Retour à l'islam

A la reconquête de l'identité islamique authentique et décomplexée !

lundi 27 avril 2009

La lapidation dans l'islam

bismi_lah


La lapidation dans l'islam


lapidation_2De nombreux hadîth (qui correspondent aux paroles, aux actes, au consentement implicite, et au portrait moral et physique du Prophète) parlent de la lapidation. Bon nombre d’entre eux sont « muttafaq ‘alaïhi » (que s’accordent à authentifier el Bukhârî et Muslim). Je ne sais pas ce que cela signifie à vos yeux, mais pour la majorité des adeptes de « l’islâm sounnite », cela représente le plus haut degré d’authentification qui soi après le Livre d’Allâh. [1]

Il y a notamment la fameuse histoire de Mâ’iz ibn Mâlik el-Aslamî qui implora à quatre reprises au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’appliquer sur lui la loi d’Allâh. À chaque fois, le plus clément des hommes (sallallahu ’alayhi wa sallam) se détournait de lui, et se demanda même s’il était sain d’esprit. Mais, la foi et le repentir de Mâ’iz étaient tellement grands qu’il insista sans relâche jusqu’à ce que le Prophète se plie à sa volonté. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) reprocha même aux Compagnons de l’avoir suivi pour en finir avec lui, alors qu’il cherchait à s’enfuir au cours de l’exécution. [2] Une version chez Muslim précise que son repentir fut tellement sincère qu’il aurait suffi à une communauté entière. [3]

Il y a également l’histoire émouvante de la femme de la tribu de juhaïna, connue sous le nom de ghâmidiya. Celle-ci vint voir le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) alors qu’elle était enceinte et lui demanda de la purifier. Ce dernier la renvoya et lui suggéra de revenir après l’accouchement, ce qu’elle fit. Cependant, il la renvoya à nouveau et lui suggéra de revenir après le sevrage du nouveau-né, ce qu’elle fit. Il voulut la renvoyer encore, mais elle revint avec son enfant qui tenait un morceau de pain dans la main pour lui faire comprendre qu’il n’avait plus besoin du sein maternel. C’est alors que la sentence lui fut appliquée. Après l’événement, le Prophète jura que si son repentir avait été distribué sur soixante-dix habitants de Médine, il leur aurait suffi. [4] En cela, l’évènement n’est pas tragique. Il est, tout au plus, dramatique. En regard de sa finalité, c’est un évènement heureux, et c’est d’ailleurs l’essentiel. Cette brave femme, dont le courage n’a rien à envier à beaucoup d’hommes, fut promise au Paradis.

En outre, rien n’indique dans ces deux histoires que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) était en désaccord avec ce châtiment ou qu’il s’opposait à ce châtiment. Je ne sais pas si vous pesez bien vos paroles, mais pour votre défense, il me semble que vous confondez entre deux choses : entre les lois universelles (el-Irâda el-kawniyyah) et les lois textuelles d’Allâh (el-Irâda e-shar’iyyah). Qu’un homme puisse avoir de la compassion envers celui ou celle qui subit une peine, ou même éprouver une certaine répulsion envers celle-ci est tout à fait naturel. Cependant, cela ne doit pas empêcher d’appliquer la loi avec rigueur. Lorsque le v. 2 de la s. la lumière, condamne tout sentiment de compassion qui pourrait faire obstacle à la sentence, cela ne signifie pas qu’il veut faire de nous des brutes. Concevez la nuance. Il est certain que le Prophète est le plus sensible des hommes, mais au même moment il est le plus prompt à se soumettre au Décret divin qui décèle des sagesses innombrables. Les apparences sont souvent trompeuses, sans compter que le Très-Haut éprouve la fidélité des hommes en leur imposant des peines difficiles à appliquer… wa Allâh A’lâm !

L’anecdote la plus éloquente sur le sujet est celle des deux bédouins qui se présentèrent au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) afin qu’il tranche entre eux sur une affaire d’adultère dans laquelle étaient impliqués le fils de l’un et la femme de l’autre. L’un d’eux, qui semblait plus cultivé, pria au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) de juger entre eux par le Livre d’Allâh. « Je vais juger entre vous par le Livre d’Allâh, répondit-il » Il ordonna ensuite de fouetter le coupable qui n’était pas marié et de l’expulser un an, en sachant qu’il n’est pas fait mention de la sanction d’expulsion dans le Coran. Quant à la femme, elle avoua son crime et fut lapidée. [5]

Ibn Hajar el-‘Asqalânî et e-Nawawî avant lui, pour ne citer qu’eux, relèvent que la lapidation est légitimée à l’unanimité des savants musulmans. Ainsi, votre position rejoint celle de certains kharijites et mu’tazilites (qui retrouvent à notre époque leurs heures de gloire par le biais des néo-rationalistes, à la grande joie des orientalistes !) qui ne reconnaissent pas son statut sous prétexte que le Coran n’en fait pas mention. [6] Tiens, comme les jours se ressemblent ! Est-ce un hasard… Ainsi, la loi prévoit la lapidation pour l’homme ou la femme marié et la peine du fouet pour l’homme ou la femme célibataire. [7] Je ne veux pas ici nourrir les débats entre les savants sur certains détails, mais il faut savoir en gros que la lapidation est établie par le Coran, la Sounnah du prophète, celle des quatre khalifes et le consensus des savants musulmans.

Le Calife ‘Oumar était un inspiré. Il donne l’impression de s’adresser à vous lorsqu’il dit du haut de son minbar : « Allâh envoya Mohammed en toute vérité. Il lui a révélé notamment le Verset de la lapidation. Nous l’avons lu et bien assimilé. Nous avons également appliqué la lapidation après sa mort. J’ai bien peur qu’avec le temps quelqu’un dise : « Nous ne trouvons pas la lapidation dans le Livre d’Allâh », et qu’il s’égare ainsi pour avoir délaissé un commandement révélé par Allâh. La lapidation est une vérité dans le Livre d’Allah le Très-Haut contre l’homme ou la femme marié qui a commis l’adultère ; à condition d’en apporter la preuve ou qu’il y ait eu une grossesse ou un aveu. » [8] Voici le Verset dont l’énoncé fut abrogé et que rapportent certaines annales suspectes [9] : (L’homme âgé ou la femme âgée lapidez-les jusqu’à ce que mort s’ensuive). [10] Selon une autre hypothèse, qui ne va vraiment dans le sens de votre thèse, la sentence n’est pas explicitement évoquée dans le Coran, qui nous commande toutefois d’obéir à celui sur lequel il fut révélé. [11] Le quatrième Calife, pour sa part, avait bien compris la chose. C’est pourquoi il fit fouetter une femme adultère un jeudi, et lapider un vendredi. Lorsqu’il dut s’expliquer sur la chose, il confia qu’elle fut fouettée selon le Livre d’Allâh et lapidée selon la Sounnah du Messager d’Allâh. [12]

Ensuite, vous dites : « La Sourate « les femmes » (Sourate 4, Verset 15) prévoit qu’une femme convaincue d’adultère soit « enfermée dans une maison jusqu’à sa mort, à moins que Dieu ne lui offre un moyen de salut ». Cependant, la Révélation s’est déroulée sur 23 ans. Des Versets plus précis sur cette question de l’adultère par exemple sont venus après celui compris dans la Sourate des femmes (qui prévoit l’enfermement ; NDLR). L’inscription dans le temps de la Révélation à permis de développer ce que les savants musulmans appellent « la science de l’abrogation ». Ainsi, la recommandation de l’enfermement a été abrogée par un Verset de la Sourate de la lumière qui recommande de châtier les adultères par le fouet. Lorsqu’il a reçu ce Verset, le Prophète a dit « voilà l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères dans la Sourate plus ancienne ».

Il y a plusieurs remarques à faire sur ce passage. La première qui vient à l’esprit, c’est qu’apparemment, vous n’êtes pas offusqué par l’enfermement de la femme convaincue d’adultère jusqu’à sa mort et par la peine de fouet puisque le Coran en parle. N’avez-vous pas peur de choquer ainsi les Occidentaux ? En revanche, comme nous le verrons plus loin, vous ne faites pas la différence entre les peines corporelles prescrites par le Coran et celles qui y sont inexistantes en leur apposant sans distinction un « non » catégorique. Vous êtes en effet : « personnellement opposé à l’application aujourd’hui des peines corporelles, du fouet à la lapidation en passant par l’ablation des membres, etc. » Alors pourquoi toute cette polémique sur la légitimité de la lapidation en regard des textes scripturaires de l’Islam.

Autre remarque, la plupart des textes que les dissidents à la Révélation utilisent en leur faveur se retournent contre eux. [13] C’est normal, me direz-vous, car, comme nous l’avons souligné auparavant, les égarés de toutes confessions, s’appuient généralement sur des arguments ambigus au détriment des arguments formels, trahissant ainsi qu’ils sont plus animés par les passions que par la recherche de la vérité. [14] Ce manque de bonne foi ou, pour le moins, ce manque de rigueur les fait sombrer dans les contradictions les plus aberrantes. Ainsi, ici vous donnez foi aux paroles du Prophète qui prévient que le v. 4 de la sourate les femmes est abrogé, alors que le hadîth sur le sujet est simplement rapporté par Muslim. [15] En revanche, vous ne donnez pas foi à plusieurs hadîth que s’accordent à rapporter el Bukhârî et Muslim et qui ne font qu’enrichir une loi existante ; ce qui en soi est plus concevable que l’abrogation d’une loi… c’est sans commentaire !

Pire, vous omettez de dire que l’issue offerte par Dieu aux femmes adultères ne porte pas uniquement sur l’abrogation du verset en question par le v. 2 de la sourate la lumière, et qui prescrit de châtier les adultères au fouet. Il s’agit également d’apporter une nouvelle loi disant qu’il faille lapider la femme adultère mariée. En cela, le v. 2 de la sourate la lumière, n’a pas pour vocation d’abroger un autre Verset. Il ne fait que spécifier que le fouet concerne la femme célibataire indépendamment de la femme mariée comme le souligne pertinemment Ibn Hajar. [16] Voilà ce que le hadîth en question révèle. Selon ‘Oubâda ibn e-Sâmit, le Messager d’Allâh a dit : « Prenez de moi, prenez de moi ! Allâh leur a offert une issue. Pour l’homme vierge avec la femme vierge, il est prévu cent coups de fouet et l’expulsion d’un an, et pour l’homme marié avec la femme mariée, cent coups de fouet et la lapidation. » Est-ce un manque de bonne foi ! Je n’en suis pas sûre, car certains manuscrits de sahîh Muslim ne font pas mention du passage en gras…


                                        

Notes

[1] Certains orientalistes ont vainement cherché à dénigrer la valeur historique du corpus des hadîth, mais Allâh n’entend que préserver sa religion, comme le formule le Verset : Certes, Nous avons descendu le Rappel, et il Nous incombe de le garder [el-hijr ; 9].

[2] Ce hadîth est rapporté par el Bukhârî (6815, 6825) et Muslim (4396). Cette histoire prouve que la lapidation ne s’applique pas uniquement sur les femmes, contrairement à ce que laissent entendre les détracteurs de la dernière religion révélée aux hommes.

[3] Rapporté par Muslim (4406).

[4] Rapporté par Muslim (4408).

[5] Rapporté par el Bukhârî (6827, 6828) et Muslim (4410).

[6] Voir : sharh sahîh Muslim d’e-Nawawî (11/189) et Fath el-Bârî (15/602).

[7] Certains font la distinction entre la fornication qui concerne l’homme ou la femme célibataire et l’adultère qui concerne l’homme ou la femme marié.

[8] Rapporté par el-Bukhârî (6830) et Muslim (4394).

[9] Voir e-sounan el-koubra de Nassâ-î (4/7156).

[10] Ce Verset aurait été intégré au départ dans la sourate les coalisés ; voir : sharh sahîh Muslim (11/192), Fath el-Bârî (15/635) et subûl e-salâm de San’ânî (7/108).

[11] Voir : Fath el-Bârî (15/635).

[12] Voir : Fath el-Bârî (15/605-606) ; cette annale est en partie rapportée par el Bukhârî (6812) ; elle est également rapportée par e-Daraqutnî (3/123-124) et e-Nassâ-î dans e-sunan el-koubra (4/269-270).

[13] Voir : el-Jawâb e-Sahîh li man baddala din el-Massîh (1/104-105).

[14] Voir notamment : El-Jawâb e-Sahîh li man baddala din el-Massîh (2/710) et majmû’ el fatâwa (3/62-63).

[15] Voir : Muslim (4390, 4391, 3392).

[16] Voir : Fath el-Bârî (15/606-607).


Source : http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article528




vendredi 24 avril 2009

Comment l'Egypte traite les palestiniens quittant Gaza

bismi_lah


Les effets de la louange


1343358_1773184La pièce dans son ensemble fait au maximum 13 mètres sur 27 mètres, mais elle est divisée en plusieurs pièces, dont certaines sont fermées et une grande qui est une salle de bains et des toilettes, la seule. Les seules fenêtres se trouvent sur la double porte d'entrée située au bout du couloir qui mène au bâtiment.

Le plafond est bas, environ 2 mètres, mais il a au moins une ventilation. Il n'y a pas de poubelles, et à l'intérieur, les pièces ne sont pas du tout surveillées, de sorte que les actes d'intimidation ou de racket ne sont pas contrôlés.

