Retour à l'islam

A la reconquête de l'identité islamique authentique et décomplexée !

jeudi 29 janvier 2009

Un bon palestinien est un palestinien mort

bismi_lah


Un bon palestinien est un palestinien mort


tsahalComme toute armée, l’armée sioniste a besoin d’une aide « spirituelle » pour remplir sa tâche, surtout quand il s’agit d’une besogne particulièrement sordide, du massacre d’une population sans réelle défense contre des armes sophistiquées et massivement destructrices. Certains pourraient se sentir démoralisés… Mais les rabbins veillent, et n’y vont pas de main morte !

Pour juger du ton adopté pour doper le moral des soldats, citons quelques extraits d’une brochure rédigée par le rabbin des armées Shlome Aviner :

« Il est interdit par la Bible de céder ne serait-ce que quelques millimètres de la Terre d’Israël aux non-juifs, que ce soit par autonomie, enclaves, abandons nationaux, soit toutes formes de manigances impures et de folies. Nous ne devons en abandonner aux mains d’une autre nation, ni un doigt, ni un ongle ».

De même, ces propos négationnistes : « Une comparaison est possible, parce que les Philistins n’étaient pas des indigènes mais des envahisseurs étrangers…Ils ont envahi la terre d’Israël qui n’était pas à eux, et ont proclamé leur main mise sur notre pays… Le problème est aujourd’hui le même. Les Palestiniens disent qu’ils ont droit à un Etat ici, alors qu’en réalité, il n’y a jamais eu un état palestinien ou arabe à l’intérieur des frontières de notre pays. De plus, la plupart d’entre eux est nouvelle ici, venue à peu près à l’époque de la guerre d’Indépendance ».

Enfin, ces paroles très claires : « Si vous montrez de la pitié pour un ennemi cruel, vous êtes cruel envers des soldats honnêtes et purs. C’est terriblement amoral. Ce n’est pas un terrain de sport où règne le fair-play. C’est une guerre avec des assassins. A la guerre comme à la guerre (en français dans le texte) ».

Les exactions commises par les forces israéliennes, les atteintes aux droits de l’homme et au droit international ne sont donc pas le fruit du hasard.

Distribué avec les publications officielles du rabbinat, un tact appelle « les soldats à épargner [leurs] vies et celles de [leurs] camarades, et d’être indifférents au sort de la population qui [les] entoure et [les] menace ». « Nous vous appelons à agir suivant la loi : « tue qui vient te tuer ».

Il est vrai que le contenu de ces messages est en tout point conforme avec certains passages de l’Ancien Testament.


Source : http://www.voxnr.com/cc/dep_international/EkFFuEAFuEbGKcBKKc.shtml



lundi 26 janvier 2009

Aperçu de l'économie islamique

bismi_lah


Aperçu de l'économie islamique


your_business_your_principlesLe Prophète (saws) a interdit de planifier les prix en disant : « Le niveau des prix relève de la volonté de Dieu ». Cela signifie-t-il que dans la société islamique c'est, sauf cas exceptionnels, la loi de l'offre et de la demande qui détermine le prix des biens et des services ?

Il est nécessaire d'émettre ici l'avis de la loi islamique sur la question de l'offre et de la demande. Il faudrait avant tout définir ces deux termes, ce qui nécessite un retour à leur origine.

L'emploi de l'expression l'offre et la demande remonte aux premiers théoriciens de l'idéologie capitaliste. Ceux-ci tout comme leurs successeurs estiment, en effet, que le cours du marché est déterminé par l'interaction du pouvoir de l'offre et de la demande.

Cette rencontre entre l'offre et la demande dépend du type de marché (régime de libre concurrence, libre monopole du marché, etc...). Chaque type de marché a des caractéristiques propres qui constituent un rapport entre le producteur et le consommateur et qui ont, de ce fait, une influence sur la valeur marchande. Ainsi, si une marchandise est monopolisée par un seul producteur ou si elle n'a pas d'équivalent sur le marché, son prix sera fonction de ces facteurs et l'offre et la demande seront soumises à une loi particulière.
De même, si le produit a un équivalent sur le marché tout en étant monopolisé par certains producteurs, son prix sera fonction de cette situation particulière. Bref, le marché est le cadre général qui détermine le prix des différents types de biens et de services et ce par l'interaction de la demande (désir des acheteurs stimulé par le pouvoir d'achat) avec l'offre (désir des vendeurs de céder leur marchandise à partir d'un certain prix).

Le marché se définit donc comme l'ensemble de rapports entre vendeurs et acheteurs désirant mutuellement changer certains biens ou services dans la limite de leur satisfaction. Il peut avoir une étendue restreinte et se limiter à un quartier ou, au contraire, s'élargir pour englober une ville entière, tout un pays ou le monde entier (marché international du pétrole, marché international du blé, etc.).

Le marché est un lieu théorique, non délirnité par un espace matériel. Ces lois du marché sont étroitement liées à l'appareil capitaliste dans son ensemble de part la façon dont les capitalistes conçoivent le problème économique, le prix et son mécanisme ainsi que la valeur ; le libéralisme économique inhérent à cette idéologie fait que ces lois marquent de leur empreinte toute l'économie.
Ainsi, en cas de déséquilibre économique, les théoriciens du capitalisme prévoient des lois régulatrices de l'offre et de la demande ; pour eux la réalisation de l'équilibre économique et la conception du prix et de la valeur vont de pair.

C'est le prix qui met en relation producteur et consommateur. Il varie suivant le changement de l'état de l'offre, de la demande ou des deux à la fois. Le changement de l'état de l'offre et de la demande peut s'effectuer soit dans le sens de la hausse soit dans celui de la baisse - il est également possible que la tendance de l'offre soit à la hausse et que celle de la demande soit à la baisse ou l'inverse.

Ces lois secondaires ont été étudiées par les théoriciens du capitalisme dans le cadre de l'équilibre économique et de la fluctuation des prix. Elles sont liées aux fondements mêmes du système économique capitaliste et aux libertés fondamentales dont la liberté de propriété.

L'Islam, lui, conçoit la question de façon diamétralement opposée. Le prix ou la valeur y sont déterminés par le système lui-même et nullement par l'offre et la demande. Mais qu'est-ce qui provoque la cherté de la vie aujourd'hui ? Il est indispensable de répondre à cette question pour pouvoir étudier le problème du prix et de la valeur et comprendre que le pourrissement vient de la base même, c'est-à-dire du système dans sa totalité et non pas des solutions partielles.

Il faut bien admettre que la réalité que nous vivons aujourd'hui est totalement corrompue avec ses défauts apparents et cachés - c'est l'évidence même. Le problème vient manifestement du fait que la vie sociale est régie par un ensemble d'idées appliquées sous forme de lois (ou système) qui proviennent d'une base fausse.

Ces lois qui déterminent la vie économique sont erronées car elles sont issues d'un système impie et n'émanent nullement de l'islam. En effet, la monnaie qui sert aux échanges de nos jours n'est plus liée à l'or et elle est obligatoire. De ce fait, elle embrouille les prix et engendre la corruption financière.
Or, cette monnaie est le nerf moteur de l'économie capitaliste. Comme elle exerce une influence déterminante sur la législation empruntée au capitalisme par les pays musulmans et même par ceux du monde entier, elle sape leur développement écononomique.

En effet, le système monétaire de ces pays a pour base les biens, et les services. Or, il s'agit d'une base qui, pour être à même de parer au déséquilibre économique, doit satisfaire à trois conditions essentielles, conformément à la théorie capitaliste : Cette base doit être solide.
Les biens et les ressources doivent être demandés aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur (c'est, par exemple, le cas du pétrole). Les marchés doivent être contrôlés et l'Etat doit avoir un budget qui prenne en considération la base de la monnaie, ou qui tienne compte des biens et des services disponibles et de ceux qui sont demandés, de même qu'il doit y avoir un certain équilibre entre les importations et les exportations.
Si ces conditions sont remplies, l'Etat peut permettre la spéculation sur la monnaie du pays au marché de la Bourse. Mais les facteurs qui déterminent le pouvoir d'achat de la monnaie sont toujours la base économique et les potentialités de la monnaie en matière d'achat , une monnaie n'est prisée que si elle est digne de confiance.

Pour ce qui est des pays musulmans, force est de constater qu'ils sont dépourvus d'une base économique qui leur permette d'avoir un marché de la Bourse.
De plus, l'implication de ces pays dans le marché mondial -à travers les allégeances et les trahisons politiques des dirigeants- fait qu'ils sont amenés à entreprendre des transactions trompeuses ; cela engendre l'effondrement de leur économie, les oblige à s'endetter et les pousse à recourir aux devises étrangères qu'ils thésaurisent dans leurs banques, les liant ainsi au mécanisme de ces devises lorsque celles-ci, s'exposent aux crises monétaires internationales.
Il en va de même des astuces employées s'agissant du marché intérieur et qui consistent à faire circuler des titres, mis par le trésor pour absorber les devises en circulation ou recueillir la monnaie locale en vue de l'utiliser comme liquidité ; ces astuces visent à résoudre le problème de l'inflation qui est devenue chronique.
Or, l'inflation -inhérente au capitalisme- est un mal incurable car toutes les forces économiques y participent en réalité.
Cette situation a donc entraîné le chômage vu que les entreprises réduisent leurs effectifs à cause des revendications salariales, entre autres.
A cela s'ajoute le problème de l'argent produit par les établissements bancaires au moyen d'opérations usuraires fondées sur le passif des taux d'intérêt sur des prêts remboursables à court ou moyen terme, ces obligations se transformant en chambre de compensation.

L'argent usuraire n'a en fait aucune consistance réelle à l'échelle des Etats, d'où l'impasse dans laquelle se trouvent les pays musulmans à cause de leur faiblesse économique ou, plus précisément, du pillage des richesses dont Dieu les a gratifiés.

Le fait est que les capitalistes limitent le problème économique à la raréfaction relative des biens et des services. Pour eux, les besoins de l'homme sont illimités alors que les ressources dont il dispose sont limitées ; il s'agit donc d'accroître ces ressources limitées pour pouvoir satisfaire les besoins illirnités.

La doctrine capitaliste a ainsi condamné l'homme car la solution qu'elle préconise consiste à augmenter la production, c'est-à-dire à mettre les richesses à la portée des individus de sorte que chacun puisse en acquérir comme il l'entend. Or, les individus souffrant d'une infirmité physique ou mentale ne peuvent acquérir des richesses.

En réalité, les besoins fondamentaux de l'homme sont limités ; ils se rapportent à la nourriture, à l'habillement et au logement qu'on doit totalement satisfaire. En effet, il s'agit des besoins de Pierre et des besoins de Paul, non de ceux de la communauté dans son ensemble. Il faudrait alors satisfaire ces besoins individuellement. Le problème économique n'est donc pas un problème d'insuffisance des ressources mais bel et bien un problème d'une mauvaise répartition des richesses dont Dieu a gratifié les hommes.

Quant au coût élevé de la vie, il est incontestablement engendré par l'économie capitaliste corrompue et malade. Ainsi par exemple, la loi régissant le marché dans les pays musulmans -empruntée à l'idéologie capitaliste- comporte un ensemble d'éléments qui participent de la cherté de la vie -. la monnaie, le taux de change, la fixation du prix des denrées et marchandises, le fait de prendre en compte l'origine de la marchandise et non la nationalité du commerçant, les barrières douanières ainsi que le stockage des marchandises en vue d'influencer le marché sont autant de facteurs qui provoquent la hausse des prix.
Or, il s'agit de pratiques contraires à la loi islamique. De même, la constitution de certains Etats prévoit un impôt progressif car ces Etats jugent que la propriété doit être limitée, au moyen d'impôts sur les bénéfices, par exemple.
Or, il y a une contradiction flagrante car c'est à la racine du mal qu'il faut normalement s'attaquer, c'est-à-dire à la constitution et aux lois corrompues. Le problème de la propriété, lui, ne peur être valablement résolu en faisant fi de l'instinct de l'homme comme dans la philosophie du capitalisme, ni en excluant les ambitions de l'homme comme le font ces lois capitalistes en vigueur dans les pays musulmans.

Le problème de l'offre et de la demande est donc lié à la nature même du système capitaliste et des lois qui ont sont issues et n'a strictement aucun rapport avec la situation normale. Pour que le marché connaisse la stabilité, il faudrait concevoir le problème économique d'un point de vue juste fondé sur une base juste comme nous le verrons plus loin dans le cadre du système islamique.

Le système islamique interdit en effet le stockage des marchandises qui vise à influencer le marché - le hadith stipule que celui qui pratique le stockage est un pêcheur et interdit la fixation des prix en la qualifiant d'acte contraire à la justice. L'islam prohibe également les barrières douanières en décrétant que le paradis est interdit à tout percepteur de dîme. Il considère que le change doit être soumis à des impératifs précis.

Ainsi par exemple, certaines catégories de biens ne peuvent être échangées que contre des articles de même nature mais de qualité différente (blé pour blé, orge pour orge, dattes pour dattes, huile pour huile et sel pour sel). Il en va de même pour le change de l'or et de l'argent (or pour or et argent pour argent) qui doit se faire en main propre (ce qui n'est pas exigé pour les autres catégories de biens) et en fonction du cours du marché à l'heure de l'opération, s'il se fait avec délai il y a automatiquement usure et l'opération est alors illicite, le change étant soumis à des conditions particulières.

Quant à la monnaie de l'Etat islamique, elle est basée sur l'or et l'argent (sa valeur exacte en or et argent étant garantie par les caisses de l'Etat) car les prescriptions légales relatives aux finances et à certaines questions d'ordre pénal et autre ont été soumises par la Loi islamique à l'évaluation au moyen de l'or et de l'argent.
D'ailleurs, les Etats du monde entier adoptaient naguère cette base de l'or qui n'engendre point de problème économique. Ce n'est que lorsqu'ils ont adopté le système monétaire non lié à l'or, que les différents pays ont connu le chaos économique avec les multiples crises du système capitaliste dont les plus célèbres ont été celle du Jeudi noir survenue en 1929 et celle du Lundi noir qui a eu lieu en 1987. Il va sans dire que l'économie mondiale est aujourd'hui stagnante.

Les États capitalistes impies tentent de la colmater malgré les pertes sévères subies par les marchés de la Bourse à cause de la crise du dollar ; l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), les rencontres, les marchés et les échanges entre les États-Unis d'Amérique, la Chine et le Japon, ou entre les États européens et les pays arabes ne sont que des tentatives pour relancer les investissements américains et européens, voire israéliens.

La référence à l'or et à l'argent permet en fait d'éviter tous ces problèmes car ces deux métaux précieux ont, entre autres, l'avantage de pouvoir automatiquement limiter les variations du cours de change. Pour ce faire, ce procédé de l'or et de l'argent prend appui sur les techniques suivantes :

1. Tout billet de banque comporte une inscription spécifiant sa valeur exacte en or ou argent garantie par les caisses de l'Etat, par exemple 4,25 grammes d'or -valeur légale du dinar- pour chaque billet de banque.


2. Les pièces de monnaie doivent être frappées en or suivant leur valeur et l'État est tenu, le cas échéant, de faire le change de chaque billet de banque contre sa valeur en or.


3. Il existe une liberté de change qui assure la non prolifération des billets de banque dont la quantité doit juste se limiter aux besoins de l'activité économique ; la monnaie reste ainsi crédible et elle n'embrouille point l'économie.


4. Tout individu a le droit de faire fondre l'or pour en faire des pièces de monnaie. Il a aussi le droit de changer de l'or contre des billets de banque à condition de respecter le change légal. Il est à noter qu'après la crise de 1929 et celles qui l'ont suivie, tous les pays du monde ont complètement abandonné ce respect du change légal. En effet, les échanges usuraires ont fait loi et provoqué le retrait de l'or et des autres richesses qui, ne circulant plus, se sont concentrés entre les mains de quelques individus et États. Cela a engendré le déséquilibre des prix et entraîné des problèmes nouveaux comme l'inflation, l'accumulation des capitaux, les grandes inégalités entre les taux de change, la fixation des prix, etc.


Or, ces problèmes auraient pu être évités grâce à l'or et à l'argent. Le procédé de l'or et de l'argent a aussi l'avantage de pouvoir rééquilibrer la balance des paiements. Il permet donc, grâce à son mécanisme, d'assurer la stabilité du cours du change. L'étalon monétaire (l'or et l'argent) met ainsi l'État islamique à l'abri des problèmes dans lesquels se débat le monde capitaliste.

Il n'existe pas non plus de problème salarial ni de revendications ouvrières en islam car l'évaluation de l'utilité d'un bien ou d'un service se fait suivant un critère spécifique. En effet, la valeur est l'utilité d'une chose, compte tenu de la raréfaction de cette chose. La raréfaction elle-même ne constitue pas un critère d'évaluation mais un simple facteur à prendre en considération lorsqu'on évalue l'utilité de cette chose, c'est-à-dire le profit qu'on peut en tirer.

