jeudi 29 janvier 2009
Un bon palestinien est un palestinien mort
Un bon palestinien est un palestinien mort
Comme toute armée, l’armée sioniste a besoin d’une aide « spirituelle »
pour remplir sa tâche, surtout quand il s’agit d’une besogne
particulièrement sordide, du massacre d’une population sans réelle
défense contre des armes sophistiquées et massivement destructrices.
Certains pourraient se sentir démoralisés… Mais les rabbins veillent,
et n’y vont pas de main morte !
Pour juger du ton adopté pour
doper le moral des soldats, citons quelques extraits d’une brochure
rédigée par le rabbin des armées Shlome Aviner :
« Il est
interdit par la Bible de céder ne serait-ce que quelques millimètres de
la Terre d’Israël aux non-juifs, que ce soit par autonomie, enclaves,
abandons nationaux, soit toutes formes de manigances impures et de
folies. Nous ne devons en abandonner aux mains d’une autre nation, ni
un doigt, ni un ongle ».
De même, ces propos négationnistes : «
Une comparaison est possible, parce que les Philistins n’étaient pas
des indigènes mais des envahisseurs étrangers…Ils ont envahi la terre
d’Israël qui n’était pas à eux, et ont proclamé leur main mise sur
notre pays… Le problème est aujourd’hui le même. Les Palestiniens
disent qu’ils ont droit à un Etat ici, alors qu’en réalité, il n’y a
jamais eu un état palestinien ou arabe à l’intérieur des frontières de
notre pays. De plus, la plupart d’entre eux est nouvelle ici, venue à
peu près à l’époque de la guerre d’Indépendance ».
Enfin, ces
paroles très claires : « Si vous montrez de la pitié pour un ennemi
cruel, vous êtes cruel envers des soldats honnêtes et purs. C’est
terriblement amoral. Ce n’est pas un terrain de sport où règne le
fair-play. C’est une guerre avec des assassins. A la guerre comme à la
guerre (en français dans le texte) ».
Les exactions commises par
les forces israéliennes, les atteintes aux droits de l’homme et au
droit international ne sont donc pas le fruit du hasard.
Distribué
avec les publications officielles du rabbinat, un tact appelle « les
soldats à épargner [leurs] vies et celles de [leurs] camarades, et
d’être indifférents au sort de la population qui [les] entoure et [les]
menace ». « Nous vous appelons à agir suivant la loi : « tue qui vient
te tuer ».
Il est vrai que le contenu de ces messages est en tout point conforme avec certains passages de l’Ancien Testament.
Source : http://www.voxnr.com/cc/dep_international/EkFFuEAFuEbGKcBKKc.shtml
lundi 26 janvier 2009
Aperçu de l'économie islamique
Aperçu de l'économie islamique 1.
Tout billet de banque comporte une inscription spécifiant sa valeur
exacte en or ou argent garantie par les caisses de l'Etat, par exemple
4,25 grammes d'or -valeur légale du dinar- pour chaque billet de
banque. 2. Les pièces de
monnaie doivent être frappées en or suivant leur valeur et l'État est
tenu, le cas échéant, de faire le change de chaque billet de banque
contre sa valeur en or. 3.
Il existe une liberté de change qui assure la non prolifération des
billets de banque dont la quantité doit juste se limiter aux besoins de
l'activité économique ; la monnaie reste ainsi crédible et elle
n'embrouille point l'économie. 4.
Tout individu a le droit de faire fondre l'or pour en faire des pièces
de monnaie. Il a aussi le droit de changer de l'or contre des billets
de banque à condition de respecter le change légal. Il est à noter
qu'après la crise de 1929 et celles qui l'ont suivie, tous les pays du
monde ont complètement abandonné ce respect du change légal. En effet,
les échanges usuraires ont fait loi et provoqué le retrait de l'or et
des autres richesses qui, ne circulant plus, se sont concentrés entre
les mains de quelques individus et États. Cela a engendré le
déséquilibre des prix et entraîné des problèmes nouveaux comme
l'inflation, l'accumulation des capitaux, les grandes inégalités entre
les taux de change, la fixation des prix, etc.
Le Prophète (saws) a interdit de planifier les prix en disant : « Le niveau
des prix relève de la volonté de Dieu ». Cela signifie-t-il que dans la
société islamique c'est, sauf cas exceptionnels, la loi de l'offre et de la demande qui
détermine le prix des biens et des services ?
Il est nécessaire
d'émettre ici l'avis de la loi islamique sur la question de l'offre et
de la demande. Il faudrait avant tout définir ces deux termes, ce qui
nécessite un retour à leur origine.
L'emploi de l'expression
l'offre et la demande remonte aux premiers théoriciens de l'idéologie
capitaliste. Ceux-ci tout comme leurs successeurs estiment, en effet,
que le cours du marché est déterminé par l'interaction du pouvoir de
l'offre et de la demande.
Cette rencontre entre l'offre et la
demande dépend du type de marché (régime de libre concurrence, libre
monopole du marché, etc...). Chaque type de marché a des
caractéristiques propres qui constituent un rapport entre le producteur
et le consommateur et qui ont, de ce fait, une influence sur la valeur
marchande. Ainsi, si une marchandise est monopolisée par un seul
producteur ou si elle n'a pas d'équivalent sur le marché, son prix sera
fonction de ces facteurs et l'offre et la demande seront soumises à une
loi particulière.
De même, si le produit a un équivalent sur le marché
tout en étant monopolisé par certains producteurs, son prix sera
fonction de cette situation particulière. Bref, le marché est le cadre
général qui détermine le prix des différents types de biens et de
services et ce par l'interaction de la demande (désir des acheteurs
stimulé par le pouvoir d'achat) avec l'offre (désir des vendeurs de
céder leur marchandise à partir d'un certain prix).
Le marché se
définit donc comme l'ensemble de rapports entre vendeurs et acheteurs
désirant mutuellement changer certains biens ou services dans la limite
de leur satisfaction. Il peut avoir une étendue restreinte et se
limiter à un quartier ou, au contraire, s'élargir pour englober une
ville entière, tout un pays ou le monde entier (marché international du
pétrole, marché international du blé, etc.).
Le marché est un
lieu théorique, non délirnité par un espace matériel. Ces lois du
marché sont étroitement liées à l'appareil capitaliste dans son
ensemble de part la façon dont les capitalistes conçoivent le problème
économique, le prix et son mécanisme ainsi que la valeur ; le
libéralisme économique inhérent à cette idéologie fait que ces lois
marquent de leur empreinte toute l'économie.
Ainsi, en cas de
déséquilibre économique, les théoriciens du capitalisme prévoient des
lois régulatrices de l'offre et de la demande ; pour eux la réalisation
de l'équilibre économique et la conception du prix et de la valeur vont
de pair.
C'est le prix qui met en relation producteur et consommateur.
Il varie suivant le changement de l'état de l'offre, de la demande ou
des deux à la fois. Le changement de l'état de l'offre et de la demande
peut s'effectuer soit dans le sens de la hausse soit dans celui de la
baisse - il est également possible que la tendance de l'offre soit à la
hausse et que celle de la demande soit à la baisse ou l'inverse.
Ces
lois secondaires ont été étudiées par les théoriciens du capitalisme
dans le cadre de l'équilibre économique et de la fluctuation des prix.
Elles sont liées aux fondements mêmes du système économique capitaliste
et aux libertés fondamentales dont la liberté de propriété.
L'Islam,
lui, conçoit la question de façon diamétralement opposée. Le prix ou la
valeur y sont déterminés par le système lui-même et nullement par
l'offre et la demande. Mais qu'est-ce qui provoque la cherté de la vie
aujourd'hui ? Il est indispensable de répondre à cette question pour
pouvoir étudier le problème du prix et de la valeur et comprendre que
le pourrissement vient de la base même, c'est-à-dire du système dans sa
totalité et non pas des solutions partielles.
Il faut bien admettre que
la réalité que nous vivons aujourd'hui est totalement corrompue avec
ses défauts apparents et cachés - c'est l'évidence même. Le problème
vient manifestement du fait que la vie sociale est régie par un
ensemble d'idées appliquées sous forme de lois (ou système) qui
proviennent d'une base fausse.
Ces lois qui déterminent la vie
économique sont erronées car elles sont issues d'un système impie et
n'émanent nullement de l'islam. En effet, la monnaie qui sert aux
échanges de nos jours n'est plus liée à l'or et elle est obligatoire.
De ce fait, elle embrouille les prix et engendre la corruption
financière.
Or, cette monnaie est le nerf moteur de l'économie
capitaliste. Comme elle exerce une influence déterminante sur la
législation empruntée au capitalisme par les pays musulmans et même par
ceux du monde entier, elle sape leur développement écononomique.
En
effet, le système monétaire de ces pays a pour base les biens, et les
services. Or, il s'agit d'une base qui, pour être à même de parer au
déséquilibre économique, doit satisfaire à trois conditions
essentielles, conformément à la théorie capitaliste : Cette base doit
être solide.
Les biens et les ressources doivent être demandés aussi
bien à l'extérieur qu'à l'intérieur (c'est, par exemple, le cas du
pétrole). Les marchés doivent être contrôlés et l'Etat doit avoir un
budget qui prenne en considération la base de la monnaie, ou qui tienne
compte des biens et des services disponibles et de ceux qui sont
demandés, de même qu'il doit y avoir un certain équilibre entre les
importations et les exportations.
Si ces conditions sont remplies,
l'Etat peut permettre la spéculation sur la monnaie du pays au marché
de la Bourse. Mais les facteurs qui déterminent le pouvoir d'achat de
la monnaie sont toujours la base économique et les potentialités de la
monnaie en matière d'achat , une monnaie n'est prisée que si elle est
digne de confiance.
Pour ce qui est des pays musulmans, force
est de constater qu'ils sont dépourvus d'une base économique qui leur
permette d'avoir un marché de la Bourse.
De plus, l'implication de ces
pays dans le marché mondial -à travers les allégeances et les trahisons
politiques des dirigeants- fait qu'ils sont amenés à entreprendre des
transactions trompeuses ; cela engendre l'effondrement de leur
économie, les oblige à s'endetter et les pousse à recourir aux devises
étrangères qu'ils thésaurisent dans leurs banques, les liant ainsi au
mécanisme de ces devises lorsque celles-ci, s'exposent aux crises
monétaires internationales.
Il en va de même des astuces employées
s'agissant du marché intérieur et qui consistent à faire circuler des
titres, mis par le trésor pour absorber les devises en circulation ou
recueillir la monnaie locale en vue de l'utiliser comme liquidité ; ces
astuces visent à résoudre le problème de l'inflation qui est devenue
chronique.
Or, l'inflation -inhérente au capitalisme- est un mal
incurable car toutes les forces économiques y participent en réalité.
Cette situation a donc entraîné le chômage vu que les entreprises
réduisent leurs effectifs à cause des revendications salariales, entre
autres.
A cela s'ajoute le problème de l'argent produit par les
établissements bancaires au moyen d'opérations usuraires fondées sur le
passif des taux d'intérêt sur des prêts remboursables à court ou moyen
terme, ces obligations se transformant en chambre de compensation.
L'argent usuraire n'a en fait aucune consistance réelle à l'échelle des
Etats, d'où l'impasse dans laquelle se trouvent les pays musulmans à
cause de leur faiblesse économique ou, plus précisément, du pillage des
richesses dont Dieu les a gratifiés.
Le fait est que les capitalistes
limitent le problème économique à la raréfaction relative des biens et
des services. Pour eux, les besoins de l'homme sont illimités alors que
les ressources dont il dispose sont limitées ; il s'agit donc
d'accroître ces ressources limitées pour pouvoir satisfaire les besoins
illirnités.
La doctrine capitaliste a ainsi condamné l'homme car la
solution qu'elle préconise consiste à augmenter la production,
c'est-à-dire à mettre les richesses à la portée des individus de sorte
que chacun puisse en acquérir comme il l'entend. Or, les individus
souffrant d'une infirmité physique ou mentale ne peuvent acquérir des
richesses.
En réalité, les besoins fondamentaux de l'homme sont
limités ; ils se rapportent à la nourriture, à l'habillement et au
logement qu'on doit totalement satisfaire. En effet, il s'agit des
besoins de Pierre et des besoins de Paul, non de ceux de la communauté
dans son ensemble. Il faudrait alors satisfaire ces besoins
individuellement. Le problème économique n'est donc pas un problème
d'insuffisance des ressources mais bel et bien un problème d'une
mauvaise répartition des richesses dont Dieu a gratifié les hommes.
Quant
au coût élevé de la vie, il est incontestablement engendré par
l'économie capitaliste corrompue et malade. Ainsi par exemple, la loi
régissant le marché dans les pays musulmans -empruntée à l'idéologie
capitaliste- comporte un ensemble d'éléments qui participent de la
cherté de la vie -. la monnaie, le taux de change, la fixation du prix
des denrées et marchandises, le fait de prendre en compte l'origine de
la marchandise et non la nationalité du commerçant, les barrières
douanières ainsi que le stockage des marchandises en vue d'influencer
le marché sont autant de facteurs qui provoquent la hausse des prix.
