dérivé de la même racine, reviennent, aussi, au total, 25 fois, contrairement à cette égalité des 2 mots "kufr" et "Iman". Iman et ses dérivés reviennent 84 fois dans le Coran. Bien que "Kufr" et ses dérivés ne se répètent que 506 fois, le synonyme de "kufr", "zilal" et ses dérivés reviennent 191 fois, totalisant avec "kufr" 697, Iman et ses dérivés 811 fois. La soustraction de ces deux chiffres donne 114, c'est-à-dire le nombre des sourates du Coran (peut être cela signifie-t-il que l'impiété et la foi sont séparés, par un seul Coran).
La multiplicité est un autre miracle du Coran. Certains termes sont le multiple de 2, 3 ou plus d'autres termes, et cela, non pas par hasard, mais bien par une intention volontaire, servant à prouver un but.
Par exemple le mot "er Rahman", qualité divine, vient 51 fois. Le mot "er Rahim" (miséricordieux) se répète 95 fois, sous cette forme, et 20 fois, sous la forme "Rahiman". La racine Rahim revient 115 fois, mais une seule fois qualifiant le Prophète (saws) lui-même.
Aussi Allah est qualifié 114 fois "er Rahim", tandis que "Rahman" (clément) ne revient que 57 fois, c'est-à-dire la moitié des sourates du Coran.
Les chiffres 7 dans le Coran
Certaines harmonies sont le fait du chiffre sept dans le Coran, qui a désigné 7, en tant que chiffre des cieux et le répète aussi 7 fois.
Lorsqu'il parle de la création du ciel et de la terre en six jours ou période, il le fait 7 fois. Quand le Coran présente les créatures à Allah, en rangs, il le dit 7 fois : "Et ils seront présentés en rang devant ton Seigneur." (sourate 18 Verset 48). Allah a répété les dérivés de rang en 7 autres versets. Les dérivés de "Saf", rang, reviennent aussi 7 fois :
"Et très certainement Nous t'avons apporté les sept de ceux que l'on répète, et aussi la grande lecture." (sourate 15 Verset 87).
Ou bien :
"I1 est aussi de ceux qui font largesses de leurs biens dans le sentier d'Allah, comme d'un grain d'où naissent sept épis à cent grains l'épi. Car Allah multiplie en faveur de qui Il veut." (sourate 2 Verset 261).
"Oui, si tout ce qu'il y a d'arbres sur terre devenait plumes et que la mer et sept mers après elle, fournissent l'encre, les paroles de Dieu ne seraient pas épuisées." (sourate 31 Verset 27).
A propos de la Géhenne, le Coran dit : "Elle a sept portes; à chaque porte, partie d'entre eux sera répartie." (sourate 15 Verset 44). La première sourate du Coran comporte 7 versets et sept aussi représente le nombre des mots compris dans le témoignage.
Le miracle de 19 et la répétition des mots.
L'un des miracles du Saint Coran réside dans son ordre numérique spécial, que personne d'autre qu'Allah ne pouvait instaurer. L'homme est incapable d'en ordonner les bases sur le chiffre 19, car la probabilité de l'avoir fait a été calculée par l'ordinateur et revient à 1 divisé par: 6x26 x 1024 x 626; C'est-à-dire, en pratique, zéro.
1- La phrase "Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux" est composée de 19 lettres.
2- Le Coran possède 114 sourates un multiple 6 de 19.
3- Les 5 premiers versets de la Sainte " 'Alaq " (sourate 96), la 1ère sourate révélée au Prophète comprennent 19 mots.
4- La première révélation de la Sourate " 'Alaq " a compris 76 mots, c'est-à-dire 19 x 4.
5- La première révélation de la Sourate " 'Alaq " comprend 19 versets.
6- La première sourate révélée, comptée à rebours, de la fin, est la 19ème.
7- La Sourate " 'Alaq " totalise 285 mots, c'est-à-dire 19 x 15.
8- La dernière sourate du Saint Coran comporte 19 mots.
9- Le premier verset de la dernière sourate du Coran est composé de 19 lettres.
10- Les neuf premiers versets de la Sourate "el Qalam" (sourate 68) comportent 38 mots, c'est-à-dire 19 x 2.
11- Les dix premiers versets de la 3ème sourate révélée "al Mozamel" comprennent 57 mots, c'est-à-dire 19 x 3.
12- Le Verset 30 de la Sourate "el Modasser" (sourate 74) cite le chiffre 19. "Ils sont dix-neuf à y veiller."
Le miracle scientifique du Coran
Les enseignements du Coran ont haussé la valeur et le respect du savoir des Arabes et de tous les Musulmans. Avant tout le monde, le Coran a admiré la science et les savants, au point de dire dans la Sourate "l'Araignée" (sourate 29), Verset 49 : "Ce sont au contraire des versets évidents dans les poitrines de ceux à qui science a été donnée. Et ne nient Nos signes que les prévaricateurs."
Dans la sourate 45, Versets 3 à 5, il est dit:
"Oui, il y a dans les cieux et la terre, des signes, certes, pour les croyants. Et dans votre propre création, tout comme en ce qu'Il fait foisonner du genre animal, il y a des signes pour les gens qui croient avec certitude.
De même, dans l'alternance de la nuit et du jour, et dans ce que Allah fait descendre du ciel, de par l'eau nourricière, - par quoi Il donne vie à la terre une fois morte, - et dans le déploiement des vents, il y a des signes, pour les gens qui comprennent."
Le livre d'Allah, tout au long de la révélation, a divisé la science connue de l'époque en : astronomie, physique, chimie, les observatoires, la biologie botanique, la géologie etc... Ces sciences de base, en progressant, rapprochent les peuples d'Allah et renforcent la foi en Lui.
La sourate 35, Verset 28, dit :
"Il y en a de même, parmi les hommes, et les animaux et les bestiaux. Les couleurs de tout cela sont différentes. Rien d'autres : craignent Allah parmi Ses esclaves, ceux qui savent. Oui Allah est Puissant, Pardonneur."
Plus intéressant encore, c'est que les premiers versets révélés du Coran ont trait absolument à l'enseignement et à l'apprentissage. La première révélation annonce l'aube du savoir et le rang éminent de la science, et que la raison divine portera aussi le drapeau de cette mission. Comment il n'en serait pas ainsi, alors que les cinq premiers versets de la première sourate révélée:
"Lis, par le nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur, le Très Noble, c'est Lui qui a enseigné par la plume. Il a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas."
Le Saint Coran, dans presque 750 versets, traite de certains aspects de la science, en tant que sujets généraux. Ces versets, dans une ère où les individus et les sociétés ont foi en la science, sont une nouvelle découverte. C'est là l'un des miracles du Coran où la force et la puissance des nations est évaluée par la science, la technologie, la culture, la connaissance, l'innovation et les découvertes. Ces notions étonnantes du Coran n'ont pas trait uniquement à une culture ou à une époque déterminée. La plume, c'est-à-dire le premier instrument d'écriture, est la première chose sur laquelle le Créateur de ce monde a juré. Les Musulmans, ainsi motivés, ont rédigé divers ouvrages scientifiques.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/coran/rfcoran.htm
jeudi 9 avril 2009
Grande Mosquée de Paris : Dalil Boubakeur glorifie Israël
Grande Mosquée de Paris : Dalil Boubakeur glorifie Israël
« Concernant les derniers événements à Gaza, je crois personnellement
que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des
années le territoire d'Israël, elles suscitent forcément des réactions
d'Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles.
Ce qui est irresponsable et dangereux ».
Celui qui s'exprime ainsi n'est pas
membre d'un lobby pro-israélien en France ni un élément de la
communauté juive de ce pays. Ces propos ont été tenus par le recteur de
la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, dans une interview,
publiée mercredi 1er avril, par magazine israélien « SVP-Israël ».
« J'ai grandi en Algérie. Je me
rappelle que nous disions alors - lorsque des juifs s'installaient dans
un village - que la richesse venait avec eux et que s'ils partaient, la
misère revenait. Il faut savoir que l'antisémitisme n'est pas une
invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour
un arabe n'a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre
soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à
se tenir la main, poursuit M. Boubakeur.
Puis le recteur évoque un projet de
voyage en Israël et glorifie ce pays et l'intelligence de ses hommes,
comparés à leurs voisins des pays arabes. « Concernant Israël, je le
voie et l'admire comme un pays en pleine expansion et qui a d'énormes
possibilités grâce à l'intelligence de sa population, surtout quand on
voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux
terres de ses pays voisins... Israël est l'expression même de l'homme
livré à la nature. D'où l'importance à mes yeux, de la connaissance et
de l'intelligence humaine ».
Au lendemain de sa publication,
l'entretien suscite déjà un malaise au sein de la communauté musulmane
en France et pourrait mettre le gouvernement algérien dans l'embarras
dans le contexte des élections présidentielles qui démarre le samedi 4
avril dans l'Hexagone. Le journal, qui se présente comme le guide
magazine israélien du tourisme et des affaires, insiste en effet sur
l'appartenance de la Grande Mosquée de Paris à l'Algérie. Certains
passages laissent entendre que le recteur s'exprime officiellement au
nom d'Alger.
Mais il y a aussi le contexte de la
publication de cet entretien. Elle intervient le jour de la prise de
fonctions en Israël du gouvernement de coalition de droite et d'extrême
droite, dirigée par Benyamin Netanyahou. Les propos de M. Boubakeur
interviennent également dans un contexte international où même les
défenseurs habituels d'Israël en France se montrent discrets, après les
massacres et les crimes de guerre commis par l'Etat hébreu à Ghaza.
« Le recteur de la Mosquée de Paris a
toujours cherché à plaire aux associations communautaires juives en
France. Mais cette fois, il est allé trop loin », souligne un
responsable d'une association communautaire algérienne.
Et bien voilà, une fois de plus, la démonstration éclatante de la profonde trahison de ces personnages répugnants qui règnent sur les institutions encadrant les musulmans en France.
Voilà un individu qui se prétend musulman mais qui n'hésite plus à afficher clairement son soutien total aux sionistes qui affament, humilient et massacrent quotidiennement des musulmans hommes, femmes et enfants...
Voilà un individu qui tourne le dos à Dieu et se jette dans les bras de Satan, pour quelques miettes de richesse et de prestige...
Quelle honte, quelle bassesse ! Mais bon, est-ce si étonnant ? Harki, fils de harki... Que pouvait-on espérer d'autre de cette ordure ?
Le point positif c'est que chaque jour qui passe permet aux musulmans qui veulent ouvrir les yeux d'avoir des éléments de plus en plus flagrants de la véritable nature de cette "élite" qui nous dirige et qui nous égare... car si après de tels propos, un musulman est encore capable de faire semblant de ne pas voir et ne pas comprendre, c'est qu'il a choisi son camps !