L'utilité, elle, est définie suivant deux paramètres : les avantages rattachés à la chose en question d'une part, et l'intérêt qu'elle suscite d'autre part. Cette utilité peut découler soit d'un bien ou d'un travail, soit des deux à la fois (il s'agit alors de richesses). L'utilité provenant d'un bien consiste à consommer ce bien (par exemple manger du pain) ou à en faire usage (prendre une voiture, par exemple). Quant au travail, il est soit intellectuel comme la conception d'un projet par un ingénieur, soit manuel comme l'activité d'un ouvrier.

Dans le capitalisme, l'évaluation de la valeur d'un bien se fait en fonction de l'utilité marginale. Ainsi par exemple, on évalue la valeur ou l'utilité du pain suivant l'accès ou l'acuité de la faim et non pas suivant le moment ou la faim commence à se faire sentir. Autrement dit, on évalue l'utilité du pain en fonction de l'instant ou la demande se fait pressante, ce qui fait que le consommateur (qui a alors un vif besoin de manger) est à la merci du producteur (qui peut agir à sa guise).

Cette conception de l'utilité -foncièrement érronée- est en fait fondée sur la loi de l'offre et de la demande et sur l'opposition production/consommation : si la marchandise est très demandée, son prix augmente automatiquement ; sinon, on limite la production et on baisse le prix de la marchandise. Il n'existe point de restriction de l'offre et de la demande en dehors de ce qui est initialement prévu par le système.
Or, dans le système capitaliste la valeur matérielle est la cheville ouvrière ; la compensation est matérielle de même que la prime accordée au producteur ; la pénalité est également matérielle puisqu'en cas d'action en justice pour atteinte à la dignité il est prévu une compensation pécuniaire.

Ainsi, dans le système capitaliste la valeur matérielle domine tout, à l'exclusion de tout autre, d'où le dérèglement des idéaux qui n'est que la conséquence du déséquilibre du système des valeurs. Le système capitaliste est donc erroné dans ses moindres détails. Le marché ne peut y être conçu que suivant un certain nombre de règles qui le régissent et le domine comme elles dominent le système lui même avec toutes ses imperfections.

Pour récapituler, disons que le prix et l'aspect du marché dépendent de l'ensemble des forces qui participent à la vie économique, le système étant un tout indivisible. Cela est tout aussi valable pour le système islamique car il s'agit avant tout d'un problème qui touche à l'homme et non pas d'un problème strictement économique.

Le déséquilibre social peut aussi être dû à l'acquisition des biens par des moyens illégaux comme les jeux de hasard, l'escroquerie, les intérêts à vue, etc. que l'islam interdit formellement. Le système islamique permet d'éviter ce déséquilibre car l'acquisition des biens y est soumise aux prescriptions de la Loi. Or, il existe des catégories de biens que les individus ne peuvent absolument pas s'approprier et qui reviennent d'office au Trésor public. Il en va ainsi de l'héritage que laisse l'apostat ou l'impie dont l'héritier est musulman (le musulman ne pouvant légalement hériter de l'impie).

Pour empêcher que les biens ne soient acquis par des moyens illégaux, l'islam prévoit un juge spécial (le juge-inspecteur) dont le rôle est de prévenir et de sanctionner l'escroquerie ainsi que le stockage des marchandises en vue d'influencer le marché, et de contrôler la régularité des poids et mesures, des contrats et de tout ce qui a trait à l'état du marché en général. Le système islamique définit ainsi des normes pour chaque chose, ce qui contribue pleinement à la stabilité du système économique.

Quant aux échanges internationaux- ils dépendent de la façon dont l'islam conçoit la terre d'impiété(constituée des pays où les institutions impies sont en vigueur, ou où les rênes du pouvoir sont en d'autres mains que celles des musulmans).
Ainsi par exemple, les produits susceptibles de renforcer les États impies sur le plan stratégique ne peuvent sortir de la terre d'islam(constituée des territoires où la Loi islamique est appliquée, et où les rênes du pouvoir sont entre les mains des musulmans). Il en va de même des produits nécessaires à la nation où dont l'exportation peut causer une pénurie alimentaire.

Les marchandises importées par des ressortissants de pays avec lesquels l'État islamique a des accords sont soumises aux mêmes lois des échanges concernant la terre d'impiété. Aucune marchandise (légalement licite) n'est interdite d'importation ; seule la nationalité du commerçant non ressortissant de l'État islamique est prise en compte.
Or, les pays ennemis (qui constituent la terre d'impiété) se divisent en deux catégories ; ceux avec lesquels l'état isiamique est en guerre ouverte ou effective et ceux avec lesquels il est en guerre couverte ou virtuelle.

Pour ce qui est de la 1ère catégorie de pays, l'état de guerre existe par principe, qu'il y ait ou non confrontation armée. Les Etats ayant des visées impérialistes sur les territoires de l'Etat isiamique se rattachent à ce groupe de pays avec lesquels l'Etat islamique est en guerre ouverte et ne peuvent avoir de représentation diplomatique en terre d'islam.

Quant à la 2ème catégorie de pays, l'Etat islamique doit normalement entreprendre le djihâdou guerre sainte contre les Etats qui la composent en vue de les prendre sous la bannière unique de la terre d'islam, mais la guerre ne leur est pas déclarée. L'islam permet à l'Etat islamique d'avoir des relations avec ce dernier groupe d'états, ne serait-ce qu'au niveau diplomatique (Ce groupe comprend des pays comme la Suisse actuelle). Si ces Etats avec lesquels l'Etat islamique est seulement en guerre couverte font payer des impôts aux commerçants citoyens de l'Etat islamique, celui-ci a le droit de prendre des mesures réciproques.

Telle est la situation économique à même d'assurer la sécurité à l'extérieur comme à l'intérieur. L'efficacité de ce système dans lequel toutes les forces vives contribuent à la stabilité des prix et du marché et à l'équilibre économique d'une façon générale, vient tout simplement du fait qu'il provient du Maître de l'univers. Mais l'erreur consiste à voir les choses à travers la réalité quotidienne. L'islam ne doit pas en effet être conçu au travers d'une réalité gangrenée jusqu'à la moelle des os, mais indépendamment de tout parce qu'il est un système unique, révélé par Dieu l'Absolu.

En examinant de façon exhaustive le système islamique, on constate qu'il définit les moyens par lesquels on peut légalement acquérir et faire rapporter les biens ainsi que ceux qui permettent de réaliser l'équilibre économique. En effet, l'acquisition des biens est soumise aux dispositions de la Loi islamique. Il est par exemple interdit de monter une entreprise dont les statuts n'obéissent pas à l'un des 5 types de société stipulés par l'islam et dans lesquels il y a nécessairement offre et acceptation entre les parties contractantes. Il en est de même de tout autre agissement contraire aux prescriptions de la Loi islamique.

Les biens ne peuvent donc s'acquérir que par des moyens légaux définis par l'islam tels que le travail (pêche, agriculture, courtage, métier de guide, etc.), l'héritage, les dons octroyés par l'État aux citoyens, les dons entre individus, etc. on ne peut non plus les faire rapporter par des moyens illégaux comme l'usure, la fraude grossière, les jeux de hasard, etc.

Quant à la façon dont le système islamique réalise l'équilibre économique, elle consiste en quelques dispositions spécifiques telles que la zakât (aumône légale), le rikâz (minerais et trésors enfouis) dont le 1/5 revient de droit à l'État, la supervision du commerce intérieur et extérieur par l'Etat, le fait que les billets de banque doivent obligatoirement être gagés par leur contrepartie en or ou en argent, etc.

Cet aperçu quoique succinct, permet d'avoir une idée du système économique de l'islam et de son harmonie. Il peut arriver cependant que l'Etat islamique connaisse parfois une hausse des prix. Cela relève bien évidemment de la volonté de Dieu l'Absolu puisque c'est Lui qui conditionne les prix et est la cause réelle de tout effet survenant ici-bas, y compris la hausse des prix. Mais on doit tenir compte de la conjoncture économique en en étudiant tous les aspects afin de déceler éventuellement un problème et y remédier le cas échéant.

Le fait que la fixation des prix soit du ressort de Dieu Seul ne signifie pas qu'il y a nécessairement un problème à l'origine de leur hausse. Il se peut en effet qu'un phénomène nouveau soit entré enjeu dans le tissu social et qu'il y ait eu une certaine incidence sur l'état du marché. Il s'agira alors de parer à ce phénomène dès le début.
Notons qu'un tel phénomène ne pourrait nullement être imputé à une déviation par rapport à la méthode doctrinaire suivie par l'Etat. Le niveau des prix relève de la volonté de Dieu veut donc dire que l'état des prix est entre les mains de Dieu et dépend absolument de sa volonté. Il est d'ailleurs certain qu'en cas de hausse des prix, leur fixation par l'autorité publique ne constitue pas la bonne solution.
Or, Dieu interdit la fixation des prix comme solution au problème de la cherté de la vie car ce serait intervenir dans ce qui est prérogative exclusive de Dieu et cela constitue un grand péché. Tel est le sens du hadith cité ci-dessus.

Mais cela ne signifie nullement que l'on doive se résigner et se soumettre face au problème de la hausse des prix ou à d'autres. Sinon pourquoi la Loi islamique existerait-elle alors ? Pour montrer que la hausse des prix n'est pas une fatalité, citons deux épisodes où l'Etat islamique à été confronté à ce problème. Ainsi, à l'époque du Khalife Omar, le marché des produits alimentaires connut une hausse des prix conjoncturelle. Omar eut alors l'idée d'importer certaines denrées qu'il lança sur le marché à des prix bas , les prix du marché baissèrent aussitôt.
A la fin de l'Etat abbasside, la région de Naïdjahir se trouva une fois confronté elle aussi à une véritable flambée des prix - le sac de blé y valait 100 dirhams au lieu de 10. Il y avait manifestement un problème à, l'origine de cette hausse des prix spectaculaire.
De quoi s'agissait-il donc? L'historien al-Maqrizi nous éclaire sur ce point. Dans ses chroniques, il nous apprend que la région en question regorgeait d'argent (les mines de ce métal précieux y étant fort nombreuses), d'où cette hausse des prix sans précédent.
Cette situation -normale dans le cadre de l'étalon monétaire (l'or et l'argent)- ne constitue un problème que si elle s'aggrave comme c'est visiblement le cas ici. En fait, il ne s'agit pas de voir si la situation est normale ou pas, mais de résoudre un problème qui provoque un grand décalage entre les prix et perturbe même l'aspect du marché et l'Etat de change. Comment fallait-il donc y remédier?

L'Etat islamique doit normalement veiller à ce que la circulation de la monnaie se fasse suivant des règles précises. Il prend notamment en considération le nombre de personnes qui participent aux échanges et les quantités d'argent nécessaires. Il doit ainsi contrôler les quantités de monnaie mises en circulation pour en retirer une partie le cas échéant car s'il y a trop d'argent en circulation cela provoque certaines complications.

La profusion des quantités de monnaie en circulation n'a cependant aucune incidence réelle sur le marché, sauf si l'état est jeune. Dans ce cas en effet, l'État a intérêt à ne pas faire circuler plus d'argent que nécessaire afin d'assurer la stabilité du marché. De plus, un jeune État peut être confronté à un blocus économique. Or, le blocus engendre des complications monétaires du fait qu'il n'y ait ni rentrée ni sortie d'argent et aussi parce qu'il y a une monnaie spéculative en cas de sortie. Pour préserver le pouvoir d'achat, le jeune État doit veiller à ce que les quantités de monnaie mises en circulation n'augmentent pas.

S'il y a osmose entre le marché intérieur et le marché extérieur, la profusion de la monnaie en circulation n'a, en principe, aucun effet négatif sur la situation économique. Pour remédier à un problème comme celui auquel la région de Naïdjahir à été confrontée, la solution idéale consisterait à contrôler les contrats de vente car les commerçants pourraient bien accepter n'importe quel prix qu'on leur propose sans tenir compte du cours du marché, ce qui est illégal.

Quant au problème de l'argent (ou de l'or), on pourrait le résoudre par le transfert du métal précieux, à certaines conditions, vers l'extérieur de la région où il est abondant. On pourrait pratiquement absorber la profusion d'argent (ou d'or) si l'état est suffisamment vaste en répartissant le métal précieux entre les différentes régions. Il serait également envisageable, en cas d'abondance, de vendre l'excèdent d'argent (ou d'or) à des pays avec lesquels l'État islamique a des relations commerciales, empêcher que l'on transforme les lingots en pièce de monnaie, ou utiliser essentiellement l'argent dans la fabrication des bijoux.

On aurait ainsi résolu le problème.

D'autres solutions pourraient certainement être envisagées. Ainsi donc, en matière d'économie islamique, l'état du marché est défini par le système de l'islam dans son ensemble. Il n'est nullement déterminé par l'offre et la demande comme on l'a vu car il s'agit d'un terme qui exprime une réalité propre au capitalisme et qui ne s'applique point à l'islam.
En supposant qu'il soit permit d'utiliser cette terminologie de l'offre et de la demande sous certaines réserves, force est de constater qu'elle reste intimement liée au système capitaliste qu'elle évoque par son emploi même.



Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=18&theme=fiqh

vendredi 23 janvier 2009

L'interdiction de la mixité

bismi_lah


L'obligation de séparer la femme de l'homme


La séparation des hommes et des femmes dans la société islamique est stipulée par plus d'un texte du Coran et de la Sunna et elle s'impose aussi bien dans la vie privée ( à la maison, dans les réunions, etc.) que dans la vie publique (au marché, dans la rue, sur la place publique, etc.).


Cette séparation n'est pas seulement instituée par les prescriptions spécifiques et générales de la Loi relatives aux personnes des deux sexes et par le discours du Coran s'adressant spécifiquement aux hommes en tant qu'hommes et aux femmes en tant que femmes, comme dans le verset 35 de la sourate 33 :


« Ceux et celles [... ] qui pratiquent la charité, ceux et celles qui jeûnent, ceux et celles qui sont chastes, ceux et celles qui invoquent souvent le nom de Dieu, tous et toutes obtiendront de lui une belle récompense. »

La séparation des hommes et des femmes est également établie dans d'innombrables témoignages sur l'époque du Prophète (saws) et sur toutes les périodes du règne de l'islam. En effet, en parcourant les textes du Coran et de la Sunna, on constate :

1. que le Législateur n'admet pas le témoignage de la femme en matière d'affaires criminelles car elle ne vit pas généralement là où les crimes sont susceptibles d'avoir lieu ;
2. qu'il rend obligatoire pour la femme le port du haïk (jilbab) lorsqu'elle doit sortir de chez elle ;   
3. que, s'agissant de la femme, il considère comme parties intimes (awra) l'ensemble du corps excepté le visage et les mains ;
4. qu'il interdit à la femme de faire étalage de ses parures devant les étrangers (les non mahram) ;   
5. qu'il prohibe à l'homme de regarder les parties intimes de la femme (c'est-à-dire l'ensemble du corps à part le visage et les mains), ne serait-ce que sa chevelure ;
6. qu'il interdit à la femme de voyager, même pour accomplir le pèlerinage, si elle n'est accompagnée, par un mahram (père, frère, fils majeur, oncle, etc.) ;
7. qu'il prohibe d'entrer chez les autres sans autorisation ;   
8. qu'il n'impose pas à la femme la prière en groupe et la prière du vendredi ni le djihad alors que l'homme est tenu de les accomplir ;
9. qu'il rend obligatoire pour l'homme le travail pour gagner la vie des siens alors que la femme en est dispensée.   


En outre, le Prophète (saws) a strictement séparé les personnes des deux sexes : il avait ordonné que les rangées des femmes soient derrière celles des hommes à la mosquée et lors de la prière et que les femmes sortent avant les hommes, veillant ainsi à ce que la séparation soit nette. D'ailleurs, les femmes lui avaient demandé de leur consacrer régulièrement un cours car elles ne pouvaient assister aux cours qu'il dispensait aux hommes, ce qui montre bien qu'il y avait une stricte séparation des personnes des deux sexes dans la société islamique.