Or, il s'agit de pratiques contraires à la loi islamique. De même, la
constitution de certains Etats prévoit un impôt progressif car ces
Etats jugent que la propriété doit être limitée, au moyen d'impôts sur
les bénéfices, par exemple.
Or, il y a une contradiction flagrante car
c'est à la racine du mal qu'il faut normalement s'attaquer,
c'est-à-dire à la constitution et aux lois corrompues. Le problème de
la propriété, lui, ne peur être valablement résolu en faisant fi de
l'instinct de l'homme comme dans la philosophie du capitalisme, ni en
excluant les ambitions de l'homme comme le font ces lois capitalistes
en vigueur dans les pays musulmans.
Le problème de l'offre et de la
demande est donc lié à la nature même du système capitaliste et des
lois qui ont sont issues et n'a strictement aucun rapport avec la
situation normale. Pour que le marché connaisse la stabilité, il
faudrait concevoir le problème économique d'un point de vue juste fondé
sur une base juste comme nous le verrons plus loin dans le cadre du
système islamique.
Le système islamique interdit en effet le
stockage des marchandises qui vise à influencer le marché - le hadith
stipule que celui qui pratique le stockage est un pêcheur et interdit
la fixation des prix en la qualifiant d'acte contraire à la justice.
L'islam prohibe également les barrières douanières en décrétant que le
paradis est interdit à tout percepteur de dîme. Il considère que le
change doit être soumis à des impératifs précis.
Ainsi par exemple,
certaines catégories de biens ne peuvent être échangées que contre des
articles de même nature mais de qualité différente (blé pour blé, orge
pour orge, dattes pour dattes, huile pour huile et sel pour sel). Il en
va de même pour le change de l'or et de l'argent (or pour or et argent
pour argent) qui doit se faire en main propre (ce qui n'est pas exigé
pour les autres catégories de biens) et en fonction du cours du marché
à l'heure de l'opération, s'il se fait avec délai il y a
automatiquement usure et l'opération est alors illicite, le change
étant soumis à des conditions particulières.
Quant à la
monnaie de l'Etat islamique, elle est basée sur l'or et l'argent (sa
valeur exacte en or et argent étant garantie par les caisses de l'Etat)
car les prescriptions légales relatives aux finances et à certaines
questions d'ordre pénal et autre ont été soumises par la Loi islamique
à l'évaluation au moyen de l'or et de l'argent.
D'ailleurs, les Etats
du monde entier adoptaient naguère cette base de l'or qui n'engendre
point de problème économique. Ce n'est que lorsqu'ils ont adopté le
système monétaire non lié à l'or, que les différents pays ont connu le
chaos économique avec les multiples crises du système capitaliste dont
les plus célèbres ont été celle du Jeudi noir survenue en 1929 et celle
du Lundi noir qui a eu lieu en 1987. Il va sans dire que
l'économie mondiale est aujourd'hui stagnante.
Les États
capitalistes impies tentent de la colmater malgré les pertes sévères
subies par les marchés de la Bourse à cause de la crise du dollar ;
l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), les rencontres, les marchés
et les échanges entre les États-Unis d'Amérique, la Chine et le Japon,
ou entre les États européens et les pays arabes ne sont que des
tentatives pour relancer les investissements américains et européens,
voire israéliens.
La référence à l'or et à l'argent permet en fait
d'éviter tous ces problèmes car ces deux métaux précieux ont, entre
autres, l'avantage de pouvoir automatiquement limiter les variations du
cours de change. Pour ce faire, ce procédé de l'or et de l'argent prend
appui sur les techniques suivantes :
Or, ces
problèmes auraient pu être évités grâce à l'or et à l'argent. Le
procédé de l'or et de l'argent a aussi l'avantage de pouvoir
rééquilibrer la balance des paiements. Il permet donc, grâce à son
mécanisme, d'assurer la stabilité du cours du change. L'étalon
monétaire (l'or et l'argent) met ainsi l'État islamique à l'abri des
problèmes dans lesquels se débat le monde capitaliste.
Il n'existe pas
non plus de problème salarial ni de revendications ouvrières en islam
car l'évaluation de l'utilité d'un bien ou d'un service se fait suivant
un critère spécifique. En effet, la valeur est l'utilité d'une chose,
compte tenu de la raréfaction de cette chose. La raréfaction elle-même
ne constitue pas un critère d'évaluation mais un simple facteur à
prendre en considération lorsqu'on évalue l'utilité de cette chose,
c'est-à-dire le profit qu'on peut en tirer.
L'utilité, elle, est
définie suivant deux paramètres : les avantages rattachés à la chose en
question d'une part, et l'intérêt qu'elle suscite d'autre part. Cette
utilité peut découler soit d'un bien ou d'un travail, soit des deux à
la fois (il s'agit alors de richesses). L'utilité provenant d'un bien
consiste à consommer ce bien (par exemple manger du pain) ou à en faire
usage (prendre une voiture, par exemple). Quant au travail, il est soit
intellectuel comme la conception d'un projet par un ingénieur, soit
manuel comme l'activité d'un ouvrier.
Dans le capitalisme,
l'évaluation de la valeur d'un bien se fait en fonction de l'utilité
marginale. Ainsi par exemple, on évalue la valeur ou l'utilité du pain
suivant l'accès ou l'acuité de la faim et non pas suivant le moment ou
la faim commence à se faire sentir. Autrement dit, on évalue l'utilité
du pain en fonction de l'instant ou la demande se fait pressante, ce
qui fait que le consommateur (qui a alors un vif besoin de manger) est
à la merci du producteur (qui peut agir à sa guise).
Cette conception
de l'utilité -foncièrement érronée- est en fait fondée sur la loi de
l'offre et de la demande et sur l'opposition production/consommation :
si la marchandise est très demandée, son prix augmente
automatiquement ; sinon, on limite la production et on baisse le prix
de la marchandise. Il n'existe point de restriction de l'offre et de la
demande en dehors de ce qui est initialement prévu par le système.
Or,
dans le système capitaliste la valeur matérielle est la cheville
ouvrière ; la compensation est matérielle de même que la prime accordée
au producteur ; la pénalité est également matérielle puisqu'en cas
d'action en justice pour atteinte à la dignité il est prévu une
compensation pécuniaire.
Ainsi, dans le système capitaliste la valeur
matérielle domine tout, à l'exclusion de tout autre, d'où le
dérèglement des idéaux qui n'est que la conséquence du déséquilibre du
système des valeurs. Le système capitaliste est donc erroné dans ses
moindres détails. Le marché ne peut y être conçu que suivant un certain
nombre de règles qui le régissent et le domine comme elles dominent le
système lui même avec toutes ses imperfections.
Pour
récapituler, disons que le prix et l'aspect du marché dépendent de
l'ensemble des forces qui participent à la vie économique, le système
étant un tout indivisible. Cela est tout aussi valable pour le système
islamique car il s'agit avant tout d'un problème qui touche à l'homme
et non pas d'un problème strictement économique.
Le déséquilibre social
peut aussi être dû à l'acquisition des biens par des moyens illégaux
comme les jeux de hasard, l'escroquerie, les intérêts à vue, etc. que
l'islam interdit formellement. Le système islamique permet d'éviter ce
déséquilibre car l'acquisition des biens y est soumise aux
prescriptions de la Loi. Or, il existe des catégories de biens que les
individus ne peuvent absolument pas s'approprier et qui reviennent
d'office au Trésor public. Il en va ainsi de l'héritage que laisse
l'apostat ou l'impie dont l'héritier est musulman (le musulman ne
pouvant légalement hériter de l'impie).
Pour empêcher que les biens ne
soient acquis par des moyens illégaux, l'islam prévoit un juge spécial
(le juge-inspecteur) dont le rôle est de prévenir et de sanctionner
l'escroquerie ainsi que le stockage des marchandises en vue
d'influencer le marché, et de contrôler la régularité des poids et
mesures, des contrats et de tout ce qui a trait à l'état du marché en
général. Le système islamique définit ainsi des normes pour chaque
chose, ce qui contribue pleinement à la stabilité du système
économique.
Quant aux échanges internationaux- ils dépendent
de la façon dont l'islam conçoit la terre d'impiété(constituée des pays
où les institutions impies sont en vigueur, ou où les rênes du pouvoir
sont en d'autres mains que celles des musulmans).
Ainsi par exemple,
les produits susceptibles de renforcer les États impies sur le plan
stratégique ne peuvent sortir de la terre d'islam(constituée des
territoires où la Loi islamique est appliquée, et où les rênes du
pouvoir sont entre les mains des musulmans). Il en va de même des
produits nécessaires à la nation où dont l'exportation peut causer une
pénurie alimentaire.
Les marchandises importées par des ressortissants
de pays avec lesquels l'État islamique a des accords sont soumises aux
mêmes lois des échanges concernant la terre d'impiété. Aucune
marchandise (légalement licite) n'est interdite d'importation ; seule
la nationalité du commerçant non ressortissant de l'État islamique est
prise en compte.
Or, les pays ennemis (qui constituent la terre
d'impiété) se divisent en deux catégories ; ceux avec lesquels l'état
isiamique est en guerre ouverte ou effective et ceux avec lesquels il
est en guerre couverte ou virtuelle.
Pour ce qui est de la 1ère
catégorie de pays, l'état de guerre existe par principe, qu'il y ait ou
non confrontation armée. Les Etats ayant des visées impérialistes sur
les territoires de l'Etat isiamique se rattachent à ce groupe de pays
avec lesquels l'Etat islamique est en guerre ouverte et ne peuvent
avoir de représentation diplomatique en terre d'islam.
Quant à la 2ème catégorie de pays, l'Etat islamique doit normalement
entreprendre le djihâdou guerre sainte contre les Etats qui la
composent en vue de les prendre sous la bannière unique de la terre
d'islam, mais la guerre ne leur est pas déclarée. L'islam permet à
l'Etat islamique d'avoir des relations avec ce dernier groupe d'états,
ne serait-ce qu'au niveau diplomatique (Ce groupe comprend des pays
comme la Suisse actuelle). Si ces Etats avec lesquels l'Etat islamique
est seulement en guerre couverte font payer des impôts aux commerçants
citoyens de l'Etat islamique, celui-ci a le droit de prendre des
mesures réciproques.
Telle est la situation économique à même d'assurer
la sécurité à l'extérieur comme à l'intérieur. L'efficacité de ce
système dans lequel toutes les forces vives contribuent à la stabilité
des prix et du marché et à l'équilibre économique d'une façon générale,
vient tout simplement du fait qu'il provient du Maître de l'univers.
Mais l'erreur consiste à voir les choses à travers la réalité
quotidienne. L'islam ne doit pas en effet être conçu au travers d'une
réalité gangrenée jusqu'à la moelle des os, mais indépendamment de tout
parce qu'il est un système unique, révélé par Dieu l'Absolu.
En
examinant de façon exhaustive le système islamique, on constate qu'il
définit les moyens par lesquels on peut légalement acquérir et faire
rapporter les biens ainsi que ceux qui permettent de réaliser
l'équilibre économique. En effet, l'acquisition des biens est soumise
aux dispositions de la Loi islamique. Il est par exemple interdit de
monter une entreprise dont les statuts n'obéissent pas à l'un des 5
types de société stipulés par l'islam et dans lesquels il y a
nécessairement offre et acceptation entre les parties contractantes. Il
en est de même de tout autre agissement contraire aux prescriptions de
la Loi islamique.
Les biens ne peuvent donc s'acquérir que par des
moyens légaux définis par l'islam tels que le travail (pêche,
agriculture, courtage, métier de guide, etc.), l'héritage, les dons
octroyés par l'État aux citoyens, les dons entre individus, etc. on ne
peut non plus les faire rapporter par des moyens illégaux comme
l'usure, la fraude grossière, les jeux de hasard, etc.
Quant à la façon
dont le système islamique réalise l'équilibre économique, elle consiste
en quelques dispositions spécifiques telles que la zakât (aumône
légale), le rikâz (minerais et trésors enfouis) dont le 1/5 revient de
droit à l'État, la supervision du commerce intérieur et extérieur par
l'Etat, le fait que les billets de banque doivent obligatoirement être
gagés par leur contrepartie en or ou en argent, etc.
Cet aperçu quoique
succinct, permet d'avoir une idée du système économique de l'islam et
de son harmonie. Il peut arriver cependant que l'Etat islamique
connaisse parfois une hausse des prix. Cela relève bien évidemment de
la volonté de Dieu l'Absolu puisque c'est Lui qui conditionne les prix
et est la cause réelle de tout effet survenant ici-bas, y compris la
hausse des prix. Mais on doit tenir compte de la conjoncture économique
en en étudiant tous les aspects afin de déceler éventuellement un
problème et y remédier le cas échéant.
Le fait que la fixation des prix
soit du ressort de Dieu Seul ne signifie pas qu'il y a nécessairement
un problème à l'origine de leur hausse. Il se peut en effet qu'un
phénomène nouveau soit entré enjeu dans le tissu social et qu'il y ait
eu une certaine incidence sur l'état du marché. Il s'agira alors de
parer à ce phénomène dès le début.