De toute façon, cela indique encore que nous nous trouvons assurément dans la période de la fin des temps, alors réjouissons nous de la venue très prochaine inchallah de l'Imam el Mehdi qui saura, par son sabre tranchant, s'occuper comme il se doit de ces vermines...
lundi 6 avril 2009
Le sens du Bien en Islam
Le sens du Bien en Islam
Parmi les caractéristiques intrinsèques au musulman, il y a l'amour et la compassion. Ces deux qualités découlent d'une sincérité dans la foi qui l'amène à considérer tout ce qu'il a comme venant de Dieu. et tout ce qu'il donne il le donne à lui. Celui à qui est accordée cette grâce, son cœur déborde d'amour pour les êtres, même si aucune relation ne le lie à eux, car sa conduite s'inspire de l'amour ardent qui passionne son cœur et qui coule de la fontaine inépuisable de l'amour divin.
Y a-t-il en effet un stimulant plus fort que la foi et la sérénité envers Dieu, ainsi que l'espérance en sa Miséricorde et Sa récompense future pour encourager l'homme à faire le bien d'une façon désintéressée et loin de toute amère-pensée ?
Ainsi donc, la piété et la bienfaisance n'ont de véritable sens que s'ils émanent d'un cœur sincère et visent un objectif sacré, en l'occurrence la satisfaction de Dieu.
Cela dit, l'Islam œuvre constamment en vue de guider les consciences vers ce but sacré et sublime.
Pour ce faire, il ouvre à l'homme les vastes horizons de l'intelligence et de l'imagination et les met en adéquation avec les aspects physiques et métaphysiques de l'univers de façon à ce qu'il s'imprègne de l'immensité et de l'éternité de la puissance divine et afin qu'apparaisse, devant lui, la Vérité, dans tout son éclat.
Évidemment seuls ceux qui font preuve d'une adoration dévouée à Dieu et qui se souviennent constamment de lui, peuvent éprouver ce genre de perception supra-humaine.
En effet, le dévouement au Créateur et la recherche de Sa proximité et de Sa protection font parvenir l'homme à une station spirituelle telle qu'il peut pénétrer le sens véritable du "vicariat de Dieu", (khilâfat Allâh) et qu'il devient un être imprégné d'amour devant lequel la voie de la vertu sera aplanie.
Par ses préceptes et ses enseignements, l'Islam nourrit en l'homme ce genre de sentiments naturels qui existent en chacun de nous. Une fois que l'amour devient le reflet de ces sentiments et déborde sur le cœur de l'homme, celui-ci sera forcément enclin à suivre la voie du bien et à se dévouer pour ses semblables. En revanche, la haine et la volonté de faire le mal ne peuvent tenir dans un tel cœur et finiront par se dissiper, car l'amour ne saurait cohabiter dans un même cœur avec l'infâmie et les souillures de l'âme.
Il va de soi que la guidance de l'Islam et l'éducation morale et spirituelle qu'il destine à l'humanité entière laissent à l'intérieur de l'âme une influence bénéfique considérable, une fois qu'elle s'en imprègne. De fait, en prenant conscience de l'existence d'une relation étroite et ferme entre sa personne et le monde qui l'entoure, l'homme agirait en conséquence, en respectant et en se conformant aux lois de l'univers, c'est-à-dire en étant en harmonie avec l'ordre cosmique tel qu'il a été établi. Ce faisant, il aura pour toutes les créatures un regard plein de compassion, à l'exception de celles qui sont nuisibles. L'homme parvenu à cet état spirituel où se révèlent sa grandeur et sa noblesse dans toute leur plénitude. sera purifié de toutes les souillures de l'âme. Il constituera un facteur positif dans l'existence humaine et partant dans l'ordre cosmique.
N'est-ce pas la connaissance spirituelle qu'avait le prophète qui lui faisait dire à propos de ceux qui s'étaient opposés à son message : "Seigneur, dirige mon peuple sur la bonne voie, car il est dans l'ignorance". Bien plus la compassion du Prophète (saws) n'englobait pas seulement son peuple, elle s'étendait à toutes les créatures. C'est ainsi qu'il enseignait à ses compagnons la généralisation du bien et de la compassion même envers les animaux. Un jour il leur raconta ce qui suit : "Alors qu'il souffrait de la soif en plein désert, un homme vit un puits dans lequel il descendit pour se désaltérer. En remontant, il vit un chien haletant et mourant de soif. Pris de pitié, il redescendit dans le puits et remplit ses chaussures pour pouvoir donner de l'eau au chien. Dieu lui pardonna toutes ses fautes passées à cause de ce geste-là." Les compagnons lui dirent : "Serons-nous récompensés pour notre compassion à l'égard des animaux ?" Il répondit : "Oui ! Vous serez récompensés en venant en aide à tout ce qui possède un cœur."
Ceci dit, il nous incombe de ne jamais agir par anticipation ou avec des idées préconçues devant n'importe quel évènement, mais de toujours chercher à en connaitre les raisons. C'est comme le malade que le médecin ausculte pour connaître les symptômes de son mal.
Le sens du bien dans le monde moderne
Nous savons tous que les pays riches consacrent une part de leur budget à l'aide aux pays pauvres. Ceci est une bonne chose en soi, mais malheureusement, cette aide n'est jamais dénuée d'arrière-pensées non louables. Les considérations humanitaires ne sont pas les seules à entrer en ligne de compte. C'est souvent des raisons bassement mercantiles ou politiques qui déterminent cette aide. On maintient en vie des pays qui, s'ils entraient en révolution mettraient en danger les pays riches eux-mêmes. Quant aux actes charitables accomplis par certaines personnes qui veulent d'ailleurs donner à leurs actes une publicité la plus large, ils ne sont souvent que des manœuvres de snobisme qui finissent le plus souvent en pure perte ou des tremplins pour lancer de nouvelles stars de la politique mondiale.
On veut bien penser que, bien que ce soit l'intention d'un acte qui détermine sa valeur, dans ces cas-là le résultat soit pris en considération si quelque aide matérielle parvenait quand même aux malheureux du monde. Mais ce serait faire injure à la morale que d'assimiler une bonne action à une équation mathématique, ne prenant en compte que les chiffres.
Voici ce que dit Alexis Carrel à ce propos :
"Le mobile de nos actions est l'acquisition d'un progrès personnel, et en premier lieu les intérêts financiers et la satisfaction de l'instinct de mise en valeur de sa personnalité, de la recherche de la promotion et des grades, ainsi que de la gloire et du rang social. Ces visées se camouflent parfois sous les masques de l'ostentation et de l'amour du genre humain. Il nous est possible d'observer les défis secrets et les trahisons inavouées dans les milieux militaires, les universités, les milieux politiques et judiciaires, où l'idée d'honneur est souvent défigurée.
Ceux qui se consacrent à une grande cause, ou s'efforcent sincèrement sans ostentation sont souvent considérés par la plupart de gens comme des fous misérables. On peut observer les signes de la recherche de l'intérêt personnel partout. Dans une femme qui se consacre aux œuvres de bienfaisance, mais ne nourrissant pas dans son cœur le moindre sentiment d'aide au nécessiteux, et qui en fait convoite un poste de direction d'une œuvre de bienfaisance par exemple ou bien encore de recevoir la médaille d'honneur dont elle pourra tirer plus tard quelque bénéfice quand elle ouvrira une boutique commerciale par exemple.
Dans un médecin célèbre qui conseille ses étudiants et ses patients d'utiliser un médicament pour lequel il reçoit un pot de vin de la part du fabriquant.
Dans un homme de science universitaire qui ne vise pas dans ses efforts le progrès scientifique, mais qui espère acquérir une chaire à l'Académie des sciences, titre qui lui ouvrira la porte à ses intérêts matériels. Dans des médecins qui ne respectent pas le coté moral de leur profession dans leurs expérience, et la préservation du secret de leurs patients.
Dans un étudiant qui tente de corrompre le secrétaire de la faculté pour obtenir les question qui seront posées aux prochains examens. Dans des étudiants qui se livrent à la commercialisation au marché noir des avantages matériels qui leur sont offerts pour leurs études.
Souvent, la recherche de l'intérêt personnel se cache sous le voile de la science, de l'humanitarisme, du sacrifice et de l'intégrité. Nous sommes soucieux de gagner de l'argent, car l'argent est tout, et il nous confère la puissance. On peut tout acheter avec. L'argent satisfait nos misérables désirs."
Il va de soi que cette conception du bien qu'ont les pays riches est dénuée de tout sentiment noble qui donne au geste charitable toute sa valeur humaine. Ce qui n'est pas le cas bien sûr, dans l'enseignement religieux des prophètes, où chaque acte de bienfaisance est un maillon d'une chaîne de vaste solidarité sociale qui relie toutes les catégories sociales et tous les individus. Voici à titre d'exemple ce qu'enseigne l'Islam :
"Un homme vint un jour chez le Prophète (saws) et lui dit : J'ai faim O envoyé de Dieu"; Celui-ci envoya quelqu'un auprès de son épouse pour lui apporter de quoi nourrir l'homme affamé. On lui apprit qu'il n'y avait rien chez lui, sinon de l'eau. L'Envoyé de Dieu (saws) se tourna alors vers ses compagnons et leur dit: "Lequel de vous veut donner l'hospitalité à cet homme-ci ?" Un homme des Ansar (premiers musulmans de Médine) accepta d'être l'hôte de l'invité de Prophète. Cet homme se rendit donc chez lui accompagné de l'indigent, mais sa femme lui apprit que la nourriture disponible pouvait juste suffire aux membres habituels de la famille. Il demanda quand même que le repas fut servi, et s'asseyant lui-même dans un coin sombre, il se débrouilla pour que son invité qui mangea à sa faim, ne se rendit pas compte qu'il ne mangeait pas.
Dans ce même ordre d'idées, El-Majlisi rapporte dans le niveau de sa réflexion s'approfondit "Tout musulman doit faire chaque jour une bonne action". quelqu'un lui dit : "Et qui peut supporter cette tâche ?" Il répondit : "En débarrassant la voie des objets qui l'encombrent, tu auras accompli une bonne action."
Il y a lieu de signaler cependant que ce genre de bonnes actions que l'Envoyé de Dieu (saws) compare à un simple geste consistant à enlever des pierres sur la voie, constitue le minimum que peut accomplir un musulman dénué de moyens et de ressources pouvant lui permettre de faire mieux. Quant à ceux dont la position sociale est plus aisée, ils doivent faire des actes de charité en fonction de leurs ressources et de leur rang social. En d'autres termes, chaque membre de la société est tenu de faire des actions de bienfaisance proportionnellement à ses capacités.
Un de mes amis, qui exerçait dans un service des œuvres sociales m'a fait un jour, la confidence suivante : "Chaque jour, avant de commencer mon travail, je me suis fixé un programme consistant à faire une bonne action ne serait-ce que de donner des conseils à celui qui ne sait pas comment commencer son travail."