Ces prescriptions et cas sont autant de preuves de la façon dont la vie est conçue dans la communauté islamique : une vie dans laquelle la séparation des hommes et des femmes s’impose car les textes stipulant cette séparation revêtent un caractère absolument général englobant et la vie privée et la vie publique comme témoigne l’époque du Prophète (saws). Les seules exceptions à cette règle sont celles prévues par la Loi. Or, la Loi permet à la femme de vendre et d'acheter, de donner et de recevoir ; elle lui permet aussi de prendre part à la prière en groupe de faire le djihad, d'acquérir et de faire fructifier des biens de toute sorte, etc. et lui prescrit l'accomplissement du pèlerinage. Ces différents actes, mentionnés par la Loi à titre de permission ou à titre d'obligation, sont de deux ordres. D'une part, il y a la catégorie d'actes mettant la femme dans la nécessité de côtoyer les hommes, comme les transactions commerciales, les contrats de location, l'instruction, les services de santé, le travail à l'usine, etc

Le Législateur tolère que les personnes des deux sexes se côtoient pour ce type d'actes dans les limites des dispositions de la Loi car les textes permettant ou rendant obligatoires les actes de cette catégorie englobent aussi la permission de se côtoyer pour les accomplir. D'autre part, il y a les actes qui ne mettent aucunement la femme dans la nécessité de côtoyer les hommes, comme le fait de se rendre à la mosquée, aller au marché, rendre visite aux parents, se promener, manger, boire, etc. Dans ce genre d'actes, la Loi interdit aux femmes de côtoyer les hommes car les textes stipulant la séparation revêtent un caractère absolu et ne prévoient pas d'exception pour ce type de cas.

En outre, les actes de cette catégorie ne sont pas indispensables à la réalisation de ce que la Loi permet à la femme d'entreprendre comme activités. C'est pourquoi, dans cette catégorie d'actes, il est interdit aux personnes des deux sexes de se côtoyer, même dans la vie publique, car cela constitue un péché. Par conséquent, la séparation des hommes et des femmes dans la vie de la communauté islamique est un devoir. Cette séparation doit être absolue dans la vie privée, excepté les cas prévus par la Loi.

Quant à la vie publique, la séparation des personnes des deux sexes doit y être normalement pratiquée et les femmes ne peuvent y côtoyer les hommes que pour accomplir les actes mentionnés par le Législateur à titre de permission, d'obligation ou de recommandation et si et seulement si leur accomplissement met la femme dans la nécessité de côtoyer les hommes, que ce soit en veillant à ce qu'il y ait effectivement séparation (comme à la mosquée) ou dans le cas de la mixité (comme au pèlerinage ou lors des transactions commerciales).

Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=17&theme=fiqh


mardi 20 janvier 2009

Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie

bismi_lah


Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie !

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Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une progression fulgurante de l’hyperactivité, de la schizophrénie et de l’autisme chez les enfants des pays développés. Des scientifiques du monde entier se sont penchés sur ce phénomène et, jusqu’ici, ils avaient préféré taire les résultats de leurs recherches. Mais face à la flambée de cette « épidémie », ils ont jugé nécessaire de présenter publiquement leurs conclusions. Tous mettent désormais en cause l’association destructrice du gluten et de la caséine avec les métaux lourds.

En dix ans seulement, le nombre d’autistes a été multiplié par 3 aux États-Unis. Selon les données officielles résultant d’études ordonnées par le Congrès américain en 2000, c’est une véritable « épidémie » d’autisme qui se répand outre-Atlantique. Alors que dans les années 40, on ne recensait qu’une poignée de cas, aujourd’hui, c’est par centaines de milliers que des autistes, des schizophrènes et autres « troubles envahissants du comportement » sont comptabilisés : un enfant sur trois cents en serait atteint ! Dans un État comme le Maryland, les chiffres officiels indiquent une augmentation de 500 % de nouveaux cas depuis 1998. En France, nous ne disposons pas de données statistiques arrêtées sur l’incidence de l’autisme et, plus généralement des troubles du comportement, mais il y a fort à parier que le phénomène est tout aussi pandémique.

Les métaux lourds incriminés

Les pays industrialisés sont particulièrement concernés par cette hausse des troubles du comportement. Et pour cause : l’une des explications pointées du doigt par nombre de chercheurs européens, serait l’intoxication lente aux métaux lourds due principalement aux rejets de mercure et de plomb en quantités considérables par l’industrie dans l’atmosphère… mais également à la présence de divers métaux dans les amalgames dentaires (mercure, étain, argent…), les cigarettes (cadmium), les vaccins en général (aluminium) et plus particulièrement le vaccin Rougeole-oreillons-rubéole – ROR – (mercure).

Quand la caséine et le gluten ne sont pas digérés

Les métaux lourds, en s’accumulant dans l’organisme, ont en effet une action inhibitrice sur une classe d’enzymes, les peptidases, destinées à la dégradation complète d’un ensemble de protéines alimentaires provenant du gluten (les céréales et la plupart des produits alimentaires : conserves de viande, charcuterie, moutarde, mayonnaise, sauces, bière, chocolats, mais aussi certains médicaments). Et de la caséine (présente dans les produits laitiers et dans la viande de veau et de bœuf).

Chez certains enfants, génétiquement prédisposés, et atteints de troubles graves du comportement ou d’autisme, on a justement identifié une carence de ces mêmes enzymes. De nombreux chercheurs en déduisent que, lorsque ces enzymes sont inhibées par excès de métaux lourds, des psychopathologies lourdes, ou une hyperactivité constante, ou une dépression grave peuvent apparaître chez des enfants jusqu’alors sains.

C’est un véritable empoisonnement chronique qui les atteint. En effet, lorsque les protéines des céréales et du lait ne sont pas complètement dégradées, elles franchissent la paroi intestinale et se retrouvent dans le système sanguin. Ces « peptides opiacés » vont se comporter dans l’organisme comme certains morphiniques et se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances. En occupant et en saturant les récepteurs opiacés, les peptides provenant du gluten et de la caséine vont alors entraîner des dérèglements du comportement, et favoriser le développement de maladies envahissantes du comportement.

La preuve biochimique

Les troubles « envahissants » de comportement causés par la dégradation partielle du gluten et de la caséine ont été mis en lumière dans plusieurs publications médicales, rédigées notamment par le professeur Reichelt de l’Institut de recherche pédiatrique de l’Université d’Oslo.

Les chercheurs ont décelé l’accumulation de peptides dans les urines (gluten et caséine) pas toujours associée à des taux anormalement élevés d’anticorps spécifiques (IgA, IgE, IgG) produits par l’organisme pour tenter d’éliminer ces substances antigéniques. Ils en ont conclu que les peptides étrangers parviennent dans la circulation sanguine intacts, et en quantité suffisante pour stimuler une réponse immunitaire. La preuve biochimique de l’intoxication est apportée.

Les symptômes majeurs

Le désordre biochimique auquel se trouve confronté l’organisme lors d’une intoxication au gluten et à la caséine est à l’origine de tout un éventail de désordres comportementaux allant de l’hyperactivité à l’autisme en passant par les troubles de la personnalité et l’épilepsie.

Les substances opioïdes (parmi lesquelles les casomorphines, les glutéomorphines, les gliadinomorphines…) qui saturent le cerveau ont pour effet d’inhiber les liens sociaux. L’indifférence, le repli sur soi et l’absence de langage en sont des conséquences majeures. Les enfants intoxiqués sont en outre plus exposés aux crises d’épilepsie qui augmentent avec l’âge parallèlement à la sécrétion de peptides opioïdes. Ceci peut s’expliquer par le fait que certains opioïdes ont des propriétés convulsivantes.

Mais parallèlement, les peptides nocifs qui encombrent l’organisme perturbent la gestion de la sérotonine. Il y a parfois trop de sérotonine, et parfois trop peu. Cela conduit à des informations excessives transmises par les sens, des insomnies, des réactions impulsives et aussi une faible aptitude à l’adaptation…

Le manque d’adaptation et la réaction exacerbée aux stimuli sensoriels et émotionnels peut se traduire, soit par une excitation autonome du système nerveux central, soit par une inhibition des réactions qui amène au repli sur soi de l’individu et le porte à adopter un comportement sécurisant fait de rituels et/ou de stéréotypies.

Priorité au régime sans gluten et sans caséine

Avant de vous lancer dans un régime qui sera très contraignant, il faut tout d’abord vous assurer que votre enfant est effectivement intoxiqué par le gluten et la caséine. De simples analyses d’urine vous permettront d’en avoir le cœur net. Un test de perméabilité intestinale permet de mesurer le pourcentage de petites et de grosses molécules qui passent la barrière de l’intestin est facilement réalisable au Laboratoire de biochimie de l’hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris (docteur Francis Rocchiccioli).

Une fois le diagnostic établi, et plutôt que de passer directement à la phase d’élimination des métaux lourds accumulés dans l’organisme, il convient plutôt de se concentrer sur l’adoption d’un régime alimentaire strict. Les résultats en sont à la fois plus rapides et plus certains.

Le régime sans gluten ni caséine occasionne en effet, selon le professeur Reichelt, une amélioration pour toutes les catégories de comportement chez 81 % des enfants en seulement trois mois. Un régime alimentaire sans caséine et sans gluten a pour conséquence la diminution des peptides urinaires (environ de moitié en six mois), ce qui conforte leur origine exogène. Cette diminution est associée à une amélioration du comportement clinique des patients. Une reprise de ces aliments entraîne généralement une rechute passagère.

Une conclusion confirmée par les observations du professeur Pelliccia du Département de pédiatrie de l’Université de médecine de Rome, qui a constaté une baisse de l’incidence des crises d’épilepsie dès l’adoption d’un régime approprié… et une reprise spectaculaire des crises d’épilepsie lorsque le régime alimentaire dépourvu de gluten et de caséine est interrompu.

Bien entendu, une alimentation strictement sans gluten et sans caséine peut paraître a priori extrêmement contraignante car ces protéines se retrouvent à peu près partout dans notre alimentation (pain, plats préparés, moutarde…). Mais certains médecins nutritionnistes peuvent être d’excellent conseil.

Désintoxication : une nouvelle solution

Indépendamment du régime entamé, il est possible de réaliser différents tests concernant la caractérisation des métaux lourds et l’un des plus spécifiques est le test Melisa (Memory lymphocytes immuno-stimulation assay) proposé par le professeur Vera Stejskal de l’Université de Stockolm (Suède).

Ce test est spécifique du métal et est même appliqué aux différentes formes de mercure métallique, ionique et/ou organique ou spécifiquement à d’autres métaux toxiques comme le titane, le nickel, le cadmium…

Par ailleurs un laboratoire belge, S&P, commercialise un produit, le TMD (Toxic metal detox) qui constitue une réponse naturelle à l’élimination des métaux toxiques par la dizaine de composés qu’il renferme dont le glutathion et l’acide lipoïque. Des études ont déjà été réalisées et montrent que l’élimination de ces métaux lourds est totale au bout d’environ 8 à 9 mois. Ce laboratoire fournit également une liste de praticiens de santé naturelle informés de ces questions et recommande de s’adresser à l’un d’eux pour un suivi optimal de la prise de TMD.

Nous rappelons également que nous avons mentionné dans des numéros antérieurs des compléments naturels, ou des solutions de phytothérapie pour se désintoxiquer des métaux lourds : ail des ours, coriandre, chlorella (n°26 de « Soignez-vous ! ») et l’Exo-mercure (n°11 de « Santé pratique »).

TMD et test Melisa
Laboratoire S&P
8, Venelle de Sart
1300 Wavre (Belgique)
Fax : 00 32 10 24 57 72
www.labosp.com
Email : info@labosp.com
Pour la France :
04 50 37 91 01
Conseils, liste de recettes…
Association Stelior
CP 21 – 1247 Anières (Suisse)
Tél. 00 41 22 751 20 36
www.hyperactif.net

Pour réaliser des tests de perméabilité intestinale :

Francis Rocchiccioli, docteur ès-sciences, MCU-PH en Biochimie (Faculté de Médecine Cochin Port-Royal, Université René Descartes, Paris 5)
Adresse postale : Laboratoire de Biochimie, Hôpital Saint Vincent de Paul, 82 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris
E-mail : francis.rocchiccioli@svp.aphp.fr


Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie

Barres chocolatées, sodas, plats préparés, autant de produits hyper-phosphatés qui sont un désastre pour les enfants et entraînent hyperactivité, agressivité, céphalée et insomnie. Frédérique Caudal, pédiatre, après 2 ans d’expérience en cabinet, a constaté qu’une diète alimentaire sans additifs phosphatés rattrape en quatre jours les enfants et leur évite le médicament à la mode, la Ritaline.

Les phosphates sont quasiment présents dans tous les aliments contenant des additifs. Leur utilisation est telle que, depuis 10 ans, leur présence a augmenté de 300 %. Si les phosphates sont nécessaires à la croissance des enfants et au bon fonctionnement du corps, ils entraînent, lorsqu’ils sont en excès, de graves troubles du comportement.

Perturbateur hormonal

Chez les sujets sensibles, l’intoxication au phosphate provoque un dérèglement du métabolisme, en bloquant la sécrétion de l’hormone noradrénaline des glandes surrénales, laquelle commande et règle le flux des excitations nerveuses cérébrales. D’où un dérèglement du comportement qui se manifeste dès le sevrage lorsque l’enfant passe du lait maternel au lait de vache. La situation se détériore avec l’alimentation « normale » vers 2 ou 3 ans (avec l’apport de céréales enrichies à la lécithine de soja) pour atteindre un point culminant vers 10-13 ans et se poursuit à l’adolescence puis à l’âge adulte.

Il faut noter que cette hypersensibilité aux phosphates ne concerne que 5 % des filles alors que 10 % à 20 % des garçons sont touchés et plus particulièrement les enfants longilignes ou athlétiques et musclés. Étrangement, les obèses ne sont pas atteints.

La Ritaline, seule solution de la médecine officielle

Hyperactivité, violence, instabilité émotionnelle, difficulté de concentration en classe, insomnies, impulsivité, incapacité à s’adapter et s’intégrer, distraction permanente, morosité, susceptibilité exagérée, difficultés de langage et troubles du sommeil majeurs peuvent souvent être dus à cette overdose de phosphates. Mais, face à la vague des troubles lourds du comportement qui touche, depuis une décennie, des millions d’enfants des pays développés, la médecine officielle ne propose qu’une solution : une amphétamine nommée Ritaline. Cette drogue (interdite depuis les années 70 car elle servait de dopant aux sportifs) n’offre pourtant que peu de résultats et s’accompagne d’effets secondaires catastrophiques.

Une diète de 4 jours et du vinaigre de vin

 

  • Vous pouvez dépister facilement une intoxication aux phosphates par la mesure du pH salivaire grâce à une bandelette test de pH (en pharmacie). Un pH alcalin de 8 ou 9 dès le réveil signifie que l’intoxication est avérée.
  • Pour confirmer ce premier diagnostic, éliminez de l’alimentation de l’enfant tout additif phosphaté pendant quatre jours. Son état devrait s’améliorer de manière spectaculaire.

  • L’antidote incontesté contre les phosphates est le vinaigre de vin (acide acétique) qui annule l’effet des phosphates à petite dose (alors que l’ingestion de 75 mg de phosphates suffit à provoquer une rechute en 20 à 30 minutes), la prise d’une cuillère de vinaigre de vin avec autant d’eau et un peu de miel (pour le goût) va prévenir toute rechute et peut se pratiquer préventivement. À prendre une fois par jour pendant huit jours.

Attention : Le vinaigre de cidre (acide malique) ou le citron (acide citrique) aggravent l’effet des phosphates.

Pour plus d’infos, lire :

« La drogue cachée : les phosphates alimentaires », de Herta Hafer. Éditions du Madrier,
tél. 00 41 21 887 78 21.

Le caddie sans phosphates

Ôter de l’alimentation :

  • E 322 : lécithine de soja, de jaune d’œuf… (que l’on trouve dans les plats préparés, les glaces, le Nutella…).

  • E 338 : acide phosphorique dans les sodas… à E 341 dans la charcuterie et le fromage fondu.

  • L’acide citrique présent dans les sodas et autres Ice tea et jus concentrés.

  • E 450 a, b, c : en particulier dans les fromages en portion (Kiri, P’tit Louis, Vache qui rit…).

  • Levure chimique (type Alsa) et additifs E 1410 à 1414 et E 1442 présents dans de nombreux biscuits, cakes, gâteaux et goûters…

  • Le riz traité pour ne pas coller.

  • Les barres chocolatées et chewing-gums qui n’existent pas sans phosphates.

  • Diminuer les oléagineux, les légumineuses, les jaunes d’œufs, le lait de vache (qui contient six fois plus de phosphates que le lait maternel) si la consommation est très importante.

Prendre à la place :

  • Comme céréale infantile : la gamme Biocarrefour qui est exempte de lécithines (gluten et protéines de lait de vache), entre autres…

  • Diluer les jus de fruits (100% pur jus) vendus en grande surface. Ou mieux, les préparer soi-même.

  • Préférer le bicarbonate de sodium pour faire lever les gâteaux ou le sachet : « poudre à lever sans phosphate » en magasin diététique.

  • Choisir comme cacao du matin : Banania ou le moins cher des marques de grande surface…

  • Utiliser du riz normal.