Par Rod Cox

Je suis arrivé dimanche au point de sortie de la bande de Gaza, à Rafah, avec une camionnette. En appelant l'ambassade britannique et l'Égypte, on m’a dit clairement que la camionnette ne serait pas autorisée à sortir en raison de l’«accord avec Galloway», donc, j’ai pris la décision de mettre à l’abri la camionnette et de partir pour le Royaume-Uni, où je dois présenter une exposition chose et 'effacer' cet accord de Galloway qui empêche ma sortie et que les Égyptiens sont tellement désireux de faire respecter.

C’est bien de voir qu'ils puissent tenir des engagements, et d’en faire d’eux-mêmes grand cas, mais j'espère qu'à l'avenir, les convois ne trahiront pas le principe d’ouverture des portes pour le gain politique rapide de la couverture médiatique qu’il a actuellement.

Par exemple, les bateaux du Free Gaza n’ont pas dit qu’en contrepartie d’une autorisation d’accès à la bande de Gaza, ils acceptaient de renoncer aux droits des autres à franchir la frontière et d’y venir par voie maritime. Ils demandent un accès sans réserves à la mer et je demande à tous ceux qui se rendent à Rafah de n’accepter rien de moins.

Je me souviens avoir discuté avec mon groupe dans le convoi en Libye pour savoir si oui ou non nous allions camper à la frontière et pendant combien de temps. La réponse n'était pas unanime, mais en majorité nous avions l’intention de rester longtemps.

Ma perception est que la plupart des gens ont eu le sentiment, qu’après un long voyage, ils étaient entrés et sortis précipitamment de Gaza, en accomplissant pas grand-chose au niveau personnel et en ne changeant pas le moins du monde la situation à la frontière en ce qui concerne l'aide qui, malgré les assurances du contraire, est toujours en train de pourrir à El Arish, ainsi que pour les Palestiniens, dont la plupart ne peuvent pas passer, ou passent avec difficulté - voir ci-dessous, et pour les exportations qui ne sont pas du tout autorisées à rentrer.

Pire, le public britannique pense que George Galloway a accompli quelque chose, dont il a moins besoin de penser à la Palestine. Mais c'est un long long combat, rempli de trahisons et d'opportunisme politique, et nous devons être prêts à le reconnaître.

Nous voulons tous un sauveur, un héros, mais en réalité il n'existe pas mais il y a beaucoup de gens prêts à en porter le costume, juste pour la célébrité. Faisons en sorte que, lorsque nous avons un tout petit peu de pouvoir, nous n’en profitions pas pour renoncer aux droits des autres. L’objectif du combat, c’est la Libération de la Palestine, et non son asservissement.

Donc, je suis arrivé encore à pied lundi matin, j’ai été accueilli avec une sympathique tasse de café, et mis dans le bus pour l'Egypte. Ce bus ne fait un trajet que d’environ 500 mètres, mais vous devez être dedans, vous ne pouvez pas marcher.

La veille, le bus avait fait ses 500 mètres en 12 heures au cours desquelles tout le monde était monté et descendu à plusieurs reprises, en se précipitant pour remonter à l’intérieur quand il avançait de 100 mètres, puis en descendant encore pour s’asseoir exactement à la même place qu'avant ou en retournant dans la salle d'embarquement pour aller aux toilettes.

Lundi, nous sommes entrés en Égypte vers 15h, soit seulement 5 heures après mon arrivée. Le retard était dû aux Égyptiens, qui appellent les bus quand ils veulent.

À l'arrivée, nous avons rempli les demandes de visa, et nos passeports ont été pris pour traitement. Comme prévu, j’ai été interrogé par la police qui a expliqué que selon l’accord avec Galloway, les membres du convoi ne sont autorisés à entrer en Égypte que sous surveillance de la police et qu’ils doivent quitter directement l'Égypte, soit par la Libye s’ils ramènent leur voiture, ou soit par l'aéroport du Caire. Il n’y a pas d’autres routes autorisées. Toutefois, si je quitte l'Égypte après avoir respecté cette règle, c’est terminé, et si je reviens encore une fois, je serai soumis aux mêmes règles que n’importe qui.

J’ai aussi rencontré quelqu’un qui est entré à Gaza par bateau, et les Égyptiens n'ont pas de règle Galloway pour eux, donc ils récupèrent leur passeport et on leur dit qu’ils sont libres de partir où ils veulent, mais moi, je suis envoyé au point de transit, qui est le salon des Départs, maintenant fermé pour la journée, où on me fait attendre avec un nombre croissant de Palestiniens, plus de 150 à la fin, alors que mon passeport est confisqué.

A leur départ, les membres du convoi ont eu un traitement similaire, sauf qu’en raison du plus grand nombre, je suis sûr qu'ils ont passé un agréable moment dans un délai raisonnable assis confortablement dans une salle de transit de l'aéroport. Comme que je suis le dernier du convoi et que je voyage seul, j’effectuerai ce transit avec les Palestiniens.

Nombreux de ceux qui avaient fait le chemin avant, m’ont expliqué que nous allions être mis dans des bus, emmenés sous escorte policière jusqu’à l'aéroport du Caire et expulsés - désolé, transités vers notre pays de destination. Tous, ou presque tous les Palestiniens semblent être traités de cette manière. La plupart des Palestiniens de mon groupe partaient vers l’Arabie Saoudite où ils travaillaient avant la fermeture de la frontière. Maintenant, après plusieurs tentatives de leur part, ils sont autorisés à y retourner, mais les Égyptiens ne leur ont pas, apparemment, accordé de visa pour l'Égypte, de sorte qu'ils doivent voyager sous escorte, ce qui est, pour être honnête, une procédure qui n'est pas rare, et dont j’avais déjà fait l’expérience.

Si vous transportez des marchandises, ou si vous êtes un citoyen pour qui les autorités sont inquiètes, alors vous êtes escortés par la police jusqu’à la prochaine frontière. Cela m’est arrivé à Chypre quand j'étais jeune, où j'ai été libéré dans le pays, mais je devais faire rapport aux autorités tous les jours.
En Syrie, où des convois de camions sont escortés d’un camp à l’autre par la police pour stopper la contrebande, et d'ailleurs aussi en Europe, et, bien sûr, dans le cadre des très luxueux accords de transit pour le convoi quand il a traversé les pays d’Afrique du Nord sans documents douaniers. Le convoi a payé un peu mais c’est normal de facturer les frais de service et c’est raisonnable de le faire.
Tout passager arrivant au Royaume-Uni et devant changer d’avion, par exemple à Heathrow, est retenu dans une zone de transit d'où il n’a pas accès au Royaume-Uni, mais d’où il peut se rendre à la porte d'embarquement de son vol. Pendant l’attente, il a un choix de cafés et autres services et a accès aux bureaux des compagnies aériennes et à internet, au téléphone et à des toilettes.

Je tiens à préciser que Le Caire possède une zone de transit sécurisé qui est conforme aux normes internationales, et quand je l'ai finalement vue, il y avait de nombreux étrangers.

Donc, je n'étais pas trop préoccupé par le fait d'être dans l'autobus, mais les énormes attentes et les conditions improvisées étaient moins que parfaites - mais hey! Nous bougions. Donc, mon amie est partie en taxi pour une destination qu'elle n'avait pas encore décidée, malgré son entrée «illégale» dans Gaza, et moi je suis parti pour la salle de transit vers 19h, au bout de seulement trois heures d'attente!

Après 5 autres heures à se prélasser, on nous a fait monter dans les bus qui n’étaient pas totalement inconfortables, et après avoir passé 4 autres heures dans les bus en stationnement, nous avons commencé à nous diriger lentement vers Le Caire à environ 3 ou 4 h du matin.

A l’aube, nous nous sommes arrêtés pendant une demi-heure pour prendre un café, la première occasion d'acheter de la nourriture autre que des bonbons depuis l’entrée dans le système, et la première occasion d'utiliser des toilettes en près de 8 heures, puis nous sommes repartis vers l'aéroport du Caire où nous sommes arrivés vers 10 heures du matin.
Nous avons passé le contrôle des passeports à deux reprises, soit un total de peut-être six fois sur le trajet, et nous avons été conduits à l'extérieur de l'aérogare vers notre salle de transit.

Je pense que les Palestiniens ne s'attendaient pas à ce que l’on m’envoie avec eux, et quand je suis arrivé, ils m’ont accueilli chaleureusement et m’ont donné des morceaux de pain et de fromage qu’ils avaient conservé de leur voyage. Ils m'ont dit, un peu avec satisfaction, qu’un occidental connaissait enfin leur sort, et un peu inquiets pour ma constitution délicate, que maintenant, je pouvais comprendre la situation des Palestiniens!

La pièce dans son ensemble fait au maximum 13 mètres sur 27 mètres, mais elle est divisée en plusieurs pièces, dont certaines sont fermées et une grande qui est une salle de bains et des toilettes, la seule. Les seules fenêtres se trouvent sur la double porte d'entrée située au bout du couloir qui mène au bâtiment.
Le plafond est bas, environ 2 mètres, mais il a au moins une ventilation. Il n'y a pas de poubelles, et à l'intérieur, les pièces ne sont pas du tout surveillées, de sorte que les actes d'intimidation ou de racket ne sont pas contrôlés.

Notre bus a déposé environ 150 personnes dans ce lieu, mais il n'était pas vide quand nous sommes arrivés, il y avait des gens qui y avaient passé des jours, et un homme a affirmé y être depuis un mois, mais je n’ai pas pu pas vérifier. Ces détenus de longue durée avaient empilé des tapis de prière comme lits sur le carrelage poussiéreux et ils restaient assis dessus pour garder leur place. J'ai pris quelques photos bien que l’on m’ait mis en garde, mais je les ai.

Le problème pour les travailleurs d'Arabie Saoudite, c’est que leur visa est expiré, et personne n'a de représentation politique dans la bande de Gaza (à l'exception du Royaume-Uni!), Pour obtenir un nouveau visa, les Palestiniens doivent se rendre à l'ambassade au Caire!
Mais ils ne peuvent pas entrer en Égypte pour y aller sans convaincre les autorités égyptiennes qu'ils vont en obtenir un, aussi ils doivent obtenir un pré-visa de la représentation palestinienne au Caire, la transmettre aux Égyptiens, puis se présenter au passage de Rafah jusqu'à ce que, par magie, un jour, leur nom apparaisse sur une liste. Quand ils sont au Caire, ils sont détenus dans ce cachot jusqu'à ce que le représentant palestinien réunisse certains documents, qu’ils les apporte à l'ambassade d'Arabie Saoudite, puis qu’il les amène aux Egyptiens, ce qui prend généralement deux jours. Mais même quand vous obtenez le visa ou le permis de travail, ou si vous l’avez déjà, vous devez toujours rester dans ce trou jusqu'au départ de votre vol.

Dans mon groupe, il y avait, à part moi, un Américain et deux Britanniques, mais personne ne les a remarqués! Pourquoi?, Parce qu'ils étaient des ressortissants palestiniens et, par conséquent, «des Palestiniens» pour les Egyptiens.
Les Britanniques ont contacté l'ambassade, et ils ont effectivement été autorisés à s’asseoir hors du donjon, au soleil, « car ils avaient un petit enfant», même si j'ai remarqué que d'autres mères avec des petits enfants n’étaient pas parvenues à atteindre cet objectif, alors que peut-être le fait d'être Britannique l’a permis. Ils avaient déjà réservé un vol - pour dimanche, dans cinq jours, et ils vont être détenus jusqu'à cette date.
Je leur ai demandé pourquoi ils avaient réservé un vol aussi tard, et ils ont répondu qu'ils n'avaient aucune idée de la durée de la procédure, et que cela avait déjà pris 3 jours, donc parier sur un vol plus tôt aurait été imprudent. Ils avaient téléphoné à l'ambassade pour tenter d'obtenir un vol plus tôt puisqu’ils ne sont pas autorisés à se rendre dans la véritable salle de transit pour le faire eux-mêmes. Ce qui signifie qu'ils sont en état d'arrestation, pour autant que je puisse voir.

Je ne sais pas selon quelles règles un couple marié avec un enfant de 2 ans peuvent être détenus dans une prison mixte pendant cinq jours sans lits, privés de bains, d’équipements pour enfants, de poubelles, de lumière du jour, de vie privée, ou même de nourriture, à moins qu'ils puissent se payer les prix excessifs pratiqués par le gérant du café local qui apporte la nourriture. Ils sont en état d'arrestation, aucun sentiment d’être en transit, et leur seul crime, comme d'habitude, c'est qu'ils sont Palestiniens - (même s’ils sont Britanniques aussi)

Une des choses que vous pouvez faire en transit, c’est acheter un billet. Mais vous ne pouvez pas le faire dans Le Palais Palestine. Là, les gardiens vous disent tout simplement - quand votre vol sera prêt, nous vous le dirons.

Mon obstination m’a permis d’apprendre que, pour Londres (et ils n’ont tout simplement pas d'autres destinations, et pas Manchester, ou n'importe où en Europe, bien que cela, je pense, soit dû aux limites intellectuelles de mon ravisseur) le vol décollera à 8 heures. Je serai donc détenu jusqu'à demain!