En effet, si chaque musulman applique selon ses capacités les directives du Prophète (saws) en matière d'éthique, nul doute que la vie sociale aura plus de dynamisme et partant plus d'efficacité et que beaucoup de problèmes seraient ainsi résolus.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/07.htm#4
jeudi 2 avril 2009
L'effet de la foi et de la raison sur la formation de l'homme
L'effet de la foi et de la raison sur la formation de l'homme
L'Islam voit dans la force de la raison un fondement dans la formation
de l'homme et insiste pour qu'elle soit suivie dans la vie pratique et dans la pensée libre pour s'orienter dans les dédales de l'existence, pour être plus perspicace et apporter sa pleine contribution à l'ensemble de l'humanité.
En même temps, l'Islam ne privilégie pas totalement la raison de manière exclusive, en s'y référant abusivement, la trouvant même inapte à apaiser le feu des passions. Le rôle de la raison dans la
transformation de la vie ne doit pas être un rôle purement passif, mais doit contribuer à transporter l'homme de niveau de la vie animale à un stade supérieur qui le mette à l'abri de la tyrannie des instincts et de l'assouvissement des désirs.
La différence entre l'homme et les autres créatures ne réside pas seulement dans le fait qu'il soit doué de raison et de sens. L'homme domine le reste des animaux par sa foi et sa perception de cette foi. C'est pour cela qu'il est responsable, dans le système de la création, et qu'il doit se fier à sa foi et à son
entendement personnels vis-à-vis des aléas de l'existence et dans tous ses comportements et activités, individuels ou sociaux, ayant trait à ses préoccupation d'homme.
L'homme, dans sa quête du bonheur, a besoin d'un élément moral qui lui permette de mieux appréhender le monde. Cet élément c'est le discernement que Dieu nous accorde et qui nous évite l'inconscience et les déviations de l'âme. La foi en Dieu a une valeur intrinsèque dans la vie des gens. Elle est la source de la liberté individuelle et de la promotion humaine. Elle joue un rôle particulier dans le développement de la personnalité humaine.
Les effets de la foi en Dieu apparaissent dans tous les domaines de la vie. La foi restreint la pression des instincts animaliers de manière radicale et sauve l'homme des atteintes malsaines. Les résultats de la foi en Dieu sont la patience, la résistance aux tentations matérielles et donc la sérénité de l'âme. Par contre, la désobéissance à Dieu. le manque de sens moral et l'inclination aux désirs de l'âme briment la vie sentimentale et accentuent la faiblesse de la personnalité morale. Le manque de foi rabaisse l'humain du rang d'être vertueux à celui d'être barbare.
En ce qui concerne les systèmes pédagogiques mis en place par l'homme, ceux-ci n'ont pas la capacité nécessaire pour limiter les déviations de l'esprit et de combler les defficiences morales de l'humanité, car le système éducatif et scientifique moderne repose sur les éléments que sont la raison et la science, en excluant la foi en Dieu.
Max Planck, le célèbre physicien allemand, écrit:
"L'homme, au quotidien, a besoin de fondements nécessaires qui sont plus nécessaires pour lui que sa soif de connaissances scientifiques. Ces fondements doivent être mis à la disposition de l'homme, hors du système de la raison.
La raison doit faire place aux lois de la morale. de même que la connaissance scientifique doit céder le pas, parfois, devant la croyance religieuse."
Ainsi, si la direction morale n'arrive point à éveiller les consciences aux lumières de la religion, les fondements et principes terrestres humains ne pourront pas faire naître dans l'âme humaine les sentiments vertueux lui permettant d'assumer les responsabilités conversationnelles qui sont les siennes.
Nous observons que l'Islam n'a pas ordonné à ses disciples de fuir les plaisirs licites qui ont été accordés par Dieu à ses créatures. Bien au contraire. Certes, le Coran nous avertit que plonger dans une vie de plaisirs illimités et de confusion des réalités de la vie, en ne retenant que la seule dimension matérielle, ne convient point à une humanité vertueuse: "On a enjolivé aux gens l'amour des choses qu'on désire: femmes, enfants, trésors thésaurisés d'or et d'argent, chevaux marqués, animaux et champs; tout cela est objet de jouissance temporaire pour la vie présente. Alors que prés de Dieu il y a belle retraite."
D'un autre côté, l'Islam ne rejette pas l'aspect matériel de la vie de l'homme, mais refuse plutôt le repli sur soi et le rejet des plaisirs licites: "Dis Oui a interdit la parure de Dieu qu'Il a produite pour Ses esclaves, ainsi que les excellentes nourritures?!. Dis: Elles seront, dès la vie présente, à ceux qui croient, exclusivement leurs au jour de la résurrection. Ainsi détaillons-Nous les signes pour les gens qui savent."
Le renoncement aux plaisirs matériels signifie l'humiliation de la raison et l'élévation de la matière au rang d'objectifs de la vie. Les biens de la vie terrestre tentent, le plus souvent, les gens de peu de volonté et de foi qui n'ont pas cette force de contrôle dont dispose le vrai croyant et qui lui sert de guide.
En conséquence, l'Islam conçoit l'homme comme possédant une personnalité saine, doté d'un pouvoir de réflexion et persévérant dans la vertu, ce qui lui permet d'assumer son rôle principal, à savoir se construire lui-même et bâtir un société de manière juste en se libérant des chaînes qui l'enserrent, en fuyant les tentations sans pour autant renoncer aux plaisirs licites.
L'homme dont l'Islam parle comme d'un modèle d'éducation parfait est cet individu réfléchi, positif, efficace et bien élevé. C'est un homme dont on observe la droiture, la complémentarité, la réflexion et le comportement, dans tous les domaines de la vie. son âme, libre et bien éduquée, lui donne un équilibre qui lui autorise certains plaisirs sans verser dans l'excès matérialiste et de participer à la civilisation et progrès de l'humanité.
La première des étapes sur cette voie menant à la perfection est la purification de l'âme, signalée par le Coran comme préambule à l'éducation de l'être humain et l'acquisition des connaissances scientifiques: "C'est Lui qui a envoyé chez les gentils un messager des leurs qui leur récite Ses versets et les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, quand même qu'ils fussent auparavant dans un égarement manifeste."
Ce principe fondamental qu'est la "purification de l'âme" est l'indication permettant de connaître la vraie nature de l'homme. Il n'y a pas, dans l'Islam, de références scientifiques matérielles qui pourraient
donner la valeur de l'homme, car ces références concernent un ou deux aspects et ne permettent pas de prendre en compte les autres facettes de la personne.
Certes, les sciences ressortissent de l'humain; elles sont le résultat du travail de l'homme et constituent ses acquis. La vie se fonde également sur ces sciences. Cependant, cette richesse matérielle doit être complétée par une richesse morale qui relève l'homme du monde physique au monde spirituel, lui permettant ainsi de palier les lacunes de la science. Car cela est plus facile à combler que les déficiences de l'âme.
L'émir des croyants (Ali) disait, à ce propos, ce qui suit;
"Si nous ne souhaitions pas le paradis et ne craignions pas ni l'enfer, ni récompense ni châtiment, nous serions tout de même obligés d'avoir de bonnes mœurs, car elles sont la voie de la réussite."
Il disait également:
"Résiste à la tentation avant qu'elle ne te domine, car si elle grandit elle te dominera et t'orientera sans que tu puisse la combattre."
"L'esclave de la tentation est plus vil que tout autre esclave."
"Celui qui vainc sa tentation préserve sa dignité."
Pour Wayne Durant:
"Notre raison et nos besoins sont comme le vent qui pousse les navires, mais nous ne devons pas laisser les voiles à l'abandon, car si nous leur cédons elles nous domineront et nous serions tels des esclaves ou des prisonniers. Chacun d'entre nous a pu voir, durant sa vie, des gens prisonniers de l'envie, du plaisir ou de la colère. Faute d'y mettre un frein, cela entraîne la dégradation des mœurs de l'homme. Je rappelle l'histoire bien connue des enfants de Kesroès-roi perse zoroastrien. Leur nourrice les laissait libres de faire tout ce qu'ils voulaient. Le résultat a été qu'ils sont devenus des incapables et des pervertis.
Donc, la primauté de la connaissance sur les penchants et les tentations est l'essence même de la raison et la base du self-contrôle qui sont le fondement nécessaire à la formation des caractères."
La volonté est au centre des activités et des responsabilités dans le système éducatif de l'Islam. L'homme étant doué d'une liberté de réflexion et d'exécution doit s'en servir de la meilleure manière possible afin de se consacrer à ce qui est son véritable objectif: son accomplissement.
Même si l'homme n'est pas totalement libéré des instincts qui le régissent, il demeure qu'il a toute liberté de choisir la façon d'y répondre et de d'y réagir. Sa volonté lui permet de contrôler ses actions et ses sentiments afin d'ouvrir la voie d'une activité mentale et spirituelle plus riche, c'est-à-dire de se forger une personnalité plus forte et plus profonde chaque jour.
Jacquaud disait:
"Pour empêcher l'implosion de la personnalité et sa multiplicité-qui réduit le self-contrôle-nous devons procéder à une utilisation et une division du temps très strictes. Car l'organisation de la vie selon des
programmes bien établis atténue les effets des impulsions et fait que l'inconscient accepte l'idée qui a pris corps.
Pour cela, il suffit de laisser libre cours à l'imagination pour régler nos activités, au moment le plus approprié ou avant le sommeil. Car cela cultive chez la personne une bonne habitude: la discipline et l'ordre. Ceux qui ne possèdent pas cette habitude et qui ne s'y préparent pas à temps verront des changements surprenants survenir à eux et auxquels ils ne pourront pas faire face. Les progrès qu'ils feront dans tous les domaines aideront à leur accomplissement grâce à cette organisation du temps.
Ceci n'est pas étonnant, bien que nous devrions savoir entraîner notre esprit à étudier les questions qui les préoccupent et à opérer les changements nécessaires, bientôt il sera en mesure d'atteindre ses objectifs.
La régularité préparera le terrain à une activité quotidienne accrue et cette augmentation s'accompagnera d'une augmentation des moyens d'action, d'un élargissement du champ des possibilités, d'un gain de données nouvelles et d'un accroissement des opportunités bénéfiques."
Il est certain que le combat de l'âme encline aux tentations est chose difficile. L'Islam, à cet égard, assure que la victoire contre les tentations dénote la force de caractère de l'homme. la grande fierté de l'être humain est de débuter son éducation spirituelle par un contrôle total sur les désirs et les tentations pour parvenir à se forger une réelle personnalité.
L'lmam Sâdeq disait:
"Force ton âme à éviter ce qui lui nuira avant qu'elle ne te quitte et œuvre à la satisfaire comme tu le fais pour gagner ta vie, car ton esprit est tributaire de ton travail."