  • Chocolat en tablettes : marque Grand Jury à 80 % de cacao ou la plupart des tablettes du commerce équitable (sauf chocolat dessert)

Les marques Montignac, Bonneterre, Le moulin des moines (sauf chocolat dessert), La Vie Claire… dans les magasins diététiques.

  • Plus généralement opter pour les fruits, les légumes, le poulet, le poisson, la dinde.


http://soignez-vous.com/2005/08/15/phosphates-dans-lalimentation-les-enfants-pousss-au-bord-de-la-folie/


Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=WOR20080201&articleId=7971


samedi 17 janvier 2009

Déclaration de Benjamin Franklin à propos des dangers de l´immigration juive en Amérique - 1789

bismi_lah



Déclaration de Benjamin Franklin à propos des dangers de l´immigration juive en Amérique - 1789


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" Un grand danger guette les États-Unis d'Amérique.

Il s'agit des juifs !

Messieurs ,

Dans chaque terre ou les juifs se sont installés, ils ont abaissé le niveau de l' honnêteté commerciale. Ils ont formé bande à part en refusant de s´intégrer. Ils ont crée un État dans l´État, et quand on s´oppose à eux ils essaient d´étouffer le pays financièrement, comme jadis au Portugal et en Espagne.

Pendant plus de 1700 ans, ils se sont plaints de leur sort, c´est-à-dire d´avoir été chasses de leur partie, mais, Messieurs, si le monde civilisé d´aujourd’hui leur rendait la Palestine et tous leurs biens, ils trouveraient aussitôt des raisons pour ne pas y retourner. Pourquoi ?

Parce que ce sont des vampires, ils doivent vivre avec les Chrétiens et avec ceux qui ne sont pas de leur race. "

" S´ils ne sont pas exclus des États-Unis par la constitution, dans moins de 100 ans, ils s´infiltreront dans notre pays en si grand nombre qu´ils finiront par nous gouverner, par nous détruire et changer notre forme de gouvernement pour lequel nous, Américains, avons versé notre sang et sacrifié notre vie, nos biens et notre liberté.

Si les Juifs ne sont pas exclus, dans 200 ans, nos enfants seront amenés a travailler dans les champs pour nourrir les Juifs qui, eux, resteront bien chez eux a se frotter les mains de bonheur."

" Je vous avertis , Messieurs , que si vous ne chassez pas les Juifs a tout jamais , les enfants de nos enfants vous maudiront dans votre tombe.

Leurs idées ne sont pas pareilles à celles des Américains même s´ils vivent avec nous pendant des générations. Tout comme le léopard ne peut changer ses taches. "

" Les Juifs sont un danger pour ce pays et si on leur permet d´y entrer, ils mettront en danger nos institutions. ils doivent être exclus par la Constitution. "



mercredi 14 janvier 2009

La méthode islamique d’acquisition de la culture

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La méthode islamique d’acquisition de la culture

Traduction d’un extrait de l’ouvrage « La personnalité islamique » - tome 1  par l’Imâm Taqyuddîne En-Nebhânî  

La culture islamique est dotée d’une méthode pour étudier ; cette méthode repose sur 3 points :

Premièrement : Que tu étudies le sujet avec profondeur jusqu'à ce que tu saisisses correctement sa réalité, car cette culture d’idées profondément enracinées nécessite, lors de son acquisition, patience et endurance. L’acquisition de cette culture est une activité de l’esprit qui demande des efforts intellectuels pour la comprendre. En effet, cet enrichissement culturel requière une compréhension de sa structure, de saisir sa réalité, et d’établir le lien avec les connaissances qui permettent de comprendre cette réalité. C'est en cela qu'elle est appréhendée d'une manière idéologique. Il est obligatoire, par exemple, pour le musulman de prendre sa croyance avec la raison et non par accommodement. Tout ce qui se rattache à la base de sa croyance ne doit être adopté qu'après études et réflexion. Les lois islamiques, présentes dans le Coran et la Sunna, constituent un discours adressé à la raison humaine. Or, l’extraction de ces lois passe nécessairement par une activité rationnelle afin de comprendre la réalité du problème, puis de rechercher le texte lié au problème pour l’appliquer. Même le "suiveur superficiel" - عامي - qui adopte les lois sans connaître leurs arguments a besoin de comprendre le problème et la loi suscitée pour sa résolution. Cette compréhension minimale permet de ne pas appliquer une loi à un problème en inadéquation ; la réflexion est là aussi requise. Ainsi, acquérir la culture islamique, que ce soit par un savant chercheur (mudjtahid) ou un "suiveur superficiel", nécessite un effort intellectuel.

Deuxièmement : Que l'étudiant s’attache à ce qu'il étudie jusqu'à ce qu'il le mette en pratique. Autrement dit, qu'il croit aux réalités qu'il étudie, d'une croyance ferme sans le moindre doute, s'il s'agit d'un sujet qui se rattache à la foi. Et qu'il soit sûr, à plus de 50%, que le sujet est conforme à la réalité, s'il s'agit de lois ou de mœurs, c’est-à-dire tout ce qui sort du cadre de la foi. Dans ce second cas de figure, le sujet d’étude doit de toutes façons reposer sur une base à laquelle on croit avec certitude sans la plus petite hésitation. En tout état de cause, c'est une condition pour l'étudiant que de croire fermement à ce qu'il étudie, que ce soit au niveau de ce qui est assimilé ou à sa base. Et il n'est pas permis d’intégrer la culture de tout autre façon. Le fait de prendre la croyance tranchée à la base de la culture confère à la culture islamique un statut d’excellence et un caractère spécifique. Elle est à la fois profonde, stimulante et influente. Celui qui adopte cette culture devient une énergie ardente, attisant une flamme qui brûle le mal et une lumière éclairant la route du bien. L’homme lie nécessairement et naturellement sa propre réalité et ses conceptions des choses. La croyance tranchée dans des idées fondamentales, en tant qu’explications du sens de la vie, vient elle-même se solidariser avec les conceptions et la réalité humaine. Cet édifice idéologique pousse l’être humain à agir fidèlement aux idées fondamentales avec ardeur et enthousiasme. C’est ainsi que la culture islamique produit une immense influence sur la psychologie de l’homme. L’homme agit en réponse à une stimulation des sentiments rapportés à une réalité que saisit sa pensée. La foi ferme dans une pensée implique qu’elle relie des sentiments particuliers à des conceptions rattachées. Lorsque ce lien est établi, l’homme est naturellement poussé vers l’action.

Troisièmement : Que l'étude soit pratique, qu’elle résolve des problèmes du monde réel vécu et ressenti , et non pas basée sur des suppositions théoriques. De cette manière, l’étude permettra de décrire les choses telles qu’elles sont réellement pour leur apporter des solutions et les modifier. L’étudiant accède aux réalités qu’il perçoit ou peut percevoir dans l’univers, l'homme et la vie. Il les étudie dans le but de trouver les solutions et la loi idoines. Ce faisant, il délimite sa position sur l’objet de l’étude : soit il y adhère, soit il le délaisse, soit il prend une position d’indifférence. C'est pour cela que l'Islam ne pousse pas l’homme à suivre des suppositions spéculatives. Par exemple, dans ce cadre, nous citons une question du type suivant : sur la planète Mars comment les gens peuvent-ils accomplir le jeûne du mois de Ramadhan, alors qu'il n'y a pas de lune pour que le mois de Ramadhan puisse exister ?! Au contraire de cette approche erronée, l’étudiant comprend que le discours divin s’adresse à l'homme qui vit sur cette planète en voyant nécessairement la lune ; il devient alors obligatoire de jeûner. Mais il se peut que les nuages cachent la lune, on doit à ce moment là appliquer le hadith à propos du croissant lunaire : "Jeûnez lorsque vous le voyez, et rompez le jeûne lorsque vous le voyez, s’il est caché alors jeûnez 30 jours du mois de cha‘ban". Ainsi, l’acquisition de la culture doit être réaliste, et non imaginaire ou théorique. Tu étudies donc pour mettre en pratique ton étude, lorsque le sujet d’étude se présente réellement à toi au cours de ta vie. Tu n’étudies pas pour prendre connaissance de la beauté de cette culture ou par plaisir intellectuel obtenu lors de sa compréhension.

En résumé, la méthode islamique pour étudier est : - l'approfondissement dans la recherche, - la conviction sur la véracité du sujet d’étude et son résultat, - assimiler tout cela d’une manière pratique pour l'appliquer à la réalité, dans l'arène de la vie.

Et lorsque l'acquisition de la science suit cette méthode, le musulman cultivé par la culture de l’Islam, avec profondeur dans la réflexion, et d’une sensibilité raffinée, est capable de résoudre les divers problèmes de la vie. Elle pousse le musulman à cheminer vers la perfection, par obéissance [à Allah] mais également par une impulsion naturelle.

Tant qu’il suit cette méthode, il ne pourra dévier de la route naturelle de l’acquisition de la science. Ceci parce que les idées islamiques prises dans cette culture sont stimulantes et influentes, réalistes et véridiques, et constituent des solutions salutaires. En plus de rendre le cultivé dynamique, elle lui donne une capacité remarquable à affronter les problèmes de la vie dans leur globalité et leurs détails, dans leur simplicité et leur complexité. C’est ainsi, que se forme en lui une mentalité qui n’accepte que la conviction de l'esprit et la tranquillité du cœur. Et, parallèlement, se développe en lui la sensibilité islamique (nafsya) emplie d’une foi complète.

Avec cette mentalité et cette sensibilité, l'homme adopte des qualités admirables, ces mêmes qualités que recommande l'Islam au musulman. Avec cette mentalité et cette sensibilité, il vient à bout de toutes les difficultés qu'il rencontre sur son chemin. Et lorsqu'il prend conscience que cette culture islamique porte des idées profondes et lumineuses, construites sur la foi islamique, elle représente alors pour lui le lien de l'homme avec Allah le Très-Haut. En effet, soit elle provient directement d'Allah le Très-Haut, soit elle est extraite de sources révélées par Allah : le Coran ou de la Sunna. Elle comporte un volet idéologique parce que c’est une pensée, et d'autre part elle intègre en même temps la spiritualité car le lien avec Allah le Très-Haut, se manifeste lors de l’acquisition de la culture, à condition de la considérer originaire du Créateur.

Celui qui a adopté cette culture développe les qualités suivantes : une réflexion profonde et éclairée, et un enthousiasme ardent et attisé. Il a vendu sa vie à Allah, que son nom soit glorifié, dans la voie de l'Islam afin d'obtenir Son agrément.

Autant ce cultivé, de la culture de l’Islam, sait ce qu'il veut, autant il sait comment résoudre les problèmes de la vie, car il a aussi étudié les réalités qui lui font face dans l'arène de la vie. Il s’engage dans la vie foisonnante soutenue par sa pensée éclairée, sa ferveur, et sa connaissance qui dénoue tous les problèmes. Et tout ceci est le Bien intégral.



Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=85&theme=conceptions


dimanche 11 janvier 2009

La Fin du "peuple d'Israël": une vérité coranique

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La Fin du "peuple d'Israël": une vérité coranique


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Ecrit par le Cheikh Abou'l-Walid El-Ansari, Traduit par Al-Mourabitoune
 

Louanges à Allah qui accorde la domination à qui Il veut et en prive qui Il veut. C'est Lui qui enrichit et c'est Lui qui appauvrit. Le Tout-Puissant dit : Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu'Allah reconnaisse ceux qui ont cru, et qu'Il choisisse parmi vous des martyrs - et Allah n'aime pas les injustes. [3:140]

Et que la paix et les bénédictions soient accordées à son serviteur et messager qui a été envoyé sur cette terre comme une grâce de Dieu. Il () a dit : "En vérité, celle-ci (cette religion) atteindra ce que la nuit et le jour ont atteint (la terre entière). Allah n'exclura pas un foyer urbain ni même un foyer de nomades dans lequel cette religion aurait fait son apparition." [Rapporté par Ahmed]

De nos jours, alors que les malheurs du peuple musulman s'aggravent, l'Islam continue de subir les attaques impitoyables de ses ennemis sournois. C'est un moment de détresse et d'angoisse durant lequel le Musulman lutte pour se convaincre lui-même du contraire. C'est une chose à prévoir lorsque le polythéisme devient une religion monothéiste, lorsque l'adulation des ennemis d'Allah est considérée comme de la sagesse et de l'astuce, lorsque le relâchement du soutien et de la défense pour les Musulmans oppressés est signe d'intelligence et d'aptitude. 

En résumé, lorsque la vérité devient mensonge et le mensonge devient vérité. En ces moments critiques, on ressent le besoin urgent de la présence de ces savants religieux honnêtes et dignes de confiance qui sont sincères à Allah, à Son Livre, à Son Messager, aux Imams des Musulmans et aux gens du peuple.
Malheureusement, nous notons que beaucoup de ceux qui se disent connaisseurs font preuve de négligence en proclamant la vérité et en y invitant les gens. Au contraire, ils nourrissent le mensonge et camoufle son identité pour justifier leur négligence tout en profitant des ornements éphémères de ce bas monde. Ceci amène les fidèles aveugles à considérer les déclarations faites par ces faux hommes de religion comme de vrai preuves pour les écarter de la préparation au renouveau de leur foi.

Une des conséquences de cette maladie chronique qu'a attraper la Oumma Musulmane est le contentement et l'approbation de notre peuple lorsque les dirigeants mécréants de notre époque furent en accord permanent avec les sionistes. Ceux qui n'approuvaient pas cet accord étaient néanmoins influencés par les mensonges de ces dirigeants et disaient: "La présence des Juifs sur la Terre de Palestine est devenue une réalité inévitable que nous devons accepter. Notre Oumma doit maintenant se préparer à faire avec  !". Il y a aussi ces pauvres et ces perdants qui pensaient que ce maudit accord les délivrerait de leurs difficultés. Les meilleurs parmi ces gens là criaient: "Prenez la terre, donnez nous la paix"

Tous ces gens ignoraient que c'était une question de Koufr et d'Iman et que c'était une épreuve envoyée par Allah pour tester Ses serviteurs et distinguer les bons des mauvais, et pour prendre à témoin ceux qui donneront la victoire à la religion en se battant sincèrement pour la Cause d'Allah. Allah dit :
Pensez-vous que vous serez délaissés, cependant qu'Allah n'a pas encore distingué ceux d'entre vous qui ont lutté et qui n'ont pas cherché des alliés en dehors d'Allah, de Son messager et des croyants ? Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites[9:16]   et Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n'avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous? Misère et maladie les avaient touchés; et ils furent secoués jusqu'à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés: 'Quand viendra le secours d'Allah ?' - Quoi ! Le secours d'Allah est sûrement proche ![2:214].

En effet c'est une épreuve et un malheur infligé par Allah qui a promit de donner la victoire, l'honneur et la force aux croyants. Il n'y a aucun doute que la mécréance et le mensonge disparaîtront, en particulier celui du peuple juif qui a déclenché la Colère d'Allah, en tuant des Prophètes et en s'opposant aux Messagers. La fin de ce peuple est annoncé dans le Livre de notre Seigneur et elle a été proclamée par nos Prophètes .
Allah a déclaré: Nous avions décrété pour les Enfants d'Israël, (et annoncé) dans le Livre : 'Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser de façon excessive'. Lorsque vint l'accomplissement de la première de ces deux (prédictions), Nous envoyâmes contre vous certains de Nos serviteurs doués d'une force terrible, qui pénétrèrent à l'intérieur des demeures. Et la prédiction fut accomplie. Ensuite, Nous vous donnâmes la revanche sur eux; et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants. Et Nous vous fîmes (un peuple) plus nombreux : 'Si vous faites le bien, vous le faites à vous même; et si vous faites le mal, vous le faites à vous (aussi)'. Puis, quand vint la dernière (prédiction), ce fut pour qu'ils affligent vos visages et entrent dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu'ils détruisent complètement ce dont ils se sont emparés. Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde. Mais si vous récidivez, Nous récidiverons. Et Nous avons assigné l'Enfer comme camp de détention aux infidèles[17:4-8].