Notons qu'un tel phénomène ne
pourrait nullement être imputé à une déviation par rapport à la méthode
doctrinaire suivie par l'Etat. Le niveau des prix relève de la volonté
de Dieu veut donc dire que l'état des prix est entre les mains de Dieu
et dépend absolument de sa volonté. Il est d'ailleurs certain qu'en cas
de hausse des prix, leur fixation par l'autorité publique ne constitue
pas la bonne solution.
Or, Dieu interdit la fixation des prix comme
solution au problème de la cherté de la vie car ce serait intervenir
dans ce qui est prérogative exclusive de Dieu et cela constitue un
grand péché. Tel est le sens du hadith cité ci-dessus.
Mais
cela ne signifie nullement que l'on doive se résigner et se soumettre
face au problème de la hausse des prix ou à d'autres. Sinon pourquoi la
Loi islamique existerait-elle alors ? Pour montrer que la hausse des
prix n'est pas une fatalité, citons deux épisodes où l'Etat islamique à
été confronté à ce problème. Ainsi, à l'époque du Khalife Omar, le
marché des produits alimentaires connut une hausse des prix
conjoncturelle. Omar eut alors l'idée d'importer certaines denrées
qu'il lança sur le marché à des prix bas , les prix du marché
baissèrent aussitôt.
A la fin de l'Etat abbasside, la région de
Naïdjahir se trouva une fois confronté elle aussi à une véritable
flambée des prix - le sac de blé y valait 100 dirhams au lieu de 10. Il
y avait manifestement un problème à, l'origine de cette hausse des prix
spectaculaire.
De quoi s'agissait-il donc? L'historien al-Maqrizi nous
éclaire sur ce point. Dans ses chroniques, il nous apprend que la
région en question regorgeait d'argent (les mines de ce métal précieux
y étant fort nombreuses), d'où cette hausse des prix sans précédent.
Cette situation -normale dans le cadre de l'étalon monétaire (l'or et
l'argent)- ne constitue un problème que si elle s'aggrave comme c'est
visiblement le cas ici. En fait, il ne s'agit pas de voir si la
situation est normale ou pas, mais de résoudre un problème qui provoque
un grand décalage entre les prix et perturbe même l'aspect du marché et
l'Etat de change. Comment fallait-il donc y remédier?
L'Etat
islamique doit normalement veiller à ce que la circulation de la
monnaie se fasse suivant des règles précises. Il prend notamment en
considération le nombre de personnes qui participent aux échanges et
les quantités d'argent nécessaires. Il doit ainsi contrôler les
quantités de monnaie mises en circulation pour en retirer une partie le
cas échéant car s'il y a trop d'argent en circulation cela provoque
certaines complications.
La profusion des quantités de monnaie en
circulation n'a cependant aucune incidence réelle sur le marché, sauf
si l'état est jeune. Dans ce cas en effet, l'État a intérêt à ne pas
faire circuler plus d'argent que nécessaire afin d'assurer la stabilité
du marché. De plus, un jeune État peut être confronté à un blocus
économique. Or, le blocus engendre des complications monétaires du fait
qu'il n'y ait ni rentrée ni sortie d'argent et aussi parce qu'il y a
une monnaie spéculative en cas de sortie. Pour préserver le pouvoir
d'achat, le jeune État doit veiller à ce que les quantités de monnaie
mises en circulation n'augmentent pas.
S'il y a osmose entre le marché
intérieur et le marché extérieur, la profusion de la monnaie en
circulation n'a, en principe, aucun effet négatif sur la situation
économique. Pour remédier à un problème comme celui auquel la région de
Naïdjahir à été confrontée, la solution idéale consisterait à contrôler
les contrats de vente car les commerçants pourraient bien accepter
n'importe quel prix qu'on leur propose sans tenir compte du cours du
marché, ce qui est illégal.
Quant au problème de l'argent (ou de l'or),
on pourrait le résoudre par le transfert du métal précieux, à certaines
conditions, vers l'extérieur de la région où il est abondant. On
pourrait pratiquement absorber la profusion d'argent (ou d'or) si
l'état est suffisamment vaste en répartissant le métal précieux entre
les différentes régions. Il serait également envisageable, en cas
d'abondance, de vendre l'excèdent d'argent (ou d'or) à des pays avec
lesquels l'État islamique a des relations commerciales, empêcher que
l'on transforme les lingots en pièce de monnaie, ou utiliser
essentiellement l'argent dans la fabrication des bijoux.
On aurait
ainsi résolu le problème.
D'autres solutions pourraient
certainement être envisagées. Ainsi donc, en matière d'économie
islamique, l'état du marché est défini par le système de l'islam dans
son ensemble. Il n'est nullement déterminé par l'offre et la demande
comme on l'a vu car il s'agit d'un terme qui exprime une réalité propre
au capitalisme et qui ne s'applique point à l'islam.
En supposant qu'il
soit permit d'utiliser cette terminologie de l'offre et de la demande
sous certaines réserves, force est de constater qu'elle reste
intimement liée au système capitaliste qu'elle évoque par son emploi
même.
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=18&theme=fiqh
vendredi 23 janvier 2009
L'interdiction de la mixité
L'obligation de séparer la femme de l'homme La séparation des
hommes et des femmes dans la société islamique est stipulée par plus
d'un texte du Coran et de la Sunna et elle s'impose aussi bien dans la
vie privée ( à la maison, dans les réunions, etc.) que dans la vie
publique (au marché, dans la rue, sur la place publique, etc.).
La séparation des hommes et des femmes est également établie dans
d'innombrables témoignages sur l'époque du Prophète (saws) et sur toutes les périodes du règne de l'islam. En effet, en
parcourant les textes du Coran et de la Sunna, on constate : En
outre, le Prophète (saws) a strictement séparé
les personnes des deux sexes : il avait ordonné que les rangées des
femmes soient derrière celles des hommes à la mosquée et lors de la
prière et que les femmes sortent avant les hommes, veillant ainsi à ce
que la séparation soit nette. D'ailleurs, les femmes lui avaient
demandé de leur consacrer régulièrement un cours car elles ne pouvaient
assister aux cours qu'il dispensait aux hommes, ce qui montre bien
qu'il y avait une stricte séparation des personnes des deux sexes dans
la société islamique.
Cette
séparation n'est pas seulement instituée par les prescriptions
spécifiques et générales de la Loi relatives aux personnes des deux
sexes et par le discours du Coran s'adressant spécifiquement aux hommes
en tant qu'hommes et aux femmes en tant que femmes, comme dans le
verset 35 de la sourate 33 :
« Ceux
et celles [... ] qui pratiquent la charité, ceux et celles qui jeûnent,
ceux et celles qui sont chastes, ceux et celles qui invoquent souvent
le nom de Dieu, tous et toutes obtiendront de lui une belle
récompense. »
1.
que le Législateur n'admet pas le témoignage de la femme en matière
d'affaires criminelles car elle ne vit pas généralement là où les
crimes sont susceptibles d'avoir lieu ;
2. qu'il rend obligatoire pour la femme le port du haïk (jilbab) lorsqu'elle doit sortir de chez elle ;
3.
que, s'agissant de la femme, il considère comme parties intimes (awra)
l'ensemble du corps excepté le visage et les mains ;
4. qu'il interdit à la femme de faire étalage de ses parures devant les étrangers (les non mahram) ;
5.
qu'il prohibe à l'homme de regarder les parties intimes de la femme
(c'est-à-dire l'ensemble du corps à part le visage et les mains), ne
serait-ce que sa chevelure ;
6. qu'il interdit à la femme de
voyager, même pour accomplir le pèlerinage, si elle n'est accompagnée,
par un mahram (père, frère, fils majeur, oncle, etc.) ;
7. qu'il prohibe d'entrer chez les autres sans autorisation ;
8.
qu'il n'impose pas à la femme la prière en groupe et la prière du
vendredi ni le djihad alors que l'homme est tenu de les accomplir ;
9. qu'il rend obligatoire pour l'homme le travail pour gagner la vie des siens alors que la femme en est dispensée.
Ces prescriptions et cas sont autant de
preuves de la façon dont la vie est conçue dans la communauté
islamique : une vie dans laquelle la séparation des hommes et des
femmes s’impose car les textes stipulant cette séparation revêtent un
caractère absolument général englobant et la vie privée et la vie
publique comme témoigne l’époque du Prophète (saws). Les seules exceptions à cette règle sont celles prévues par la
Loi. Or, la Loi permet à la femme de vendre et d'acheter, de donner et
de recevoir ; elle lui permet aussi de prendre part à la prière en
groupe de faire le djihad, d'acquérir et de faire fructifier des biens
de toute sorte, etc. et lui prescrit l'accomplissement du pèlerinage.
Ces différents actes, mentionnés par la Loi à titre de permission ou à
titre d'obligation, sont de deux ordres. D'une part, il y a la
catégorie d'actes mettant la femme dans la nécessité de côtoyer les
hommes, comme les transactions commerciales, les contrats de location,
l'instruction, les services de santé, le travail à l'usine, etc
Le
Législateur tolère que les personnes des deux sexes se côtoient pour ce
type d'actes dans les limites des dispositions de la Loi car les textes
permettant ou rendant obligatoires les actes de cette catégorie
englobent aussi la permission de se côtoyer pour les accomplir. D'autre
part, il y a les actes qui ne mettent aucunement la femme dans la
nécessité de côtoyer les hommes, comme le fait de se rendre à la
mosquée, aller au marché, rendre visite aux parents, se promener,
manger, boire, etc. Dans ce genre d'actes, la Loi interdit aux femmes
de côtoyer les hommes car les textes stipulant la séparation revêtent
un caractère absolu et ne prévoient pas d'exception pour ce type de
cas.
En outre, les actes de cette catégorie ne sont pas
indispensables à la réalisation de ce que la Loi permet à la femme
d'entreprendre comme activités. C'est pourquoi, dans cette catégorie
d'actes, il est interdit aux personnes des deux sexes de se côtoyer,
même dans la vie publique, car cela constitue un péché. Par conséquent,
la séparation des hommes et des femmes dans la vie de la communauté
islamique est un devoir. Cette séparation doit être absolue dans la vie
privée, excepté les cas prévus par la Loi.
Quant à la vie
publique, la séparation des personnes des deux sexes doit y être
normalement pratiquée et les femmes ne peuvent y côtoyer les hommes que
pour accomplir les actes mentionnés par le Législateur à titre de
permission, d'obligation ou de recommandation et si et seulement si
leur accomplissement met la femme dans la nécessité de côtoyer les
hommes, que ce soit en veillant à ce qu'il y ait effectivement
séparation (comme à la mosquée) ou dans le cas de la mixité (comme au
pèlerinage ou lors des transactions commerciales).
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=17&theme=fiqh
mardi 20 janvier 2009
Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie
Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie !
Depuis une vingtaine d’années, on assiste à une
progression fulgurante de l’hyperactivité, de la schizophrénie et de
l’autisme chez les enfants des pays développés. Des scientifiques du
monde entier se sont penchés sur ce phénomène et, jusqu’ici, ils
avaient préféré taire les résultats de leurs recherches. Mais face à la
flambée de cette « épidémie », ils ont jugé nécessaire de présenter
publiquement leurs conclusions. Tous mettent désormais en cause
l’association destructrice du gluten et de la caséine avec les métaux
lourds.
En dix ans seulement, le nombre d’autistes a été multiplié par 3 aux États-Unis. Selon les données officielles résultant d’études ordonnées par le Congrès américain en 2000, c’est une véritable « épidémie » d’autisme qui se répand outre-Atlantique. Alors que dans les années 40, on ne recensait qu’une poignée de cas, aujourd’hui, c’est par centaines de milliers que des autistes, des schizophrènes et autres « troubles envahissants du comportement » sont comptabilisés : un enfant sur trois cents en serait atteint ! Dans un État comme le Maryland, les chiffres officiels indiquent une augmentation de 500 % de nouveaux cas depuis 1998. En France, nous ne disposons pas de données statistiques arrêtées sur l’incidence de l’autisme et, plus généralement des troubles du comportement, mais il y a fort à parier que le phénomène est tout aussi pandémique.
Les métaux lourds incriminés
Les pays industrialisés sont particulièrement concernés par cette hausse des troubles du comportement. Et pour cause : l’une des explications pointées du doigt par nombre de chercheurs européens, serait l’intoxication lente aux métaux lourds due principalement aux rejets de mercure et de plomb en quantités considérables par l’industrie dans l’atmosphère… mais également à la présence de divers métaux dans les amalgames dentaires (mercure, étain, argent…), les cigarettes (cadmium), les vaccins en général (aluminium) et plus particulièrement le vaccin Rougeole-oreillons-rubéole – ROR – (mercure).