J'ai un petit réseau de soutien en dehors de l'Égypte, et j'ai décidé de téléphoner pour vérifier les vols. Tout d'abord, j'avais besoin de charger mon téléphone, qui n'a pas vu une prise de courant depuis environ 30 heures, et est fort maltraité en ce moment.
J'ai identifié trois prises de courant pour le moment mais elles étaient toutes occupées. Il est clair que c'est le genre de situation où le banditisme peut se développer, mais j'ai réussi à être sur une file d'attente et à obtenir environ 15 minutes avant d'être viré, et ce qui m'a permis de découvrir qu'il y avait un vol à 16h30.

Cela était la même chose pour le vol de Damas pour lequel il y avait un petit groupe de preneurs, donc nous avons tous été emmenés sous la surveillance d'un seul policier dans la véritable salle de transit. Obtenir mon billet a été une expérience intéressante, mais l'essentiel est que je n'avais aucune liberté d'action. Asseyez-vous ici, debout, les sacs ici, allez-y, c'est le vol et le prix, à prendre ou à laisser ou retourner en prison.

J'ai été vraiment désolé de quitter mes amis ici:
Ali, un citoyen américain avec un billet pour Dallas, qui avait dû attendre des mois avant d’obtenir l'autorisation des Égyptiens de quitter la bande de Gaza;
Sahal, qui travaille en Arabie Saoudite depuis 30 ans et n'avait pas été en mesure de faire sa visite annuelle à ses parents et à sa famille dans la bande de Gaza depuis deux ans. Il a renoncé à tout pour revenir il y a neuf mois pour le mariage de sa fille, et parce que son père a 90 ans. Il a réalisé qu'il risquait de ne jamais revenir, et en fait son retour a eu lieu après une interruption de neuf mois, et trois tentatives à la frontière ;
et Mahmoud, aussi employé en Arabie Saoudite, également en attente de renouvellement de visa auprès de l'ambassade saoudienne, et l'homme responsable des morceaux de pain et de fromage avec lesquels je me suis régalé à mon arrivée.

Ces hommes sont assis tristement d’un côté du couloir, sur leurs bouts de tapis, puisqu’ils s’étaient appropriés ces endroits silencieux la veille. Le long de ce mur, il y a une rangée de «perpétuité», les résidents de longue durée qui sont là depuis un mois. L’un de ces hommes a une famille, sa femme reste dans une petite pièce qui est devenue une pièce réservée aux femmes et elle le rejoint quand quelqu'un a un peu de nourriture, ils ont une fille de 10 ans qui transmet des choses entre eux avec un sautillement dans sa démarche.

Ces détenus de longue durée sont installés au fond et les nouveaux arrivants sont rassemblés autour de l'entrée, là où il y a de la lumière, et aussi les services de police.

C’est là que j'ai rencontré l'homme au manteau en poil de chameau, qui allait à Dubaï, en disant: «Putain de Hamas, sans eux, nous n'aurions pas à subir toute cette merde», ce qui est à la fois vrai et faux en même temps, et pour les gens ici, c’est une récrimination populaire. "Abou Mazen paie nos salaires et il n'y avait pas de problème quand c’était lui le responsable» cela est faux, bien sûr, mais les quelques intéressés dans le débat en anglais semblaient approuver.
J'ai tenté de suggérer à l'homme que maintenant les rues de Gaza étaient sures, mais ensuite je me suis rendu compte qu'il ne voulait pas débattre avec moi, il voulait qu’on me prenne pour un partisan du Hamas, et il le faisait à haute voix. Pourquoi?

Les gens m'avaient vu prendre des photos et mesurer la taille de la pièce, et certains au moins étaient venus et m’avaient aidé. Tous m’ont demandé d’en parler au monde, tandis que de nombreux autres étaient résignés et fatigués, mais au moins, ils regardaient avec un certain intérêt. Il essayait de me discréditer face à ces gens.

En fait, ce n'est pas la première fois que je le rencontrais. Il était à Rafah, mais à chaque fois à proximité des soldats, comme il le faisait ici. Peut-être qu'il essayait lui-même d’entrer dans les bonnes grâces des soldats pour avoir un voyage peinard, peut-être que c’était un agent provocateur, mais je lui ai dit que je ne pouvais plus lui parler quand il disait "Putain de bande de Gaza, c'est fini, je vais à Dubaï ". Des prisons dangereusement lourdes de tensions, surtout si vous devez y vivre pendant un mois.

DITES-LE AU MONDE. Vous savez, je ne pense pas qu'à l'époque des pires persécutions des Juifs en Russie, ils aient été traités pire que les Palestiniens ne le sont aujourd'hui. Peut-être que nous devrions avoir une déclaration demandant de mettre fin aux souffrances des Palestiniens, que nous allons leur donner une patrie en Palestine.
                                          


Source : http://www.rodcoxandgaza.blogspot.com/
Traduction : MG pour ISM

mardi 21 avril 2009

Les effets de la louange

bismi_lah


Les effets de la louange

De simples mots de reconnaissance et de louange ont sur l'esprit des gens un grand effet et il est possible alors qu'ils consacreront leur vie entière à faire 1e bien dans le but de réussir dans la vie et pour ce que cela apporte à l'esprit de repos et de quiétude.
Ils sont nombreux ces gens qui croient que leur accomplissement dans la vie est tributaire de la considération que leur marquent certains grands personnages et que, sans la bienveillance de ces derniers, il leur serait impossible de s'élever dans la hiérarchie sociale et de parvenir à l'élévation spirituelle.

C'est ainsi que les nations développées à travers le monde font une place importante aux mérites par la considération que manifestent certains grands personnages aux personnes douées et de talent. Cette attitude est décelable à divers degré. Ainsi, il est certain que les talents et les capacités de tout un chacun ne seront pas ignorés car il est mis en place le terreau qui permettra à ces talents et à ces capacités de croître et de se développer, c'est-à-dire de libérer leurs énergies créatrices et de redonner au travail et à l'effort la place qu'ils méritent par la considération accordée aux gens capables et exceptionnels.
L'homme, durant la période de la jeunesse-qui est la plus importante étape de la vie pour ce qui concerne la formation des bases morales-manifeste la plus grande aptitude à louer et à être reconnaissant vis-à-vis d'autrui. Mais plus il avance dans l'âge moins il est dans une telle disposition. Il est donc nécessaire de renforcer, chez les grands hommes, cette tendance à la louange et à la considération, tant qu'ils sont en position d'influencer les plus jeunes.

L'application de ce programme aura une grande influence pour préserver l'équilibre spirituel de la jeunesse. Car parmi les caractéristiques naturelles de la jeunesse, il est celle qui consiste, pour le jeune, à se choisir un modèle d'homme. De sort que si son choix ne se porte pas sur les gens honnêtes et que son esprit ne soit pas disposé à les apprécier et à les considérer, il pourrait alors être tenté d'admirer les déviants et les malhonnêtes hommes dont les comportements deviendraient, pour lui, le modèle social à suivre, ce qui aurait un effet plus que néfaste sur lui.
Ceux qui font preuve d'un bon goût, ont un coeur généreux et une pensée saine ne pourront que louer et apprécier tout travail honnête qu'ils remarqueraient autour d'eux de la part de toute personne. Ainsi, les grandes idées des personnages célèbres et leur capacité de perception des choses a un immense rayonnement, engendrant par la même chez ceux qui les observent une énergie et une vitalité certaine, de même que ces qualités leur apportent réconfort et dynamisme. La fréquentation des gens de bonnes moeurs contribue à élever la pensée de l'homme et à libérer son esprit des entraves qui l'éloignent de la morale. Ainsi, ceux qui sont sensibles au discours des personnages célèbres assoient les fondements indispensables à leur élévation morale et spirituelle.

Cependant, certains sont très avares de louanges et de reconnaissance, même envers les gens qui leur sont proches et ne sont pas disposés à apprécier leurs qualités et leurs compétences ainsi que leurs       réalisations, de quelque nature qu'elles soient.
Certes, la nature malveillante qui est dénuée des qualités humaines et qui est encline aux mauvais penchants lorsqu'elle fait face à toute situation louable juge celle-ci de manière à diminuer sont impact et son apport et à la rabaisser aux yeux d'autrui. Plus encore, les gens de cette nature critiquent tout bien et souffrent de ce qui fait le bonheur des personnes autour d'eux, de même qu'ils ne sont nullement disposés à louer ou à considérer leurs semblables et se réjouissent de leurs malheurs.
De ce fait, les gens dont la nature est malveillante ressentent de la colère quand il arrive que ceux qui les entourent agissent de manière louable ou qu'ils bénéficient de la considération sociale. Il leur arrive parfois d'emprunter les voies de la provocation et de l'agression par dépit et par envie, en voulant les accabler de malheur.
Ainsi donc, les sages tirent les leçons qui se dégagent du comportement des ignorants pour éviter de tomber dans leurs erreurs. Ces derniers, par contre, ne sont pas prêts de suivre la voie des sages et de tirer les enseignements qui découlent de leur morale et de leurs qualités humaines.


Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/08.htm#2


samedi 18 avril 2009

Quelques réflexions étonnantes sur le Saint Coran

bismi_lah


Quelques réflexions étonnantes sur le Saint Coran


user165998_pic22305_1234644255Le Coran recèle d'innombrables merveilles. Ce livre est un concentré de la création, permettant à la pensée humaine de s'apercevoir des secrets de la création et de ses liens avec le Créateur. Nous avons relevé quelques coïncidences ayant trait à la magie des chiffres. En les étudiant, l'homme se rapprochera de son Créateur et s'apercevra mieux de Ses miracles.

Divers mots sont répétés, de façon stupéfiante, dans le Coran et une fois comptés, ils sont étonnamment égaux. Les mots " monde" et "Au-delà" sont répétés 115 fois tous les deux. Cette égalité et harmonie se retrouvent dans de nombreux cas.

Le grand Prophète de l'islam a récité les versets du Coran, pendant 23 ans. Il ne pouvait sans la révélation divine réussir à égaliser le nombre des mots. S'il avait même réussi à le faire, il l'aurait considéré comme le plus grand avantage du Coran et l'aurait relevé à l'intention des Musulmans.

Mais le Prophète (saws) n'a rien indiqué de la sorte, le monde de l'Islam ignorant lui-même ces spécificité du Coran. Allah a permis ces découvertes, en cette ère de progrès ahurissants des ordinateurs, a révélé les immenses secrets de Son livre, et' prouvé l'authenticité du Coran, par les chiffres et le calcul, à l'homme ignorant et inique.

Maître Abol Razaq Nofel écrit dans la préface de son ouvrage :

"J'ignorais que le Coran était doté de tant d'harmonie. Chaque fois que j'ai entrepris un sujet de recherche dans le Coran, j'y ai trouvé une surprise. Et quelle surprise: une répétition de chiffres; une harmonie dans les sujets abordés, soient qu'ils se ressemblent, soient qu'ils soient tout à fait différents. C'est là un miracle, qui n'est révélé qu'au chercheur, qu'à l'étudiant ou qu'au lecteur à la foi absolue, que le Coran n'est que la révélation d'Allah au dernier de Ses prophètes; car ce miracle est surhumain et bien au-dessus de la raison de l'homme. "

Le monde et l'au-delà

Le terme monde est répété 115 fois, autant que le mot " au-delà".

Il ne faut pas croire qu'ils viennent toujours ensemble et que pour cette raison, leur nombre est égal. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ces deux mots ne sont accolés qu'une cinquantaine de fois, chacun venant séparément, au moins une fois et demie en plus, au total 115 fois pour chacun d'entre eux.

Le miracle des chiffres ne se limite pas, seulement, à l'égalité des termes ou sujets identiques, relatés ou même contraires. Cette harmonie des chiffres est venue au jour pour d'autres cas.

Autre surprise du Coran : le mot "el kufr", impiété et le terme "kufran" se répètent, respectivement, 17 et 8 fois, totalisant 25. Or le mot "el Iman", la foi, et "Imanan", dérivé de la même racine, reviennent, aussi, au total, 25 fois, contrairement à cette égalité des 2 mots "kufr" et "Iman". Iman et ses dérivés reviennent 84 fois dans le Coran. Bien que "Kufr" et ses dérivés ne se répètent que 506 fois, le synonyme de "kufr", "zilal" et ses dérivés reviennent 191 fois, totalisant avec "kufr" 697, Iman et ses dérivés 811 fois. La soustraction de ces deux chiffres donne 114, c'est-à-dire le nombre des sourates du Coran (peut être cela signifie-t-il que l'impiété et la foi sont séparés, par un seul Coran).

La multiplicité est un autre miracle du Coran. Certains termes sont le multiple de 2, 3 ou plus d'autres termes, et cela, non pas par hasard, mais bien par une intention volontaire, servant à prouver un but.

Par exemple le mot "er Rahman", qualité divine, vient 51 fois. Le mot "er Rahim" (miséricordieux) se répète 95 fois, sous cette forme, et 20 fois, sous la forme "Rahiman". La racine Rahim revient 115 fois, mais une seule fois qualifiant le Prophète (saws) lui-même.

Aussi Allah est qualifié 114 fois "er Rahim", tandis que "Rahman" (clément) ne revient que 57 fois, c'est-à-dire la moitié des sourates du Coran.

Les chiffres 7 dans le Coran

Certaines harmonies sont le fait du chiffre sept dans le Coran, qui a désigné 7, en tant que chiffre des cieux et le répète aussi 7 fois.