Dans les versets précédents, Allah raconte comment les Enfants d'Israël se sont rebellé, ils désobéirent à l'Ordre d'Allah, et devinrent extrêmement arrogants. Les commentateurs du Coran - qu'Allah leur accorde Sa Miséricorde - ont longuement décrit comment les Juifs ont semé le trouble sur cette terre deux fois. La plupart d'entre eux rapportent que la 1ère fut le meurtre de Zakariah et la 2ème le meurtre de Yahia (Jean) fils de Zakariah. Cependant, le savant Ech-Chanqity affirme dans son Tefsir (Adwa'oul-Bayaan), que leurs conclusions sont basées sur des Israi'liyat (les sources polluées des Juifs). Ech-Chanqity a dit en commentant le verset Mais si vous récidivez, Nous récidiverons: "Allah a décrété dans Ses Écritures que les Enfants d'Israël sèmeraient effectivement le trouble sur terre par deux fois. Lorsqu'ils désobéirent pour la première fois, Il leur envoya de Ses serviteurs doués d'une force terrible qui occupèrent leurs maisons et les torturèrent. Puis, quand ils désobéirent pour la seconde fois, Il leur envoya une tribu qui affligea leurs visages et qui s'empara de la Mosquée (de Jérusalem), comme ils l'avaient fait plus tôt, et qui détruisirent tout sur leur passage. Il a aussi expliqué que s'ils désobéissaient pour la troisième fois, Il se vengerait en les assujettissant à leurs ennemis Mais si vous récidivez, Nous récidiverons
De plus, Allah n'a pas précisé s'ils avaient désobéi pour la 3ème fois. Cependant, Il a indiqué dans plusieurs de ses versets qu'ils avaient désobéit en refusant de croire au Messager [Mohammed ], en cachant ses caractéristiques qui étaient mentionnées dans leurs livres, en rompant leur engagement envers lui, en soutenant ses ennemis et encore bien d'autres de leurs mauvaises habitudes. Donc Allah a tenu Sa promesse: Mais si vous récidivez, Nous récidiverons
en envoyant Son Prophète et les Musulmans à Bani Qureytha et En-Nadir, Bani Qaynuqa' et Khaybar où les Juifs furent massacrés, capturés et expulsés, et ceux qui restèrent étaient dans l'obligation de payer la Djizyah, ils furent donc démunis et humiliés. Parmi les versets qui prouvent leur retour à la désobéissance, il y a ces Paroles d'Allah :
Et quant leur vint d'Allah un Livre confirmant celui qu'ils avaient déjà, - alors qu'auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants, - quand donc leur vint cela même qu'ils reconnaissaient, ils refusèrent d'y croire. Que la malédiction d'Allah soit sur les mécréants ! Comme est vil ce contre quoi ils ont troqués leurs âmes! Ils ne croient pas en ce qu'Allah a fait descendre, révoltés à l'idée qu'Allah, de part Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de Ses serviteurs qu'Il veut. Ils ont donc acquis colère sur colère, car un châtiment avilissant attend les infidèles !
 [2:89-90],Faudrait-il chaque fois qu'ils concluent un pacte, qu'une partie d'entre eux le dénonce ? C'est que plutôt la plupart d'entre eux ne sont pas croyants[2:100], Tu ne cesseras de découvrir leur trahison[5:13], Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus (les coalisés), et Il a jeté l'effroi dans leurs cœurs; un groupe d'entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers. Et Il vous a fait hériter de leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n'aviez point foulée[33:26-27]  (réf : Adwa'oul-Bayaan 3/408)

Il est évident qu'Allah a promis d'accabler les Enfants corrompus d'Israël d'un horrible tourment qui leur sera infligé par Ses serviteurs croyants. Et aujourd'hui nous y sommes, ils sont devenu des tyrans extrêmement arrogants, ils ont corrompu la terre et leur descendance et ont semer le trouble sur la terre. Nous prions le Tout-Puissant de hâter Sa Promesse car Il a déclaré :
Et lorsque ton Seigneur annonça qu'Il enverra certes contre eux quelqu'un qui leur imposera le pire châtiment jusqu'au Jour de la Résurrection. En vérité ton Seigneur est prompt à punir mais Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux [7:167].
En commentant ce verset, Ibn Kathir rapporte comment Moussa a forcé les Juifs à payer des taxes sur leurs terres, puis ils ont été conquis par les Grecs, les Kashdanies et d'autres encore, puis ils ont été envahit et humiliés par les Chrétiens, ensuite quand Mohammed arriva, ils se sont retrouvés assujettis à la domination de l'Islam, obligés à payer une taxe sur la terre et la Djizyah. Et pour terminer, la fin de ce peuple arrivera quand ils se manifesteront comme partisans de Ed-Dajjal (l'Antéchrist), qui sera vaincu par 'Issa ibn Meryem (Jésus) et les Musulmans. Cette bataille aura lieu à la fin des temps. [Tefsir Ibn Kathir 2/288]

Allah dit : Et les Juifs disent : 'La main d'Allah est fermée!' Que leurs propres mains soient fermées, et maudit soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'éforcent de semer le désordre sur le terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre [5:64].

Dans ce verset, Allah a révélé comment leur Koufr (mécréance), leur extrême jalousie et leur détournement de la vérité, les ont amené à décevoir les croyants. Il () a ensuite révélé qu'Il défendrait Ses serviteurs croyants et qu'Il repousserait leur complot de deux manière :

Premièrement, Allah a introduit de l'hostilité et de la haine parmi eux jusqu'au Jour de la Résurrection, ils ne se mettrons jamais d'accord sur la vérité tant qu'ils renieront le Prophète et qu'ils ne croiront pas en lui : Tu les croiraient unis, alors que leurs cœurs sont divisés[59:14].

Deuxièmement, Allah a promis d'éteindre tout les feux de guerre qu'ils allumeront. Donc, tant qu'ils trahiront le Prophète et les Musulmans ou qu'ils continueront de contester la religion d'Allah, Le Tout-Puissant leur empêchera de réaliser leurs ambitions sournoises. Il est important que le Musulman connaisse le caractère des Juifs qui est mentionné dans le Livre d'Allah car c'est ce caractère qui sera la cause de leur chute et de leur humiliation.

Certains traits de caractère des Juifs sont expliqués dans les versets suivants :

  • Ils aiment semer le trouble et répandre la corruption sur la terre et travaillent dur pour y arriver: Et ils s'efforcent de semer le désordre sur le terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre[5:64]

  • Ils ont encouru la Malédiction et la Colère d'Allah   . La   majorité des Savants du Tefsir affirment que le peuple désigné dans ce verset, Ceux   qui ont encouru Ta colère   [1:7] est le peuple juif. Cette opinion est justifiée par   les Paroles d'Allah: Dis:   'Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès   d'Allah? Celui qu'Allah a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont   Il a fait des singes, des porcs, et de même, celui qui a adoré le Taghout,   ceux là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit   [5:60]
  •  
  • Ce sont des gens indignes, désobéissant et transgresseurs comme l'a   affirmé Allah   : Où qu'ils   se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours   providentiel d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes. Ils ont encouru la   colère d'Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux   signes d'Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir   désobéi et transgressé   [3:112]
  •  
  • Ce sont des gens lâches, consternant et faible comme l'a décrit Allah   : Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de murailles. Leurs dissension internes sont extrêmes   [59:14],Et s'ils vous combattes, ils vous tourneront le dos, et ils n'auront alors point de secours [3:111].
  •  
  • Résultat, ils respectent énormément la vie d'ici-bas même si c'est une vie infâme et humiliante, et Allah a dit : Et certes tu les trouveras les plus attachés à la vie (d'ici-bas) [2:96].
  •  
  • De plus, ils seront toujours divisés et en désaccord entre eux;   et ils feront preuves d'hostilité et de haine l'un envers l'autre comme l'a   dit Allah   : Nous   avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection   [5:64et Tu les   croirait unis, mais leurs cœurs sont divisés[59:14]. Ceci est un grand avantage pour les Musulmans étant donné que lors de guerres et de batailles, ils vont se désunirent et leurs rassemblements disparaîtront.

Si on suit l'histoire des Juifs dans Sourate El-Baqara, El-A'raf et bien d'autres, et que l'on lit comment ils ont traités les Prophètes, on trouve des choses étonnantes. Leur rejet et leur refus de croire au Message d'Allah avec une extrême arrogance est la vraie nature des Juifs. C'est pourquoi aucun peuple déviant n'a été plus maudit par Allah que celui des Enfants d'Israël. Ils ont vraiment gagné la Colère et le Mécontentement d'Allah, et ils ont donc perdu toute chance de survie et de salut.

Pour ce qui est des bonnes nouvelles de la Sounnah de l'homme fidèle et excellent, Mohammed , il y a ce hadith de Ibn Omar rapportant les paroles du Prophète : "Le Dajjal (l'Antéchrist) apparaîtra dans la ville, puis Allah utilisera les Musulmans pour tuer ceux qui le suivront, de telle manière que si un Juif se cache derrière un arbre ou en-dessous d'une pierre, cet arbre ou cette pierre le dénoncera au Musulman : "il y a un Juif caché (derrière moi) ! Tue-le !" [Rapporté par Imam Ahmad dans don Mousned].
La phrase du Prophète , "Vous combattrez les Juifs" s'adresse à ses compagnons; cependant, d'après le contexte nous pouvons déduire qu'elle désigne aussi leurs descendants. Le hadith mentionné plus haut et d'autres encore confirme qu'il y aura une bataille avec les Juifs pendant laquelle ils mourront. Ces hadiths annoncent de bonnes nouvelles pour notre Oumma, comme la survie de l'Islam jusqu'à ce que 'Issa ibn Meryem revienne ainsi que la survie du Groupe Sauvé (Et-Ta'ifah el-Mansoura) qui continuera son combat jusqu'à ce qu'il () revienne, et le Prophète a affirmé :
"Il y aura toujours une partie de ma Oumma qui continuera de se battre pour la vérité, ils feront face à ceux qui s'opposeront à eux, jusqu'au jour où les derniers d'entre eux combattront le Massih ed-Dajjal" [Rapporté par Ahmed et Abou Dawûd].
Le hadith qui décrit Et-Ta'ifah el-Mansoura est célèbre et réapparaît souvent les Sahih et d'autres recueils. Beaucoup de Sahabah ont rapporté la description de ce groupe dans laquelle on apprend qu'ils appliquent les Ordres d'Allah, et qu'ils sont soutenu par Allah .

Tout les versets sacrés et les ahadith qui ont été cité plus haut nous indiquent que notre Oumma est promise à la victoire et à la consolidation si elle respecte préalablement les règles, c'est-à-dire si elle se munit de destriers de guerre et se prépare à combattre pour la Cause d'Allah .

Et par la suite le peuple juif périra.
 

Source : http://www.ribaat.org/index.php?a=news&pg=1206 

jeudi 8 janvier 2009

La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite

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La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite

par Thierry Meyssan

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L’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. La décision de l’activer a été prise en réponse aux nominations de l’administration Obama. Les changements stratégiques à Washington sont défavorables aux visées expansionnistes de Tel-Aviv. Israël a donc cherché à forcer la main de la nouvelle présidence états-unienne en la plaçant devant le fait accompli. Mais pour organiser son opération militaire, Israël a dû s’appuyer sur de nouveaux partenaires militaires, l’Arabie saoudite et l’Égype, qui constituent désormais un paradoxal axe sioniste musulman. Riyad finance les opérations, révèle Thierry Meyssan, tandis que Le Caire organise des paramilitaires.

Depuis le samedi 27 décembre 2008, à 11h30 (heure locale), les forces armées israéliennes ont lancé une offensive contre la bande de Gaza, d’abord aérienne, puis aussi terrestre à partir du 3 janvier 2009, 18h30 (heure locale).

Les autorités israéliennes déclarent viser exclusivement des sites du Hamas et prendre le maximum de précautions pour épargner les vies des civils. Dans la pratique, viser « des sites du Hamas » signifie détruire non pas seulement les sites de ce parti politique, mais aussi les logements de ses cadres et, surtout, tous les bâtiments officiels. En d’autres termes, l’opération actuelle vise à anéantir toute forme d’administration dans la bande de Gaza. Le général Dan Harel, chef d’état-major adjoint, a précisé : « Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l’ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. »
Par ailleurs, « faire son possible pour épargner les vies des civils » ressort de la pure rhétorique et n’a aucune concrétisation possible : avec environ 4 000 habitants au kilomètre carré, la bande de Gaza est un des territoires à plus forte densité de population au monde. Il est matériellement impossible d’atteindre les cibles choisies sans détruire en même temps les habitations voisines.

Les autorités israéliennes affirment agir en légitime défense. Selon elles, des tirs de roquette ont repris contre l’État juif depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par le Hamas, le 19 décembre 2008.
Or, le Hamas n’a pas rompu de trêve. Une trêve de six mois avait été conclue entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte. Israël s’était engagé à interrompre le blocus de la bande de Gaza ; l’Égypte s’était engagée à rouvrir le point de passage de Rafah ; et le Hamas s’était engagé à stopper les tirs de roquette contre Israël. Cependant, Israël et l’Égypte ne remplirent jamais leurs engagements. Le Hamas interrompit les tirs de roquettes durant des mois. Il les reprit en novembre à la suite d’une incursion israélienne meurtrière. Tirant le bilan de la duplicité de ses interlocuteurs, le Hamas a jugé inutile de renouveler un accord à sens unique.
Des tirs de roquette ont lieu depuis 2001 contre Israël. Prés de 2 500 tirs ont été recensés en 7 ans. Ils ont tué au total 14 Israéliens jusqu’au lancement de l’offensive. Ils n’ont fait aucune victime entre la fin de la trêve et la dernière attaque israélienne.
Or, la notion de légitime défense suppose une proportionnalité des moyens, ce qui n’est évidemment pas le cas. Tsahal a activé une soixantaine de bombardiers et au moins 20 000 hommes suréquipés face à des résistants armés de roquettes rudimentaires et d’adolescents munis de pierres.

Il est impossible d’estimer actuellement les dégâts matériels et humains. Au 10ème jour de bombardements, les hôpitaux et services d’urgence ont dénombré 530 morts. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes décédées avant l’arrivée des secours, dont les corps sont directement récupérés par les familles sans transiter par les services de santé. Les blessés se comptent par milliers. Faute de médicaments, ils ne pourront pas recevoir les soins nécessaires et seront pour la plupart handicapés à vie. Les destructions matérielles, quand à elles, sont considérables.

L’opération a été lancée au cours de la fête d’Hanoukka, un jour de shabbat. Elle a été dénommée « Plomb durci » par référence à une chanson d’Haïm Nahman Bialik que l’on entonne durant les 8 jours d’Hanoukka. De la sorte, Israël, qui s’affirme comme « l’État juif », élève cette opération au rang de cause nationale et religieuse.
Hanoukka commémore le miracle de l’huile : pour rendre grâce à Dieu, les juifs qui avaient repoussé les Grecs, allumèrent une lampe à huile dans le temple sans prendre le temps de se purifier ; mais alors que la lampe ne contenait de l’huile que pour une journée, elle brûla durant huit jours. En liant l’opération militaire actuelle au miracle de l’huile, les autorités israéliennes indiquent à leur population qu’il n’est pas impur de tuer des Palestinens.

La guerre israélienne a suscité des protestations dans le monde entier. Les manifestations les plus importantes ont eu lieu en Turquie, où elles ont rassemblé 700 000 personnes.
Le National Information Directorate, nouvel organe de propagande rattaché aux services du Premier ministre, a alors appelé les divers leaders israéliens à développer un autre argument. L’opération « Plomb durci » serait une bataille dans la « guerre mondiale au terrorisme » déclarée par les États-Unis et soutenue par le monde occidental. En effet, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, même s’il ne l’est pas formellement par l’Union européenne. Le gouvernement israélien tente de relancer la thématique du « choc des civilisations » chère à l’administration Bush, alors que l’administration Obama qui entrera en fonction le 20 janvier a clairement annoncé qu’il l’abandonnerait.

Ce glissement rhétorique laisse entrevoir les motivations réelles de l’opération. Celles-ci sont à la fois à rechercher dans la nature de l’affrontement et dans la particularité de l’actuelle opération.
La logique du mouvement sioniste est de s’approprier cette terre en la nettoyant ethniquement ou, à défaut, d’y imposer un système d’apartheid. Les Palestiniens sont alors parqués dans des réserves, sur le modèle des bantoustans sud-africains ; actuellement la Cisjordanie d’une part, la bande de Gaza d’autre part. Tous les 5 à 10 ans, une importante opération militaire doit être déployée pour casser les velléités de résistance de cette population. De ce point de vue, l’opération « Plomb durci » n’est qu’un massacre de plus, perpétré par un État qui jouit d’une immunité totale depuis soixante ans.
Ainsi que l’a révélé Haaretz, le ministre de la Défense Ehud Barack n’a accepté la trêve de six mois que pour pousser les combattants du Hamas à sortir de l’ombre. Il a mis a profit cette période pour les cartographier dans le but de les anéantir dés que l’occasion se présenterait.

Le flou de la nouvelle administration US

Reste que cette opération prend place durant la période de transition de la présidence états-unienne. Depuis septembre 2008, les observateurs avisés prévoyaient que Barack Obama accèderait à la Maison-Blanche grâce au soutien d’une coalition hétéroclite comprenant le complexe écolo-financier, le mouvement sioniste, les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton. Pour ma part, j’avais annoncé ce résultat dès le mois de mai.