Quand la caséine et le gluten ne sont pas digérés
Les métaux lourds, en s’accumulant dans l’organisme, ont en effet une action inhibitrice sur une classe d’enzymes, les peptidases, destinées à la dégradation complète d’un ensemble de protéines alimentaires provenant du gluten (les céréales et la plupart des produits alimentaires : conserves de viande, charcuterie, moutarde, mayonnaise, sauces, bière, chocolats, mais aussi certains médicaments). Et de la caséine (présente dans les produits laitiers et dans la viande de veau et de bœuf).
Chez certains enfants, génétiquement prédisposés, et atteints de troubles graves du comportement ou d’autisme, on a justement identifié une carence de ces mêmes enzymes. De nombreux chercheurs en déduisent que, lorsque ces enzymes sont inhibées par excès de métaux lourds, des psychopathologies lourdes, ou une hyperactivité constante, ou une dépression grave peuvent apparaître chez des enfants jusqu’alors sains.
C’est un véritable empoisonnement chronique qui les atteint. En effet, lorsque les protéines des céréales et du lait ne sont pas complètement dégradées, elles franchissent la paroi intestinale et se retrouvent dans le système sanguin. Ces « peptides opiacés » vont se comporter dans l’organisme comme certains morphiniques et se fixer sur les récepteurs biochimiques spécifiques à ces substances. En occupant et en saturant les récepteurs opiacés, les peptides provenant du gluten et de la caséine vont alors entraîner des dérèglements du comportement, et favoriser le développement de maladies envahissantes du comportement.
La preuve biochimique
Les troubles « envahissants » de comportement causés par la dégradation partielle du gluten et de la caséine ont été mis en lumière dans plusieurs publications médicales, rédigées notamment par le professeur Reichelt de l’Institut de recherche pédiatrique de l’Université d’Oslo.
Les chercheurs ont décelé l’accumulation de peptides dans les urines (gluten et caséine) pas toujours associée à des taux anormalement élevés d’anticorps spécifiques (IgA, IgE, IgG) produits par l’organisme pour tenter d’éliminer ces substances antigéniques. Ils en ont conclu que les peptides étrangers parviennent dans la circulation sanguine intacts, et en quantité suffisante pour stimuler une réponse immunitaire. La preuve biochimique de l’intoxication est apportée.
Les symptômes majeurs
Le désordre biochimique auquel se trouve confronté l’organisme lors d’une intoxication au gluten et à la caséine est à l’origine de tout un éventail de désordres comportementaux allant de l’hyperactivité à l’autisme en passant par les troubles de la personnalité et l’épilepsie.
Les substances opioïdes (parmi lesquelles les casomorphines, les glutéomorphines, les gliadinomorphines…) qui saturent le cerveau ont pour effet d’inhiber les liens sociaux. L’indifférence, le repli sur soi et l’absence de langage en sont des conséquences majeures. Les enfants intoxiqués sont en outre plus exposés aux crises d’épilepsie qui augmentent avec l’âge parallèlement à la sécrétion de peptides opioïdes. Ceci peut s’expliquer par le fait que certains opioïdes ont des propriétés convulsivantes.
Mais parallèlement, les peptides nocifs qui encombrent l’organisme perturbent la gestion de la sérotonine. Il y a parfois trop de sérotonine, et parfois trop peu. Cela conduit à des informations excessives transmises par les sens, des insomnies, des réactions impulsives et aussi une faible aptitude à l’adaptation…
Le manque d’adaptation et la réaction exacerbée aux stimuli sensoriels et émotionnels peut se traduire, soit par une excitation autonome du système nerveux central, soit par une inhibition des réactions qui amène au repli sur soi de l’individu et le porte à adopter un comportement sécurisant fait de rituels et/ou de stéréotypies.
Priorité au régime sans gluten et sans caséine
Avant de vous lancer dans un régime qui sera très contraignant, il faut tout d’abord vous assurer que votre enfant est effectivement intoxiqué par le gluten et la caséine. De simples analyses d’urine vous permettront d’en avoir le cœur net. Un test de perméabilité intestinale permet de mesurer le pourcentage de petites et de grosses molécules qui passent la barrière de l’intestin est facilement réalisable au Laboratoire de biochimie de l’hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris (docteur Francis Rocchiccioli).
Une fois le diagnostic établi, et plutôt que de passer directement à la phase d’élimination des métaux lourds accumulés dans l’organisme, il convient plutôt de se concentrer sur l’adoption d’un régime alimentaire strict. Les résultats en sont à la fois plus rapides et plus certains.
Le régime sans gluten ni caséine occasionne en effet, selon le professeur Reichelt, une amélioration pour toutes les catégories de comportement chez 81 % des enfants en seulement trois mois. Un régime alimentaire sans caséine et sans gluten a pour conséquence la diminution des peptides urinaires (environ de moitié en six mois), ce qui conforte leur origine exogène. Cette diminution est associée à une amélioration du comportement clinique des patients. Une reprise de ces aliments entraîne généralement une rechute passagère.
Une conclusion confirmée par les observations du professeur Pelliccia du Département de pédiatrie de l’Université de médecine de Rome, qui a constaté une baisse de l’incidence des crises d’épilepsie dès l’adoption d’un régime approprié… et une reprise spectaculaire des crises d’épilepsie lorsque le régime alimentaire dépourvu de gluten et de caséine est interrompu.
Bien entendu, une alimentation strictement sans gluten et sans caséine peut paraître a priori extrêmement contraignante car ces protéines se retrouvent à peu près partout dans notre alimentation (pain, plats préparés, moutarde…). Mais certains médecins nutritionnistes peuvent être d’excellent conseil.
Désintoxication : une nouvelle solution
Indépendamment du régime entamé, il est possible de réaliser différents tests concernant la caractérisation des métaux lourds et l’un des plus spécifiques est le test Melisa (Memory lymphocytes immuno-stimulation assay) proposé par le professeur Vera Stejskal de l’Université de Stockolm (Suède).
Ce test est spécifique du métal et est même appliqué aux différentes formes de mercure métallique, ionique et/ou organique ou spécifiquement à d’autres métaux toxiques comme le titane, le nickel, le cadmium…
Par ailleurs un laboratoire belge, S&P, commercialise un produit, le TMD (Toxic metal detox) qui constitue une réponse naturelle à l’élimination des métaux toxiques par la dizaine de composés qu’il renferme dont le glutathion et l’acide lipoïque. Des études ont déjà été réalisées et montrent que l’élimination de ces métaux lourds est totale au bout d’environ 8 à 9 mois. Ce laboratoire fournit également une liste de praticiens de santé naturelle informés de ces questions et recommande de s’adresser à l’un d’eux pour un suivi optimal de la prise de TMD.
Nous rappelons également que nous avons mentionné dans des numéros antérieurs des compléments naturels, ou des solutions de phytothérapie pour se désintoxiquer des métaux lourds : ail des ours, coriandre, chlorella (n°26 de « Soignez-vous ! ») et l’Exo-mercure (n°11 de « Santé pratique »).
TMD et test Melisa
Laboratoire S&P
8, Venelle de Sart
1300 Wavre (Belgique)
Fax : 00 32 10 24 57 72
www.labosp.com
Email : info@labosp.com
Pour la France :
04 50 37 91 01
Conseils, liste de recettes…
Association Stelior
CP 21 – 1247 Anières (Suisse)
Tél. 00 41 22 751 20 36
www.hyperactif.net
Pour réaliser des tests de perméabilité intestinale :
Francis Rocchiccioli, docteur ès-sciences, MCU-PH en
Biochimie (Faculté de Médecine Cochin Port-Royal, Université René
Descartes, Paris 5)
Adresse postale : Laboratoire de Biochimie, Hôpital Saint Vincent de Paul, 82 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris
E-mail : francis.rocchiccioli@svp.aphp.fr
Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie
Barres chocolatées, sodas, plats préparés, autant de produits hyper-phosphatés qui sont un désastre pour les enfants et entraînent hyperactivité, agressivité, céphalée et insomnie. Frédérique Caudal, pédiatre, après 2 ans d’expérience en cabinet, a constaté qu’une diète alimentaire sans additifs phosphatés rattrape en quatre jours les enfants et leur évite le médicament à la mode, la Ritaline.
Les phosphates sont quasiment présents dans tous les aliments contenant des additifs. Leur utilisation est telle que, depuis 10 ans, leur présence a augmenté de 300 %. Si les phosphates sont nécessaires à la croissance des enfants et au bon fonctionnement du corps, ils entraînent, lorsqu’ils sont en excès, de graves troubles du comportement.
Perturbateur hormonal
Chez les sujets sensibles, l’intoxication au phosphate provoque un dérèglement du métabolisme, en bloquant la sécrétion de l’hormone noradrénaline des glandes surrénales, laquelle commande et règle le flux des excitations nerveuses cérébrales. D’où un dérèglement du comportement qui se manifeste dès le sevrage lorsque l’enfant passe du lait maternel au lait de vache. La situation se détériore avec l’alimentation « normale » vers 2 ou 3 ans (avec l’apport de céréales enrichies à la lécithine de soja) pour atteindre un point culminant vers 10-13 ans et se poursuit à l’adolescence puis à l’âge adulte.
Il faut noter que cette hypersensibilité aux phosphates ne concerne que 5 % des filles alors que 10 % à 20 % des garçons sont touchés et plus particulièrement les enfants longilignes ou athlétiques et musclés. Étrangement, les obèses ne sont pas atteints.
La Ritaline, seule solution de la médecine officielle
Hyperactivité, violence, instabilité émotionnelle, difficulté de concentration en classe, insomnies, impulsivité, incapacité à s’adapter et s’intégrer, distraction permanente, morosité, susceptibilité exagérée, difficultés de langage et troubles du sommeil majeurs peuvent souvent être dus à cette overdose de phosphates. Mais, face à la vague des troubles lourds du comportement qui touche, depuis une décennie, des millions d’enfants des pays développés, la médecine officielle ne propose qu’une solution : une amphétamine nommée Ritaline. Cette drogue (interdite depuis les années 70 car elle servait de dopant aux sportifs) n’offre pourtant que peu de résultats et s’accompagne d’effets secondaires catastrophiques.
Une diète de 4 jours et du vinaigre de vin
- Vous pouvez dépister facilement une intoxication aux phosphates par la mesure du pH salivaire grâce à une bandelette test de pH (en pharmacie). Un pH alcalin de 8 ou 9 dès le réveil signifie que l’intoxication est avérée.
-
Pour confirmer ce premier diagnostic, éliminez de l’alimentation de l’enfant tout additif phosphaté pendant quatre jours. Son état devrait s’améliorer de manière spectaculaire.
-
L’antidote incontesté contre les phosphates est le vinaigre de vin (acide acétique) qui annule l’effet des phosphates à petite dose (alors que l’ingestion de 75 mg de phosphates suffit à provoquer une rechute en 20 à 30 minutes), la prise d’une cuillère de vinaigre de vin avec autant d’eau et un peu de miel (pour le goût) va prévenir toute rechute et peut se pratiquer préventivement. À prendre une fois par jour pendant huit jours.
Attention : Le vinaigre de cidre (acide malique) ou le citron (acide citrique) aggravent l’effet des phosphates.
Pour plus d’infos, lire :
« La drogue cachée : les phosphates alimentaires », de Herta Hafer. Éditions du Madrier,
tél. 00 41 21 887 78 21.
Le caddie sans phosphates
Ôter de l’alimentation :
-
E 322 : lécithine de soja, de jaune d’œuf… (que l’on trouve dans les plats préparés, les glaces, le Nutella…).
-
E 338 : acide phosphorique dans les sodas… à E 341 dans la charcuterie et le fromage fondu.
-
L’acide citrique présent dans les sodas et autres Ice tea et jus concentrés.
-
E 450 a, b, c : en particulier dans les fromages en portion (Kiri, P’tit Louis, Vache qui rit…).
-
Levure chimique (type Alsa) et additifs E 1410 à 1414 et E 1442 présents dans de nombreux biscuits, cakes, gâteaux et goûters…
-
Le riz traité pour ne pas coller.
-
Les barres chocolatées et chewing-gums qui n’existent pas sans phosphates.
-
Diminuer les oléagineux, les légumineuses, les jaunes d’œufs, le lait de vache (qui contient six fois plus de phosphates que le lait maternel) si la consommation est très importante.
Prendre à la place :
-
Comme céréale infantile : la gamme Biocarrefour qui est exempte de lécithines (gluten et protéines de lait de vache), entre autres…
-
Diluer les jus de fruits (100% pur jus) vendus en grande surface. Ou mieux, les préparer soi-même.
-
Préférer le bicarbonate de sodium pour faire lever les gâteaux ou le sachet : « poudre à lever sans phosphate » en magasin diététique.
-
Choisir comme cacao du matin : Banania ou le moins cher des marques de grande surface…
-
Utiliser du riz normal.
-
Chocolat en tablettes : marque Grand Jury à 80 % de cacao ou la plupart des tablettes du commerce équitable (sauf chocolat dessert)
Les marques Montignac, Bonneterre, Le moulin des moines (sauf chocolat dessert), La Vie Claire… dans les magasins diététiques.
-
Plus généralement opter pour les fruits, les légumes, le poulet, le poisson, la dinde.
