Retour à l'islam

A la reconquête de l'identité islamique authentique et décomplexée !

mardi 3 mars 2009

Françoise veut s'appeler Hania, Richard veut redevenir Yussef

bismi_lah



Françoise veut s'appeler Hania, Richard veut redevenir Yussef


"Je m'appelle Françoise mais ce n'est pas moi, je ne me reconnais pas!" Cette jeune femme d'origine algérienne aurait pu croiser Richard dans les couloirs du tribunal de Paris. Elle a 30 ans, il en a 64, et ils rêvent tous deux de changer de prénom.

Elle voudrait s'appeler Hania, il veut retrouver son ancien patronyme, Yussef. Ils refusent de croire qu'un prénom c'est pour la vie. Ils ne supportent plus leur état civil donc ils ne se supportent plus. Un caprice de star? Une demande superficielle?

Pour Xavier de la Chaise, avocat au barreau de Paris, habitué des procédures de changement de prénom, "c'est une démarche douloureuse, ce n'est pas anodin. Cela implique beaucoup de souffrances, des difficultés d'intégration, d'acceptation de soi-même". Les juges ne sont pas toujours aussi psychologues.

Au tribunal de Paris, l'année dernière, le greffe a enregistré 290 décisions de changement de prénom. 80% des demandes ont été acceptées par le juge, dont 20% pour des raisons religieuses et 20% pour des motifs divers et variés.


Les "raisons religieuses" concernent en majorité les conversions à l'islam, les "motifs divers et variés" regroupent les annulations de naturalisation des prénoms (le cas de Yussef), les demandes d'ajout d'un deuxième ou d'un troisième prénom, ou les modifications d'état civil liées aux changements de sexe.

Sur les 20% d'avis négatifs, une partie provient de demandeurs qui ne veulent plus de leur prénom français. Ces dizaines d'insatisfaits de leur patronyme luttent pour des motifs que la justice peine parfois à entendre.

Autre tribunal, même phénomène. A Melun, en novembre, quinze dossiers étaient en attente pour des changements de ce type.

Dans cette nouvelle catégorie de demandeurs, Françoise et Richard ont deux parcours différents. "C'est une question de génération", explique Richard:

"A mon époque, élevé dans une famille traditionnelle, je ne risquais pas de m'intégrer dans la société avec un prénom arabe. J'ai alors fait une démarche de naturalisation pour trouver du travail. Mais j'ai fait ma vie maintenant, je peux retrouver mes origines."

Richard en parle calmement. Pour Françoise, c'est un peu différent. Elle est en colère contre l'Etat français qui ne l'accepte pas comme elle est:

"Je ne me sens pas bien avec ce prénom français, il ne me correspond pas. Je veux être fière de mon prénom et me rapprocher de ma communauté algérienne. Ils me rejettent. J'ai l'impression d'être entre deux mondes."

Avec des tremblements dans la voix, elle explique qu'elle n'en peut plus:

"Les gens ont une image toute faite des 'Françoise'. Je ne corresponds pas à cette catégorie, cela me met mal à l'aise. Mon physique n'a rien à voir avec le prénom que je porte. La justice a pourtant refusé sa demande."


Souvent négative face à de telles requêtes, la jurisprudence s'adapte lentement aux changements de la société. Hervé Charles raconte que "les dossiers de demande sont bien reçus et presque toujours acceptés. L'audience est à huis clos, les personnes peuvent s'exprimer en toute franchise".

Les demandes de francisation restent cependant beaucoup plus nombreuses. On françise son nom pour mieux s'intégrer, pour trouver du travail. Les témoignages de genre se multiplient sur Internet. Richard, qui attend la décision de la justice sur sa demande, refuse cette logique:

"C'est un moyen de se fondre dans un moule que je refuse désormais. J'ai passé toute ma vie avec un 'faux' prénom. Je veux retrouver mon identité désormais."

Les conversions à l'islam s'accompagnent elles aussi souvent de changements de prénoms. Ces derniers sont acceptés avec plus d'indulgence par les juges, estiment les avocats


La procédure est la même pour franciser ou "défranciser" son état civil. C'est une question d'intérêt légitime, régie par les articles de loi 57 et 60. Il faut pouvoir prouver la réalité des origines, la difficulté de porter son nom au quotidien.

"La conception de l'intérêt légitime s'élargit, mais ce n'est pas complètement rentré dans les moeurs", explique Frédéric Grilli, avocat à Melun. Il est surtout difficile de revenir sur une francisation: "La justice n'est pas une girouette", met-il en garde.

Les démarches sont les mêmes quand on veut ajouter un prénom ou changer l'ordre des prénoms existants. Un garde-fou:

"Tout ce qui touche au changement d'état civil, c'est un choix important. C'est pour cela que nous demandons aux personnes d'avoir un avocat. Cela évite caprices et décisions fantasques. Nous ne sommes pas une simple chambre d'enregistrement."