Or, cette coalition n’a pas de position définie sur le Proche-Orient. Les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton considèrent avec leur maître à penser, le général Brent Scowcroft, que les États-Unis ont surdéployé leurs armées et doivent impérativement limiter leurs objectifs et reconstituer leurs forces. Ils se sont opposés à une guerre contre l’Iran et ont au contraire affirmé la nécessité d’obtenir l’aide de Téhéran pour éviter la débâcle en Irak. Ils déplorent les tentatives de remodelage du Grand Moyen-Orient (c’est-à-dire de modification des frontières) et appellent à une période de stabilité. Certains d’entre eux vont même jusqu’à préconiser de faire basculer la Syrie et l’Iran dans le camp atlantique en contraignant Israël à restituer le Golan et à résoudre partiellement la question palestinienne. Ils proposent d’indemniser les États qui naturaliseraient les déplacés palestiniens et d’investir massivement dans les Territoires pour les rendre économiquement viables. Cette perspective signifie la fin du rêve d’expansion sioniste tout autant que la fin de certains régimes arabes soutenus jusque-là à bout de bras par Washington.
De leur côté, les sionistes états-uniens qui ont lancé Barack Obama en politique il y a seulement douze ans, auxquels se sont joints les Clinton, depuis qu’Hillary s’est convertie au sionisme chrétien et a adhéré à la Fellowhip Foundation, soutiennent la poursuite du projet d’apartheid. Dans la foulée de la lettre de George W. Bush à Ariel Sharon et de la conférence d’Annapolis, ils veulent achever la transformation des Territoires en bantoustans. Un ou deux États palestiniens seraient reconnus par les États-Unis et leurs alliés, mais ce ou ces États ne seraient pas souverains. Ils seraient privés d’armées, leur politique étrangère et leurs finances resteraient sous contrôle israélien. Si l’on parvenait à y éradiquer la Résistance, ils se fondraient à terme dans le paysage comme les réserves indiennes aux États-Unis.

Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte ferait entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.

Informés en temps réel par le chef de cabinet Rahm Emanuel (double national israélo-US et officier de renseignement militaire israélien) des rapports de force au sein de l’équipe Obama, la troïka Israël-Égypte-Arabie saoudite a appris la répartition des fonctions.
Les postes importants au secrétariat d’État seront confiés à des protégés de Madeleine Albright et d’Hillary Clinton. Les deux secrétaires d’État adjoints, James Steinberg et Jacob Lew sont des sionistes convaincus. Le premier avait été un des rédacteurs du discours d’Obama à l’AIPAC.
Le Conseil national de sécurité échoit à des atlantistes inquiets que les provocations israéliennes débouchent sur une perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’Occident, le général Jones et Tom Donilon. Jones, qui était chargé du suivi de la conférence d’Annapolis, a plusieurs fois exprimé son agacement face à la surenchère israélienne.
Le secrétariat à la Défense reste aux mains de Robert Gates, un ex-adjoint de Scowcroft et un membre de la Commission Baker Hamilton. Il s’apprête à remercier les collaborateurs dont il a hérité de Donald Rusmfeld et qu’il n’avait pu virer plus tôt comme il l’a déjà fait avec deux maniaques anti-Iraniens, le secrétaire à l’Air Force Michael Wynne et son chef d’état-major le général T. Michael Moseley. En outre, Gates a réussi à imposer son ami Léon Panetta, comme lui membre de la Commission Baker-Hamilton, à la tête de la CIA.
En résumé, la troïka peut toujours compter sur l’appui diplomatique des États-Unis, mais plus sur son aide militaire massive.

L’Égypte, l’Arabie saoudite et 10 000 paramilitaires arabes avec Israël

C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois, une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas. La dynastie des Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une extension via les Frères musulmans de la révolte sociale.
La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des cinq cercles de John A. Warden III.

En définive, toujours selon Haaretz, Ehud Olmert, Ehud Barack et Tzipi Livni ont pris la décision de la guerre le 18 décembre, c’est-à-dire la veille de l’expiration de la trêve.
Le National Information Directorate a organisé une simulation, le 22 décembre, pour mettre au point les mensonges qui serviraient à justifier le massacre.
L’opération a débuté le 27 décembre de manière à éviter que la papauté puisse s’en mêler. Benoît XVI a néanmoins évoqué dans son message de Noël « un horizon qui semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens ».

Revenons-en au théâtre d’opération. L’aviation israélienne a préparé le terrain à une pénétration terrestre, laquelle ouvre la voie à des paramilitaires arabes. Selon nos informations, environ 10 000 hommes sont actuellement massés prés de Rafah. Entraînés en Égypte et en Jordanie, ils sont placés sous le commandement de l’ex-conseiller national de sécurité de Mahmoud Abbas, le général Mohammed Dahlan (l’homme qui organisa l’empoisonnement de Yasser Arafat pour le compte des Israéliens, selon des documents rendus publics il y a 2 ans). Ils sont appelés à jouer le rôle qui avait été dévolu à la milice d’Elie Hobeika à Beyrouth lorsque les troupes d’Ariel Sharon encerclèrent les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.

Cependant, la troïka sioniste hésite à lancer ses « chiens de guerre » tant que la situation militaire à l’intérieur de la bande de Gaza reste incertaine. Depuis deux ans, de nombreux résistants palestiniens ont été formés aux techniques de guérilla du Hezbollah. Bien qu’ils soient en théorie dépourvus des armes nécessaires à ce type de combat, on ignore quelles sont leurs capacités exactes. Une défaite au sol serait une catastrophe politique pour Israël après la défaite de son armée de terre au Liban, en 2006, et de ses instructeurs en Géorgie, en 2008. Il est toujous possible de retirer rapidement ses blindés de Gaza, il n’en sera pas de même pour retirer des paramilitaires arabes.

L’Union européenne a appelé à une trêve humanitaire. Israël a répondu que cela n’était pas nécessaire car il n’y avait pas de crise humanitaire nouvelle depuis le début des bombardements. Pour preuve de sa bonne foi, le soi-disant « État juif » a laissé pénétrer quelques centaines de camions d’aide alimentaire et médicale… pour 1,5 million d'habitants.

Dans chacune des guerres qu’Israël a conduit en violation du droit international, une avant-scène diplomatique a été organisée pour lui permettre de gagner du temps, tandis que les Etats-Unis bloquent toute résolution du Conseil de sécurité. En 2006, c’était Romano Prodi et la conférence de Rome. Cette fois, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui produit le divertissement. Il a annoncé qu’il consacrerait deux jours de son précieux temps pour régler un problème où les autres ont échoué depuis 60 ans. Ne laissant guère de doute sur sa partialité, M. Sarkozy a d’abord reçu à l’Élysée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le leader sunnite saoudo-libanais Saad Hariri, et s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le président fantoche de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru :  L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

lundi 5 janvier 2009

Achoura : Le jour où le sang vainquit le sabre !

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Achoura : Le jour où le sang vainquit le sabre !


بسم الله الرحمن الرحيم
ذلك ومن يعظّم شعائرالله فانها من تقوى القلوب
صدق الله العلي العظيم


كما اختار الله ارض كربلاء لتكون محلا ، فقد اختار شهر محرم ليكون شهر شهادة ( سيد الشهداء وابي الاحرار الامام الحسين عليه السلام ‏ ) .
لذلك ترى المسلمين في انحاء العالم يستقبلون هذا الشهر وقلوبهم مشدودة اليه ، لانهم يعيشون فيه قيم امامهم عليه السلام ‏ ويقتبسون من دروسه النبوية .
ان احياء عاشوراء الامام الحسين عليه السلام احياء لشعائر الدين ، وتجديد لولاء الامة لنبيها (صلى الله عليه واله) واهل بيته الطاهرين عليهم السلام ، فعلينا ان نوسع احياءها لتشمل كل فئات المجتمع، ونرفع مستوى ادائنا لها لتكون متناسبة مع اهداف صاحب الذكرى ، لائقة بمقامه العظيم صلوات الله عليه .
لقد اثبتت الايام ان جماهيرنا عميقة الايمان بهذه الشعائر ، متمسكة باحيائها ، وان وقوف الظالمين في وجهها ، وكل جهودهم لمنعها ، لم تزدها الا استمرارا واتساعا وترسيخا ، ونرها تتعاظم كل عام وتؤتي ثمارها كل حين .
وقد لاحظنا ولاحظ العالم انه في اول مناسبة ( زيارة الاربعين ) بعد ان ازاح الله كابوس الظلم ومعاداة القيم ، انطلقت ملايننا المؤمنة في عراقنا العظيم قاصدة كربلاء المقدسة بصورة لم يسبق لها نظير ، معبرة عن ولائها للامام الحسين صلوات الله عليه ، والقيم الاسلامية والانسانية التي جسدها ، واراق دمه الطاهر بهذا الثرى في سبيلها مما انعكس على وسائل الاعلام العالمية وادهش شعوب العالم واثار تعجبهم واعجابهم .
وهكذا تواصلت هذه الجذوة الحسينية في الاعوام التالية وفي اشد الظروف متحدية رصاص المجرمين ومتفجراتهم واثبتت انه لن يثنيها خطر ولا مجرمون عن مواصلة احياء هذه الشعائر المقدسة واعلان ولائها لاهل بيت العصمة والطهارة عليهم السلام.
وبهذا صرحت عقيلة الطالبيين زينب الكبرى ابنة امير المؤمنين عليه السلام ‏ حينما خاطبت طاغية زمانها : فكد كيدك واسع سعيك وناصب جندك فو الله لا تمح ذكرنا ولا تميت وحينا ....


Ziyârat 'Âchourâ'
 

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يا اَبا عَبْدِاللهِ

Essalâmu ‘aleyka yâ  Abâ ‘Abdillâh
Que le salut soit soit sur toi, ô Abâ ‘Abdillah

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا بْنَ رَسُولِ اللهِ

Essalâmu ‘aleyka ya-bna  Rasûlillâh

Que le salut soit soit sur toi, ô fils de l’Envoyé d’Allah,

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا بْنَ اَميرِ الْمُؤْمِنينَ وَابْنَ سَيِّدِ الْوَصِيّينَ

Essalâmu ‘aleyka ya-bna  Amîr-ul-mu’minîn  wa-bna Seyyid-il-waçiyyîn
Que le salut soit sur toi, ô fils du Prince des croyants et du Maître des Exécuteurs Testamentaires

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يَا بْنَ فاطِمَةَ سَيِّدَةِ نِساءِ الْعالَمينَ

Essalâmu ‘aleyka ya-bna  Fâtimata,  Seyyidati nisâ’-il-‘âlamîn

Que le salut soit sur toi, ô fils de Fâtimah, Maîtresse des femmes des mondes

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يا ثارَ اللهِ وَابْنَ ثارِهِ وَالْوِتْرَ الْمَوْتُورَ

Essalâmu ‘aleyka yâ  thârallâh  wa-bna  thârihi wa-l-witra-l-mawtûr
Que le salut soit sur toi, ô «vengeance» d'Allah et fils de Sa «Vengeance»! Paix sur toi, o vengeance et revendicateur de vengeance !

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ وَعَلَى الاْرْواحِ الَّتي حَلَّتْ بِفِنائِكَ

Essalâmu ‘aleyka wa ‘ala-l-arwâh-il-latî  hallat bi-finâ’ik
Que la paix soit sur toi et sur les âmes qui demeurent en ton seuil

عَلَيْكُمْ مِنّي جَميعاً سَلامُ اللهِ اَبَداً ما بَقيتُ وَبَقِيَ اللَّيْلُ وَالنَّهارُ

‘Aleykum minnî  jamî‘an  salâmullâhi abadan  mâ  baqîtu  wa  baqiya-l-leylu  wan-nahâr
Que le salut d’Allah soit, de ma part sur vous tous pour toujours, tant que j’existe et que durent la nuit et le jour

يا اَبا عَبْدِاللهِ لَقَدْ عَظُمَتِ الرَّزِيَّةُ وَجَلَّتْ وَعَظُمَتِ الْمُصيبَةُ بِكَ عَلَيْنا وَعَلى جَميعِ اَهْلِ الاْسْلامِ

Yâ  Abâ ‘Abdillâh!  laqad ‘adhumat-ir-raziyyatu wa  jellet  wa ‘adhumat-il-muçibatu  bika ‘aleynâ  wa ‘alâ  jamî‘i  ahli-l-islâm
O Abâ’Abdillah, le malheur de ta perte est immense et cette épreuve est terrible et difficile à supporter pour nous et pour tous les gens de l’Islam

وَجَلَّتْ وَعَظُمَتْ مُصيبَتُكَ فِي السَّماواتِ عَلى جَميعِ اَهْلِ السَّماواتِ

Wa jellet wa ‘adhumat  muçîbatuka  fi-s-samâwâti ‘alâ jamî‘i  ahli-s-samâwât
le malheur de ta perte est immense et cette épreuve est terrible et difficile à supporter également pour les gens des cieux

فَلَعَنَ اللهُ اُمَّةً اَسَّسَتْ اَساسَ الظُّلْمِ وَالْجَوْرِ عَلَيْكُمْ اَهْلَ الْبَيْتِ

Fa-la‘an-Allâhu ummatan  assasat  asâs-adh-dhulmi  wa-l-jawri ‘aleykum  Ahl-el-Beyt
Qu’Allah maudisse donc un peuple qui a édifié les fondements de l’injustice et de l’oppression sur vous, les Ahl-el-Beyt

وَلَعَنَ اللهُ اُمَّةً دَفَعَتْكُمْ عَنْ مَقامِكُمْ وَاَزالَتْكُمْ عَنْ مَراتِبِكُمُ الَّتي رَتَّبَكُمُ اللهُ فيها

Wa la‘an-Allâhu ummatan dafa‘at-kum ‘an maqâmikum wa azâlatkum ‘an  marâtibikum-ullatî rattabakum-ullâhu  fîhâ
Qu’Allah maudisse un peuple qui vous a écartés de votre position et vous a confisqué les rangs dans lesquels Allah vous avait placés

وَلَعَنَ اللهُ اُمَّةً قَتَلَتْكُمْ وَلَعَنَ اللهُ الْمُمَهِّدينَ لَهُمْ بِالَّتمْكينِ مِنْ قِتالِكُمْ

Wa la‘an-Allâhu  ummatan  qatalatkum  wa la‘ana-llâhu-l-mumahhidîna  lahum  bi-t-tamkîni min qitâlikum
Qu’Allah maudisse un peuple qui vous a assassinés et qu’Il maudisse ceux qui lui ont préparé le terrain pour vous combattre

بَرِئْتُ اِلَى اللهِ وَاِلَيْكُمْ مِنْهُمْ وَمِنْ اَشْياعِهِمْ وَاَتْباعِهِمْ وَاَوْلِيائِهِم

Bari’tu ila-llâhi wa ileykum minhum wa achyâ‘ihim wa atbâ‘ihim wa awliyâ’ihim
Devant Allah et devant vous je les désapprouve et avec eux leurs partisans, leurs adeptes et leurs amis

يا اَبا عَبْدِاللهِ اِنّي سِلْمٌ لِمَنْ سالَمَكُمْ وَحَرْبٌ لِمَنْ حارَبَكُمْ اِلى يَوْمِ الْقِيامَةِ

Yâ   Abâ ‘Abdillâh, innî silmun li-man sâlamakum wa harbun limen hârabakum ilâ yawmi-l-qiyâmah
O Abâ ‘Abdillâh, je suis en paix avec ceux qui sont en paix avec vous et en guerre contre ceux qui sont en guerre contre vous, jusqu’au Jour de la Résurrection

وَلَعَنَ اللهُ آلَ زِياد وَآلَ مَرْوانَ، وَلَعَنَ اللهُ بَني اُمَيَّةَ قاطِبَةً

Wa la‘ana-Allâhu Ziyâd wa âla Marwân wa la‘ana-Allâhu Banî Umayyata qâtibaten

Qu’Allah maudisse les Âle Ziyâd et les Âle Marwân. Qu’allah maudisse tous les Bani Omeyyah sans exception

وَلَعَنَ اللهُ ابْنَ مَرْجانَةَ، وَلَعَنَ اللهُ عُمَرَ بْنَ سَعْدٍ، وَلَعَنَ اللهُ شِمْراً

Wa la‘an-Allâhu-bna Marjânata wa la‘ana-Allâhu ‘Umara-bna Sa‘d-in wa la‘ana-llâhu Chimra
Qu’Allah maudisse Ibn Marjânah. Qu’Allah maudisse Omar Ibn Sa‘d. Qu’Allah maudisse Chimr

لَعَنَ اللهُ اُمَّةً اَسْرَجَتْ وَاَلْجَمَتْ وَتَنَقَّبَتْ لِقِتالِكَ

Wa la‘ana-Allâhu ummaten asrajat wa aljamat wa tanaqqabat li-qitâlika
Qu’Allah maudisse un peuple qui est monté en selle, qui a bridé ses chevaux et qui s’est préparé en vue de te combattre