Source : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=WOR20080201&articleId=7971
samedi 17 janvier 2009
Déclaration de Benjamin Franklin à propos des dangers de l´immigration juive en Amérique - 1789
Déclaration de Benjamin Franklin à propos des dangers de l´immigration juive en Amérique - 1789 
" Un grand danger guette les États-Unis d'Amérique.
Il s'agit des juifs !
Messieurs ,
Dans chaque terre ou les juifs se sont
installés, ils ont abaissé le niveau de l' honnêteté commerciale. Ils ont
formé bande à part en refusant de s´intégrer. Ils ont crée un État dans l´État,
et quand on s´oppose à eux ils essaient d´étouffer le pays financièrement,
comme jadis au Portugal et en Espagne.
Pendant plus de 1700 ans, ils se sont
plaints de leur sort, c´est-à-dire d´avoir été chasses de leur partie,
mais, Messieurs, si le monde civilisé d´aujourd’hui leur rendait la Palestine
et tous leurs biens, ils trouveraient aussitôt des raisons pour ne pas y
retourner. Pourquoi ?
Parce que ce sont des vampires, ils doivent vivre avec les Chrétiens et avec
ceux qui ne sont pas de leur race. "
" S´ils ne sont pas exclus des États-Unis par la constitution, dans
moins de 100 ans, ils s´infiltreront dans notre pays en si grand nombre qu´ils finiront par nous gouverner, par nous détruire et changer notre forme de
gouvernement pour lequel nous, Américains, avons versé notre sang et sacrifié
notre vie, nos biens et notre liberté.
Si les Juifs ne sont pas exclus, dans
200 ans, nos enfants seront amenés a travailler dans les champs pour nourrir
les Juifs qui, eux, resteront bien chez eux a se frotter les mains de bonheur."
" Je vous avertis , Messieurs , que si vous ne chassez pas les Juifs a
tout jamais , les enfants de nos enfants vous maudiront dans votre tombe.
Leurs idées ne sont pas pareilles à celles des Américains même s´ils vivent
avec nous pendant des générations. Tout comme le léopard ne peut changer ses
taches. "
" Les Juifs sont un danger pour ce pays et si on leur permet d´y entrer, ils mettront en danger nos institutions. ils doivent être exclus par la
Constitution. "
mercredi 14 janvier 2009
La méthode islamique d’acquisition de la culture
Premièrement :
Que tu étudies le sujet avec profondeur jusqu'à ce que tu saisisses
correctement sa réalité, car cette culture d’idées profondément
enracinées nécessite, lors de son acquisition, patience et endurance.
L’acquisition de cette culture est une activité de l’esprit qui demande
des efforts intellectuels pour la comprendre. En effet, cet
enrichissement culturel requière une compréhension de sa structure, de
saisir sa réalité, et d’établir le lien avec les connaissances qui
permettent de comprendre cette réalité. C'est en cela qu'elle est
appréhendée d'une manière idéologique. Il est obligatoire, par exemple,
pour le musulman de prendre sa croyance avec la raison et non par
accommodement. Tout ce qui se rattache à la base de sa croyance ne doit
être adopté qu'après études et réflexion. Les lois islamiques,
présentes dans le Coran et la Sunna, constituent un discours adressé à
la raison humaine. Or, l’extraction de ces lois passe nécessairement
par une activité rationnelle afin de comprendre la réalité du problème,
puis de rechercher le texte lié au problème pour l’appliquer. Même le
"suiveur superficiel" - عامي - qui adopte les
lois sans connaître leurs arguments a besoin de comprendre le problème
et la loi suscitée pour sa résolution. Cette compréhension minimale
permet de ne pas appliquer une loi à un problème en inadéquation ; la
réflexion est là aussi requise. Ainsi, acquérir la culture islamique,
que ce soit par un savant chercheur (mudjtahid) ou un "suiveur
superficiel", nécessite un effort intellectuel. Avec cette
mentalité et cette sensibilité, l'homme adopte des qualités admirables,
ces mêmes qualités que recommande l'Islam au musulman. Avec cette
mentalité et cette sensibilité, il vient à bout de toutes les
difficultés qu'il rencontre sur son chemin. Et lorsqu'il prend
conscience que cette culture islamique porte des idées profondes et
lumineuses, construites sur la foi islamique, elle représente alors
pour lui le lien de l'homme avec Allah le Très-Haut. En effet, soit
elle provient directement d'Allah le Très-Haut, soit elle est extraite
de sources révélées par Allah : le Coran ou de la Sunna. Elle comporte
un volet idéologique parce que c’est une pensée, et d'autre part elle
intègre en même temps la spiritualité car le lien avec Allah le
Très-Haut, se manifeste lors de l’acquisition de la culture, à
condition de la considérer originaire du Créateur. Celui qui a adopté
cette culture développe les qualités suivantes : une réflexion profonde
et éclairée, et un enthousiasme ardent et attisé. Il a vendu sa vie à
Allah, que son nom soit glorifié, dans la voie de l'Islam afin
d'obtenir Son agrément.
La méthode islamique d’acquisition de la culture
Traduction d’un extrait de l’ouvrage « La personnalité islamique » - tome 1 par l’Imâm Taqyuddîne En-Nebhânî
La culture islamique est dotée d’une méthode pour étudier ; cette méthode repose sur 3 points :
Deuxièmement :
Que l'étudiant s’attache à ce qu'il étudie jusqu'à ce qu'il le mette en
pratique. Autrement dit, qu'il croit aux réalités qu'il étudie, d'une
croyance ferme sans le moindre doute, s'il s'agit d'un sujet qui se
rattache à la foi. Et qu'il soit sûr, à plus de 50%, que le sujet est
conforme à la réalité, s'il s'agit de lois ou de mœurs, c’est-à-dire
tout ce qui sort du cadre de la foi. Dans ce second cas de figure, le
sujet d’étude doit de toutes façons reposer sur une base à laquelle on
croit avec certitude sans la plus petite hésitation. En tout état de
cause, c'est une condition pour l'étudiant que de croire fermement à ce
qu'il étudie, que ce soit au niveau de ce qui est assimilé ou à sa
base. Et il n'est pas permis d’intégrer la culture de tout autre façon.
Le fait de prendre la croyance tranchée à la base de la culture confère
à la culture islamique un statut d’excellence et un caractère
spécifique. Elle est à la fois profonde, stimulante et influente. Celui
qui adopte cette culture devient une énergie ardente, attisant une
flamme qui brûle le mal et une lumière éclairant la route du bien.
L’homme lie nécessairement et naturellement sa propre réalité et ses
conceptions des choses. La croyance tranchée dans des idées
fondamentales, en tant qu’explications du sens de la vie, vient
elle-même se solidariser avec les conceptions et la réalité humaine.
Cet édifice idéologique pousse l’être humain à agir fidèlement aux
idées fondamentales avec ardeur et enthousiasme. C’est ainsi que la
culture islamique produit une immense influence sur la psychologie de
l’homme. L’homme agit en réponse à une stimulation des sentiments
rapportés à une réalité que saisit sa pensée. La foi ferme dans une
pensée implique qu’elle relie des sentiments particuliers à des
conceptions rattachées. Lorsque ce lien est établi, l’homme est
naturellement poussé vers l’action.
Troisièmement :
Que l'étude soit pratique, qu’elle résolve des problèmes du monde réel
vécu et ressenti , et non pas basée sur des suppositions théoriques. De
cette manière, l’étude permettra de décrire les choses telles qu’elles
sont réellement pour leur apporter des solutions et les modifier.
L’étudiant accède aux réalités qu’il perçoit ou peut percevoir dans
l’univers, l'homme et la vie. Il les étudie dans le but de trouver les
solutions et la loi idoines. Ce faisant, il délimite sa position sur
l’objet de l’étude : soit il y adhère, soit il le délaisse, soit il
prend une position d’indifférence. C'est pour cela que l'Islam ne
pousse pas l’homme à suivre des suppositions spéculatives. Par exemple,
dans ce cadre, nous citons une question du type suivant : sur la
planète Mars comment les gens peuvent-ils accomplir le jeûne du mois de
Ramadhan, alors qu'il n'y a pas de lune pour que le mois de Ramadhan
puisse exister ?! Au contraire de cette approche erronée, l’étudiant
comprend que le discours divin s’adresse à l'homme qui vit sur cette
planète en voyant nécessairement la lune ; il devient alors obligatoire
de jeûner. Mais il se peut que les nuages cachent la lune, on doit à ce
moment là appliquer le hadith à propos du croissant lunaire : "Jeûnez
lorsque vous le voyez, et rompez le jeûne lorsque vous le voyez, s’il
est caché alors jeûnez 30 jours du mois de cha‘ban". Ainsi,
l’acquisition de la culture doit être réaliste, et non imaginaire ou
théorique. Tu étudies donc pour mettre en pratique ton étude, lorsque
le sujet d’étude se présente réellement à toi au cours de ta vie. Tu
n’étudies pas pour prendre connaissance de la beauté de cette culture
ou par plaisir intellectuel obtenu lors de sa compréhension.
En
résumé, la méthode islamique pour étudier est : - l'approfondissement
dans la recherche, - la conviction sur la véracité du sujet d’étude et
son résultat, - assimiler tout cela d’une manière pratique pour
l'appliquer à la réalité, dans l'arène de la vie.
Et lorsque
l'acquisition de la science suit cette méthode, le musulman cultivé par
la culture de l’Islam, avec profondeur dans la réflexion, et d’une
sensibilité raffinée, est capable de résoudre les divers problèmes de
la vie. Elle pousse le musulman à cheminer vers la perfection, par
obéissance [à Allah] mais également par une impulsion naturelle.
Tant
qu’il suit cette méthode, il ne pourra dévier de la route naturelle de
l’acquisition de la science. Ceci parce que les idées islamiques prises
dans cette culture sont stimulantes et influentes, réalistes et
véridiques, et constituent des solutions salutaires. En plus de rendre
le cultivé dynamique, elle lui donne une capacité remarquable à
affronter les problèmes de la vie dans leur globalité et leurs détails,
dans leur simplicité et leur complexité. C’est ainsi, que se forme en
lui une mentalité qui n’accepte que la conviction de l'esprit et la
tranquillité du cœur. Et, parallèlement, se développe en lui la
sensibilité islamique (nafsya) emplie d’une foi complète.
Autant ce cultivé, de la culture de
l’Islam, sait ce qu'il veut, autant il sait comment résoudre les
problèmes de la vie, car il a aussi étudié les réalités qui lui font
face dans l'arène de la vie. Il s’engage dans la vie foisonnante
soutenue par sa pensée éclairée, sa ferveur, et sa connaissance qui
dénoue tous les problèmes. Et tout ceci est le Bien intégral.
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=85&theme=conceptions
dimanche 11 janvier 2009
La Fin du "peuple d'Israël": une vérité coranique
La Fin du "peuple d'Israël": une vérité coranique
Ecrit par le Cheikh Abou'l-Walid El-Ansari, Traduit par Al-Mourabitoune
Louanges à Allah qui accorde la domination à qui Il veut et en prive qui Il
veut. C'est Lui qui enrichit et c'est Lui qui appauvrit. Le Tout-Puissant dit :
Ainsi
faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu'Allah
reconnaisse ceux qui ont cru, et qu'Il choisisse parmi vous des martyrs - et
Allah n'aime pas les injustes.
[3:140]
Et que la paix et les bénédictions soient accordées à son serviteur et
messager qui a été envoyé sur cette terre comme une grâce de Dieu. Il (
)
a dit : "En vérité, celle-ci (cette religion) atteindra ce que la nuit et le
jour ont atteint (la terre entière). Allah n'exclura pas un foyer urbain ni même
un foyer de nomades dans lequel cette religion aurait fait son apparition."
[Rapporté par Ahmed]
De nos jours, alors que les malheurs du peuple musulman s'aggravent, l'Islam continue de subir les attaques impitoyables de ses ennemis sournois. C'est un moment de détresse et d'angoisse durant lequel le Musulman lutte pour se convaincre lui-même du contraire. C'est une chose à prévoir lorsque le polythéisme devient une religion monothéiste, lorsque l'adulation des ennemis d'Allah est considérée comme de la sagesse et de l'astuce, lorsque le relâchement du soutien et de la défense pour les Musulmans oppressés est signe d'intelligence et d'aptitude.
En résumé, lorsque la vérité devient mensonge et
le mensonge devient vérité. En ces moments critiques, on ressent le besoin
urgent de la présence de ces savants religieux honnêtes et dignes de confiance
qui sont sincères à Allah, à Son Livre, à Son Messager, aux Imams des Musulmans
et aux gens du peuple.
Malheureusement, nous notons que beaucoup de ceux qui se disent connaisseurs
font preuve de négligence en proclamant la vérité et en y invitant les gens. Au
contraire, ils nourrissent le mensonge et camoufle son identité pour justifier
leur négligence tout en profitant des ornements éphémères de ce bas monde. Ceci
amène les fidèles aveugles à considérer les déclarations faites par ces faux
hommes de religion comme de vrai preuves pour les écarter de la préparation au
renouveau de leur foi.