Pour le Docteur Carrel:
"Le développement qui néglige l'esprit demeurera un développement incomplet. L'homme ne parviendra pas à la plénitude sans l'intervention de sa volonté. Chacun de nous sait que le développement des organes et des muscles du corps ne peut se faire que par un entraînement physique et l'individu ne peut prétendre devenir un champion sportif sans un entraînement régulier et soutenu.
De même, pour développer notre intellect, nous devons consentir les efforts nécessaires. Si l'élève ne
désire pas apprendre, le meilleur et le plus compétent des professeurs ne pourra rien lui inculquer. La lecture des œuvres morales ne rendra pas le lecteur plus pieux. ainsi, il est impossible de convaincre une âme dénuée de volonté."
Pour Bergson:
"Acquérir une personnalité, avoir telle ou telle vertu, ne peut s'accomplir que par un acte volontaire de la part de l'individu. Pour cela, l'intéressé doit puiser dans son âme et dans son corps tout ce qu'ils renferment comme volonté, énergie et force; qu'il organise son existence et sa vie intérieure du mieux qu'il peut; qu'il se forge une âme ferme et volontaire.
Les plus grands hommes sont, généralement, issus de petites familles pauvres, sinon misérables. Cette réalité historique apparaît dans l'histoire de l'humanité chaque jour. Chaque homme, ignorant ou savant, pauvre ou riche, jeune ou vieux, peut, s'il le veut, mobiliser toutes les énergies enfouies au fonds de son être pour réaliser ses objectifs."
Le Calife Ali disait, à ce sujet:
"La pire misère est celle de l'âme."
Il est vrai que l'homme pâtit plus du manque de spiritualité que d'un quelconque besoin matériel non satisfait. Lorsque l'esprit est malade du fait d'un manque de clarté et d'incompréhension, le mal gagnera la pensée et les sens et l'individu, dès lors, faillira dans ses activités. A partir du moment où l'homme perd son discernement et le sens du réel, il ne saura plus tirer profit des éléments matériels et des énergies qu'il porte en lui.
Celui qui croît en Dieu et se soumet totalement à son Créateur possède la pureté du cœur et de l'âme qui l'empêchera de succomber aux vices et au mal, car tout ce qu'il entreprendra sera lié à sa foi, à sa
conscience et à son comportement.
L'Islam, pour limiter la domination des tentations, lui propose un cadre organisationnel. Cette organisation vise à comptabiliser l'âme selon des règles et des principes fondés sur le discernement et la raison.
ainsi, se forme une adéquation entre les penchants de l'individu, en tant que personnalité indépendante et en qualité de membre de la société, qui le limite dans l'action à ce qui est convenu, c'est-à-dire préserve la société de l'individu et l'individu de la société. Tandis que l'homme pèse le pour et le contre, li aura à choisir entre ses intérêts personnels et ceux de toute la société.
Tant que son discernement et sa pensée sont paralysé, l'homme demeurera dans l'ignorance de la réalité et ne pourra déceler ses manques et les failles de sa personnalité. S'il lui était donné d'en prendre connaissance, ils serait désagréablement surpris et se prendrait à se haïr. Ainsi, Schoppenheimer dit:
"Tout comme l'homme ne ressent pas le poids de son corps, de même il ne voit point les mauvaises habitudes et les actions détestables qu'il commet. Au contraire, il a toujours tendance à rejeter sur les autres ses défauts et ses faiblesses. Nos semblables sont comme le miroir qui reflète nos défauts et faiblesses que nous ne pouvons voir nous-mêmes. Il nous semble alors voir dans ce miroir l'image d'autrui."
La personnalité croît selon un système de valeur dans la vie suivant lequel se développeront les qualités et les caractères. Si l'homme n'arrive pas à user de sa liberté raisonnablement et n'arrive pas à libérer de quelque manière ses instincts, il sera dès lors soumis à ses tentations. Il est évident que cela signifie un avilissement de l'âme et une humiliation de la nature humaine qui l'empêcheront de s'accomplir
pleinement et limiteront les horizons de la pensée et de l'esprit.
La seule voie pour réaliser l'équilibre nécessaire entre les déviations de l'âme et son accomplissement est de consolider le lien qui unit l'homme à Dieu, car plus l'on s'éloigne de Lui plus l'on y perd son
discernement.
L'Islam sème dans le cœur des gens la graine de la vertu et de l'honnêteté et n'accepte pas de séparation entre l'action et la foi. Cette religion tente perpétuellement de faire que l'homme, à tout instant et pour toute occasion, sache que Dieu l'observe et le juge car Il est son Créateur et le Confesseur de ses secrets cachés.
Les vertus humaines lorsqu'elles manquent d'un socle qui les soutiennent ne peuvent s'ancrer
solidement dans l'âme. La foi joue, à cet égard, le rôle du socle naturel et du soutien dans la vie.
Nous devons, à ce stade de la réflexion, secouer la léthargie de notre esprit, recouvrer le discernement et voir la réalité en face. Cette prise de conscience suscitera dans notre esprit une impression étrange; l'impression de vivre une nouvelle vie ou de renouveler notre existence. L'absence de discernement influe énormément et durablement dans toutes les étapes de la vie. Elle rabaisse l'homme du stade de la vertu à celui de l'avilissement.
Ali a rapporté un certains nombre d'observations à ce sujet. Il disait:
"Evertues-toi à penser, cela te conduira vers le bien."
"Penser au bien pousse à le faire."
"Songer à entreprendre une chose, c'est déjà la réaliser."
Au sujet de la pensée, le Docteur Marden écrit:
"La pensée est partout présente dans le monde. Mais cette vérité est restée longtemps cachée et indiscernable durant tout le long de l'histoire de l'humanité. Et lorsque on s'en est aperçu, qu'on a entrepris de la considérer et de l'évaluer, on a cru que c'était une chose rare qui ne concernait qu'une élite. Durant ces dernières années, l'homme a décidé de soumettre la pensée à l'étude et en faire l'objet de ses enquêtes.
Les études nous montrent que nous avons la possibilité d'agir sur nos penchants, bons ou mauvais, en modulant nos pensées; que nous pouvons influencer les facteurs de notre monde extérieur et modifier leur impact sur notre moi de manière positive et acquérir ainsi le bonheur et la réussite, car l'éducation de la pensée n'a pas de limites et ses résultats sont innombrables.
La pensée est comparable au burin qui sculpte la pierre de la vie. C'est pourquoi, nous devons résolument orienter cet outil qu'est la pensée vers les buts les plus nobles et en user en vue d'atteindre les objectifs les plus louables et les plus nobles. Il suffit de faire appel, pour cela, à toute notre volonté.
Nul ne peut nier le pouvoir de la pensée. Elle accoroît les capacités de l'individu et peut influer radicalement sur sa vie.
Il faut se convaincre que si l'on dirige convenablement ses pensées, l'on ne peut que se ménager un avenir des plus radieux et la manière est toute naturelle et toute simple. Le rôle que joue la pensée dans les aspects matériels et spirituels apparaitra graduellement aux humains et ceux qui divergent aujourd'hui se rencontreront sur ce point à l'avenir."
Les dégâts des mauvaises pensées
Tout comme les idées positives engagent l'homme à entreprendre des actions fructueuses, les pensées malveillantes avilissent celui-ci. c'est parce que l'homme est un être qui pense et qui s'exerce à penser que le fait de penser mal ou de manière malveillante obscurcit l'âme humaine et l'empêche de faire le bien.
De même que chaque chose dans la raison de la nature se développe, la mauvaise pensée grandira dans l'esprit de l'individu pour se traduire ensuite par de funestes actions.
Un sage fut questionné un jour: Comment trouver le bonheur?. Il répondit: "Nous le trouverons dans la beauté de la pensée humaine". Ainsi, l'homme doit endiguer, en amont, les flôts de la malveillance qui risquent de polluer le lac de vertu où baigne son cœur. Ali disait:
"Force-toi à la réflexion et à demander pénitence, car cela effacera de ton cœur la haine et y glorifiera l'amour."
Il ajoutait: "Force-toi aux bonnes intentions pour que tes efforts soient couronnés de succès."
Changer les traits de caractères d'une personne est chose malaisée et ardue, cependant cela est possible si l'individu fournit l'effort nécessaire et se dote d'une volonté inébranlable et évite la mauvaise pensée comme la mauvaise action. Cela est d'autant plus possible que l'homme est porté naturellement vers le bien, compte tenu de ses prédispositions innées.
Pour Calman Jacquaud:
"L'éducation de l'esprit ressemblerait en un sens à une armée disciplinée faisant face aux habitudes, qui au lieu d'attaquer de front celles-ci susciterait des idées et des sentiments dans l'inconscient de l'individu pour contrarier et annihiler ces habitudes. Ainsi, de manière graduelle, le cerveau va pouvoir faire la distinction entre bonnes et mauvaises actions. Mais, avant d'y parvenir, la première chose que l'on doit observer est de se rappeler la réalité suivante: on peut changer une habitude et soi-même on peut soulager définitivement l'esprit du mal qui le ronge et atteindre ainsi l'objectif souhaité. Il faut se rappeler cette vérité de façon continuelle et l'enraciner dans la conscience pour qu'elle devienne conviction.
Cette conviction-en vertu de la loi sur l'effet de l'éducation sous-tendue par le rappel incessant aura les caractéristiques d'une réalité absolue et l'inconscient se chargera de consacrer cette réalité en effaçant la conviction originelle que les habitudes sont incontournables ou irrésistibles.
Si l'on évalue le plaisir passager consécutif à la mauvaise habitude, l'on s'apercevra de sa futilité. l'on saura également que le mieux est de consacrer ses efforts à corriger les erreurs dues aux mauvais penchants et habitudes."
La relation des objectifs avec le développement
Ce qui peut faire de l'homme un être supérieur et, par conséquent, contribuer au développement de la personnalité c'est qu'il se fixe des objectifs nobles dans l'existence. Plus ces objectifs sont nobles, plus la personnalité de l'homme s'épanouit. Il est indéniable que l'Islam a de grands objectifs et une vision large et unificatrice. Les musulmans qui ont été éduqués sous la houlette du Prophète de l'Islam et de ses prédications ont établi des relations existentielles fermes et solides et se sont caractérisés par une personnalité élevée et originale. Les buts louables qu'ils se sont fixés leur ont permis de faire des progrès continuels.
Pour le célèbre psychologue américain Alworth:
"Les objectifs et buts sont considérés comme des caractéristiques spéciales et complexes de la personnalité, de même que les intentions et les projets que l'homme porte en lui annoncent l'avenir qu'il veut se préparer. Les intentions et les objectifs individuels optent pour des motivations bénéfiques et proposent un choix particulier. Les moyens licites et interdits ont un grand impact sur le développement et l'accomplissement de chaque individu.