Lorsqu'il parle de la création du ciel et de la terre en six jours ou période, il le fait 7 fois. Quand le Coran présente les créatures à Allah, en rangs, il le dit 7 fois : "Et ils seront présentés en rang devant ton Seigneur." (sourate 18 Verset 48). Allah a répété les dérivés de rang en 7 autres versets. Les dérivés de "Saf", rang, reviennent aussi 7 fois :

"Et très certainement Nous t'avons apporté les sept de ceux que l'on répète, et aussi la grande lecture." (sourate 15 Verset 87).

Ou bien :

"I1 est aussi de ceux qui font largesses de leurs biens dans le sentier d'Allah, comme d'un grain d'où naissent sept épis à cent grains l'épi. Car Allah multiplie en faveur de qui Il veut." (sourate 2 Verset 261).

"Oui, si tout ce qu'il y a d'arbres sur terre devenait plumes et que la mer et sept mers après elle, fournissent l'encre, les paroles de Dieu ne seraient pas épuisées." (sourate 31 Verset 27).

A propos de la Géhenne, le Coran dit : "Elle a sept portes; à chaque porte, partie d'entre eux sera répartie." (sourate 15 Verset 44). La première sourate du Coran comporte 7 versets et sept aussi représente le nombre des mots compris dans le témoignage.

Le miracle de 19 et la répétition des mots.

L'un des miracles du Saint Coran réside dans son ordre numérique spécial, que personne d'autre qu'Allah ne pouvait instaurer. L'homme est incapable d'en ordonner les bases sur le chiffre 19, car la probabilité de l'avoir fait a été calculée par l'ordinateur et revient à 1 divisé par: 6x26 x 1024 x 626; C'est-à-dire, en pratique, zéro.

1- La phrase "Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux" est composée de 19 lettres.

2- Le Coran possède 114 sourates un multiple 6 de 19.

3- Les 5 premiers versets de la Sainte " 'Alaq " (sourate 96), la 1ère sourate révélée au Prophète comprennent 19 mots.

4- La première révélation de la Sourate " 'Alaq " a compris 76 mots, c'est-à-dire 19 x 4.

5- La première révélation de la Sourate " 'Alaq " comprend 19 versets.

6- La première sourate révélée, comptée à rebours, de la fin, est la 19ème.

7- La Sourate " 'Alaq " totalise 285 mots, c'est-à-dire 19 x 15.

8- La dernière sourate du Saint Coran comporte 19 mots.

9- Le premier verset de la dernière sourate du Coran est composé de 19 lettres.

10- Les neuf premiers versets de la Sourate "el Qalam" (sourate 68) comportent 38 mots, c'est-à-dire 19 x 2.

11- Les dix premiers versets de la 3ème sourate révélée "al Mozamel" comprennent 57 mots, c'est-à-dire 19 x 3.

12- Le Verset 30 de la Sourate "el Modasser" (sourate 74) cite le chiffre  19.  "Ils sont dix-neuf à y veiller."

Le miracle scientifique du Coran

Les enseignements du Coran ont haussé la valeur et le respect du savoir des Arabes et de tous les Musulmans. Avant tout le monde, le Coran a admiré la science et les savants, au point de dire dans la Sourate "l'Araignée" (sourate 29), Verset 49 : "Ce sont au contraire des versets évidents dans les poitrines de ceux à qui science a été donnée. Et ne nient Nos signes que les prévaricateurs."

Dans la sourate 45, Versets 3 à 5, il est dit:

"Oui, il y a dans les cieux et la terre, des signes, certes, pour les croyants. Et dans votre propre création, tout comme en ce qu'Il fait foisonner du genre animal, il y a des signes pour les gens qui croient avec certitude.

De même, dans l'alternance de la nuit et du jour, et dans ce que Allah fait descendre du ciel, de par l'eau nourricière, - par quoi Il donne vie à la terre une fois morte, - et dans le déploiement des vents, il y a des signes, pour les gens qui comprennent."

Le livre d'Allah, tout au long de la révélation, a divisé la science connue de l'époque en : astronomie, physique, chimie, les observatoires, la biologie botanique, la géologie etc... Ces sciences de base, en progressant, rapprochent les peuples d'Allah et renforcent la foi en Lui.

La sourate 35, Verset 28, dit :

"Il y en a de même, parmi les hommes, et les animaux et les bestiaux. Les couleurs de tout cela sont différentes. Rien d'autres : craignent Allah parmi Ses esclaves, ceux qui savent. Oui Allah est Puissant, Pardonneur."

Plus intéressant encore, c'est que les premiers versets révélés du Coran ont trait absolument à l'enseignement et à l'apprentissage. La première révélation annonce l'aube du savoir et le rang éminent de la science, et que la raison divine portera aussi le drapeau de cette mission. Comment il n'en serait pas ainsi, alors que les cinq premiers versets de la première sourate révélée:

"Lis, par le nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur, le Très Noble, c'est Lui qui a enseigné par la plume. Il a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas."

Le Saint Coran, dans presque 750 versets, traite de certains aspects de la science, en tant que sujets généraux. Ces versets, dans une ère où les individus et les sociétés ont foi en la science, sont une nouvelle découverte. C'est là l'un des miracles du Coran où la force et la puissance des nations est évaluée par la science, la technologie, la culture, la connaissance, l'innovation et les découvertes. Ces notions étonnantes du Coran n'ont pas trait uniquement à une culture ou à une époque déterminée. La plume, c'est-à-dire le premier instrument d'écriture, est la première chose sur laquelle le Créateur de ce monde a juré. Les Musulmans, ainsi motivés, ont rédigé divers ouvrages scientifiques.


Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/coran/rfcoran.htm


mercredi 15 avril 2009

le réchauffement climatique n’a rien à voir avec l’activité humaine

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Selon de hauts scientifiques japonais, le réchauffement climatique n’a rien à voir avec l’activité humaine


sciences_090418_rechauffementUn rapport scientifique majeur d’universitaires japonais conclut que le réchauffement planétaire n'est pas dû à l'homme et que la tendance au réchauffement généralisé depuis le milieu de 20ème siècle est désormais arrêtée.

Comme il fallait s’y attendre, ce rapport publié le mois dernier a été totalement passé sous silence par les médias occidentaux.

Ce rapport a été entrepris par la Société de l’Énergie et des Ressources (JSER) japonaise, une société représentant les scientifiques universitaires des domaines de l'énergie et des ressources.

La JSER agit en comité consultatif gouvernemental, tout comme le fait pour l’ONU le Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Évolution Climatique (GIEC).

Ses conclusions contrastent fortement de celles du GIEC, avec cependant un seul hauts chercheurs sur les cinq d'accord avec l'affirmation du fait que le réchauffement récent a été accéléré par les émissions carbonées de l'homme.

Ce rapport commandé par le gouvernement critique la modélisation informatique du climat et dit aussi que les données des États-Unis sur la température au sol, utilisées pour appuyer les dires de la responsabilité humaine dans le réchauffement, manquent trop de perspicacité.

Le mois dernier, aucun grand média occidental n’ayant couvert la sortie du rapport, cela a incité le site Internet de science et technologie de Grande-Bretagne The Registre à commander la traduction du document.

La première partie met en évidence l’arrêt du réchauffement planétaire, notant que, depuis 2001, la hausse de la température à l'échelle mondiale a pris fin, malgré la montée continue des émissions de CO2.

Le rapport indique ensuite que le récent réchauffement subi par la planète est essentiellement dû au rétablissement de ce que l'on appelle le « Petit Âge Glaciaire, » qui a eu lieu aux alentours de 1400 jusqu’à 1800 et fait partie d'un cycle naturel.

Les chercheurs concluent en plus que le réchauffement climatique et l'arrêt de la montée de la température sont liés à l'activité solaire, une idée rejetée auparavant par le GIEC.

L’introduction du rapport déclare : « L'hypothèse selon laquelle la majorité du réchauffement mondial pourrait être attribué à l'effet de serre est fausse. »

Kanya Kusano, directeur de programme et chef du groupe de simulation de la Terre à l’agence japonaise des sciences marines de la Terre et des technologies (JAMSTEC) confirme ce point :

Les conclusions [du GIEC], selon lesquelles le température atmosphérique actuelle est susceptible de présenter un processus uniforme de montée continue, devraient être perçues comme une hypothèse indémontrable.

Shunichi Akasofu, chef du Centre International de Recherche Arctique en Alaska, cite des données historiques pour contester l'affirmation de l’anomalie des températures très récentes :

Nous devons faire preuve de prudence, la théorie du GIEC, selon laquelle la température atmosphérique a augmenté depuis 2000 parallèlement au CO2 n'est qu'une hypothèse.

Avant que quelqu'un l’ait remarqué, cette hypothèse a été substituée à la vérité ... Il doit être mis fin à l'opinion selon laquelle une grande catastrophe se produira réellement.

Les principaux passages de la traduction [anglaise] du rapport sont consultables ici : http://www.theregister.co.uk/

Les conclusions de ce rapport concordent avec celles de centains de scientifiques occidentaux, qui ont fait l’objet de dérision et ont même été comparés à des négationnistes pour avoir remis en cause le soi-disant « consensus » sur le réchauffement climatique.

L'absence totale de couverture de cet important rapport, qui a été reçu [diffusé aux agences de presse, ndt], est un autre exemple de la manière dont est détournée la couverture du changement climatique en faveur d’un seul jeu d'hypothèses.

Ça sert intentionnellement un ordre du jour destiné à susciter l'hystérie de masse, au nom de tous les gouvernements trop désireux d’introduire une fiscalité et des mesures de contrôle draconiennes qui ne feront rien pour lutter contre quelque forme de réchauffement planétaire, qu'il soit naturel ou artificiel.


Source:
Alter Info


dimanche 12 avril 2009

Lettre de l'Imam Ali (as) à son fils l'Imam Hassan (as)

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Lettre de l'Imam Ali (as) à son fils l'Imam Hassan (as)

(écrite à Hadirin, village situé dans les environs de Siffine)

Du père appelé à disparaître, dont la vie est limitée dans le temps et qui est même au crépuscule de la vie, qui se résigne au destin, vivant déjà parmi les morts, et qui demain devra quitter ce monde.

A mon fils qui espère l'irréalisable, et qui est engagé dans la voie de ceux qui ont disparu ou trouvé la mort à la suite d'une maladie, ceux qui furent otages du temps, cibles du malheur, esclaves du monde, victimes des illusions, adversaires et prisonniers de la mort, partenaires des soucis, compagnons des chagrins, sujets aux peines, victimes des désirs et successeurs des morts.

Ce que j'ai dégagé comme conclusion de ce monde qui me tourne le dos, des temps qui me sont hostiles, de la fin qui s'approche de moi, tout cela me permet de ne pas parler d'autrui et de ne plus me soucier que de ce qui m'attend.

Mes soucis sont tels qu'ils m'ont détourné des soucis des autres, ont accaparé ma pensée, éloigné de moi les désirs. Ils m'ont éclairé sur moi-même, m'ont conduit à un sérieux qui n'admet pas de légèreté, ainsi qu'à une sincérité exempte de mensonge.

Cependant, je me retrouve partiellement en toi, ou bien mieux je me vois tout en toi au point que si quelque chose te touche je me sens personnellement touché, et que si la mort t'atteint je la sentirai m'atteindre. Je me préoccupe de ce qui peut t'arriver comme une affaire personnelle. Je t'adresse cette missive pour te servir de guide que je sois vivant ou mort.

Je te recommande de craindre humblement Allah, de te conformer à ses ordres, de l'invoquer constamment, de t'attacher pleinement à lui. Quel attachement serait plus bénéfique pour toi que celui que tu établirais avec Allah ?

Vivifie ton âme par la morale, étouffe tes désirs par la tempérance, fortifie ta foi par la certitude, embellis ton être par la sagesse, humilie-le par le souvenir de la mort, rends-le certain de sa mort, éclaire-le sur les malheurs de ce monde, mets-le en garde contre le retournement du sort et les vicissitudes du temps.

Expose-lui les récits du passé et rappelle-lui ce qui est arrivé aux générations passées, circule dans leurs demeures et vestiges; observe ce que tes peuples d'antan ont fait, les raisons de leur disparition, ce qu'ils sont devenus et où ils reposent, tu remarqueras qu'ils se sont séparés de leurs amis et que dans peu de temps tu seras parmi eux.

Sois toujours noble de sentiments, ne troque pas l'autre monde contre celui-ci, évite de parler de ce que tu ignores, d'opiner sur ce dont tu n'es pas chargé; évite de prendre une décision si tu en crains les conséquences, car il vaut mieux s'abstenir dans les cas douteux que de s'engager aveuglément.

Ordonne le bien et tu seras parmi les hommes de bien; combats l'injustice par la parole et par les actes, évite par ton action les injustes et mène au service d'Allah un combat réel. Qu'aucune critique ne t'arrête, lorsqu'il s'agit des ordres d'Allah; affronte les difficultés, s'il le faut, pour servir la vérité; approfondis tes connaissances en matière de religion; accoutume ton âme à l'endurance devant l'adversité, car l'une des plus belles qualités est la perspicacité au service de la vérité.

Remets tout ce qui est de tes affaires entre les mains d'Allah, tu les remettras ainsi à un protecteur puissant et inaccessible.

Ne mets tes espoirs qu'en Allah car il est le seul à pouvoir donner et retirer; réfléchis profondément aux diverses décisions avant d'agir; comprends bien mes recommandations et ne les néglige pas; les meilleures paroles sont celles qui servent. Sache qu'il n'y a rien à attendre des connaissances inutiles et qu'on ne tire aucun bien d'un savoir qui ne vaut pas la peine d'être acquis.