Une des conséquences de cette maladie chronique qu'a attraper la Oumma Musulmane est le contentement et l'approbation de notre peuple lorsque les dirigeants mécréants de notre époque furent en accord permanent avec les sionistes. Ceux qui n'approuvaient pas cet accord étaient néanmoins influencés par les mensonges de ces dirigeants et disaient: "La présence des Juifs sur la Terre de Palestine est devenue une réalité inévitable que nous devons accepter. Notre Oumma doit maintenant se préparer à faire avec !". Il y a aussi ces pauvres et ces perdants qui pensaient que ce maudit accord les délivrerait de leurs difficultés. Les meilleurs parmi ces gens là criaient: "Prenez la terre, donnez nous la paix".
Tous ces gens ignoraient que c'était une question de Koufr et
d'Iman et que c'était une épreuve envoyée par Allah pour tester Ses serviteurs
et distinguer les bons des mauvais, et pour prendre à témoin ceux qui donneront
la victoire à la religion en se battant sincèrement pour la Cause d'Allah. Allah
dit :
Pensez-vous que vous serez délaissés, cependant qu'Allah n'a pas encore
distingué ceux d'entre vous qui ont lutté et qui n'ont pas cherché des alliés en
dehors d'Allah, de Son messager et des croyants ? Et Allah est Parfaitement
Connaisseur de ce que vous faites
[9:16] et
Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n'avez pas encore subi des
épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous? Misère
et maladie les avaient touchés; et ils furent secoués jusqu'à ce que le
Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés: 'Quand viendra
le secours d'Allah ?' - Quoi ! Le secours d'Allah est sûrement proche !
[2:214].
En effet c'est une épreuve et un malheur infligé par Allah qui a
promit de donner la victoire, l'honneur et la force aux croyants. Il n'y a aucun
doute que la mécréance et le mensonge disparaîtront, en particulier
celui du peuple
juif qui a déclenché la Colère d'Allah, en tuant des Prophètes et en s'opposant
aux Messagers. La fin de ce peuple est annoncé dans le Livre de notre Seigneur
et elle a été proclamée par nos Prophètes
.
Allah
a déclaré:
Nous avions décrété pour les Enfants d'Israël, (et
annoncé) dans le Livre : 'Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et
vous allez transgresser de façon excessive'. Lorsque vint l'accomplissement de
la première de ces deux (prédictions), Nous envoyâmes contre vous certains de
Nos serviteurs doués d'une force terrible, qui pénétrèrent à l'intérieur des
demeures. Et la prédiction fut accomplie. Ensuite, Nous vous donnâmes la
revanche sur eux; et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants. Et Nous vous
fîmes (un peuple) plus nombreux : 'Si vous faites le bien, vous le faites à vous
même; et si vous faites le mal, vous le faites à vous (aussi)'. Puis, quand vint
la dernière (prédiction), ce fut pour qu'ils affligent vos visages et entrent
dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu'ils
détruisent complètement ce dont ils se sont emparés. Il se peut que votre
Seigneur vous fasse miséricorde. Mais si vous récidivez, Nous récidiverons. Et
Nous avons assigné l'Enfer comme camp de détention aux infidèles
[17:4-8].
Dans les versets précédents, Allah
raconte comment les Enfants d'Israël
se sont rebellé, ils désobéirent à l'Ordre d'Allah, et devinrent extrêmement
arrogants. Les commentateurs du Coran - qu'Allah leur accorde Sa Miséricorde - ont
longuement décrit comment les Juifs ont semé le trouble sur cette terre deux
fois. La plupart d'entre eux rapportent que la 1ère fut le meurtre de Zakariah
et la 2ème le meurtre de Yahia
(Jean) fils de Zakariah.
Cependant, le savant Ech-Chanqity affirme
dans son Tefsir (Adwa'oul-Bayaan), que leurs conclusions sont basées sur des Israi'liyat
(les sources polluées des Juifs). Ech-Chanqity a dit en commentant le verset
Mais si
vous récidivez, Nous récidiverons
:
"Allah
a décrété dans Ses Écritures que les Enfants d'Israël
sèmeraient effectivement le trouble sur terre par deux fois. Lorsqu'ils désobéirent pour la
première fois, Il leur envoya de Ses serviteurs doués d'une force terrible qui
occupèrent leurs maisons et les torturèrent. Puis, quand ils désobéirent pour la
seconde fois, Il leur envoya une tribu qui affligea leurs visages et qui
s'empara de la Mosquée (de Jérusalem), comme ils l'avaient fait plus tôt, et qui
détruisirent tout sur leur passage. Il
a aussi expliqué que s'ils
désobéissaient pour la troisième fois, Il se vengerait en les assujettissant à
leurs ennemis
Mais si
vous récidivez, Nous récidiverons
De plus, Allah
n'a pas
précisé s'ils avaient désobéi pour la 3ème fois. Cependant, Il a indiqué
dans plusieurs de ses versets qu'ils avaient désobéit en refusant de croire au
Messager [Mohammed
], en
cachant ses caractéristiques qui étaient mentionnées dans leurs livres, en
rompant leur engagement envers lui, en soutenant ses ennemis et encore bien
d'autres de leurs mauvaises habitudes. Donc Allah
a tenu Sa promesse:
Mais
si vous récidivez, Nous récidiverons
en
envoyant Son Prophète
et les Musulmans
à Bani Qureytha et En-Nadir, Bani Qaynuqa' et Khaybar où les Juifs furent massacrés,
capturés et expulsés, et ceux qui restèrent étaient dans l'obligation de payer
la Djizyah, ils furent donc démunis et humiliés. Parmi les versets qui
prouvent leur retour à la désobéissance, il y a ces Paroles d'Allah
:
Et
quant leur vint d'Allah un Livre confirmant celui qu'ils avaient déjà, - alors
qu'auparavant ils cherchaient la suprématie sur les mécréants, - quand donc leur
vint cela même qu'ils reconnaissaient, ils refusèrent d'y croire. Que la
malédiction d'Allah soit sur les mécréants ! Comme est vil ce contre quoi ils ont
troqués leurs âmes! Ils ne croient pas en ce qu'Allah a fait descendre, révoltés
à l'idée qu'Allah, de part Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de
Ses serviteurs qu'Il veut. Ils ont donc acquis colère sur colère, car un
châtiment avilissant attend les infidèles !
[2:89-90],
Faudrait-il chaque fois qu'ils concluent un pacte, qu'une partie d'entre eux le dénonce ?
C'est que plutôt la plupart d'entre eux ne sont pas croyants
[2:100],
Tu ne
cesseras de découvrir leur trahison
[5:13],
Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les
avaient soutenus (les coalisés), et Il a jeté l'effroi dans leurs cœurs; un
groupe d'entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers. Et Il vous
a fait hériter de leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre
que vous n'aviez point foulée
[33:26-27] (réf : Adwa'oul-Bayaan 3/408)
Il est évident qu'Allah a promis d'accabler les Enfants corrompus d'Israël d'un
horrible tourment qui leur sera infligé par Ses serviteurs croyants. Et
aujourd'hui nous y sommes, ils sont devenu des tyrans extrêmement arrogants,
ils ont corrompu la terre et leur descendance et ont semer le trouble sur la
terre. Nous prions le Tout-Puissant de hâter Sa Promesse car Il a déclaré :
Et lorsque ton Seigneur annonça qu'Il enverra certes contre eux quelqu'un qui
leur imposera le pire châtiment jusqu'au Jour de la Résurrection. En vérité ton
Seigneur est prompt à punir mais Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux
[7:167].
En commentant ce verset, Ibn Kathir rapporte comment Moussa
a forcé les
Juifs à payer des taxes sur leurs terres, puis ils ont été conquis par les
Grecs, les Kashdanies et d'autres encore, puis ils ont été envahit et humiliés
par les Chrétiens, ensuite quand Mohammed
arriva, ils se sont retrouvés
assujettis à la domination de l'Islam, obligés à payer une taxe sur la terre et
la Djizyah. Et pour terminer, la fin de ce peuple arrivera quand ils se
manifesteront comme partisans de Ed-Dajjal (l'Antéchrist), qui sera vaincu par
'Issa ibn Meryem (Jésus)
et les Musulmans. Cette bataille aura lieu à la
fin des temps. [Tefsir Ibn Kathir 2/288]
Allah
dit :
Et les Juifs disent : 'La main d'Allah est fermée!' Que
leurs propres mains soient fermées, et maudit soient-ils pour l'avoir dit. Au
contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes : Il distribue Ses dons comme
Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur va
faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté
parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les
fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'éforcent de
semer le désordre sur le terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de
désordre
[5:64].
Dans ce verset, Allah
a révélé comment leur Koufr
(mécréance),
leur extrême jalousie et leur détournement de la vérité, les ont amené à
décevoir les croyants. Il (
)
a ensuite révélé qu'Il défendrait Ses serviteurs croyants et qu'Il repousserait
leur complot de deux manière :
Premièrement, Allah
a
introduit de l'hostilité et de la haine parmi eux jusqu'au Jour de la
Résurrection, ils ne se mettrons jamais d'accord sur la vérité tant qu'ils
renieront le Prophète
et
qu'ils ne croiront pas en lui :
Tu les croiraient unis, alors que leurs cœurs sont divisés
[59:14].
Deuxièmement, Allah
a promis d'éteindre tout les feux de guerre qu'ils
allumeront.
Donc, tant qu'ils trahiront le Prophète
et les Musulmans ou qu'ils
continueront de contester la religion d'Allah, Le Tout-Puissant leur empêchera
de réaliser leurs ambitions sournoises. Il est important que le Musulman
connaisse le caractère des Juifs qui est mentionné dans le Livre d'Allah car
c'est ce caractère qui sera la cause de leur chute et de leur humiliation.
Certains traits de caractère des Juifs sont expliqués dans les versets suivants :
-
Ils aiment semer le trouble et répandre la corruption sur la terre et travaillent dur pour y arriver:
Et ils
s'efforcent de semer le désordre sur le terre, alors qu'Allah n'aime pas les
semeurs de désordre
[5:64] - Ils ont encouru la Malédiction et la Colère d'Allah
. La
majorité des Savants du Tefsir affirment que le peuple désigné dans ce verset,
Ceux
qui ont encouru Ta colère
[1:7] est le peuple juif. Cette opinion est justifiée par
les Paroles d'Allah:
Dis:
'Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès
d'Allah? Celui qu'Allah a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont
Il a fait des singes, des porcs, et de même, celui qui a adoré le Taghout,
ceux là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit
[5:60] - Ce sont des gens indignes, désobéissant et transgresseurs comme l'a
affirmé Allah
:
Où qu'ils
se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours
providentiel d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes. Ils ont encouru la
colère d'Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux
signes d'Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir
désobéi et transgressé
[3:112] - Ce sont des gens lâches, consternant et faible comme l'a décrit Allah
:
Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou de
murailles. Leurs dissension internes sont extrêmes
[59:14],
Et s'ils vous combattes, ils vous tourneront le dos, et ils n'auront alors
point de secours
[3:111]. - Résultat, ils respectent énormément la vie d'ici-bas même si c'est une vie
infâme et humiliante, et Allah a dit :
Et certes tu les trouveras les plus attachés à la vie (d'ici-bas)
[2:96]. - De plus, ils seront toujours divisés et en désaccord entre eux;
et ils feront preuves d'hostilité et de haine l'un envers l'autre comme l'a
dit Allah
:
Nous
avons jeté parmi eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection
[5:64] et
Tu les
croirait unis, mais leurs cœurs sont divisés
[59:14]. Ceci est un grand avantage pour les Musulmans étant donné que lors de guerres
et de batailles, ils vont se désunirent et leurs rassemblements disparaîtront.
Si on suit l'histoire des Juifs dans Sourate El-Baqara, El-A'raf et bien
d'autres, et que l'on lit comment ils ont traités les Prophètes, on trouve des
choses étonnantes. Leur rejet et leur refus de croire au Message d'Allah avec
une extrême arrogance est la vraie nature des Juifs. C'est pourquoi aucun peuple
déviant n'a été plus maudit par Allah que celui des Enfants d'Israël. Ils ont
vraiment gagné la Colère et le Mécontentement d'Allah, et ils ont donc perdu
toute chance de survie et de salut.
Pour ce qui est des bonnes nouvelles de la Sounnah de l'homme fidèle et excellent,
Mohammed
, il y a ce hadith de Ibn Omar
rapportant les paroles du Prophète
: "Le Dajjal (l'Antéchrist) apparaîtra dans la ville, puis
Allah utilisera les Musulmans pour tuer ceux qui le suivront, de telle manière
que si un Juif se cache derrière un arbre ou en-dessous d'une pierre, cet arbre
ou cette pierre le dénoncera au Musulman : "il y a un Juif caché (derrière moi) !
Tue-le !" [Rapporté par Imam Ahmad dans don Mousned].