De fait, comme le développement se poursuit à tout moment et à tout âge chez l'homme, il faut s'attendre à trouver un sentiment religieux développé aux stades avancés de la personnalité. Tant que le cerveau de l'homme croît et se développe, il tentera autant que possible d'étendre le champ de sa réflexion en usant de la démonstration analogiques, de l'analyse et de l'étude comparative des hypothèses comme moyens.
Tant que l'homme poursuit sa quête et s'y consacre, il découvre le besoin de la foi pour en user en tant que moyen de protection palliant à l'échec de la raison. Il se convainc que la foi l'aidera à surmonter les difficultés innombrables de l'existence.
La plupart des croyants sentent que la foi qui les anime prend sa source dans cette force surnaturelle qui est derrière toute chose et chaque phénomène naturel renforce leur conviction religieuse. C'est cette
conviction qui leur donne un but dans la vie et leur apporte paix et repos de l'âme.
La vision universaliste particulière des religions n'est rien d'autre qu'un ensemble de croyances, de pensées et de conceptions qui dominent et orientent le comportement humain.
La religion forme et prépare l'homme à se prémunir contre l'anxiété, les troubles, le doute, l'échec et le désespoir en même temps qu'elle le fortifie dans ses résolutions et engagements vis-à-vis de l'avenir et qui lui permet de trouver sa place dans l'univers, au sens intégral du mot et du concept."
La relation entre les activités spirituelles et physiologiques
Des études scientifiques ont démontré que les troubles psychologiques influencent le corps et le perturbent. D'un autre côté, l'esprit est affecté par les réactions chimiques qui ont leur siège dans le corps. Dès lors, nous pouvons comprendre cette réaction qui lie esprit et corps.
Bien que les scientifiques rapportent cette théorie aux temps contemporains-à ces dernières années même, nous pouvons affirmer que les textes islamiques ont traité cette question il y a plus de 13 siècles.
Ainsi, l'émir des Croyants (Imam Ali) disait à propos de l'effet des maladies de l'esprit sur le corps:
"L'anxiété épuise le corps"; il ajoutait également: "Celui qui obéit à sa colère précipite sa perte".
Le Prophète (saws) insistait sur la relation qui existe entre les réactions chimiques du corps et les dispositions d'esprit de l'individu et ses mœurs et disait:
"N'étouffez pas les cœurs par un excès de nourriture et de boissons car le cœur périt telles les plantes d'un excès d'eau". Il disait aussi: "Celui qui s'habitue à trop manger et boire endurcit son cœur et: "L'obésité détruit la sagesse".
Le professeur Carrel disait:
"Les activités spirituelles sont liées aux activités physiologiques du corps et nous pouvons observer certaines transformations organiques lorsque nous suivons les différents cas psychologiques ou bien lorsque nous voyons certains cas psychologiques être affectés par certaines
activités organiques. En un mot, nous disons que cet ensemble formé du corps et de l'esprit est influencé par les facteurs organiques et psychologiques qui le transforment. L'exemple du corps et de l'esprit peut comparé à la statue taillée dans le marbre: on ne peut changer la forme de celle-ci sans casser la pierre ou la retailler.
Nous savons que les affections gastriques, intestinales et hépatiques ont une grande influence sur l'esprit, car les organes du corps secrètent certaines substances dans le sang qui auront une influence certaine sur les comportements spirituel et moral de l'homme.
Le rapport régissant les activités conscientes et les activités physiologiques ne concorde pas avec l'ancienne théorie qui plaçait l'âme dans le cerveau. Le corps, en réalité, est un tout formé par les forces spirituelles et physiques, tandis que la pensée serait le résultat des sécrétions produites par les glandes internes et le cortex. Ainsi, il est nécessaire que le corps participe à l'harmonie de l'esprit. En un mot,
nous disons: l'homme réfléchit et décide, aime et hait, souffre et jouit, invite et prie, tout cela grâce à son cerveau et à tous ses organes."
Pour le célèbre psychologue C. Murphy:
"Durant la dernière décennie de ce siècle, il est apparu clairement combien les sentiments et les théories, ou bien l'amour et la haine étaient, chez les hommes, le symbole des combinaisons chimiques du corps.
La psycho-pathologie a clairement démontré cette relation d'interdépendance entre la santé corporelle et spirituelle, c'est-à-dire ce lien fonctionnel entre les réactions chimiques du corps et les choses de l'esprit et la relation entre réactions spirituelles et les réactions corporelles d'un autre côté. Nous ne pouvons plus, aujourd'hui, dire du système vital chimique dans le corps qu'il est l'élément fondamental dans l'organisation de la vie spirituelle. Nous devons donc aussi dire que les réactions spirituelles organisent le système chimique du corps. Le mieux serait de dire-comme l'indiquent les chercheurs-que nous faisons toujours face à un système unique composé du corps et de l'esprit dans lequel le côté spirituel peut dominer mais que. par fois, l'aspect physiologique et chimique soit en première place."
Le terme "connais-toi toi-même" que citaient les anciens n'a plus, aujourd'hui, le sens de la prépondérance de l'esprit sur la matière sans âme, comme cela était le cas auparavant; comme il n'a plus le sens que lui accordaient les matérialistes du 19ème siècle et qui disaient: de même que le foie secrète une matière jaunâtre du "pancréas", le cerveau lui secrète les pensées.
Aujourd'hui, nous requerrons que soit admis comme principe élémentaire que dans la recherche de la connaissance de l'homme, l'aspect chimique et l'aspect spirituel soient convergents.
Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/04.htm#4
lundi 30 mars 2009
La Kronenbourg du Salon du Halal
La Kronenbourg du Salon du Halal
Nous étions hier et avant-hier au Salon du halal (plus précisément
au Salon des marques de distributeurs, dit “MDD”). Comme chaque année,
il y avait à boire et à manger, dans tous les sens du terme. Comme
chaque année, c’était le bal des hypocrites, avec une petite nouveauté
: la présence d’une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs
musulmans qui entend bien ne plus laisser le halal pollué par des
entrepreneurs aux visées uniquement et bassement mercantiles, bassement
non pas en ce qu’ils cherchent à faire de l’argent - ce qui non
seulement n’est pas répréhensible, mais même parfaitement normal -,
mais en ce qu’ils se fichent du halal comme de l’an mil. Or, il ne sera
jamais acceptable que le halal soit traité comme il l’est aujourd’hui.
Ca n’est pas acceptable, car le halal relève de la sacralité. On est là
bien au-delà des normes d’hygiène, de règlementations techniques et
administratives. Non, le halal n’est pas une marchandise.
Un gros poisson, vieux de la vieille et non musulman, dans le halal depuis trente ans, confiait hier, sans détours, lors d’une discussion informelle, que le marché du halal est un panier de crabes. Tout le monde le sait, beaucoup en profite d’une manière ou d’une autre : les uns affichant ouvertement leur appétit inextinguible, les autres se cachant derrière leur petit doigt arguant que le halal est en lui-même complexe. Oui, pour définir ce qui est halal de ce qui ne l’est pas on ne peut faire l’économie des divergences en la matière et des avis juridiques parfois contradictoires. Cela étant, l’apparente complexité n’en est pas une. Mais, il est plus simple et surtout plus rentable de s’accorder sur l’idée d’un halal difficile à définir, sur l’imposture d’une “nébuleuse de définitions”.
Hier, donc, au détour d’un stand on pouvait voir, là posée près des
rayons où s’exposaient différents produits du carré halal du Salon une
canette de Kronenbourg. Tout un symbole. Certes, cette canette de bière
n’était pas officiellement là. On ne voudrait
conclure à la hâte : un exposant ou un visiteur a dû la laisser là,
après un passage dans l’espace halal. Quoiqu’il en soit, c’est tout un
symbole. L’incarnation même de cette hypocrisie suitante d’un marché
vérolé par le faux-halal.
Source : http://www.al-kanz.org/2009/03/27/kronenbourg-salon-halal/
vendredi 27 mars 2009
La vie après la mort
La Vie après la Mort
Nous croyons qu'Allah Tout-Puissant ramènera tous les hommes à la Vie après leur mort, le Jour Promis, pour récompenser les vertueux, et punir les pécheurs. Tous les adeptes des Religions divines, et tous les philosophes croyants sont d'accord, à l'unanimité, sur ce point. Quant au Musulman, il ne peut que croire absolument à cette Résurrection, dès lors qu'il croit en Allah et au fait que Mohammed est le Messager qu'Allah a envoyé pour apporter la Guidance et la Religion vraie, et pour révéler le Saint Coran qui nous parle de la Résurrection, de la Récompense, de la Punition, du Paradis et de ses Bénédictions, de l'Enfer et de ses flammes. En effet, le Coran parle explicitement et implicitement de tout cela dans un millier de Versets environ.
Les Musulmans Chiites, quant à eux, croient non seulement à la Résurrection, mais aussi que les morts seront ramenés à la vie sous leur forme, avec leur corps et leur âme originels. Ils considèrent cette croyance comme l'une des croyances de l'Islam, et s'appuient sur le Saint Coran pour le corroborer :
«L'homme pense-t-il que Nous ne rassemblerons pas ses ossements ? Nous avons certainement le pouvoir de les restaurer, jusqu'aux bouts des doigts» (Sourate el-Qayâmah, 75:3-4), et:
«S'il y a quelque chose qui t'étonne, ce serait la parole de ceux qui disent: "Lorsque nous serons poussière, reviendrons-nous vraiment de nouveau à la vie ?"» (Sourate er-Ra`d, 13:5).
«Avons-Nous échoué dans l'accomplissement de la première création ? (Nous avons un pouvoir total sur toute chose) Cependant, les incroyants sont dans la confusion à propos de la vie future» (Sourate Qâf, 50:15).
La Résurrection corporelle n'est, schématiquement, que le retour de l'homme à la vie, le Jour du Jugement, sous sa forme originelle, après avoir été mort et décomposé. Il n'est pas nécessaire de croire à plus de détails concernant cette croyance simple et générale à laquelle nous appelle le Coran, tout comme il n'est pas nécessaire de croire à plus de précision que n'en apporte le Coran à propos de ce qui suit la Résurrection corporelle, à savoir, par exemple, le Compte des actions de l'homme, le Pont (es-Serât), la Balance (el-Mîzân), le Paradis, l'Enfer, la Récompense et le Châtiment. Car savoir exactement et en détails si les corps reviendront sous leur forme originel;le ou sous une forme similaire lors de la Résurrection corporelle, si les âmes périront comme les corps ou bien si elles survivront jusqu'à ce qu'elles retournent aux corps le Jour de la Résurrection, si la Résurrection concerne seulement l'homme ou bien si elle s'applique également à toutes les sortes d'animaux, si elle s'opérera d'un seul coup ou progressivement, n'est accessible qu'à des savants versés dans ces questions.