O Cher fils ! Lorsque je me suis aperçu que j'avançais en âge, que mes forces déclinaient petit à petit, j'ai entrepris de t'envoyer ces conseils, de te donner le fond de mes pensées avant que la mort ne me surprenne, que mon esprit ne s'affaiblisse comme s'affaiblit mon corps; j'ai voulu par là m'empresser de te prémunir contre l'empire des passions et les séductions du monde afin de te faire profiter de mon expérience, autrement tu seras comme un coursier sauvage. L'esprit du jeune homme est comme une terre vierge qui accepte toute semence.

Je me hâte de t'éclairer avant que ton cœur ne se ferme, que ton esprit ne soit pris, pour que tu accueilles l'expérience des sages et que tu en profites. Tu auras ainsi acquis provision de savoir et tu te seras épargné les expériences vécues. Tu profiteras des leçons que nous avons tirées de nos épreuves et ce qui était pour nous plus ou moins obscur deviendra clair pour toi.

Oh mon fils, bien que je n'aie pas atteint l'âge de ceux qui m'ont précédé, j'ai néanmoins étudié leurs actes, médité leur histoire et suivi leurs traces jusqu'à devenir comme l'un d'eux, je dirais plus: j'ai l'impression d'avoir vécu la vie de chacun d'eux du premier au dernier.

Je sais distinguer ainsi ce qui est pur de ce qui est impur, ce qui est bénéfique de ce qui est maléfique. Je te résume de toute chose ce qui en est bon et beau et j'éloigne de toi ce qui est inconnu. J'ai tenu compte de ce qui me concerne en tant que père compatissant et j'ai décidé pour ton éducation, alors que tu fais tes premiers pas dans la vie et que tu affrontes le destin, afin que tu sois un être aux intentions saines, d'une âme pure. Je commence ainsi par t'enseigner et t'interpréter le Livre d'Allah, Gloire à Lui,. t'apprendre ce qui est conforme à la loi divine, ce qui est licite et ce qui ne l'est pas; je n'ai pas voulu t'apprendre autre chose.

Je crains pour toi que tu ne sois induit en erreur par ce qui a été cause de désaccord entre certains, au sujet duquel chacun suivait ses propres sentiments ou opinions, je crains qu'il ne t'arrive la même chose.

Certes, je n'ai pas aimé t'avertir, mais le fait de te mettre en garde et de te prévenir m'est plus agréable que de te laisser seul face à des problèmes qui, je le crains, peuvent te conduire à ta perte. Espérant qu'Allah te guidera vers ce qui est ton bien et te conduira vers ton but, j'ai décidé de t'envoyer cette missive.

Sache, oh fils, qu'il me serait agréable que tu retiennes mes conseils avant tout, que tu craignes Allah notamment, que tu te contentes d'accomplir ses obligations, que tu prennes exemple sur le comportement de tes parents qui t'ont précédé, des purs de ta famille; ils ont toujours réfléchi comme tu réfléchis, pensé comme tu penses, ce qui les a amenés à agir selon ce qu'ils pensent être bon, à ne pas se charger de ce qui ne leur a pas été confié. Si tu n'acceptes pas d'agir sans avoir acquis le même degré de connaissance, que cela se fasse à bon escient, non en retenant ce qui est équivoque et qui alimente la discorde.

Commence avant tout par demander l'aide d'Allah et désirer son accord, pour éviter ce qui peut t'amener aux sujets confus, ou à l'erreur.

Lorsque tu sentiras que ton cœur est devenu pur et qu'il s'humilie devant Allah, que tes pensées sont devenues claires et que ton unique préoccupation est la foi, alors médite ce que je t'avance, et si cela ne te fait pas plaisir ou est en désaccord avec ton opinion et ton désir, c'est que tu te débats dans l'erreur et tu t'enlises dans l'obscurité.

On ne recherche point la religion quand on embrouille et amalgame; éviter cela conviendrait mieux.

Médite bien, mon fils, mes conseils. Sache que le Maître de la mort est aussi le Maître de la vie, que le Créateur est également celui qui fait mourir, que celui qui anéantit est celui qui ressuscite, que celui qui nous éprouve est celui qui pardonne, que ce monde ne peut être que comme l'a conçu Allah, avec les bienfaits, les épreuves et la récompense en l'au-delà, avec ce que le Seigneur veut et ce que tu ignores.

Si tu n'arrives pas à comprendre une affaire, mets-la au compte de ton ignorance, car tu as etc. créé ignorant puis tu as appris. Combien de choses tu ignores, qui te laissent déconcerté, que ton esprit n'arrive pas à saisir mais que tu comprendras plus tard! Attache-toi à celui qui t'a créé, qui t'a donné les biens et qui t'a perfectionné; que toute ton adoration soit portée vers lui ainsi que tes espoirs et tes craintes.

Sache, mon fils, que personne ne pouvait savoir sur Allah comme le savait le Prophète (saws). Prends-le comme guide, comme conseiller pour arriver au salut. Je ne serais pas avare de conseils, car tu ne peux être aussi clairvoyant pour ton bien, même si tu fais des efforts, comme je le suis pour toi.

Sache, mon fils, que s'il y avait un associé à Allah cet associé nous aurait envoyé ses prophètes; on aurait vu les preuves de son royaume et de sa puissance et on aurait connu ses actes et ses attributs, mais Allah est Unique comme il s'est décrit Lui-même, personne ne le contrecarre dans son Empire. Il n'a point de fin et il continue au delà du Temps et de l'Espace.

Il est le premier sans qu'il y ait eu de commencement, le dernier sans qu'il y ait eu de fin. Sa divinité est trop grande pour être cernée par les sentiments ou la vue et être ainsi prouvée.

Si tu es convaincu de cela, agis comme il sied à un homme de ta classe d'agir malgré tes moyens limités, ton peu de pouvoir, le poids de ton impuissance et l'immense besoin de Allah que tu as dans la recherche de son obéissance, la crainte de son châtiment, la peur de son courroux. Il ne t'ordonne que ce qui est bon et ne t'interdit que ce qui est mauvais.

Mon fils, je t'ai informé sur ce monde et son état, sa disparition et sa transformation. Je t'ai renseigné sur l'autre monde et ce qui est promis à ceux qui y seront. Sur les deux, je t'ai donné des exemples afin que tu les médites et que tu en tires d'autres exemples.

Ceux qui veulent connaître ce monde sont comme des voyageurs qui seraient arrivés à un lieu stérile et désertique, puis se seraient dirigés vers un autre lieu verdoyant et herbu. Ils ont supporté les peines de la route, la séparation d'avec l'ami, la dureté du voyage, la grossièreté des aliments, afin de parvenir à la tranquillité chez eux, en leur demeure. Ils n'ont plus alors à subir des souffrances, et les efforts fournis leur paraissent dérisoires. Rien n'est aussi agréable pour eux, que d'être chez eux et d'être proches des leurs.

Ceux qui sont les dupes de ce monde, ressemblent à des gens qui habitaient une région prospère et qui se retrouvent dans une autre aride, rien n'est aussi détestable pour eux, ni aussi pénible que la séparation d'avec le pays où ils étaient, jusqu'au jour où ils y seront conduits.

Oh mon fils, tiens la balance égale pour ce qui est entre toi et autrui, espère pour lui ce que tu espères pour toi, déteste pour lui ce que tu détestes pour toi; ne fais pas le mal que tu ne voudrais pas que l'on te fasse et sois charitable envers autrui comme tu voudrais qu'on le soit envers toi.

Déteste pour ta personne ce que tu détestes chez les autres. Accepte des gens ce qua tu voudrais qu'ils acceptent de toi, ne parle pas de ce que tu ne sais pas ou que tu ne sais que partiellement et ne dis pas ce que tu n'aimerais pas que l'on te dise.

Apprends que la vanité fausse le jugement et égare les esprits. Que ton activité soit pour te rapprocher d'Allah, ne thésaurise pas l'argent pour tes héritiers et si tu es bien dirigé vers ton but, sois le plus possible humble envers ton Créateur.

Sache que tu as devant toi une longue route, des peines terribles, que tu ne peux te passer de regarder les choses sous leur vrai visage, et d'accumuler le plus de provisions de voyage possibles tout en portant la plus légère charge. Ne porte pas sur ton dos plus que tu ne peux supporter, ce poids serait pour toi un danger.

Si tu trouves des gens dans le besoin, qui peuvent porter pour toi ton fardeau pour l'autre monde et te le remettre alors que tu en auras bien besoin, fais-le leur porter, donne-leur le plus possible tant que tu es en mesure de le faire, il se peut qu'un jour tu ne les trouves pas. Saisis l'occasion de donner à qui te le demande tant que tu es riche, tu retrouveras ceci à un moment difficile.

Apprends que tu as devant toi une pente abrupte, le plus léger y est plus à l'aise que le plus chargé. Celui qui y traîne est dans une plus mauvaise situation que celui qui est rapide et elle te conduira sans aucun doute ou bien vers le paradis ou bien vers l'enfer. Fais donc des provisions avant le grand voyage et aplanis le chemin avant ta fin. Il n'y a plus rien à faire après la mort et personne ne peut revenir sur terre.

Apprends que celui qui dispose des biens de la terre et des cieux t'a permis de le solliciter. Il s'est engagé à te répondre. Il t'a ordonné de lui demander afin qu'il t'accorde, de souhaiter sa bonté afin qu'il t'en couvre. Il n'a rien mis entre toi et Lui qui peut te cacher à Lui, et ne t'oblige pas à avoir recours à quelqu'un qui intercéderait pour toi. Il ne t'empêche pas, après la faute, de te repentir.

Allah ne se hâte pas de te punir et ne te fait pas de reproches si tu reviens à Lui, ne t'humilie pas alors que tu le mérites. Il n'est pas non plus trop exigeant pour refuser ton repentir. Il ne discute pas ta faute et ne te retire pas sa miséricorde, au contraire, lors de ton retour. II transforme ta faute e bonne action. I1 comptera ta faute une unité et ta bonne action dix. Il t'ouvre la porte du repentir et celle du regret.

Que tu l'appelles à haute voix, il t'entend. Il te répond si te confies à lui, lui révèles tes besoins, lui décris ton état, lui exposes tes griefs, implores son secours et le pries de t'ouvrir les trésors de son immense bonté, que nul autre que Lui ne peut offrir, soit pour allonger la vie, soit pour avoir un corps sain, soit pour avoir une aisance matérielle.

Allah mit les clefs de ses trésors entre tes mains pour te permettre d'en user dans la mesure de tes besoins. A tout moment tu peux les utiliser par la prière et ainsi ouvrir les portes de sa grâce, faire pleuvoir sa bonté; ne désespère pas quand la réponse se fait attendre, le don est selon le degré de la foi. Il se peut que la réponse tarde à te parvenir, ceci afin que la demande devienne plus importante et plus vaste. Il se peut aussi que tu ne reçoives pas ce que tu as demandé, mais tu auras reçu bien mieux, soit en ce monde, soit dans l'autre. Il se peut aussi que ton désir ne soit pas exaucé car cela serait plus utile pour toi.

Il se peut que ce que tu demandes soit néfaste pour ta religion s'il t'était accordé. Ne demande donc que ce qui peut faire garder la bonté d'Allah et t'éviter ses désagréments.

Sache que tu es créé pour l'autre monde, non pour celui-ci, pour la disparition non pour l'éternité. Tu es un passager qui n'est pas à demeure mais en voyage pour l'autre monde. Tu es la proie de la mort devant laquelle toute fuite est inutile. Elle finit toujours par se saisir du fugitif. Fais en sorte que tu ne sois pas surpris par la mort alors que tu es en état de péché dont tu te promettais de te repentir. Elle se mettra en travers entre toi et la pénitence et tu t'attireras alors le châtiment.


Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/nhjbl/nhjlblm.htm


jeudi 9 avril 2009

Grande Mosquée de Paris : Dalil Boubakeur glorifie Israël

bismi_lah

 

Grande Mosquée de Paris : Dalil Boubakeur glorifie Israël


1306684_1718482« Concernant les derniers événements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d'Israël, elles suscitent forcément des réactions d'Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsable et dangereux ».

Celui qui s'exprime ainsi n'est pas membre d'un lobby pro-israélien en France ni un élément de la communauté juive de ce pays. Ces propos ont été tenus par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, dans une interview, publiée mercredi 1er avril, par magazine israélien « SVP-Israël ».


« J'ai grandi en Algérie. Je me rappelle que nous disions alors - lorsque des juifs s'installaient dans un village - que la richesse venait avec eux et que s'ils partaient, la misère revenait. Il faut savoir que l'antisémitisme n'est pas une invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour un arabe n'a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à se tenir la main, poursuit M. Boubakeur.

Puis le recteur évoque un projet de voyage en Israël et glorifie ce pays et l'intelligence de ses hommes, comparés à leurs voisins des pays arabes. « Concernant Israël, je le voie et l'admire comme un pays en pleine expansion et qui a d'énormes ­possibilités grâce à l'intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins... Israël est l'expression même de l'homme livré à la nature. D'où l'importance à mes yeux, de la connaissance et de l'intelligence humaine ».