La phrase du Prophète
, "Vous combattrez les Juifs"
s'adresse à ses
compagnons; cependant, d'après le contexte nous pouvons déduire qu'elle désigne
aussi leurs descendants. Le hadith mentionné plus haut et d'autres encore
confirme qu'il y aura une bataille avec les Juifs pendant laquelle ils
mourront. Ces hadiths annoncent de bonnes nouvelles pour notre Oumma, comme la
survie de l'Islam jusqu'à ce que 'Issa ibn Meryem
revienne ainsi que la
survie du Groupe Sauvé (Et-Ta'ifah el-Mansoura) qui continuera son combat
jusqu'à ce qu'il (
)
revienne, et le Prophète
a affirmé :
"Il y aura toujours une partie de ma Oumma qui continuera de se battre pour la
vérité, ils feront face à ceux qui s'opposeront à eux, jusqu'au jour où
les derniers d'entre eux combattront le Massih ed-Dajjal" [Rapporté par Ahmed et
Abou Dawûd].
Le hadith qui décrit Et-Ta'ifah el-Mansoura est célèbre et réapparaît souvent
les Sahih et d'autres recueils. Beaucoup de Sahabah
ont rapporté la
description de ce groupe dans laquelle on apprend qu'ils appliquent les Ordres
d'Allah, et qu'ils sont soutenu par Allah
.
Tout les versets sacrés et les ahadith qui ont été cité plus haut nous indiquent
que notre Oumma est promise à la victoire et à la consolidation si elle respecte
préalablement les règles, c'est-à-dire si elle se munit de destriers de guerre
et se prépare à combattre pour la Cause d'Allah
.
Et par la suite le peuple juif périra.
Source : http://www.ribaat.org/index.php?a=news&pg=1206
jeudi 8 janvier 2009
La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite
La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite
L’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. La décision de l’activer a été prise en réponse aux nominations de l’administration Obama. Les changements stratégiques à Washington sont défavorables aux visées expansionnistes de Tel-Aviv. Israël a donc cherché à forcer la main de la nouvelle présidence états-unienne en la plaçant devant le fait accompli. Mais pour organiser son opération militaire, Israël a dû s’appuyer sur de nouveaux partenaires militaires, l’Arabie saoudite et l’Égype, qui constituent désormais un paradoxal axe sioniste musulman. Riyad finance les opérations, révèle Thierry Meyssan, tandis que Le Caire organise des paramilitaires.
Depuis le samedi 27 décembre 2008, à 11h30 (heure locale), les forces armées israéliennes ont lancé une offensive contre la bande de Gaza, d’abord aérienne, puis aussi terrestre à partir du 3 janvier 2009, 18h30 (heure locale).
Les autorités israéliennes déclarent viser exclusivement des sites
du Hamas et prendre le maximum de précautions pour épargner les vies
des civils. Dans la pratique, viser « des sites du Hamas » signifie
détruire non pas seulement les sites de ce parti politique, mais aussi
les logements de ses cadres et, surtout, tous les bâtiments officiels.
En d’autres termes, l’opération actuelle vise à anéantir toute forme
d’administration dans la bande de Gaza. Le général Dan Harel, chef
d’état-major adjoint, a précisé : « Cette opération est différente
des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans
cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les
lance-roquettes, mais aussi l’ensemble du gouvernement du Hamas. Nous
visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons
porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne
faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. »
Par ailleurs, « faire son possible pour épargner les vies des civils » ressort de la pure rhétorique et n’a aucune concrétisation possible : avec environ 4 000 habitants au kilomètre carré, la bande de Gaza est un des territoires à plus forte densité de
population au monde. Il est matériellement impossible d’atteindre les
cibles choisies sans détruire en même temps les habitations voisines.
Les autorités israéliennes affirment agir en légitime défense. Selon
elles, des tirs de roquette ont repris contre l’État juif depuis la
rupture unilatérale du cessez-le-feu par le Hamas, le 19 décembre 2008.
Or, le Hamas n’a pas rompu de trêve. Une trêve de six mois avait
été conclue entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte.
Israël s’était engagé à interrompre le blocus de la bande de Gaza ;
l’Égypte s’était engagée à rouvrir le point de passage de Rafah ; et le
Hamas s’était engagé à stopper les tirs de roquette contre Israël.
Cependant, Israël et l’Égypte ne remplirent jamais leurs engagements.
Le Hamas interrompit les tirs de roquettes durant des mois. Il les
reprit en novembre à la suite d’une incursion israélienne meurtrière.
Tirant le bilan de la duplicité de ses interlocuteurs, le Hamas a jugé
inutile de renouveler un accord à sens unique.
Des tirs de roquette ont lieu depuis 2001 contre Israël. Prés de
2 500 tirs ont été recensés en 7 ans. Ils ont tué au total 14
Israéliens jusqu’au lancement de l’offensive. Ils n’ont fait aucune
victime entre la fin de la trêve et la dernière attaque israélienne.
Or, la notion de légitime défense suppose une proportionnalité des
moyens, ce qui n’est évidemment pas le cas. Tsahal a activé une
soixantaine de bombardiers et au moins 20 000 hommes suréquipés face à
des résistants armés de roquettes rudimentaires et d’adolescents munis
de pierres.
Il est impossible d’estimer actuellement les dégâts matériels et humains. Au 10ème jour de bombardements, les hôpitaux et services d’urgence ont dénombré 530 morts. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes décédées avant l’arrivée des secours, dont les corps sont directement récupérés par les familles sans transiter par les services de santé. Les blessés se comptent par milliers. Faute de médicaments, ils ne pourront pas recevoir les soins nécessaires et seront pour la plupart handicapés à vie. Les destructions matérielles, quand à elles, sont considérables.
L’opération a été lancée au cours de la fête d’Hanoukka, un jour de
shabbat. Elle a été dénommée « Plomb durci » par référence à une
chanson d’Haïm Nahman Bialik que l’on entonne durant les 8 jours
d’Hanoukka. De la sorte, Israël, qui s’affirme comme « l’État juif »,
élève cette opération au rang de cause nationale et religieuse.
Hanoukka commémore le miracle de l’huile : pour rendre grâce à
Dieu, les juifs qui avaient repoussé les Grecs, allumèrent une lampe à
huile dans le temple sans prendre le temps de se purifier ; mais alors
que la lampe ne contenait de l’huile que pour une journée, elle brûla
durant huit jours. En liant l’opération militaire actuelle au miracle
de l’huile, les autorités israéliennes indiquent à leur population
qu’il n’est pas impur de tuer des Palestinens.
La guerre israélienne a suscité des protestations dans le monde
entier. Les manifestations les plus importantes ont eu lieu en Turquie,
où elles ont rassemblé 700 000 personnes.
Le National Information Directorate, nouvel organe de propagande
rattaché aux services du Premier ministre, a alors appelé les divers
leaders israéliens à développer un autre argument. L’opération « Plomb
durci » serait une bataille dans la « guerre mondiale au terrorisme »
déclarée par les États-Unis et soutenue par le monde occidental. En
effet, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les
États-Unis, même s’il ne l’est pas formellement par l’Union européenne.
Le gouvernement israélien tente de relancer la thématique du « choc des
civilisations » chère à l’administration Bush, alors que
l’administration Obama qui entrera en fonction le 20 janvier a
clairement annoncé qu’il l’abandonnerait.
Ce glissement rhétorique laisse entrevoir les motivations réelles de
l’opération. Celles-ci sont à la fois à rechercher dans la nature de
l’affrontement et dans la particularité de l’actuelle opération.
La logique du mouvement sioniste est de s’approprier cette terre
en la nettoyant ethniquement ou, à défaut, d’y imposer un système
d’apartheid. Les Palestiniens sont alors parqués dans des réserves, sur
le modèle des bantoustans sud-africains ; actuellement la Cisjordanie
d’une part, la bande de Gaza d’autre part. Tous les 5 à 10 ans, une
importante opération militaire doit être déployée pour casser les
velléités de résistance de cette population. De ce point de vue,
l’opération « Plomb durci » n’est qu’un massacre de plus, perpétré par
un État qui jouit d’une immunité totale depuis soixante ans.
Ainsi que l’a révélé Haaretz, le ministre de la Défense
Ehud Barack n’a accepté la trêve de six mois que pour pousser les
combattants du Hamas à sortir de l’ombre. Il a mis a profit cette
période pour les cartographier dans le but de les anéantir dés que
l’occasion se présenterait.
Le flou de la nouvelle administration US
Reste que cette opération prend place durant la période de transition de la présidence états-unienne. Depuis septembre 2008, les observateurs avisés prévoyaient que Barack Obama accèderait à la Maison-Blanche grâce au soutien d’une coalition hétéroclite comprenant le complexe écolo-financier, le mouvement sioniste, les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton. Pour ma part, j’avais annoncé ce résultat dès le mois de mai.
Or, cette coalition n’a pas de position définie sur le
Proche-Orient. Les généraux en révolte et les partisans de la
Commission Baker-Hamilton considèrent avec leur maître à penser, le
général Brent Scowcroft, que les États-Unis ont surdéployé leurs armées
et doivent impérativement limiter leurs objectifs et reconstituer leurs
forces. Ils se sont opposés à une guerre contre l’Iran et ont au
contraire affirmé la nécessité d’obtenir l’aide de Téhéran pour éviter
la débâcle en Irak. Ils déplorent les tentatives de remodelage du Grand
Moyen-Orient (c’est-à-dire de modification des frontières) et appellent
à une période de stabilité. Certains d’entre eux vont même jusqu’à
préconiser de faire basculer la Syrie et l’Iran dans le camp atlantique
en contraignant Israël à restituer le Golan et à résoudre partiellement
la question palestinienne. Ils proposent d’indemniser les États qui
naturaliseraient les déplacés palestiniens et d’investir massivement
dans les Territoires pour les rendre économiquement viables. Cette
perspective signifie la fin du rêve d’expansion sioniste tout autant
que la fin de certains régimes arabes soutenus jusque-là à bout de bras
par Washington.
De leur côté, les sionistes états-uniens qui ont lancé Barack
Obama en politique il y a seulement douze ans, auxquels se sont joints
les Clinton, depuis qu’Hillary s’est convertie au sionisme chrétien et
a adhéré à la Fellowhip Foundation, soutiennent la poursuite du projet
d’apartheid. Dans la foulée de la lettre de George W. Bush à Ariel
Sharon et de la conférence d’Annapolis, ils veulent achever la
transformation des Territoires en bantoustans. Un ou deux États
palestiniens seraient reconnus par les États-Unis et leurs alliés, mais
ce ou ces États ne seraient pas souverains. Ils seraient privés
d’armées, leur politique étrangère et leurs finances resteraient sous
contrôle israélien. Si l’on parvenait à y éradiquer la Résistance, ils
se fondraient à terme dans le paysage comme les réserves indiennes aux
États-Unis.
Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte ferait entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.
Informés en temps réel par le chef de cabinet Rahm Emanuel (double
national israélo-US et officier de renseignement militaire israélien)
des rapports de force au sein de l’équipe Obama, la troïka
Israël-Égypte-Arabie saoudite a appris la répartition des fonctions.
Les postes importants au secrétariat d’État seront confiés à des
protégés de Madeleine Albright et d’Hillary Clinton. Les deux
secrétaires d’État adjoints, James Steinberg et Jacob Lew sont des
sionistes convaincus. Le premier avait été un des rédacteurs du
discours d’Obama à l’AIPAC.
Le Conseil national de sécurité échoit à des atlantistes inquiets
que les provocations israéliennes débouchent sur une perturbation de
l’approvisionnement énergétique de l’Occident, le général Jones et Tom
Donilon. Jones, qui était chargé du suivi de la conférence d’Annapolis,
a plusieurs fois exprimé son agacement face à la surenchère
israélienne.
Le secrétariat à la Défense reste aux mains de Robert Gates, un
ex-adjoint de Scowcroft et un membre de la Commission Baker Hamilton.
Il s’apprête à remercier les collaborateurs dont il a hérité de Donald
Rusmfeld et qu’il n’avait pu virer plus tôt comme il l’a déjà fait avec
deux maniaques anti-Iraniens, le secrétaire à l’Air Force Michael Wynne
et son chef d’état-major le général T. Michael Moseley. En outre, Gates
a réussi à imposer son ami Léon Panetta, comme lui membre de la
Commission Baker-Hamilton, à la tête de la CIA.
En résumé, la troïka peut toujours compter sur l’appui diplomatique des États-Unis, mais plus sur son aide militaire massive.
L’Égypte, l’Arabie saoudite et 10 000 paramilitaires arabes avec Israël
C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois,
une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par
l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement
politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas. La dynastie des
Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au
Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait
le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une
extension via les Frères musulmans de la révolte sociale.
La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors
de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas
conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut
n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société
palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des
cinq cercles de John A. Warden III.
En définive, toujours selon Haaretz, Ehud Olmert, Ehud Barack
et Tzipi Livni ont pris la décision de la guerre le 18 décembre,
c’est-à-dire la veille de l’expiration de la trêve.
Le National Information Directorate a organisé une simulation, le
22 décembre, pour mettre au point les mensonges qui serviraient à
justifier le massacre.