Il nous suffit aussi de croire au Paradis et à l'Enfer, sans avoir besoin de savoir s'ils sont déjà créés, s'ils se trouvent dans les Cieux ou sur Terre, ou si l'un d'eux est dans les Cieux et l'autre sur Terre.
De même, lorsque nous croyons à la Balance, il n'est pas nécessaire de savoir s'il s'agit d'une entité spirituelle ou si elle est matérielle, avec plateaux. Il n'est pas nécessaire non plus de savoir si le Pont est matériel, comme la lame d'une épée, ou mince comme un cheveu, ou bien s'il s'agit d'une voie spirituelle. En un mot, il n'est pas nécessaire de savoir si le Pont est matériel ou d'une autre nature.(243)
L'Islam a présenté la Résurrection corporelle sous sa forme la plus simple. Si quelqu'un cherche à aller au-delà de ce que le Coran dit à ce propos pour entrer dans les détails, afin de satisfaire sa curiosité, ou d'effacer un doute que les non-croyants lui auraient suggéré par des arguments rationnels ou des raisonnements logiques, il risque d'aller au devant de difficultés et de souffrir de conflits intérieurs sans fin.
Rien, dans notre Religion, ne nous incite à perdre notre énergie dans la recherche de tels détails, qui ont rempli les livres des théologiens et des philosophes. Aucune nécessité religieuse, sociale ou politique non plus ne justifie les controverses et les polémiques qui ont fait couler beaucoup d'encre, en vain, sur ces détails.
Les doutes et les scepticisme qu'on soulève à propos de ces détails peuvent être facilement dissipés par notre conviction que l'homme est incapable d'atteindre la solution de ces problèmes qui dépassent l'entendement humain, qui sont hors de la portée de notre esprit, et qui se situent au-dessus de notre niveau terrestre. Il nous suffit de savoir qu'Allah Omniscient et Omnipotent nous a informé de la réalité de la Résurrection et de l'avènement du Jour du Jugement. La science, l'expérimentation, et toute autre méthode de vérification humaine sont absolument incapables d'aborder une chose qui est au-delà de la compréhension de l'homme tant qu'il vit en ce bas-monde.
Dès lors, l'homme ne peut ni
accepter, ni rejeter la croyance à la Résurrection, jusqu'à ce qu'il meure et
qu'il soit transféré de ce monde-ci vers le Monde Eternel. Comment pourrait-il
donc la prouver ou la nier par sa pensée indépendante ou par son expérience ? A
moins, bien entendu, de se livrer à la conjecture, à la spéculation, à
l'exclusion et à l'étonnement pour juger ce qu'il ne connaît pas. Or, de par la
nature de son esprit, l'homme s'étonne de tout ce à quoi il n'est pas habitué
et de tout ce qu'il n'a pas touché par sa connaissance ou ses sens, exactement
comme celui qui s'étonne par ignorance de la vérité de la Résurrection et du
Jour du Jugement : «Qui fera revivre les ossements qui auront été réduits en
poussière?» (Sourate Yâs-Sîn, 36:78).
La seule raison de son étonnement, c'est le fait de n'avoir jamais vu un mort arrivé au stade de la décomposition revenir à la vie. Mais il oublie comment il a été lui-même créé de rien, et comment les particules de son corps, dispersées çà et là dans la terre et l'atmosphère, se sont transformées en une forme humaine douée d'esprit et de parole. Le Saint Coran dit à ce propos : «L'homme ne pense-t-il pas à la façon dont Nous l'avons créé d'une goutte de sperme ? Et maintenant (au lieu d'être humble et reconnaissant) il devient désobéissant . Il nie la Résurrection, mais il a oublié sa création"(Sourate Yâs-Sîn,36: 77-78). Et : "[O Mohammed ! Dis-lui :] Celui qui l'a créé une première fois le fera revivre. Il a la meilleure connaissance de tout la création." (Sourate Yâs-Sîn, 36:79)
Donc, nous demandons à l'homme qui nierait la Résurrection, alors qu'il a accepté la croyance en le Créateur de l'Univers, en Son Pouvoir, en la Prophétie de son Envoyé, et en tout ce que ce dernier a apporté, et alors qu'il est incapable de saisir les secrets de sa création à travers sa connaissance et son intelligence, et alors qu'il ignore comment il a été élaboré à partir d'une goutte de sperme qui n'a ni volonté, ni bon sens, ni perception de sa propre existence, et qui aboutit à un homme doué d'intelligence et de bon sens, et pourvu de sentiments et de sens de la proportion(244), nous demandons à cet homme pourquoi il s'étonne après tout cela qu'il puisse revenir à la vie après qu'il aura été réduit en ossements et en poussière, et pourquoi il essaie ainsi de chercher à atteindre à une connaissance qui ni son expérience, ni son savoir ne sont capables d'appréhender.
Il faut dire à un tel homme qu'il n'a d'autre possibilité que de se résigner humblement et de reconnaître cette vérité qui nous a été révélée par le Créateur de l'Univers, le Tout-Puissant qui a créé de néant et de poussière ce même homme sceptique. Il faut lui dire que toute tentative de sa part de découvrir ce que sa science et son savoir ne peuvent absolument ni découvrir, ni saisir, est puérilité, spéculation vaine, et regard absurde dans des ténèbres noires.
Bien que l'homme ait atteint un haut degré de progrès et d'avancement dans le domaine de la science et de la technologie: découverte de l'électricité et du radar, et de l'atome, avec les différentes applications étonnantes, ainsi que nombre d'autres découverts qui auraient été impossibles ou même simplement inimaginables il y a quelques siècles, il est toujours incapable de comprendre leur vraie nature (par exemple, celles de l'électricité et de l'atome). Dans ces conditions, comment pourrait-il espérer comprendre les secrets de la création, ou découvrir les faits relatifs à la Résurrection et au Jour du Jugement ?
Ce qui doit occuper et intéresser l'homme, après qu'il a cru à l'Islam, c'est d'éviter de se soumettre à ses bas désirs, de penser à améliorer son sort dans ce bas-monde et dans l'Autre Monde, d'oeuvrer en vue de se rapprocher d'Allah, de réfléchir aux difficultés qu'il rencontrera, après sa mort, dans sa tombe, et lors de sa Résurrection, et quand il se trouvera devant Allah l'Omniscient et l'Omnipotent pour répondre de ses actions dans ce bas-monde. C'est pourquoi il doit se préparer à ces échéances et suivre tout de suite la Voie de la Piété. Allah dit, en effet:
«Redoutez le Jour où chaque âme sera responsable d'elle-même, où aucune intercession(245) ni aucun rachat ne seront acceptés, et où personne ne sera secouru» (Sourate al-Baqarah, 2:48).
Notes :
243. Voir Kachf al-Ghetâ', par al-`Allamah Kâchef-ul-Ghetâ'.
244. Le Coran dit: «Nous avons créé l'homme d'argile fine, puis nous en avons fait une goutte de sperme contenue dans un réceptacle solide; puis, de cette goutte, nous avons fait un caillot de sang, puis, de cette masse nous avons créé des os; nous avons revêtu les os de chair, produisant ainsi une autre création.» (Sourate al-Mo'menoun, 23:12-14)
245. Cela signifie que les pécheurs impénitents ne mériteront aucune intercession
Source : http://www.bostani.com/Livres/croyance.htm#LA_R%C9SURRECTION
mardi 24 mars 2009
Les Devoirs d'un Musulman envers un autre Musulman
Les Devoirs d'un
Musulman envers un autre Musulman
L'un des plus beaux et des plus significatifs des Principes de l'Islam qui caractérisent ses adeptes, est la Fraternité islamique entre les Musulmans, sans distinction de situation sociale, de couleur de la peau, de race ou d'origine géographique. L'Islam enjoint à ses adeptes de cultiver l'esprit de Fraternité parmi eux. La raison pour laquelle les Musulmans d'hier et d'aujourd'hui ont perdu leur dignité réside dans leur négligence de cet aspect suprême des enseignements islamiques.
Selon l'Imam Ja`far es-Sâdeq, la Fraternité islamique veut qu'un Musulman aime pour son Frère ce qu'il aime pour lui-même, et qu'il ne souhaite pas pour son Frère ce qu'il ne souhaite pas pour lui-même. Les Musulmans doivent donc prêter une oreille attentive à cette injonction simple et claire que les Imams de Ahl el Beyt ont souvent mise en évidence. Ils doivent s'alarmer de ce qu'il est aujourd'hui difficile de souscrire à ce principe important de l'Islam. A quel point les Musulmans sont donc écartés de nos jours de l'esprit de la Fraternité ! S'ils avaient été justes les uns envers les autres et s'ils avaient connu la signification du principe de la Fraternité, ils ne se seraient jamais permis de trahir, voler, torturer et tuer leurs Frères de Religion et il n'y aurait pas eu d'oppression ni de vol, de falsification, de médisance, de calomnie, de trahison, de jalousie, d'insolence, d'irrespect, de haine et d'égoïsme entre eux.
En réalité, si les Musulmans avaient pris
vraiment conscience du moindre avantage de l'esprit de Fraternité, et s'ils
avaient agi sérieusement selon cet esprit, il n'y aurait eu aucune inimitié, ni
aucun esprit d'animosité entre eux et, au contraire, ils auraient mené une vie
individuelle et sociale prospère et pleine de succès au sein d'une communauté
plus fraternelle. L'injustice et l'oppression auraient été rayées de la surface
de la Terre, les musulmans seraient des Frères, tous égaux, et l'humanité, sous leur conduite, aurait
atteint le plus haut degré de bonheur social, et le rêve de cité idéale des
anciens philosophes aurait été réalisé.
L'amour et l'amabilité étant le trait essentiel des rapports entre les hommes
dans une telle humanité fraternelle, celle-ci n'aurait plus besoin de
gouvernants, de tribunaux, de police ni de prisons. Si la
Fraternité islamique avait prévalu, les Musulmans n'auraient jamais accepté de
se soumettre à aucun colonisateur ni ne se seraient jamais résignés devant
aucun tyran. La Terre aurait été tout autre et se serait transformée en un
Paradis terrestre et en une demeure de bonheur.
Si la loi de l'amour avait prévalu entre les hommes, conformément aux enseignements islamiques, le mot "justice" ne serait plus en usage dans notre langue, en ce sens que nous n'aurions plus besoin de la Justice ni de ses lois, ni par conséquent de l'utilisation du mot qui la désigne, du fait que la loi de l'amour suffirait à répandre le bien et la paix, le bonheur et la tranquillité de l'esprit. Car l'homme n'a besoin de recourir à la justice et à la loi que s'il perd l'amour de celui envers lequel il doit appliquer la justice. Mais lorsqu'il s'agit d'une personne qu'il aime, comme son fils ou son frère, il est porté à lui faire du bien et des concessions, par amour et avec bienveillance, et non pas par souci d'appliquer la justice, ni par intérêt.