Au lendemain de sa publication, l'entretien suscite déjà un malaise au sein de la communauté musulmane en France et pourrait mettre le gouvernement algérien dans l'embarras dans le contexte des élections présidentielles qui démarre le samedi 4 avril dans l'Hexagone. Le journal, qui se présente comme le guide magazine israélien du tourisme et des affaires, insiste en effet sur l'appartenance de la Grande Mosquée de Paris à l'Algérie. Certains passages laissent entendre que le recteur s'exprime officiellement au nom d'Alger.

Mais il y a aussi le contexte de la publication de cet entretien. Elle intervient le jour de la prise de fonctions en Israël du gouvernement de coalition de droite et d'extrême droite, dirigée par Benyamin Netanyahou. Les propos de M. Boubakeur interviennent également dans un contexte international où même les défenseurs habituels d'Israël en France se montrent discrets, après les massacres et les crimes de guerre commis par l'Etat hébreu à Ghaza.

« Le recteur de la Mosquée de Paris a toujours cherché à plaire aux associations communautaires juives en France. Mais cette fois, il est allé trop loin », souligne un responsable d'une association communautaire algérienne.



Et bien voilà, une fois de plus, la démonstration éclatante de la profonde trahison de ces personnages répugnants qui règnent sur les institutions encadrant les musulmans en France.
Voilà un individu qui se prétend musulman mais qui n'hésite plus à afficher clairement son soutien total aux sionistes qui affament, humilient et massacrent quotidiennement des musulmans hommes, femmes et enfants...
Voilà un individu qui tourne le dos à Dieu et se jette dans les bras de Satan, pour quelques miettes de richesse et de prestige...
Quelle honte, quelle bassesse ! Mais bon, est-ce si étonnant ? Harki, fils de harki... Que pouvait-on espérer d'autre de cette ordure ?
Le point positif c'est que chaque jour qui passe permet aux musulmans qui veulent ouvrir les yeux d'avoir des éléments de plus en plus flagrants de la véritable nature de cette "élite" qui nous dirige et qui nous égare... car si après de tels propos, un musulman est encore capable de faire semblant de ne pas voir et ne pas comprendre, c'est qu'il a choisi son camps !
De toute façon, cela indique encore que nous nous trouvons assurément dans la période de la fin des temps, alors réjouissons nous de la venue très prochaine inchallah de l'Imam el Mehdi qui saura, par son sabre tranchant, s'occuper comme il se doit de ces vermines...


Source : http://www.alterinfo.net/Grande-Mosquee-de-Paris-Dalil-Boubakeur-glorifie-Israel-et-justifie-la-guerre-a-Ghaza_a31289.html?PHPSESSID=a9eed6dc1fcd3c971b69aefd0d7cefcc


lundi 6 avril 2009

Le sens du Bien en Islam

bismi_lah


Le sens du Bien en Islam

Parmi les caractéristiques intrinsèques au musulman, il y a l'amour et la compassion. Ces deux qualités découlent d'une sincérité dans la foi qui l'amène à considérer tout ce qu'il a comme venant de Dieu. et tout ce qu'il donne il le donne à lui. Celui à qui est accordée cette grâce, son cœur déborde d'amour pour les êtres, même si aucune relation ne le lie à eux, car sa conduite s'inspire de l'amour ardent qui passionne son cœur et qui coule de la fontaine inépuisable de l'amour divin.
Y a-t-il en effet un stimulant plus fort que la foi et la sérénité envers Dieu, ainsi que l'espérance en sa Miséricorde et Sa récompense future pour encourager l'homme à faire le bien d'une façon désintéressée et loin de toute amère-pensée ?
Ainsi donc, la piété et la bienfaisance n'ont de véritable sens que s'ils émanent d'un cœur sincère et visent un objectif sacré, en l'occurrence la satisfaction de Dieu.
Cela dit, l'Islam œuvre constamment en vue de guider les consciences vers ce but sacré et sublime.       Pour ce faire, il ouvre à l'homme les vastes horizons de l'intelligence et de l'imagination et les met en adéquation avec les aspects physiques et métaphysiques de l'univers de façon à ce qu'il s'imprègne de l'immensité et de l'éternité de la puissance divine et afin qu'apparaisse, devant lui, la Vérité, dans tout son éclat.

Évidemment seuls ceux qui font preuve d'une adoration dévouée à Dieu et qui se souviennent constamment de lui, peuvent éprouver ce genre de perception supra-humaine.
En effet, le dévouement au Créateur et la recherche de Sa proximité et de Sa protection font parvenir l'homme à une station spirituelle telle qu'il peut pénétrer le sens véritable du "vicariat de Dieu", (khilâfat Allâh) et qu'il devient un être imprégné d'amour devant lequel la voie de la vertu sera aplanie.

Par ses préceptes et ses enseignements, l'Islam nourrit en l'homme ce genre de sentiments naturels qui existent en chacun de nous. Une fois que l'amour devient le reflet de ces sentiments et déborde sur le cœur de l'homme, celui-ci sera forcément enclin à suivre la voie du bien et à se dévouer pour ses semblables. En revanche, la haine et la volonté de faire le mal ne peuvent tenir dans un tel cœur et finiront par se dissiper, car l'amour ne saurait cohabiter dans un même cœur avec l'infâmie et les souillures de l'âme.
Il va de soi que la guidance de l'Islam et l'éducation morale et spirituelle qu'il destine à l'humanité entière laissent à l'intérieur de l'âme une influence bénéfique considérable, une fois qu'elle s'en imprègne. De fait, en prenant conscience de l'existence d'une relation étroite et ferme entre sa personne et le monde qui l'entoure, l'homme agirait en conséquence, en respectant et en se conformant aux lois de l'univers, c'est-à-dire en étant en harmonie avec l'ordre cosmique tel qu'il a été établi. Ce faisant, il aura pour toutes les créatures un regard plein de compassion, à l'exception de celles qui sont nuisibles. L'homme parvenu à cet état spirituel où se révèlent sa grandeur et sa noblesse dans toute leur plénitude. sera purifié de toutes les souillures de l'âme. Il constituera un facteur positif dans l'existence humaine et partant dans l'ordre cosmique.

N'est-ce pas la connaissance spirituelle qu'avait le prophète qui lui faisait dire à propos de ceux qui s'étaient opposés à son message : "Seigneur, dirige mon peuple sur la bonne voie, car il est dans l'ignorance". Bien plus la compassion du Prophète (saws) n'englobait pas seulement son peuple, elle s'étendait à toutes les créatures. C'est ainsi qu'il enseignait à ses compagnons la généralisation du bien et de la compassion même envers les animaux. Un jour il leur raconta ce qui suit : "Alors qu'il souffrait de la soif en plein désert, un homme vit un puits dans lequel il descendit pour se désaltérer. En remontant, il vit un chien haletant et mourant de soif. Pris de pitié, il redescendit dans le puits et remplit ses chaussures pour pouvoir donner de l'eau au chien. Dieu lui pardonna toutes ses fautes passées à cause de ce geste-là." Les compagnons lui dirent : "Serons-nous récompensés pour notre compassion à l'égard des animaux ?" Il répondit : "Oui ! Vous serez récompensés en venant en aide à tout ce qui possède un cœur."
Ceci dit, il nous incombe de ne jamais agir par anticipation ou avec des idées préconçues devant n'importe quel évènement, mais de toujours chercher à en connaitre les raisons. C'est comme le malade que le médecin ausculte pour connaître les symptômes de son mal.

      

Le sens du bien dans le monde moderne

      

Nous savons tous que les pays riches consacrent une part de leur budget à l'aide aux pays pauvres. Ceci est une bonne chose en soi, mais malheureusement, cette aide n'est jamais dénuée d'arrière-pensées non louables. Les considérations humanitaires ne sont pas les seules à entrer en ligne de compte. C'est souvent des raisons bassement mercantiles ou politiques qui déterminent cette aide. On maintient en vie des pays qui, s'ils entraient en révolution mettraient en danger les pays riches eux-mêmes. Quant aux actes charitables accomplis par certaines personnes qui veulent d'ailleurs donner à leurs actes une publicité la plus large, ils ne sont souvent que des manœuvres de snobisme qui finissent le plus souvent en pure perte ou des tremplins pour lancer de nouvelles stars de la politique mondiale.
On veut bien penser que, bien que ce soit l'intention d'un acte qui détermine sa valeur, dans ces cas-là le résultat soit pris en considération si quelque aide matérielle parvenait quand même aux malheureux du monde. Mais ce serait faire injure à la morale que d'assimiler une bonne action à une équation mathématique, ne prenant en compte que les chiffres.

Voici ce que dit Alexis Carrel à ce propos :

"Le mobile de nos actions est l'acquisition d'un progrès personnel, et en premier lieu les intérêts financiers et la satisfaction de l'instinct de mise en valeur de sa personnalité, de la recherche de la promotion et des grades, ainsi que de la gloire et du rang social. Ces visées se camouflent parfois sous les masques de l'ostentation et de l'amour du genre humain. Il nous est possible d'observer les défis secrets et les trahisons inavouées dans les milieux militaires, les universités, les milieux politiques et judiciaires, où l'idée d'honneur est souvent défigurée.
Ceux qui se consacrent à une grande cause, ou s'efforcent sincèrement sans ostentation sont souvent considérés par la plupart de gens comme des fous misérables. On peut observer les signes de la recherche de l'intérêt personnel partout. Dans une femme qui se consacre aux œuvres de bienfaisance, mais ne nourrissant pas dans son cœur le moindre sentiment d'aide au nécessiteux, et qui en fait convoite un poste de direction d'une œuvre de bienfaisance par exemple ou bien encore de recevoir la médaille d'honneur dont elle pourra tirer plus tard quelque bénéfice quand elle ouvrira une boutique commerciale par exemple.

Dans un médecin célèbre qui conseille ses étudiants et ses patients d'utiliser un médicament pour lequel il reçoit un pot de vin de la part du fabriquant.
Dans un homme de science universitaire qui ne vise pas dans ses efforts le progrès scientifique, mais qui espère acquérir une chaire à l'Académie des sciences, titre qui lui ouvrira la porte à ses intérêts matériels. Dans des médecins qui ne respectent pas le coté moral de leur profession dans leurs expérience, et la préservation du secret de leurs patients.
Dans un étudiant qui tente de corrompre le secrétaire de la faculté pour obtenir les question qui seront posées aux prochains examens. Dans des étudiants qui se livrent à la commercialisation au marché noir des avantages matériels qui leur sont offerts pour leurs études.
Souvent, la recherche de l'intérêt personnel se cache sous le voile de la science, de l'humanitarisme, du sacrifice et de l'intégrité. Nous sommes soucieux de gagner de l'argent, car l'argent est tout, et il nous confère la puissance. On peut tout acheter avec. L'argent satisfait nos misérables désirs."

Il va de soi que cette conception du bien qu'ont les pays riches est dénuée de tout sentiment noble qui donne au geste charitable toute sa valeur humaine. Ce qui n'est pas le cas bien sûr, dans l'enseignement religieux des prophètes, où chaque acte de bienfaisance est un maillon d'une chaîne de vaste solidarité sociale qui relie toutes les catégories sociales et tous les individus. Voici à titre d'exemple ce qu'enseigne l'Islam :

"Un homme vint un jour chez le Prophète (saws) et lui dit : J'ai faim O envoyé de Dieu"; Celui-ci envoya quelqu'un auprès de son épouse pour lui apporter de quoi nourrir l'homme affamé. On lui apprit qu'il n'y avait rien chez lui, sinon de l'eau. L'Envoyé de Dieu (saws) se tourna alors vers ses compagnons et leur dit: "Lequel de vous veut donner l'hospitalité à cet homme-ci ?" Un homme des Ansar (premiers musulmans de Médine) accepta d'être l'hôte de l'invité de Prophète. Cet homme se rendit donc chez lui accompagné de l'indigent, mais sa femme lui apprit que la nourriture disponible pouvait juste suffire aux membres habituels de la famille. Il demanda quand même que le repas fut servi, et s'asseyant lui-même dans un coin sombre, il se débrouilla pour que son invité qui mangea à sa faim, ne se rendit pas compte qu'il ne mangeait pas.
Dans ce même ordre d'idées, El-Majlisi rapporte dans le niveau de sa réflexion s'approfondit "Tout musulman doit faire chaque jour une bonne action". quelqu'un lui dit : "Et qui peut supporter cette tâche ?" Il répondit : "En débarrassant la voie des objets qui l'encombrent, tu auras accompli une bonne action."

Il y a lieu de signaler cependant que ce genre de bonnes actions que l'Envoyé de Dieu (saws) compare à un simple geste consistant à enlever des pierres sur la voie, constitue le minimum que peut accomplir un musulman dénué de moyens et de ressources pouvant lui permettre de faire mieux. Quant à ceux dont la position sociale est plus aisée, ils doivent faire des actes de charité en fonction de leurs ressources et de leur rang social. En d'autres termes, chaque membre de la société est tenu de faire des actions de bienfaisance proportionnellement à ses capacités.
Un de mes amis, qui exerçait dans un service des œuvres sociales m'a fait un jour, la confidence suivante : "Chaque jour, avant de commencer mon travail, je me suis fixé un programme consistant à faire une bonne action ne serait-ce que de donner des conseils à celui qui ne sait pas comment commencer son travail."
En effet, si chaque musulman applique selon ses capacités les directives du Prophète (saws) en matière d'éthique, nul doute que la vie sociale aura plus de dynamisme et partant plus d'efficacité et que beaucoup de problèmes seraient ainsi résolus.

Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/07.htm#4

jeudi 2 avril 2009

L'effet de la foi et de la raison sur la formation de l'homme

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L'effet de la foi et de la raison sur la formation de l'homme



L'Islam voit dans la force de la raison un fondement dans la formation de l'homme et insiste pour qu'elle soit suivie dans la vie pratique et dans la pensée libre pour s'orienter dans les dédales de l'existence, pour être plus perspicace et apporter sa pleine contribution à l'ensemble de l'humanité.
En même temps, l'Islam ne privilégie pas totalement la raison de manière exclusive, en s'y référant abusivement, la trouvant même inapte à apaiser le feu des passions. Le rôle de la raison dans la       transformation de la vie ne doit pas être un rôle purement passif, mais doit contribuer à transporter l'homme de niveau de la vie animale à un stade supérieur qui le mette à l'abri de la tyrannie des instincts et de l'assouvissement des désirs.
La différence entre l'homme et les autres créatures ne réside pas seulement dans le fait qu'il soit doué de raison et de sens. L'homme domine le reste des animaux par sa foi et sa perception de cette foi. C'est pour cela qu'il est responsable, dans le système de la création, et qu'il doit se fier à sa foi et à son       entendement personnels vis-à-vis des aléas de l'existence et dans tous ses comportements et activités, individuels ou sociaux, ayant trait à ses préoccupation d'homme.

L'homme, dans sa quête du bonheur, a besoin d'un élément moral qui lui permette de mieux appréhender le monde. Cet élément c'est le discernement que Dieu nous accorde et qui nous évite l'inconscience et les déviations de l'âme. La foi en Dieu a une valeur intrinsèque dans la vie des gens. Elle est la source de la liberté individuelle et de la promotion humaine. Elle joue un rôle particulier dans le développement de la personnalité humaine.
Les effets de la foi en Dieu apparaissent dans tous les domaines de la vie. La foi restreint la pression des instincts animaliers de manière radicale et sauve l'homme des atteintes malsaines. Les résultats de la foi en Dieu sont la patience, la résistance aux tentations matérielles et donc la sérénité de l'âme. Par contre, la désobéissance à Dieu. le manque de sens moral et l'inclination aux désirs de l'âme briment la vie sentimentale et accentuent la faiblesse de la personnalité morale. Le manque de foi rabaisse l'humain du rang d'être vertueux à celui d'être barbare.
En ce qui concerne les systèmes pédagogiques mis en place par l'homme, ceux-ci n'ont pas la capacité nécessaire pour limiter les déviations de l'esprit et de combler les defficiences morales de l'humanité, car le système éducatif et scientifique moderne repose sur les éléments que sont la raison et la science, en excluant la foi en Dieu.

Max Planck, le célèbre physicien allemand, écrit:

"L'homme, au quotidien, a besoin de fondements nécessaires qui sont plus nécessaires pour lui que sa soif de connaissances scientifiques. Ces fondements doivent être mis à la disposition de l'homme, hors du système de la raison.
La raison doit faire place aux lois de la morale. de même que la connaissance scientifique doit céder le pas, parfois, devant la croyance religieuse."

Ainsi, si la direction morale n'arrive point à éveiller les consciences aux lumières de la religion, les fondements et principes terrestres humains ne pourront pas faire naître dans l'âme humaine les sentiments vertueux lui permettant d'assumer les responsabilités conversationnelles qui sont les siennes.
Nous observons que l'Islam n'a pas ordonné à ses disciples de fuir les plaisirs licites qui ont été accordés par Dieu à ses créatures. Bien au contraire. Certes, le Coran nous avertit que plonger dans une vie de plaisirs illimités et de confusion des réalités de la vie, en ne retenant que la seule dimension matérielle, ne convient point à une humanité vertueuse: "On a enjolivé aux gens l'amour des choses qu'on désire: femmes, enfants, trésors thésaurisés d'or et d'argent, chevaux marqués, animaux et champs; tout cela est objet de jouissance temporaire pour la vie présente. Alors que prés de Dieu il y a belle retraite."       

D'un autre côté, l'Islam ne rejette pas l'aspect matériel de la vie de l'homme, mais refuse plutôt le repli sur soi et le rejet des plaisirs licites: "Dis Oui a interdit la parure de Dieu qu'Il a produite pour Ses esclaves, ainsi que les excellentes nourritures?!. Dis: Elles seront, dès la vie présente, à ceux qui croient, exclusivement leurs au jour de la résurrection. Ainsi détaillons-Nous les signes pour les gens qui       savent."

Le renoncement aux plaisirs matériels signifie l'humiliation de la raison et l'élévation de la matière au rang d'objectifs de la vie. Les biens de la vie terrestre tentent, le plus souvent, les gens de peu de volonté et de foi qui n'ont pas cette force de contrôle dont dispose le vrai croyant et qui lui sert de guide.
En conséquence, l'Islam conçoit l'homme comme possédant une personnalité saine, doté d'un pouvoir de réflexion et persévérant dans la vertu, ce qui lui permet d'assumer son rôle principal, à savoir se construire lui-même et bâtir un société de manière juste en se libérant des chaînes qui l'enserrent, en fuyant les tentations sans pour autant renoncer aux plaisirs licites.

L'homme dont l'Islam parle comme d'un modèle d'éducation parfait est cet individu réfléchi, positif, efficace et bien élevé. C'est un homme dont on observe la droiture, la complémentarité, la réflexion et le comportement, dans tous les domaines de la vie. son âme, libre et bien éduquée, lui donne un équilibre qui lui autorise certains plaisirs sans verser dans l'excès matérialiste et de participer à la civilisation et progrès de l'humanité.
La première des étapes sur cette voie menant à la perfection est la purification de l'âme, signalée par le Coran comme préambule à l'éducation de l'être humain et l'acquisition des connaissances scientifiques: "C'est Lui qui a envoyé chez les gentils un messager des leurs qui leur récite Ses versets et les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, quand même qu'ils fussent auparavant dans un égarement manifeste."

Ce principe fondamental qu'est la "purification de l'âme" est l'indication permettant de connaître la vraie nature de l'homme. Il n'y a pas, dans l'Islam, de références scientifiques matérielles qui pourraient       donner la valeur de l'homme, car ces références concernent un ou deux aspects et ne permettent pas de prendre en compte les autres facettes de la personne.
Certes, les sciences ressortissent de l'humain; elles sont le résultat du travail de l'homme et constituent ses acquis. La vie se fonde également sur ces sciences. Cependant, cette richesse matérielle doit être complétée par une richesse morale qui relève l'homme du monde physique au monde spirituel, lui permettant ainsi de palier les lacunes de la science. Car cela est plus facile à combler que les déficiences de l'âme.

L'émir des croyants (Ali) disait, à ce propos, ce qui suit;

"Si nous ne souhaitions pas le paradis et ne craignions pas ni l'enfer, ni récompense ni châtiment, nous serions tout de même obligés d'avoir de bonnes mœurs, car elles sont la voie de la réussite."

Il disait également:

"Résiste à la tentation avant qu'elle ne te domine, car si elle grandit elle te dominera et t'orientera sans que tu puisse la combattre."

"L'esclave de la tentation est plus vil que tout autre esclave."

"Celui qui vainc sa tentation préserve sa dignité."

Pour Wayne Durant:

"Notre raison et nos besoins sont comme le vent qui pousse les navires, mais nous ne devons pas laisser les voiles à l'abandon, car si nous leur cédons elles nous domineront et nous serions tels des esclaves ou des prisonniers. Chacun d'entre nous a pu voir, durant sa vie, des gens prisonniers de l'envie, du plaisir ou de la colère. Faute d'y mettre un frein, cela entraîne la dégradation des mœurs de l'homme. Je rappelle l'histoire bien connue des enfants de Kesroès-roi perse zoroastrien. Leur nourrice les laissait libres de faire tout ce qu'ils voulaient. Le résultat a été qu'ils sont devenus des incapables et des pervertis.

Donc, la primauté de la connaissance sur les penchants et les tentations est l'essence même de la raison et la base du self-contrôle qui sont le fondement nécessaire à la formation des caractères."

La volonté est au centre des activités et des responsabilités dans le système éducatif de l'Islam. L'homme étant doué d'une liberté de réflexion et d'exécution doit s'en servir de la meilleure manière possible afin de se consacrer à ce qui est son véritable objectif: son accomplissement.
Même si l'homme n'est pas totalement libéré des instincts qui le régissent, il demeure qu'il a toute liberté de choisir la façon d'y répondre et de d'y réagir. Sa volonté lui permet de contrôler ses actions et ses sentiments afin d'ouvrir la voie d'une activité mentale et spirituelle plus riche, c'est-à-dire de se forger une personnalité plus forte et plus profonde chaque jour.

Jacquaud disait:

"Pour empêcher l'implosion de la personnalité et sa multiplicité-qui réduit le self-contrôle-nous devons procéder à une utilisation et une division du temps très strictes. Car l'organisation de la vie selon des       programmes bien établis atténue les effets des impulsions et fait que l'inconscient accepte l'idée qui a pris corps.
Pour cela, il suffit de laisser libre cours à l'imagination pour régler nos activités, au moment le plus approprié ou avant le sommeil. Car cela cultive chez la personne une bonne habitude: la discipline et l'ordre. Ceux qui ne possèdent pas cette habitude et qui ne s'y préparent pas à temps verront des changements surprenants survenir à eux et auxquels ils ne pourront pas faire face. Les progrès qu'ils feront dans tous les domaines aideront à leur accomplissement grâce à cette organisation du temps.
Ceci n'est pas étonnant, bien que nous devrions savoir entraîner notre esprit à étudier les questions qui les préoccupent et à opérer les changements nécessaires, bientôt il sera en mesure d'atteindre ses objectifs.
La régularité préparera le terrain à une activité quotidienne accrue et cette augmentation s'accompagnera d'une augmentation des moyens d'action, d'un élargissement du champ des possibilités, d'un gain de données nouvelles et d'un accroissement des opportunités bénéfiques."

Il est certain que le combat de l'âme encline aux tentations est chose difficile. L'Islam, à cet égard, assure que la victoire contre les tentations dénote la force de caractère de l'homme. la grande fierté de l'être humain est de débuter son éducation spirituelle par un contrôle total sur les désirs et les tentations pour parvenir à se forger une réelle personnalité.

L'lmam Sâdeq disait:

"Force ton âme à éviter ce qui lui nuira avant qu'elle ne te quitte et œuvre à la satisfaire comme tu le fais pour gagner ta vie, car ton esprit est tributaire de ton travail."

Pour le Docteur Carrel:

"Le développement qui néglige l'esprit demeurera un développement incomplet. L'homme ne parviendra pas à la plénitude sans l'intervention de sa volonté. Chacun de nous sait que le développement des organes et des muscles du corps ne peut se faire que par un entraînement physique et l'individu ne peut prétendre devenir un champion sportif sans un entraînement régulier et soutenu.
De même, pour développer notre intellect, nous devons consentir les efforts nécessaires. Si l'élève ne       désire pas apprendre, le meilleur et le plus compétent des professeurs ne pourra rien lui inculquer. La lecture des œuvres morales ne rendra pas le lecteur plus pieux. ainsi, il est impossible de convaincre une âme dénuée de volonté."

Pour Bergson:

"Acquérir une personnalité, avoir telle ou telle vertu, ne peut s'accomplir que par un acte volontaire de la part de l'individu. Pour cela, l'intéressé doit puiser dans son âme et dans son corps tout ce qu'ils renferment comme volonté, énergie et force; qu'il organise son existence et sa vie intérieure du mieux qu'il peut; qu'il se forge une âme ferme et volontaire.
Les plus grands hommes sont, généralement, issus de petites familles pauvres, sinon misérables. Cette réalité historique apparaît dans l'histoire de l'humanité chaque jour. Chaque homme, ignorant ou savant, pauvre ou riche, jeune ou vieux, peut, s'il le veut, mobiliser toutes les énergies enfouies au fonds de son être pour réaliser ses objectifs."

Le Calife Ali disait, à ce sujet:

"La pire misère est celle de l'âme."

Il est vrai que l'homme pâtit plus du manque de spiritualité que d'un quelconque besoin matériel non satisfait. Lorsque l'esprit est malade du fait d'un manque de clarté et d'incompréhension, le mal gagnera la pensée et les sens et l'individu, dès lors, faillira dans ses activités. A partir du moment où l'homme perd son discernement et le sens du réel, il ne saura plus tirer profit des éléments matériels et des énergies qu'il porte en lui.
Celui qui croît en Dieu et se soumet totalement à son Créateur possède la pureté du cœur et de l'âme qui l'empêchera de succomber aux vices et au mal, car tout ce qu'il entreprendra sera lié à sa foi, à sa       conscience et à son comportement.

L'Islam, pour limiter la domination des tentations, lui propose un cadre organisationnel. Cette organisation vise à comptabiliser l'âme selon des règles et des principes fondés sur le discernement et la raison.       ainsi, se forme une adéquation entre les penchants de l'individu, en tant que personnalité indépendante et en qualité de membre de la société, qui le limite dans l'action à ce qui est convenu, c'est-à-dire préserve la société de l'individu et l'individu de la société. Tandis que l'homme pèse le pour et le contre, li aura à choisir entre ses intérêts personnels et ceux de toute la société.
Tant que son discernement et sa pensée sont paralysé, l'homme demeurera dans l'ignorance de la réalité et ne pourra déceler ses manques et les failles de sa personnalité. S'il lui était donné d'en prendre connaissance, ils serait désagréablement surpris et se prendrait à se haïr. Ainsi, Schoppenheimer dit:

"Tout comme l'homme ne ressent pas le poids de son corps, de même il ne voit point les mauvaises habitudes et les actions détestables qu'il commet. Au contraire, il a toujours tendance à rejeter sur les autres ses défauts et ses faiblesses. Nos semblables sont comme le miroir qui reflète nos défauts et faiblesses que nous ne pouvons voir nous-mêmes. Il nous semble alors voir dans ce miroir l'image d'autrui."