Françoise a décidé de faire appel. Richard attend toujours l'issue de sa procédure entamée depuis plus d'un an. Leurs demandes interrogent le modèle français. Comment s'intégrer tout en assumant son identité?



Julie Banos
Rue89.com




dimanche 14 septembre 2008

Mohammed et non Mahomet

bismi_lah



Mahomet : Je ne connais pas ;
Mohammed : oui c'est notre Prophète


Lettre ouverte à l'Académie française


Bague

"Mesdames, Messieurs les membres de l'Académie Française,

Conscient du fait qu'il vous incombe de veiller sur la langue française, mission principale conférée dès l'origine par vos statuts, et que pour s'en acquitter, votre respectable institution s'évertue à fixer la langue, pour en faire un patrimoine commun à tous les Français et à tous ceux qui pratiquent la langue française de par le monde.

Sachant que la phonétique de certains noms de personnalités qui ont marqué l'histoire change selon les langues, tels que : Christophe Colomb, Moïse, Avicenne etc…

Qu'il en va différemment de la phonétique du noble prénom du prophète de l'Islam « Mohammed » qui n'a décidément pas eu très bonne fortune. En témoigne la quarantaine de formes qu'a prises le nom du prophète en français et dans les langues occidentales ; telles que Mahum, Mahoun, Machou, Macomet, Machmot, Mahommot, etc. » (Revue : Le monde musulman. Edit. E. Leroux. n° X).

Que, plus particulièrement, la phonétique française du prénom du prophète de l'Islam serait une déformation du sens originel de ce noble prénom qui donne en arabe مَا حُمَد (Mâ Houmid : celui qui pas reçu, qui n'est pas digne de louanges). Et signifiant « Celui qui n'est pas digne de louanges », « le maudit », « l'exécré ».


Qu'en définitive, cette déformation dyslexique constitue tout simplement l'inverse de la version arabe du prénom Mohammed محمد qui s'écrit avec 4 consonnes mîm, hâ' , mîm et dâl, et signifie : «le loué, le béni, ou le digne de louanges».

Qu'au VIIème siècle, les membres de la tribu des Quraychites qui n'avaient pas cru en le message du prophète de l'Islam, ainsi que les juifs et chrétiens contemporains, lui ont collé ce sobriquet, par pure haine et dénigrement, du fait que "Ma" en arabe signifie la négation en arabe classique du sens originel du prénom, et par conséquent le déni de la prophétie dans son ensemble.

Conscient également que cette déformation phonétique par les adversaires du prophète de l'Islam était sans nul doute malveillante au VIIe siècle et qu'elle constituait manifestement une insulte.

Que cette déformation est le fruit d'une ère révolue, et qu'elle est fortement fautive linguistiquement (inversion du o et du a , t à la place du d, absence du redoublement du m).

Qu'il est honteux de constater que cette déformation dyslexique ait traversé les siècles et qu'elle se soit profondément ancrée dans les mœurs et la culture francophones.

Qu'aujourd'hui cette déformation n'est forcément pas malintentionnée et que son usage se perpétue par ignorance de son sens originel. Mais qu'il en serait autrement si son maintien est par pur esprit de bravade ou que la persistance de cette erreur phonétique traduise une attitude de défi insolent.

Qu'une erreur reste une erreur, même si elle a été commise durant des siècles.


Qu'une erreur, même "historique", est toujours susceptible de correction.

Qu'au nom du respect que j'ai pour la personne du Prophète de l'Islam en tant que musulman, et qu'au nom de l'amour que j'ai pour la langue française en tant que seconde langue parlée dans mon pays (le Maroc).

Qu'au nom de tous les francophones musulmans qui seraient d'accord avec mes propos.

En gardant à l'esprit que la lettre arabe ح (Ha' ) est profondément étrangère à l'inventaire phonétique français et que sa prononciation est manifestement difficile, voire même impossible pour des « bouches » occidentales.

Que la retranscription scripturale du prénom « Mohammed » est résolument plus aisée que sa reproduction phonétique et que les statistiques démographiques françaises actuelles parlent d'elles-mêmes : 52 099 personnes ont été prénommées Mohammed en France depuis 1940 (Source : Insee).

Qu'en vertu de l'article XXIV des statuts de l'Académie Française stipulant que « la principale fonction de l'Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ».


Qu'il serait par conséquent souhaitable que votre honorable Académie puisse « épurer » les livres d'histoire, les encyclopédies, les dictionnaires ainsi que les prochaines éditions d'ouvrages d'orientalistes ; de cette erreur phonétique historique, et qu'elle ne retienne à l'avenir que les phonétiques "Mohammed" ou "Muhammad", plus fidèles à la prononciation arabe de ce noble prénom au lieu de la phonétique corrompue et historiquement malintentionnée « Mahomet ».

A bon « entendeur ».

Signé : StrangerInTheNet, musulman francophone jaloux de son islamité et de sa francophonité.

 

Vendredi 30 Mai 2008

sakeyou@caramail.com

 

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