Le secret de cette vérité humaine réside dans le fait que l'homme n'aime normalement que lui-même et ce qui convient à lui-même. Il est difficile d'aimer quelqu'un ou quelque chose qui ne fasse pas partie de son soi, sauf si ce quelqu'un ou quelque chose a un lien avec son soi, ou qu'il en conçoit une image désirable pour son soi. De même, il est difficile de sacrifier volontairement ses désirs et ce qu'il aime pour quelqu'un d'autre qu'il n'aime pas ou qu'il n'affectionne pas, sauf, bien entendu, si prend naissance en lui une doctrine plus forte que les désirs, comme la doctrine de l'amour de la Justice et de la bienfaisance; auquel cas, s'il consent à sacrifier l'un de ses désirs, il le ferait pour en satisfaire un autre, plus fort, en l'occurrence sa doctrine de la Justice, si cette doctrine venait à faire partie de ses désirs ou même de son soi.
Cette doctrine idéaliste requiert, pour se
former chez un individu, que celui-ci transcende les conditions matérielles
pour atteindre à l'idéal suprême de la Justice et de l'altruisme, et ce, après
s'être heurté à l'impossibilité de susciter en lui-même le sentiment de
Fraternité sincère et de sympathie entre lui et ses semblables.
La première chose que le Musulman doit donc s'efforcer d'acquérir, c'est le sentiment de Fraternité envers les autres, S'il n'y parvient pas, et il est fort probable qu'il n'y parvienne pas, en raison de la prédominance de ses nombreux désirs et de son égoïsme, il doit alors former en lui-même la doctrine de la Justice et de l'altruisme, conformément aux préceptes islamiques. S'il n'y parvenait pas, là non plus, il ne mériterait plus d'être Musulman, sauf par le nom, car la Justice est la dernière frontière de l'Islam, au-delà de laquelle il n'y a qu'infidélité et ténèbres complètes, et dans ce cas il sortirait de l'Islam et Allah, selon l'expression de l'Imam Ja`far es-Sâdeq, ne lui accorderait ni Sa Clémence, ni Sa Miséricorde.
Très souvent, les désirs temporels et égoïstes de l'homme le dominent et il en résulte pour lui une grande difficulté à se préparer à la simple acceptation de la doctrine de la Justice, sans parler de l'acquisition de cette doctrine sous sa forme complète, plus forte que les désirs. C'est pourquoi les droits de Fraternité constituent l'enseignement islamique le plus difficile à appliquer, étant donné que l'homme n'a pas ce sentiment sincère de Fraternité.
C'est cette difficulté qui a conduit l'Imam es-Sâdeq à présenter de manière schématique l'explication des droits d'un musulman sur un autre Musulman, lorsqu'il s'adressa à l'un de ses adeptes, El-Mo`allâ ibn Khoneys, craignant que celui-ci ne puisse apprendre ce qu'il ne pourrait pas appliquer. El-Mo`allâ rapporte ainsi sa conversation avec l'Imam Ja`far es-Sâdeq :
El-Mo`allâ : «Quels sont les droits d'un Musulman sur un autre Musulman ?»
L'Imam : «Il a 7 droits et 7 devoirs. Chacun de ces droits sur autrui constitue, en même temps, un devoir pour lui. S'il néglige l'un de ces devoirs, il aura désobéi à Allah et ne bénéficiera pas de Sa Grâce».
El-Mo`allâ : «Quels sont ces devoirs ?»
L'Imam : «O Mo`allâ ! J'ai de la compassion pour toi. Je crains que, si je te les enseigne, tu ne réussisses pas à les appliquer».
El-Mo`allâ : «J'espère que, par la Grâce d'Allah, je les mettrai en pratique».
El-Mo`allâ raconte que le Saint Imam finit par lui énumérer les 7 devoirs-droits et lui dit que le plus simple d'entre eux était celui-ci : «Désire pour ton Frère ce que tu désires pour toi-même, et ne lui souhaite pas ce que tu ne souhaites pas pour toi-même».
Gloire à Allah! C'est cela le devoir le plus facile à accomplir ! Pourquoi donc les Musulmans, ou ceux qui croient l'être, n'appliquent-ils pas le devoir le plus simple que l'Islam leur impose ? Et qui plus est, ils accusent l'Islam lui-même d'être à l'origine du retard terrible dans lequel sombrent les Musulmans, alors que ceux-ci s'abstiennent d'accomplir ce que leur Religion enjoint de plus simple !
Nous mentionnons, pour mémoire seulement, et pour prendre conscience de notre impardonnable manquement à notre devoir, les 7 devoirs-droits de chaque Musulman, tels que l'Imam es-Sâdeq les a énumérés :
1- Aime pour ton Frère ce que tu aimes pour toi-même, et ne lui souhaite pas ce que tu ne souhaites pas pour toi.
2- Evite de le mettre en colère, fais lui plaisir, et conforme-toi à ce qu'il désire.
3- Aide-le par ton âme, tes biens, ta langue, tes mains, tes pieds.
4- Sois son œil, son guide, et son miroir.
5- Ne mange pas à satiété tant qu'il a faim, ni ne bois à satiété tant qu'il a soif, ni ne t'habille tant qu'il est dans la nudité.
6- S'il n'a pas de serviteur et que toi tu en as un, tu dois lui envoyer le tien pour laver ses vêtements, faire sa cuisine, préparer son lit.
7- Acquitte ses obligations, accepte son invitation, rends-lui visite lorsqu'il est malade, et assiste à ses funérailles quand il meurt. Si tu sais qu'il a besoin de quelque chose, tu dois prendre l'initiative de satisfaire son besoin, sans attendre qu'il te le demande.
Et l'Imam es-Sâdeq de conclure :
«Quand tu auras accompli ces devoirs, ton amitié fraternelle aura rejoint son amitié fraternelle, et son amitié fraternelle aura rejoint ton amitié fraternelle»*.
(Il y a sur ce sujet de nombreux hadiths rapportés des Imams dans "Wasâ'el ech-Chî`ah")
Note :
*. "Al-Kâfî, 2/135, H. 2; "Wasâ'el al-Chî`ah", 12/205, H. 6097; "Al-Kheçâl", 2/350, H. 26; "Moçâdaqat al-Ikhwân", 143/4; "Al-Amâlî" d'al-Tousî, p. 98, H. 149/3.
Source : http://www.bostani.com/Livres/croyance.htm#L'Appel_%E0_l'Unit%E9_Islamique
mercredi 18 mars 2009
L'Oppression et l'Injustice
L'Oppression et l'Injustice
Les Saints Imams ont considéré que l'usurpation du droit d'autrui et la perpétration de l'oppression et de la cruauté étaient l'un des pires péchés, et ils ont condamné fermement de telles pratiques, se fondant en cela sur les injonctions du Saint Coran qui dit à ce propos: «Ne pense pas qu'Allah ignore les actions des oppresseurs. Ils a différé la Punition jusqu'au Jour du Jugement, où leurs yeux se fixeront d'horreur» (Sourate 14 : verset 42).
L'Imam Ali a fustigé avec force dans ses sermons la pratique de l'oppression et de l'injustice :
«Je jure, par Allah, que si l'on m'offrait tout ce qu'il y a dans les sept cieux et tout ce qui existe sous le Soleil de cette Terre, en échange d'un péché consistant à arracher de la bouche d'une fourmi le tégument d'un grain d'orge, je ne le frais pas»(216).
Cette affirmation montre à quel point un Musulman doit être pointilleux lorsqu'il est question d'injustice, et combien il doit être prudent pour éviter de commettre la moindre injustice, et ferme dans la condamnation de l'oppression ! Ne doit-il pas se garder de frustrer une fourmi en lui arrachant l'enveloppe de grain d'orge, même si on lui offrait contre cet acte les sept Cieux ? Que alors de ceux qui sucent le sang des Musulmans, pillent leurs biens, violent leur honneur et leur dignité ! Quelle sera la gravité de leur péché en comparaison de celui que l'Imam Ali refuse de commettre, même contre l'offre de tout ce que le Ciel et la Terre renferment! Et quelle sera leur position par rapport à l'intégrité de l'Imam Ali ! La justice exemplaire que prêche l'Imam Ali est ce que la Religion exige des êtres humains.
Oui, l'injustice et l'oppression sont parmi les choses les plus graves qu'Allah a interdites. C'est pourquoi, la condamnation et la fustigation de l'injustice tiennent la première place dans les hadiths et les Supplications des Ahl-ul-Beyt, qui se sont attachés constamment à mettre leurs adeptes en garde contre l'oppression et les oppresseurs.
Telle fut effectivement toujours la position et l'attitude des Ahl-ul-Beyt, une attitude fondée sur une Justice impeccable et sur le refus absolu de l'oppression, même vis-à-vis de ceux qui les agressaient et les offensaient personnellement. L'histoire bien connue du Syrien qui avait offensé et injurié l'Imam el-Hassan, lequel répondit à l'offense par une attitude aimable et sympathique qui fit réfléchir son offenseur et l'amena à regretter sa mauvaise conduite(217), est révélatrice de la clémence et de l'indulgence de l'Imam, et représentative du souci de tous les Ahl-ul-Beyt d'éviter tout ce qui pourrait conduire à la moindre injustice. Nous avons déjà vu dans les Supplications de l'Ornement des Adorateurs, l'Imam Zeyn el-`Abedîn, cette sublime morale consistant à pardonner aux offenseurs leurs offenses, et à demander pour eux le Pardon d'Allah. Certes, la Loi autorise que l'on réponde à l'agression par une agression égale, et que l'on invoque contre l'agresseur le Châtiment d'Allah(218). Mais ce qui est autorisé par la Loi n'interdit nullement que l'on s'arme d'une tendance au pardon et à la clémence, tendance qui s'inscrit dans la noble morale. Le souci d'éviter d'être injuste a fait que les Imams d'Ahl-ul-Beyt ont considéré que l'exagération dans l'invocation du Châtiment d'Allah contre un agresseur pourrait équivaloir à une injustice. L'Imam es-Sâdeq dit à ce propos :
«Un opprimé qui invoque de manière excessive l'anathème sur son oppresseur pourrait devenir, de ce fait, oppresseur lui-même»(219).
Qu'Allah soit Glorifié ! Un opprimé qui ne fait que souhaiter de manière
excessive la punition de celui qui l'a opprimé, devient lui-même oppresseur !
Que dire alors de celui qui prend l'initiative de l'oppression et de
l'agression, qui attaque le premier les gens, viole leur honneur, pille leurs
biens, les dénonce aux oppresseurs, les induit en erreur pour les jeter dans
une situation périlleuse, les diffame, leur nuit, ou les espionne! Quel est le
statut d'un tel malfaiteur dans la Jurisprudence des Ahl-ul-Beyt ? Ceux-ci
considèrent de tels individus comme étant les plus éloignés d'Allah, les plus
condamnables par Lui, et les plus détestables dans leurs actions et dans leurs mœurs.