بِاَبي اَنْتَ وَاُمّي لَقَدْ عَظُمَ مُصابي بِكَ

Bi-abî enta wa ummî laqad ‘adhuma muçâbî bika
Que mon père et ma mère te soient sacrifiés! La peine que je ressens pour toi est immense

فَاَسْأَلُ اللهَ الَّذي اَكْرَمَ مَقامَكَ وَاَكْرَمَني اَنْ يَرْزُقَني طَلَبَ ثارِكَ مَعَ اِمامٍ مَنْصُورٍ مِنْ اَهْلِ بَيْتِ مُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ

Fa-as’al-ullâha-llathî akrama maqâmaka wa akramanî bika en yarzuqanî talaba thârika ma‘a imâmin mançûrin min Ahli-Beyti Muhammadin çallâ-Ilâhu ‘aleyhi wa âlihi
Je demande donc à Allah, qui t’a honoré de ton rang et par toi m’a honoré, qu’Il m’accorde la chance de te venger aux côtés d’un Imâm victorieux descendant des Gens de la Maison de Mohammed (saws)


اَللّـهُمَّ اجْعَلْني عِنْدَكَ وَجيهاً بِالْحُسَيْنِ عَلَيْهِ السَّلامُ فِي الدُّنْيا وَالاْخِرَةِ

Allâhumma-j‘alnî ‘indaka  wajîhan bi-l-Huseyni ‘alayhi-s-salâmu fi-d-dunyâ wa-l- âkhira
O mon Dieu ! fasse que par (la grâce d’) el-Hussein (as) je mérite Ta considération dans le monde ici-bas et dans l’au-delà

يا اَبا عَبْدِاللهِ اِنّي اَتَقَرَّبُ اِلى اللهِ وَ اِلى رَسُولِهِ وَاِلى اَميرِ الْمُؤْمِنينَ وَاِلى فاطِمَةَ وَاِلَى الْحَسَنِ وَاِلَيْكَ بِمُوالاتِكَ وَبِالْبَراءَةِ (مِمَّنْ قاتَلَكَ وَنَصَبَ لَكَ الْحَرْبَ وَبِالْبَراءَةِ مِمَّنْ اَسَسَّ اَساسَ الظُّلْمِ وَالْجَوْرِ عَلَيْكُمْ وَاَبْرَأُ اِلَى اللهِ وَاِلى رَسُولِهِ) مِمَّنْ اَسَسَّ اَساسَ ذلِكَ وَبَني عَلَيْهِ بُنْيانَهُ وَجَرى فِي ظُلْمِهِ وَجَوْرِهِ عَلَيْكُمْ وَعلى اَشْياعِكُمْ

Yâ  Abâ ‘Abdillâh ! Innî ataqarrabu ilâ-llâhi wa ilâ Rasûlihi wa ilâ Amîr-il-mu’minîna wa ilâ Fâtimata wa ilâ-l-Hasani wa ileyka bi-muwâlâtika wa bi-l- barâ’ati mimmen assasa asâsa thalik wa banâ ‘alayhi bunyânahu  wa jarâ fi dhulmihi wa jawrihi ‘alaykum wa ‘alâ achyâ‘ikum
O Abâ’Abdillah, je demande à être rapproché d’Allah, de Son Envoyé, du Commandeur des croyants (l’Imam Ali), de Fâtimah, d’el-Hassan et de toi par  mon amour pour toi et par mon rejet et mon désaveu de ceux qui  ont posé la fondation de votre tragédie et y ont bâti leur édifice et qui ont poursuivi leur injustice et leur oppression contre vous et vos partisans

بَرِئْتُ اِلَى اللهِ وَاِلَيْكُمْ مِنْهُمْ وَاَتَقَرَّبُ اِلَى اللهِ ثُمَّ اِلَيْكُمْ بِمُوالاتِكُمْ وَمُوالاةِ وَلِيِّكُمْ وَبِالْبَراءَةِ مِنْ اَعْدائِكُمْ وَالنّاصِبينَ لَكُمُ الْحَرْبَ وَبِالْبَراءَةِ مِنْ اَشْياعِهِمْ وَاَتْباعِهِمْ

Bari’tu ilâ-llâhi wa ilaykum minhum wa ataqarrabu ilâ-llâh thumma ilaykum bi-muwâlâtikum wa muwâlâti  waliyyikum wa bi-l-barâ’ati min a‘dâ’ikum wa-n-nâçibîna lakumu-l-harba wa bi-l-barâ’ati min achyâ‘ihim wa atbâ‘ihim
Je les désavoue devant Allah et devant vous et je cherche à me rapprocher d’Allah puis de vous en vous aimant et en aimant celui que vous aimez, par mon rejet de vos ennemis et de ceux qui sont en guerre contre vous, et par le rejet de leurs partisans et de leurs adeptes

اِنّي سِلْمٌ لِمَنْ سالَمَكُمْ وَحَرْبٌ لِمَنْ حارَبَكُمْ وَوَليٌّ لِمَنْ والاكُمْ وَعَدُوٌّ لِمَنْ عاداكُمْ

Innî silmun limen sâlamakum wa  harbun limen hârabakum wa waliyyun limen wâlâkum wa ‘aduwwun limen ‘âdâkum
Je suis en paix avec quiconque est en paix avec vous et je suis en guerre contre quiconque est en guerre contre vous, je suis l’ami de quicoque est votre ami et l’ennemi de quiconque est votre ennemi

فَاَسْأَلُ اللهَ الَّذي أكْرَمَني بِمَعْرِفَتِكُمْ وَمَعْرِفَةِ اَوْلِيائِكُمْ وَرَزَقَنِي الْبَراءَةَ مِنْ اَعْدائِكُمْ اَنْ يَجْعَلَني مَعَكُمْ فِي الدُّنْيا وَالاْخِرَةِ وَاَنْ يُثَبِّتَ لي عِنْدَكُمْ قَدَمَ صِدْقٍ فِي الدُّنْيا وَالاْخِرَةِ

Fa-as’alu-llâha-lladhî akramanî bi-ma‘rifatikum wa ma‘rifati awliyâ’ikum wa razaqaniya-l-barâ’ata  min a‘dâ’ikum en yaj‘alanî ma‘akum fi-d-duniyâ we-l-âkhirati wa en yuthabbita lî ‘indakum qadama  çidqin fi-d-dunyâ we-l-âkhira-ti
Je demande à Allah, qui m’a honoré de votre connaissance et de la connaissance de vos amis et m’a inspiré le désaveu de vos ennemis, de me permettre d’être avec vous dans le monde d’ici-bas et dans l’autre monde et d’affermir ma sincérité fidèle envers vous dans le monde d’ici-bas et dans l’autre monde

وَاَسْأَلُهُ اَنْ يُبَلِّغَنِي الْمَقامَ الْمحْمُودَ  لَكُمْ عِنْدَ اللهِ وَاَنْ يَرْزُقَني طَلَبَ ثاري مَعَ اِمام هُدىً ظاهِرٍ ناطِقٍ بِالْحَقِّ مِنْكُمْ

Wa as’aluhu en yuballighaniya-l-maqâm-el-mahmûda lakum ‘inda-llâh  wa en yarzuqani talaba thârikum  ma‘a imâmi hudan dhâhirin nâtiqin bi-l-haqqi minkum

Et je Lui demande de me faire atteindre au rang méritoire que vous avez auprès d’Allah et de m’accorder l’occasion de réclamer votre vengeance aux côtés d’un Imâm de guidance, issu de vous, bien-guidé, réapparaissant et annonçant la vérité


وَاَسْألُ اللهَ بِحَقِّكُمْ وَبِالشَّأنِ الَّذي لَكُمْ عِنْدَهُ اَنْ يُعْطِيَني بِمُصابي بِكُمْ اَفْضَلَ ما يُعْطي مُصاباً بِمُصيبَتِهِ مُصيبَةً ما اَعْظَمَها وَاَعْظَمَ رَزِيَّتَها فِي الاْسْلامِ  وَفِي جَميعِ السَّماواتِ وَالاْرْضِ

Wa as’alu-llâha bi-haqqikum  wa bi-ch-cha’ni-lladhî  lakum ‘indahu an yu‘tiyanî  bi-muçâbî bikum afdhala mâ yu‘ti muçâban bi-muçîbatihi muçîbatan mâ a‘dhamahâ wa a‘dhama raziyyatahâ fi-l-Islâmi wa fî jamî‘i-s-samâwâti wa-l-ard
Et je demande à Allah, par votre droit et par la haute position dont vous jouissez auprès de Lui, de me récompenser de mon deuil de vous, la meilleure récompense qu’Il puisse  accorder à quelqu’un en deuil, car il s’agit là d’un deuil on ne peut plus immense et dont l’affliction on ne peut plus immense pour l’Islam et pour tous les cieux et la terre

اَللّـهُمَّ اجْعَلْني فِي مَقامي هذا مِمَّنْ تَنالُهُ مِنْكَ صَلَواتٌ وَرَحْمَةٌ وَمَغْفِرَةٌ

Allâhumma-j‘alnî fî maqâmî hâdhâ mimman tanâluhu minka çalawâtun wa rahmatun wa maghfira
Ô mon Dieu ! Fais que je sois, là où je me trouve ici (en visite pieuse «ziyârah), au nombre de ceux dont Tu combles de Prières, de Miséricorde et de Pardon


اَللّـهُمَّ اجْعَلْ مَحْيايَ مَحْيا مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّدٍ وَمَماتي مَماتَ مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّد

Allâhumma-j‘al mahyâya mahyâ Mohammadin wa âle Mohammadin wa mamâtî mamâta  Mohammadin wa âle Mohammed

Ô mon Dieu ! fais-moi vivre et mourir de la même façon dont ont vécu et sont morts Mohammed et la famille de Mohammed

اَللّـهُمَّ اِنَّ هذا يَوْمٌ تَبَرَّكَتْ بِهِ بَنُو اُمَيَّةَ وَابْنُ آكِلَةِ الاْكبادِ اللَّعينُ ابْنُ اللَّعينِ عَلى لِسانِكَ وَلِسانِ نَبِيِّكَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ فِي كُلِّ مَوْطِن وَمَوْقِف وَقَفَ فيهِ نَبِيُّكَ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِهِ

Allâhumma inna hâdhâ yewmun tabarrakat bihi Banû Umeyyata we-bnu âkilat-il-akbâdi-l-la‘înu-bnu-l-la‘îni ‘alâ lisânika wa lisâni Nabiyyika çalla-llâhu ‘aleyhi wa âlihi fi kulli mawtinin wa mawqifin waqafa fîhi Nabiyyuka çallâ-llâhu ‘aleyhi wa âlih
Ô mon Dieu ! c’est un jour dont se sont félicités les Banû Omayyah et le fils de la Dévoreuse de foies, le maudit fils du maudit, maudit par Ta bouche et par la bouchne de Ton Prophète (saws) dans chaque endroit et dans chaque demeure où s’est arrêté Ton Prophète (saws)


اَللّـهُمَّ الْعَنْ اَبا سُفْيانَ وَمُعاوِيَةَ وَيَزيدَ ابْنَ مُعاوِيَةَ عَلَيْهِمْ مِنْكَ اللَّعْنَةُ اَبَدَ الآبِدينَ

Allâhumma-l‘an Abâ Sofyâna wa Mo‘âwiyata wa Yazîda-bna Mo‘âwiya ‘aleyhim minka-l-la‘natu abada-l-âbidîn

Ô mon Dieu ! maudis Abâ Sofyân, Mo‘âwiyah et Yazîd, fils de Mo‘âwiyah ; que Ta malédiction soit sur eux pour l’éternité


وَهذا يَوْمٌ فَرِحَتْ بِهِ آلُ زِياد وَآلُ مَرْوانَ بِقَتْلِهِمُ الْحُسَيْنَ صَلَواتُ اللهِ عَلَيْهِ

Wa hâthâ yewmun farihat bihi âlu Ziyâd wa âlu Marwân bi-qatlihimu-l-Huseyn çalawâtu-llâh ‘alayh

C’est un jour où les Âle Ziyâd et les Âle Marwân se sont réjouis d’avoir assassiné el-Hussein, que les Prières d’Allah soient sur lui


اَللّـهُمَّ فَضاعِفْ عَلَيْهِمُ اللَّعْنَ مِنْكَ وَالْعَذابَ الاْليمَ 

Allâhumma fa-dhâ‘if ‘aleyhimu-l-la‘na minka we-l-‘athâb-el-alîm
Ô mon Dieu! double donc sur eux la malédiction venant de toi et le châtiment terrible

اَللّـهُمَّ اِنّي اَتَقَرَّبُ اِلَيْكَ فِي هذَا الْيَوْمِ وَفِي مَوْقِفي هذا وَاَيّامِ حَياتي بِالْبَراءَةِ مِنْهُمْ وَاللَّعْنَةِ عَلَيْهِمْ وَبِالْمُوالاةِ لِنَبِيِّكَ وَآلِ نَبِيِّكَ عَلَيْهِ وَعَلَيْهِمُ اَلسَّلامُ

Allâhumma innî  ataqarrabu ileyka fî hâdhâ-l-yewmi wa fî mawqifî hâthâ wa ayyâmi hayâtî bi-l-barâ’ati  minhum we-l-la‘nati ‘alayhim wa bi-l-muwâlâti li- Nabbiyyika wa âle Nabiyyika ‘aleyhi wa ‘aleyhimu-s-salâm

Ô mon Dieu ! je recherche Ta proximité en ce jour, dans cet endroit et pour tous les jours de ma vie, en les désavouant, en les maudissant, et en éprouvant de l’amour pour Ton Prophète et pour les membres de la famille de Ton Prophète, que la paix soit sur lui et sur eux


Puis réciter cent fois  ثمّ تقول مائة مرّة :

ذلِكَ، اَللّـهُمَّ الْعَنْ اَوَّلَ ظالِم ظَلَمَ حَقَّ مُحَمَّد وَآلِ مُحَمَّدٍ وَآخِرَ تابِعٍ لَهُ عَلى ذلك

Allâhumma-l‘an awwala dhâlimin dhalama haqqa Mohammedin wa âle Mohammed wa âkhira tâbi‘in  lahu ‘alâ dhâlika
Ô mon Dieu ! maudis le premier oppresseur qui a opprimé le bon droit de Mohammed et des Âle Mohammed et le dernier qui l’a suivi en cela

اَللّـهُمَّ الْعَنِ الْعِصابَةَ الَّتي جاهَدَتِ الْحُسَيْنَ عليه السلام وَشايَعَتْ وَبايَعَتْ وَتابَعَتْ عَلى قَتْلِهِ

Allâhumma-l‘ani-l-‘içâbat-al-latî jâhadati-l-Huseyn wa châya‘at wa bâya‘at wa tâba‘at ‘alâ qatlihi

Ô mon Dieu ! maudis la bande qui a combattu el-Huseyn, qui s’est liguée, qui a pactisé et qui s’est compromise en vue de son assassinat

اَللّـهُمَّ الْعَنْهُمْ جَميعاً

Allâhumma-lanhum jamîan
Ô mon Dieu ! maudis-les tous

اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يا اَبا عَبْدِاللهِ وَعَلَى الاَْرْواحِ الَّتي حَلَّتْ بِفِنائِكَ عَلَيْكَ مِنّي سَلامُ اللهِ اَبَداً ما بَقيتُ وَبَقِيَ اللَّيْلُ وَالنَّهارُ

Es-salâmu ‘aleyka yâ Abâ ‘Abdillâhi wa ‘alâ-l-arwâh-il-latî hallet bi-finâ’ika ‘alayka minnî salâmu-llâhi abaden mâ baqîtu wa baqiya-l-leylu wen-nahâr
Que le salut soit sur toi, ô Abâ Abdillâh, ainsi que sur les âmes qui demeurent en ton seuil. Sur toi, de ma part, le salâm d’Allah pour toujours tant que j’existe et que durent la nuit et le jour

وَلا جَعَلَهُ اللهُ آخِرَ الْعَهْدِ مِنّي لِزِيارَتِكُمْ

Wa lâ ja‘alahu-llâh âkhira-l-‘ahdi minnî li-ziyâratikum
Qu’Allah ne fasse pas que ce soit mon dernier engagement à vous rendre visite

اَلسَّلامُ عَلَى الْحُسَيْنِ وَعَلى عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ وَعَلى اَوْلادِ الْحُسَيْنِ وَعَلى اَصْحابِ الْحُسَيْنِ

Es-salâmu ‘alâ-l-Huseyn wa ‘alâ ‘Aliyyi-bni-l-Huseyn-i wa ‘alâ awlâdi-l-Huseyn wa ‘alâ açhâbi-l-Huseyn
Que la paix soit sur el-Huseyn, sur Ali fils d’el-Huseyn, sur les enfants d’el-Huseyn et sur les compagnons d’el-Huseyn