La personnalité croît selon un système de valeur dans la vie suivant lequel se développeront les qualités et les caractères. Si l'homme n'arrive pas à user de sa liberté raisonnablement et n'arrive pas à libérer de quelque manière ses instincts, il sera dès lors soumis à ses tentations. Il est évident que cela signifie un avilissement de l'âme et une humiliation de la nature humaine qui l'empêcheront de s'accomplir       pleinement et limiteront les horizons de la pensée et de l'esprit.
La seule voie pour réaliser l'équilibre nécessaire entre les déviations de l'âme et son accomplissement est de consolider le lien qui unit l'homme à Dieu, car plus l'on s'éloigne de Lui plus l'on y perd son discernement.

L'Islam sème dans le cœur des gens la graine de la vertu et de l'honnêteté et n'accepte pas de séparation entre l'action et la foi. Cette religion tente perpétuellement de faire que l'homme, à tout instant et pour toute occasion, sache que Dieu l'observe et le juge car Il est son Créateur et le Confesseur de ses secrets cachés.
Les vertus humaines lorsqu'elles manquent d'un socle qui les soutiennent ne peuvent s'ancrer       solidement dans l'âme. La foi joue, à cet égard, le rôle du socle naturel et du soutien dans la vie.
Nous devons, à ce stade de la réflexion, secouer la léthargie de notre esprit, recouvrer le discernement et voir la réalité en face. Cette prise de conscience suscitera dans notre esprit une impression étrange; l'impression de vivre une nouvelle vie ou de renouveler notre existence. L'absence de discernement influe énormément et durablement dans toutes les étapes de la vie. Elle rabaisse l'homme du stade de la vertu à celui de l'avilissement.

Ali a rapporté un certains nombre d'observations à ce sujet. Il disait:

"Evertues-toi à penser, cela te conduira vers le bien."

"Penser au bien pousse à le faire."

"Songer à entreprendre une chose, c'est déjà la réaliser."

Au sujet de la pensée, le Docteur Marden écrit:

"La pensée est partout présente dans le monde. Mais cette vérité est restée longtemps cachée et indiscernable durant tout le long de l'histoire de l'humanité. Et lorsque on s'en est aperçu, qu'on a entrepris de la considérer et de l'évaluer, on a cru que c'était une chose rare qui ne concernait qu'une élite. Durant ces dernières années, l'homme a décidé de soumettre la pensée à l'étude et en faire l'objet de ses enquêtes.
Les études nous montrent que nous avons la possibilité d'agir sur nos penchants, bons ou mauvais, en modulant nos pensées; que nous pouvons influencer les facteurs de notre monde extérieur et modifier leur impact sur notre moi de manière positive et acquérir ainsi le bonheur et la réussite, car l'éducation de la pensée n'a pas de limites et ses résultats sont innombrables.
La pensée est comparable au burin qui sculpte la pierre de la vie. C'est pourquoi, nous devons résolument orienter cet outil qu'est la pensée vers les buts les plus nobles et en user en vue d'atteindre les objectifs les plus louables et les plus nobles. Il suffit de faire appel, pour cela, à toute notre volonté.
Nul ne peut nier le pouvoir de la pensée. Elle accoroît les capacités de l'individu et peut influer radicalement sur sa vie.
Il faut se convaincre que si l'on dirige convenablement ses pensées, l'on ne peut que se ménager un avenir des plus radieux et la manière est toute naturelle et toute simple. Le rôle que joue la pensée dans les aspects matériels et spirituels apparaitra graduellement aux humains et ceux qui divergent aujourd'hui se rencontreront sur ce point à l'avenir."

      

Les dégâts des mauvaises pensées

      

Tout comme les idées positives engagent l'homme à entreprendre des actions fructueuses, les pensées malveillantes avilissent celui-ci. c'est parce que l'homme est un être qui pense et qui s'exerce à penser que le fait de penser mal ou de manière malveillante obscurcit l'âme humaine et l'empêche de faire le bien.
De même que chaque chose dans la raison de la nature se développe, la mauvaise pensée grandira dans l'esprit de l'individu pour se traduire ensuite par de funestes actions.
Un sage fut questionné un jour: Comment trouver le bonheur?. Il répondit: "Nous le trouverons dans la beauté de la pensée humaine". Ainsi, l'homme doit endiguer, en amont, les flôts de la malveillance qui risquent de polluer le lac de vertu où baigne son cœur. Ali disait:

"Force-toi à la réflexion et à demander pénitence, car cela effacera de ton cœur la haine et y glorifiera l'amour."

Il ajoutait: "Force-toi aux bonnes intentions pour que tes efforts soient couronnés de succès."

Changer les traits de caractères d'une personne est chose malaisée et ardue, cependant cela est possible si l'individu fournit l'effort nécessaire et se dote d'une volonté inébranlable et évite la mauvaise       pensée comme la mauvaise action. Cela est d'autant plus possible que l'homme est porté naturellement vers le bien, compte tenu de ses prédispositions innées.

Pour Calman Jacquaud:

"L'éducation de l'esprit ressemblerait en un sens à une armée disciplinée faisant face aux habitudes, qui au lieu d'attaquer de front celles-ci susciterait des idées et des sentiments dans l'inconscient de l'individu pour contrarier et annihiler ces habitudes. Ainsi, de manière graduelle, le cerveau va pouvoir faire la distinction entre bonnes et mauvaises actions. Mais, avant d'y parvenir, la première chose que l'on doit observer est de se rappeler la réalité suivante: on peut changer une habitude et soi-même on peut soulager définitivement l'esprit du mal qui le ronge et atteindre ainsi l'objectif souhaité. Il faut se rappeler cette vérité de façon continuelle et l'enraciner dans la conscience pour qu'elle devienne conviction.

Cette conviction-en vertu de la loi sur l'effet de l'éducation sous-tendue par le rappel incessant aura les caractéristiques d'une réalité absolue et l'inconscient se chargera de consacrer cette réalité en effaçant la conviction originelle que les habitudes sont incontournables ou irrésistibles.
Si l'on évalue le plaisir passager consécutif à la mauvaise habitude, l'on s'apercevra de sa futilité. l'on saura également que le mieux est de consacrer ses efforts à corriger les erreurs dues aux mauvais penchants et habitudes."

      

La relation des objectifs avec le développement

      

Ce qui peut faire de l'homme un être supérieur et, par conséquent, contribuer au développement de la personnalité c'est qu'il se fixe des objectifs nobles dans l'existence. Plus ces objectifs sont nobles, plus la personnalité de l'homme s'épanouit. Il est indéniable que l'Islam a de grands objectifs et une vision large et unificatrice. Les musulmans qui ont été éduqués sous la houlette du Prophète de l'Islam et de ses prédications ont établi des relations existentielles fermes et solides et se sont caractérisés par une personnalité élevée et originale. Les buts louables qu'ils se sont fixés leur ont permis de faire des progrès continuels.

Pour le célèbre psychologue américain Alworth:

"Les objectifs et buts sont considérés comme des caractéristiques spéciales et complexes de la personnalité, de même que les intentions et les projets que l'homme porte en lui annoncent l'avenir qu'il veut se préparer. Les intentions et les objectifs individuels optent pour des motivations bénéfiques et proposent un choix particulier. Les moyens licites et interdits ont un grand impact sur le développement et l'accomplissement de chaque individu.
De fait, comme le développement se poursuit à tout moment et à tout âge chez l'homme, il faut s'attendre à trouver un sentiment religieux développé aux stades avancés de la personnalité. Tant que le cerveau de l'homme croît et se développe, il tentera autant que possible d'étendre le champ de sa réflexion en usant de la démonstration analogiques, de l'analyse et de l'étude comparative des hypothèses comme moyens.
Tant que l'homme poursuit sa quête et s'y consacre, il découvre le besoin de la foi pour en user en tant que moyen de protection palliant à l'échec de la raison. Il se convainc que la foi l'aidera à surmonter les difficultés innombrables de l'existence.

La plupart des croyants sentent que la foi qui les anime prend sa source dans cette force surnaturelle qui est derrière toute chose et chaque phénomène naturel renforce leur conviction religieuse. C'est cette       conviction qui leur donne un but dans la vie et leur apporte paix et repos de l'âme.
La vision universaliste particulière des religions n'est rien d'autre qu'un ensemble de croyances, de pensées et de conceptions qui dominent et orientent le comportement humain.

      

La religion forme et prépare l'homme à se prémunir contre l'anxiété, les troubles, le doute, l'échec et le désespoir en même temps qu'elle le fortifie dans ses résolutions et engagements vis-à-vis de l'avenir et qui lui permet de trouver sa place dans l'univers, au sens intégral du mot et du concept."

      

La relation entre les activités spirituelles et physiologiques

      

Des études scientifiques ont démontré que les troubles psychologiques influencent le corps et le perturbent. D'un autre côté, l'esprit est affecté par les réactions chimiques qui ont leur siège dans le corps. Dès lors, nous pouvons comprendre cette réaction qui lie esprit et corps.
Bien que les scientifiques rapportent cette théorie aux temps contemporains-à ces dernières années même, nous pouvons affirmer que les textes islamiques ont traité cette question il y a plus de 13 siècles.

Ainsi, l'émir des Croyants (Imam Ali) disait à propos de l'effet des maladies de l'esprit sur le corps:

"L'anxiété épuise le corps"; il ajoutait également: "Celui qui obéit à sa colère précipite sa perte".

Le Prophète (saws) insistait sur la relation qui existe entre les réactions chimiques du corps et les dispositions d'esprit de l'individu et ses mœurs et disait:

"N'étouffez pas les cœurs par un excès de nourriture et de boissons car le cœur périt telles les plantes d'un excès d'eau". Il disait aussi: "Celui qui s'habitue à trop manger et boire endurcit son cœur et:       "L'obésité détruit la sagesse".

Le professeur Carrel disait:

"Les activités spirituelles sont liées aux activités physiologiques du corps et nous pouvons observer certaines transformations organiques lorsque nous suivons les différents cas psychologiques ou bien lorsque nous voyons certains cas psychologiques être affectés par certaines       activités organiques. En un mot, nous disons que cet ensemble formé du corps et de l'esprit est influencé par les facteurs organiques et psychologiques qui le transforment. L'exemple du corps et de l'esprit peut comparé à la statue taillée dans le marbre: on ne peut changer la forme de celle-ci sans casser la pierre ou la retailler.
Nous savons que les affections gastriques, intestinales et hépatiques ont une grande influence sur l'esprit, car les organes du corps secrètent certaines substances dans le sang qui auront une influence certaine sur les comportements spirituel et moral de l'homme.

      

Le rapport régissant les activités conscientes et les activités physiologiques ne concorde pas avec l'ancienne théorie qui plaçait l'âme dans le cerveau. Le corps, en réalité, est un tout formé par les forces spirituelles et physiques, tandis que la pensée serait le résultat des sécrétions produites par les glandes internes et le cortex. Ainsi, il est nécessaire que le corps participe à l'harmonie de l'esprit. En un mot,       nous disons: l'homme réfléchit et décide, aime et hait, souffre et jouit, invite et prie, tout cela grâce à son cerveau et à tous ses organes."       

Pour le célèbre psychologue C. Murphy:

"Durant la dernière décennie de ce siècle, il est apparu clairement combien les sentiments et les théories, ou bien l'amour et la haine étaient, chez les hommes, le symbole des combinaisons chimiques du corps.

La psycho-pathologie a clairement démontré cette relation d'interdépendance entre la santé corporelle et spirituelle, c'est-à-dire ce lien fonctionnel entre les réactions chimiques du corps et les choses de l'esprit et la relation entre réactions spirituelles et les réactions corporelles d'un autre côté. Nous ne pouvons plus, aujourd'hui, dire du système vital chimique dans le corps qu'il est l'élément fondamental dans l'organisation de la vie spirituelle. Nous devons donc aussi dire que les réactions spirituelles organisent le système chimique du corps. Le mieux serait de dire-comme l'indiquent les chercheurs-que nous faisons toujours       face à un système unique composé du corps et de l'esprit dans lequel le côté spirituel peut dominer mais que. par fois, l'aspect physiologique et chimique soit en première place."

      

Le terme "connais-toi toi-même" que citaient les anciens n'a plus, aujourd'hui, le sens de la prépondérance de l'esprit sur la matière sans âme, comme cela était le cas auparavant; comme il n'a plus le sens que lui accordaient les matérialistes du 19ème siècle et qui disaient: de même que le foie secrète une matière jaunâtre du "pancréas", le cerveau lui secrète les pensées.
Aujourd'hui, nous requerrons que soit admis comme principe élémentaire que dans la recherche de la connaissance de l'homme, l'aspect chimique et l'aspect spirituel soient convergents.


Source : http://www.albouraq.org/bibliotheque/cheminperfection/04.htm#4


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