La Coopération avec les Oppresseurs
Étant donné la gravité du péché d'injustice et de ses conséquences, Allah a prohibé la coopération avec les oppresseurs.
«Ne vous inclinez pas vers les injustes, sinon vous seriez atteints par le Feu de l'Enfer; ne prenez pas de protecteur en dehors d'Allah, autrement vous ne serez pas secourus» (Sourate 11 : verset 113).
Telles sont donc les règles de bonnes conduites du Saint Coran, règles reprises et développées dans les enseignements des Imams d'Ahl-ul-Beyt, qui se sont attachées à inciter leurs adeptes à s'éloigner des oppresseurs, à ne pas prendre contact avec eux, à ne pas coopérer avec eux, et à ne pas s'associer avec eux, même pour un fragment de datte(220).
Il ne fait pas de doute que le plus grand malheur qui se soit abattu sur l'Islam et les Musulmans, c'est l'indulgence de ceux-ci vis-à-vis des oppresseurs, leur mutisme à propos des méfaits qu'ils ont commis, leur coopération avec eux, sans parler de leur complicité avec eux, de l'appui qu'ils leur ont apporté, et de leur contribution aux injustices qu'ils ont commises. Les calamité qu'a subies et connues la Nation Musulmane ne sont que la conséquence logique de cette déviation des Musulmans du Droit Chemin et de la Voie de la Vérité. Le résultat de cette déviation fut qu'à la longue la Religion finit par s'affaiblir et sa force par se dissiper, pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui, très éloignée de la Voie que lui avait tracée le Saint Prophète (saws), et de la puissance qu'il lui avait assurée. Les musulmans ou ceux qui se disent Musulmans sont tombées aujourd'hui dans un tel lamentable que, loin d'éviter de chercher un protecteur en dehors d'Allah, comme le Coran(221) le leur enseigne, il tendent leurs mains à leurs ennemis et agresseurs (aussi bien les faibles que les forts d'entre eux) et les aident ainsi à perpétuer et accentuer leur agression contre eux. Leur soumission aux puissances non musulmanes et à leurs oppresseurs n'est plus à démontrer.
Les Imams d'Ahl-ul-Beyt avaient déployé tous leurs efforts pour mettre leurs adeptes en garde contre la coopération avec les oppresseurs, et insisté auprès de leurs partisans pour qu'il s'abstiennent de se pencher vers les injustes et de marcher avec eux. Ces mises en garde qu'ils avaient faites aux Musulmans sont innombrables. Citons-en un exemple: la lettre de l'Imam Zeyn el-Abidîne à Mohammed ibn Moslem ez-Zoharî, après que celui-ci avait soutenu leurs oppresseurs dans leurs oppressions:
«N'est-il pas vrai qu'en faisant appel à toi, ils ont fait de toi un essieu pour faire tourner les moulins de leur injustice, un pont les menant vers leurs méfaits, une échelle conduisant à leur déviation, un instrument appelant à leur égarement, un véhicule marchant sur leur voie ? Par toi, ils ont semé le doute dans l'esprit des sages, et attiré le cœur des ignorants vers eux. Aucun de leurs plus fidèles ministres, ni aucun de leurs plus forts partisans, n'était parvenu à apporter autant d'eau que tu en as apportée à leur moulin de corruption, ni à attirer vers eux autant de gens que tu en as attirés vers eux. Que c'est peu ce qu'ils t'ont donné, et que c'est énorme ce qu'ils t'ont soutiré ! Que c'est insignifiant ce qu'ils ont construit pour toi, à côté de toute la destruction qu'ils t'ont apportée ! Regarde donc toi-même ton âme, car personne d'autre ne la regardera, et demande-lui des comptes comme un homme responsable»(222).
Cette dernière partie de la lettre : «Demande des comptes à ton âme, comme un homme se soumet à l'emprise de ses bas désirs, il se moque au fond de lui-même de sa dignité, c'est-à-dire qu'il ne se sent pas responsable de ses actions, parce qu'il ne peut pas en prendre conscience, et qu'il pense que ce qu'il fait ne peut pas être l'objet de comptes. Tels sont en fait les mystères de l'âme qui s'habite, afin qu'il ne soit pas sous l'emprise de l'illusion, et qu'il ne néglige pas sa responsabilité vis-à-vis de lui-même».
Il y a une autre conversation, encore plus significative entre le septième Imam, Mousâ el-Kâdhem, et Safwân Jammâl, qui était un adepte sûr de l'Imam et l'un des rapporteurs dignes de foi de ses hadiths. Dans ses "Rejâl" (Biographie des Rapporteurs des hadiths), el-Kâchî rapporte de la façon suivante cette conversation entre l'Imam et Safwân :
L'Imam : «O Safwân ! Toutes tes actions sont bonnes, sauf une !»
Safwân : «Que je sois sacrifié pour toi ! Laquelle ?»
L'Imam : «Le fait d'avoir loué des chameaux à Hâroun er-Rachîd !»
Safwân : «Par Allah! Je ne les ai prêtés à loyer ni pour son plaisir, ni pour qu'il en fasse un usage illégal, ni pour la chasse, ni pour un divertissement, mais pour qu'il s'en serve dans son voyage à la Mecque ! En outre, ce n'est pas moi qui les accompagne, mais mes serviteurs.»
L'Imam : «O Safwân! Doit-il te payer pour cela ?»
Safwân : «Oui».
L'Imam : «Ne désires-tu pas qu'ils reviennent vivants afin que tu sois payé ?»
Safwân : «Si!»
L'Imam : «Alors, quiconque souhaite qu'ils restent vivants est un des leurs et ira par conséquent en Enfer!»
Çafwân raconte qu'il vendit immédiatement ses chameaux, après cette conversation, pour éviter de les louer à un oppresseur, en l'occurrence Hâroun er-Rachîd(223).
S'il suffit donc de souhaiter qu'un oppresseur reste vivant, pour être
passible du Châtiment de l'Enfer, que dire donc de ceux qui aident constamment
l'oppresseur, qui l'encouragent dans son oppression, ou pis, de ceux qui
adoptent la voie de l'oppresseur et qui se joignent à lui dans toutes les
cruautés qu'il commet !
Occuper une Fonction dans un État Oppresseur
Si soutenir les oppresseurs, même avec un fragment de datte, ou même par le simple souhait qu'ils restent en vie, est une chose contre laquelle les Imams d'Ahl-ul-Beyt ont mis vivement en garde les Musulmans, quel péché impardonnable serait de participer à un gouvernement oppresseur, d'accepter d'y occuper une fonction ou de lui prêter serment d'allégeance, ou pis encore, de faire partie des piliers d'un pouvoir injuste et de contribuer activement à l'installation et à la consolidation de ce pouvoir. Car, comme l'a dit l'Imam es-Sâdeq, "un régime oppresseur, c'est le minage de tout le bon droit, le ravivage total du faux, la résurgence de l'injustice, du despotisme et de la corruption."(224)
Toutefois, les Saints Imams ont autorisé que l'on accepte d'occuper un poste dans un régime injuste si le but de cette acceptation est d'oeuvrer en vue de sauvegarder la justice, d'appliquer les peines prescrites par la Loi Divine, d'aider les Croyants, l'ordonner le bien et d'interdire le mal. L'Imam Mousâ el-Kâdhem a dit, à ce propos : «Il y a, parmi les oppresseurs, certains hommes à travers lesquels Allah établit Sa Convention et Sa Preuve, et qu'IL rend puissants afin qu'ils protègent les serviteurs pieux d'Allah et améliorent les affaires des Musulmans... Ces hommes-là sont de vrais Croyants. Ils sont le Phare d'Allah sur Terre et Sa Lumière parmi Ses serviteurs»(225).
Sur ce sujet, il y a beaucoup de hadiths qui expliquent comment doivent se comporter les gouverneurs et les employés. La lettre de l'Imam es-Sâdeq à Abdullah en-Najâchî, l'Empire d'Ahwâz, en est une illustration.(226)
Notes :
216. "Nahju-l-Balâghah"
217. Voir: "Manâqeb Ibn Chahr
Achoub", 4/19, où l'auteur rapporte le récit suivant d'el-Mobarred et
d'Ibn `A'ichah : «Un Syrien vit l'Imam el-Hassan sur sa monture. Il se mit à le
maudir et l'Imam restait silencieux. Lorsqu'il vida son sac, l'Imam el-Hassan
vint vers lui, le salua et lui sourit en disant : «O Cheikh ! Je te crois un
étranger. Sans doute as-tu fait une méprise. Si tu as des reproches à nous
faire, nous les acceptons. Si tu nous demandes quelque chose, nous te
l'accordons. Si tu as une question à nous poser, nous te répondons. Si tu nous
demandes de te transporter, nous te transportons. Si tu as faim, nous te
donnons à manger. Si tu es nécessiteux, nous pourvoyons à tes besoins. Si tu es
chassé de chez toi, nous te donnons refuge. Si tu as un besoin, nous le
satisfont. Il vaudrait mieux pour toi d'apporter ton bagage chez nous et d'être
notre hôte jusqu'à la date de ton départ, car nous avons une maison vaste, une
grande hospit
ali
té et beaucoup d'argent». Lorsque le Syrien entendu ce discours, ses larmes coulèrent et il dit : «J'atteste que tu es le C
ali
fe d'Allah sur terre, car Allah sait mieux que quiconque à qui confier Ses messages. Toi et ton père, vous étiez les plus détestables des créatures d'Allah pour moi. Et te voilà maintenant, le plus aimé de la créature d'Allah pour moi.» Et liant le geste à la parole, il transporta son bagage chez l'Imam jusqu'au son départ, et devint un partisan des Ahl-ul-Beyt».
218. Car le Coran dit: «Soyez hostile envers quiconque vous est hostile, dans la mesure où il vous est hostile» (Sourate al-Baqarah, 2:194).
219. "Al-Kâfî", 2/250, H. 17; "`Eqâb al-A`mâl", p. 274.
220. Voir: "Wasâ'el al-Chî`ah", 17/183, Sect. "Tahrîm Ma`ounat al-Dhâlemîn".
221. Allusion au Verset 113 de la Sourate Houd cité plus haut.
222. Voir: "Tohaf al-`Oqoul", p. 275.
223. Voir: "Rejâl al-Kâchî", p. 440, H. 828.
224. "Tohaf al-`Oqoul", p. 332.
225. "Behâr al-Anwâr", 75/381, H. 46.
226. Voir l'édition commentée de "Wasâ'el al-Chî`ah", 17/196, H. 22338, ainsi que le reste des Hadith de la Section 46.
Source : http://www.bostani.com/Livres/croyance.htm#L%27Oppression_et_l%27Injustice
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