Puis réciter  ثمّ تقول :

اَللّـهُمَّ خُصَّ اَنْتَ اَوَّلَ ظالِم بِاللَّعْنِ مِنّي وَابْدَأْ بِهِ اَوَّلاً ثُمَّ الْعَنِ الثّانيَ وَالثّالِثَ وَالرّابِعَ اَللّـهُمَّ الْعَنْ يَزيدَ خامِساً وَالْعَنْ عُبَيْدَ
اللهِ بْنَ زِياد وَابْنَ مَرْجانَةَ وَعُمَرَ بْنَ سَعْد وَشِمْراً وَآلَ اَبي سُفْيانَ وَآلَ زِياد وَآلَ مَرْوانَ اِلى يَوْمِ الْقِيامَةِ

Allâhumma khuçça enta awwala dhâlimin bi-l-la‘ni minnî  wa-bda’ bihi awwalen thumma-th-thâniya wa-th-thâlitha wa-r-râbi‘a Allâhumma-l‘an Yazîda khâmisen wa-l‘en ‘Ubeydallâhi-bna Ziyâd we-bna Marjâna wa ‘Umara-bna Sa‘d wa Chimren wa âla Abî Sofyâna wa âla Ziyâd wa âla Marwân ilâ yawmi-l-qiyâmah

Ô mon Dieu ! Destine de ma part la malédiction sur le premier des oppresseurs et commence par lui en premier. Puis maudis le deuxième, le troisième et le quatrième. Ô mon Dieu !, maudis Yazîd en cinquième puis maudis ‘Ubeydallâh Ibn Ziyâd, Ibn Marjânah, ‘Omar Ibn Sa‘d, Chimr, les Âle Abû Sofyân, les Âle Ziyâd et les Âle Marwân jusqu’au Jour de la Résurrection

Puis se prosterner (sujûd) et réciter :  ثمّ تسجد وتقُول

اَللّـهُمَّ لَكَ الْحَمْدُ حَمْدَ الشّاكِرينَ لَكَ عَلى مُصابِهِمْ اَلْحَمْدُ للهِ عَلى عَظيمِ رَزِيَّتي

Allâhumma laka-l-hamdu hamda-ch-châkirîna laka ‘alâ muçâbihim, el-hamdu li-llâhi ‘alâ ‘adhimi raziyyatî
Ô mon Dieu! louange à Toi, pareille à la louange de ceux qui Te remercient de leur deuil. Louange à Toi pour l’immensité de mon affliction

اَللّـهُمَّ ارْزُقْني شَفاعَةَ الْحُسَيْنِ يَوْمَ الْوُرُودِ وَثَبِّتْ لي قَدَمَ صِدْق عِنْدَكَ مَعَ الْحُسَيْنِ وَاَصْحابِ الْحُسَيْنِ اَلَّذينَ بَذَلُوا مُهَجَهُمْ دُونَ الْحُسَيْنِ عَلَيْهِ السَّلامُ

Allâhumma-rzuqnî chafâ‘ati-l-Huseyni yewma-l-wurûdi wa thabbit lî qadama çidqin ‘indaka ma‘a-l-Huseyni wa açhâbi-l-Huseyni alladhîna bathalû muhajahum dûna-l-Huseyni ‘aleyhi-s-salâm
Ô mon Dieu ! gratifie-moi de l’intercession d’el-Huseyn le jour de l’Entrée (auprès de Toi) et affermis ma sincérité fidèle envers Toi aux côtés d’el-Huseyn et des compagnons d’el-Huseyn, qui ont sacrifié leur vie pour d’el-Huseyn, que la paix soit sur lui.


Enfin, après la ziyârah faire une prière de deux rak‘ah, suivie du Du‘â’ ‘Alqamah

Source : http://www.bostani.com/Moharram.htm#Ziy%C3%A2rat


vendredi 2 janvier 2009

Imam Hossein (as)

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L'Imam Hossein (as) : Prince des Martyrs !


imam_hossein_a__005L'Imam Hossein (Seyyidou-Shohadâ "Le seigneur des martyrs") le 2ème fils de l'Imam Ali et Fâtimah, est né en l'an 4 de l'Hégire; après le martyre de son frère, l'Imam Hassan el-Mojtabâ, il devint Imam par Ordre divin et selon la volonté de son frère. L'Imam Hossein fut Imam pour une période de 10 ans, dont la totalité, excepté les 6 derniers mois, coïncida avec le califat de Mou'awiyah.

L'Imam Hossein vécut dans des conditions de répression et de persécution des plus pénibles. Ceci parce que les lois religieuses avaient perdu beaucoup de leur poids et de leur crédit, alors que les édits du gouvernement omeyyade avaient acquis une puissance et une autorité totale.

De plus, Mou'awiyah et ses collaborateurs utilisèrent tous les moyens possibles pour écarter définitivement du pouvoir la sainte famille du Prophète (Ahl el beyt) et leurs partisans (chiites), et supprimer ainsi le nom de Ali et celui de sa famille. Par-dessus tout, Mou'awiyah voulait renforcer l'assise du califat de son fils, Yazid, auquel une grande partie des musulmans était défavorable, en raison de son manque de principes et de scrupules. Afin d'écraser toute opposition, Mou'awiyah prit de nouvelles mesures plus sévères. L'Imam Hossein dut endurer toutes sortes d'humiliations de la part de Mou'awiyah et de ses collaborateurs; jusqu'à ce qu'au milieu de l'année 60, Mou'awiyah mourut et que son fils Yazid prit sa place.

Prêter allégeance (bay'ah) était une vieille pratique arabe accomplie dans les occasions importantes, telles que l'intronisation d'un nouveau roi. Ceux qui étaient gouvernés, et surtout les plus connus d'entre eux, donnaient leurs mains en signe d'allégeance, de consentement et d'obéissance à leur prince ou leur roi, leur manifestant ainsi leur approbation. Le désaccord après l'allégeance était considéré comme un déshonneur pour une tribu de même que résilier un contrat après l'avoir signé officiellement était considéré comme un crime. Suivant l'exemple du Prophète (saws), les gens pensaient que l'allégeance, quand elle était prêtée librement et non par force, faisait autorité .

Mou'awiyah demanda aux notables de prêter allégeance à Yazid mais n'imposa pas cette requête à l'Imam Hossein, Il avait dit à Yazid dans ses dernières volontés, que si Hossein refusait de prêter allégeance il devait faire comme si de rien n'était, car il avait bien compris les conséquences désastreuses qu'aurait entrainées le recours à la force.

Mais à cause de son orgueil et de sa témérité, Yazid négligea le conseil de son père et, immédiatement après la mort de ce dernier, ordonna au gouverneur de Médine d'obtenir de force un serment d'allégeance de l'Imam Hossein, ou alors d'envoyer sa tête à Damas.

Après que le gouvernement de Médine eût informé l'Imam Hossein de cette demande, ce dernier demanda un délai de réflexion avant de répondre et partit dans la nuit avec sa famille vers la Mecque. Il chercha refuge dans le sanctuaire de Dieu, lieu officiel de refuge et de sécurité. Cet évènement advint vers la fin du mois de Rajeb et le début de Cha'bân de l'an 60 de l'Hégire. Pendant près de 4 mois l'Imam Hossein demeura à la Mecque, en réfugié.

Cette nouvelle se répandit à travers tout le monde islamique. D'une part, beaucoup de personnes qui étaient lasses des iniquités de Mou'awiyah et encore plus mécontentes lorsque Yazid devint calife, écrivirent à l'Imam Hossein et lui exprimèrent leur sympathie. D'autre part, un torrent de lettres commença à affluer, spécialement de l'Iraq et surtout de la ville de Koufa, invitant l'Imam à aller en Iraq et à accepter de prendre la tête de la population locale dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l'injustice et l'iniquité. Une telle situation était certainement dangereuse pour Yazid.

Le séjour de l'Imam Hossein à la Mecque se prolongea jusqu'à l'époque du pèlerinage, alors que des musulmans de toutes les régions du monde arrivaient par groupes pour accomplir les rites du Hadj . L'Imam découvrit que quelques uns des partisans de Yazid étaient entrés à la Mecque comme pèlerins, avec mission de le tuer pendant les rites du Hadj, à l'aide d'armes cachées sous leurs habits de pèlerins (ihràm).

L'Imam abrégea les rites du pèlerinage et décida de partir. Il se dressa au milieu de la grande foule des pèlerins et, en un bref discours, annonça qu'il s'apprêtait à partir pour l'Iraq. Dans ce discours, il déclara également qu'il tombera en martyr et demanda aux musulmans de l'aider à atteindre le but qu'il s'était fixé et d'offrir leurs vies sur le chemin de Dieu. Le jour suivant, il partit avec sa famille et un groupe de ses compagnons pour l'Iraq.

L'Imam Hossein était déterminé à ne pas prêter serment d'allégeance à Yazid et savait très bien qu'il sera tué. Il était conscient que sa mort était inévitable en face de la puissance militaire effrayante des Omeyyades, favorisée par la corruption dans certains secteurs, le déclin spirituel, le manque de volonté dans le peuple, surtout en Iraq.

Certaines des personnes en vue de la Mecque se tinrent sur le chemin de l'Imam pour le mettre en garde des dangers que comportait son voyage. Il répondit qu'il refusait de prêter allégeance et d'approuver un gouvernement injuste et tyrannique. Il ajouta qu'il savait que, où qu'il aille, il serait assassiné et qu'il quittait la Mecque pour préserver la Maison de Dieu et éviter que son sang y soit versé.

Sur le chemin de Koufa et à quelques jours de marche de la ville, il reçut la nouvelle que l'agent de Yazid à Koufa avait exécuté le représentant de l'Imam dans la cité ainsi que l'un de ses sympathisants bien connu à Koufa. Leurs pieds avaient été attachés et ils furent traînés dans les rues. La ville et les environs avaient été placés sous stricte surveillance et d'innombrables soldats de l'ennemi attendaient Hossein. Il n'y avait pas d'autre choix pour lui que d'avancer vers la mort. Ce fut là que l'Imam exprima sa ferme détermination à aller de l'avant et à mourir en martyr.

A 70 kilomètres de Koufa dans une plaine désertique nommée Karbala, l'Imam et son entourage furent encerclés par l'armée de Yazid : Pendant 8 jours, ils demeurèrent là, alors que l'encerclement se rétrécissait et que le nombre des ennemis augmentait. Finalement l'Imam, avec sa famille et un petit nombre de ses compagnons furent encerclés par une armée de 30 000 soldats.

Durant ces jours, l'Imam fortifia sa position et fit une sélection parmi ses compagnons. La nuit, il appela ses compagnons et, en une brève allocution déclara qu'il n'y avait rien à espérer sinon la mort et le martyre; il ajouta que, puisque l'ennemi n'était intéressé qu'à sa propre personne, il les libérait de toute obligation afin que, s'ils désiraient fuir dans l'obscurité de la nuit ils puissent sauver leur vie.

Ensuite, il ordonna d'éteindre les lumières et la plupart de ses compagnons, qui l'avaient rejoint par intérêt personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité - environ 40 parmi ses proches collaborateurs - et quelques uns des Banou Hâchim. De nouveau, l'Imam rassembla ceux qui restèrent et les soumit à une épreuve. Il s'adressa à eux, compagnons et proches hâchimites, leur répétant que l'ennemi ne s'intéressait qu'à sa personne. Chacun pouvait tirer avantage de l'obscurité de la nuit et échapper au danger. Mais cette fois, les fidèles compagnons de l'Imam répondirent, chacun à sa manière, qu'ils ne dévieraient pas un seul instant du chemin de la vérité dont l'Imam était le guide et qu'ils ne l'abandonneraient jamais. Ils dirent qu'ils défendraient sa famille jusqu'à leur dernière goutte de sang et aussi longtemps qu'ils pourraient tenir un sabre à la main.

Au neuvième jour du mois, un dernier ultimatum l'invitant à choisir entre " prêter serment d'allégeance ou la guerre " fut adressé à l'Imam par l'ennemi. L'Imam demanda un délai pour prier toute la nuit et se détermina à entrer dans la bataille le jour suivant. Au 10ème jour de Moharram de l'an 61 (680), l'Imam s'aligna en face de l'ennemi avec son petit groupe de fidèles, de moins de 90 personnes se composant de 40 compagnons, et de 30 membres de l'armée ennemie qui l'avaient rejoint pendant la nuit et le jour de la bataille ainsi que de sa famille hâchimite: enfants, frères, neveux, nièces et cousins.

Ce jour là, ils se battirent jusqu'à leur dernier souffle, et l'Imam, les jeunes hâchimites et ses compagnons tombèrent tous en martyrs. Parmi ceux qui furent tués figuraient 2 enfants de l'Imam Hassan, qui n'étaient âgée que de 13 et 11 ans, ainsi qu'un enfant de 5 ans et un nourrisson, tous 2 fils de l'Imam Hossein.

L'armée de l'ennemi, après la fin de la bataille, pilla le harem de l'Imam et brûla ses tentes. Elle décapita les corps des martyrs, les dévêtit et les jeta sur le sol sans les enterrer. Ensuite, elle emmena les membres du harem - des femmes et des filles sans défense - ainsi que les têtes des martyrs, à Koufa Parmi les prisonniers, il y avait 3 hommes de la famille de l'Imam : un de ses fils, âgé de 22 ans, qui était très malade et incapable de bouger, Ali Ibn Hossein (dit Zeyn el Abidine), le futur 4ème Imam, le fils de ce dernier, alors âgé de 4 ans, Mohammed ibn Ali (dit El Baqer), qui devait devenir le 5ème Imam et enfin Hassan Moçannâ, le fils du 2ème Imam qui était également le beau-fils de l'Imam Hossein et gisait blessé pendant la bataille, parmi les morts. Il fut trouvé presque mourant et grâce à l'intervention d'un général ne fut pas décapité. On l'emmena plutôt avec les prisonniers à Koufa et de là à Damas pour paraître devant Yazid, maudit soit-il.

L'événement de Karbala, la capture des femmes et des enfants de la Maison du Prophète (saws), leur déplacement de ville en ville comme prisonniers et prisonnières et les discours prononcés par Zeyneb, la petite fille du Prophète (saws), ainsi que par le 4ème Imam, tous deux au nombre des prisonniers, provoquèrent la disgrâce des Omeyyades. De tels abus envers la famille du Prophète (saws) neutralisèrent la propagande soutenue par Mou'awiyah depuis des années. L'affaire prit de telles proportions que Yazid désavoua et condamna publiquement les actions de ses agents.

L'événement de Karbala joua un rôle majeur dans le renversement du gouvernement omeyyade, bien que son effet fut retardé. Il renforça également les racines du chi'isme. Comme conséquence immédiate, il y eut les révoltes et les guerres sanglantes qui se poursuivirent pendant 12 années. Parmi ceux qui causèrent la mort de l'Imam, aucun ne put échapper à la vengeance punitive.

Quiconque étudie attentivement la vie de l'Imam Hossein et de Yazid et les conditions régnant à l'époque, se convaincra que l'Imam Hossein n'avait d'autre choix que de se faire martyriser. Jurer serment d'allégeance à Yazid aurait signifié une démonstration publique de mépris envers l'Islam, chose impossible pour l'Imam. Car Yazid, non seulement ne manifestait aucun respect pour l'Islam et ses commandements mais encore, foulait publiquement au pied, sans la moindre pudeur, ses fondements et ses lois. Les prédécesseurs, même s'ils s'opposaient aux règles religieuses, le faisaient toujours en conservant les apparences de la religion : ils respectaient la religion au moins dans ses formes extérieures. Ils s'enorgueillissaient d'être des Compagnons du Prophète (saws) et des autres saints personnages en lesquels le peuple avait confiance.

De ceci, on peut conclure du caractère erroné de l'opinion de certains interprètes de ces évènements selon qui les 2 frères Hassan et Hossein, avaient des goûts différents, l'un choisissant la voie de la paix et l'autre la voie de la guerre, de sorte que l'un des frères fit la paix avec Mou'awiyah tout en étant fort d'une armée de 40 000 hommes, alors que l'autre partit en guerre contre Yazid avec une armée de 74 hommes. Nous voyons que le même Imam Hossein qui refusa de prêter serment à Yazid pour un jour, vécut pendant 10 ans sous le gouvernement de Mou'awiyah de la même manière que son frère qui endura aussi pendant 10 ans le règne de Mou'awiyah, sans s'opposer directement à lui, mais au-delà de certaines limites, l'honneur commande la révolte !


Source : http://www.albouraq.org/ahloulbayt/biog3imm.htm



Ziaret al-hussein

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