L’opération a débuté le 27 décembre de manière à éviter que la
papauté puisse s’en mêler. Benoît XVI a néanmoins évoqué dans son
message de Noël « un horizon qui semble redevenir sombre pour les
Israéliens et les Palestiniens ».
Revenons-en au théâtre d’opération. L’aviation israélienne a préparé le terrain à une pénétration terrestre, laquelle ouvre la voie à des paramilitaires arabes. Selon nos informations, environ 10 000 hommes sont actuellement massés prés de Rafah. Entraînés en Égypte et en Jordanie, ils sont placés sous le commandement de l’ex-conseiller national de sécurité de Mahmoud Abbas, le général Mohammed Dahlan (l’homme qui organisa l’empoisonnement de Yasser Arafat pour le compte des Israéliens, selon des documents rendus publics il y a 2 ans). Ils sont appelés à jouer le rôle qui avait été dévolu à la milice d’Elie Hobeika à Beyrouth lorsque les troupes d’Ariel Sharon encerclèrent les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.
Cependant, la troïka sioniste hésite à lancer ses « chiens de guerre » tant que la situation militaire à l’intérieur de la bande de Gaza reste incertaine. Depuis deux ans, de nombreux résistants palestiniens ont été formés aux techniques de guérilla du Hezbollah. Bien qu’ils soient en théorie dépourvus des armes nécessaires à ce type de combat, on ignore quelles sont leurs capacités exactes. Une défaite au sol serait une catastrophe politique pour Israël après la défaite de son armée de terre au Liban, en 2006, et de ses instructeurs en Géorgie, en 2008. Il est toujous possible de retirer rapidement ses blindés de Gaza, il n’en sera pas de même pour retirer des paramilitaires arabes.
L’Union européenne a appelé à une trêve humanitaire. Israël a répondu que cela n’était pas nécessaire car il n’y avait pas de crise humanitaire nouvelle depuis le début des bombardements. Pour preuve de sa bonne foi, le soi-disant « État juif » a laissé pénétrer quelques centaines de camions d’aide alimentaire et médicale… pour 1,5 million d'habitants.
Dans chacune des guerres qu’Israël a conduit en violation du droit international, une avant-scène diplomatique a été organisée pour lui permettre de gagner du temps, tandis que les Etats-Unis bloquent toute résolution du Conseil de sécurité. En 2006, c’était Romano Prodi et la conférence de Rome. Cette fois, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui produit le divertissement. Il a annoncé qu’il consacrerait deux jours de son précieux temps pour régler un problème où les autres ont échoué depuis 60 ans. Ne laissant guère de doute sur sa partialité, M. Sarkozy a d’abord reçu à l’Élysée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le leader sunnite saoudo-libanais Saad Hariri, et s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le président fantoche de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
Thierry Meyssan Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
lundi 5 janvier 2009
Achoura : Le jour où le sang vainquit le sabre !
Achoura : Le jour où le sang vainquit le sabre !
بسم الله الرحمن الرحيم
ذلك ومن يعظّم شعائرالله فانها من تقوى القلوب
صدق الله العلي العظيم
كما اختار الله ارض كربلاء لتكون محلا ، فقد اختار شهر محرم ليكون شهر
شهادة ( سيد الشهداء وابي الاحرار الامام الحسين عليه السلام ) .
لذلك ترى المسلمين في انحاء العالم يستقبلون هذا الشهر وقلوبهم
مشدودة اليه ، لانهم يعيشون فيه قيم امامهم عليه السلام ويقتبسون من
دروسه النبوية .
ان احياء عاشوراء الامام الحسين عليه السلام احياء لشعائر الدين ،
وتجديد لولاء الامة لنبيها (صلى الله عليه واله) واهل بيته الطاهرين عليهم
السلام ، فعلينا ان نوسع احياءها لتشمل كل فئات المجتمع، ونرفع مستوى
ادائنا لها لتكون متناسبة مع اهداف صاحب الذكرى ، لائقة بمقامه العظيم
صلوات الله عليه .
لقد اثبتت الايام ان جماهيرنا عميقة الايمان بهذه الشعائر ، متمسكة
باحيائها ، وان وقوف الظالمين في وجهها ، وكل جهودهم لمنعها ، لم تزدها
الا استمرارا واتساعا وترسيخا ، ونرها تتعاظم كل عام وتؤتي ثمارها كل حين
.
وقد لاحظنا ولاحظ العالم انه في اول مناسبة ( زيارة الاربعين ) بعد
ان ازاح الله كابوس الظلم ومعاداة القيم ، انطلقت ملايننا المؤمنة في
عراقنا العظيم قاصدة كربلاء المقدسة بصورة لم يسبق لها نظير ، معبرة عن
ولائها للامام الحسين صلوات الله عليه ، والقيم الاسلامية والانسانية التي
جسدها ، واراق دمه الطاهر بهذا الثرى في سبيلها مما انعكس على وسائل
الاعلام العالمية وادهش شعوب العالم واثار تعجبهم واعجابهم .
وهكذا تواصلت هذه الجذوة الحسينية في الاعوام التالية وفي اشد الظروف
متحدية رصاص المجرمين ومتفجراتهم واثبتت انه لن يثنيها خطر ولا مجرمون عن
مواصلة احياء هذه الشعائر المقدسة واعلان ولائها لاهل بيت العصمة والطهارة
عليهم السلام.
وبهذا صرحت عقيلة الطالبيين زينب الكبرى ابنة امير المؤمنين عليه
السلام حينما خاطبت طاغية زمانها : فكد كيدك واسع سعيك وناصب جندك فو
الله لا تمح ذكرنا ولا تميت وحينا ....
Ziyârat 'Âchourâ'
اَلسَّلامُ عَلَيْكَ يا اَبا عَبْدِاللهِ
Essalâmu
‘aleyka yâ Abâ ‘Abdillâh
Que le salut soit
soit sur toi, ô Abâ ‘Abdillah
اَلسَّلامُ
عَلَيْكَ يَا
بْنَ رَسُولِ
اللهِ
Essalâmu ‘aleyka ya-bna Rasûlillâh
Que le salut soit soit sur toi, ô fils de l’Envoyé d’Allah,
اَلسَّلامُ
عَلَيْكَ يَا
بْنَ اَميرِ
الْمُؤْمِنينَ
وَابْنَ
سَيِّدِ
الْوَصِيّينَ
Essalâmu
‘aleyka ya-bna Amîr-ul-mu’minîn wa-bna
Seyyid-il-waçiyyîn
Que le salut soit
sur toi, ô fils du Prince des croyants et du Maître des Exécuteurs Testamentaires
اَلسَّلامُ
عَلَيْكَ يَا
بْنَ
فاطِمَةَ سَيِّدَةِ
نِساءِ
الْعالَمينَ
Essalâmu
‘aleyka ya-bna Fâtimata, Seyyidati
nisâ’-il-‘âlamîn
Que le salut soit sur toi, ô fils de Fâtimah, Maîtresse des femmes des mondes
اَلسَّلامُ
عَلَيْكَ يا
ثارَ اللهِ
وَابْنَ
ثارِهِ
وَالْوِتْرَ
الْمَوْتُورَ
Essalâmu
‘aleyka yâ thârallâh wa-bna thârihi
wa-l-witra-l-mawtûr
Que le salut soit
sur toi, ô «vengeance» d'Allah et fils de Sa «Vengeance»! Paix sur toi, o
vengeance et revendicateur de vengeance !
اَلسَّلامُ
عَلَيْكَ
وَعَلَى الاْرْواحِ
الَّتي
حَلَّتْ
بِفِنائِكَ
Essalâmu
‘aleyka wa ‘ala-l-arwâh-il-latî hallat
bi-finâ’ik
Que la paix soit
sur toi et sur les âmes qui demeurent en ton seuil
عَلَيْكُمْ
مِنّي
جَميعاً
سَلامُ اللهِ
اَبَداً ما
بَقيتُ
وَبَقِيَ
اللَّيْلُ
وَالنَّهارُ
‘Aleykum minnî jamî‘an salâmullâhi
abadan mâ baqîtu wa baqiya-l-leylu wan-nahâr
Que
le salut d’Allah soit, de ma part sur vous tous pour
toujours, tant que j’existe et que durent la nuit et le jour
يا اَبا عَبْدِاللهِ لَقَدْ عَظُمَتِ الرَّزِيَّةُ وَجَلَّتْ وَعَظُمَتِ الْمُصيبَةُ بِكَ عَلَيْنا وَعَلى جَميعِ اَهْلِ الاْسْلامِ
Yâ Abâ
‘Abdillâh! laqad ‘adhumat-ir-raziyyatu
wa jellet wa ‘adhumat-il-muçibatu bika
‘aleynâ wa ‘alâ jamî‘i ahli-l-islâm
O
Abâ’Abdillah, le malheur de ta perte est immense et cette épreuve est
terrible et difficile à supporter pour nous et pour tous les gens de
l’Islam
وَجَلَّتْ
وَعَظُمَتْ
مُصيبَتُكَ
فِي السَّماواتِ
عَلى جَميعِ
اَهْلِ
السَّماواتِ
Wa jellet
wa ‘adhumat muçîbatuka fi-s-samâwâti ‘alâ
jamî‘i ahli-s-samâwât
le malheur de ta
perte est immense et cette épreuve est terrible et difficile à supporter
également pour les gens des cieux
فَلَعَنَ
اللهُ
اُمَّةً
اَسَّسَتْ
اَساسَ الظُّلْمِ
وَالْجَوْرِ
عَلَيْكُمْ
اَهْلَ
الْبَيْتِ
Fa-la‘an-Allâhu
ummatan assasat asâs-adh-dhulmi wa-l-jawri
‘aleykum Ahl-el-Beyt
Qu’Allah
maudisse donc un peuple qui a édifié les fondements de l’injustice et de
l’oppression sur vous, les Ahl-el-Beyt
وَلَعَنَ
اللهُ
اُمَّةً
دَفَعَتْكُمْ
عَنْ
مَقامِكُمْ
وَاَزالَتْكُمْ
عَنْ مَراتِبِكُمُ
الَّتي
رَتَّبَكُمُ
اللهُ فيها
Wa
la‘an-Allâhu ummatan dafa‘at-kum ‘an maqâmikum wa azâlatkum
‘an marâtibikum-ullatî rattabakum-ullâhu fîhâ
Qu’Allah
maudisse un peuple qui vous a écartés de votre position et vous a confisqué les
rangs dans lesquels Allah vous avait placés
وَلَعَنَ
اللهُ
اُمَّةً
قَتَلَتْكُمْ
وَلَعَنَ
اللهُ
الْمُمَهِّدينَ
لَهُمْ بِالَّتمْكينِ
مِنْ
قِتالِكُمْ
Wa
la‘an-Allâhu ummatan qatalatkum wa
la‘ana-llâhu-l-mumahhidîna lahum bi-t-tamkîni min
qitâlikum
Qu’Allah
maudisse un peuple qui vous a assassinés et qu’Il maudisse ceux qui lui
ont préparé le terrain pour vous combattre
بَرِئْتُ
اِلَى اللهِ
وَاِلَيْكُمْ
مِنْهُمْ
وَمِنْ
اَشْياعِهِمْ
وَاَتْباعِهِمْ
وَاَوْلِيائِهِم
Bari’tu
ila-llâhi wa ileykum minhum wa
achyâ‘ihim wa atbâ‘ihim wa
awliyâ’ihim
Devant Allah et
devant vous je les désapprouve et avec eux leurs partisans, leurs adeptes et
leurs amis
يا
اَبا
عَبْدِاللهِ
اِنّي سِلْمٌ
لِمَنْ سالَمَكُمْ
وَحَرْبٌ
لِمَنْ
حارَبَكُمْ اِلى
يَوْمِ
الْقِيامَةِ
Yâ Abâ
‘Abdillâh, innî silmun li-man sâlamakum wa harbun limen hârabakum
ilâ yawmi-l-qiyâmah
O Abâ
‘Abdillâh, je suis en paix avec ceux qui sont en paix avec vous et en
guerre contre ceux qui sont en guerre contre vous, jusqu’au Jour de la
Résurrection
وَلَعَنَ
اللهُ آلَ
زِياد وَآلَ
مَرْوانَ،
وَلَعَنَ
اللهُ بَني
اُمَيَّةَ
قاطِبَةً
Wa
la‘ana-Allâhu Ziyâd wa âla Marwân
wa la‘ana-Allâhu Banî Umayyata qâtibaten
Qu’Allah maudisse les Âle Ziyâd et les Âle Marwân. Qu’allah maudisse tous les Bani Omeyyah sans exception
وَلَعَنَ اللهُ ابْنَ
مَرْجانَةَ،
وَلَعَنَ
اللهُ عُمَرَ
بْنَ سَعْدٍ،
وَلَعَنَ
اللهُ
شِمْراً
Wa
la‘an-Allâhu-bna Marjânata wa la‘ana-Allâhu
‘Umara-bna Sa‘d-in wa la‘ana-llâhu
Chimra
Qu’Allah
maudisse Ibn Marjânah. Qu’Allah maudisse Omar Ibn Sa‘d.
Qu’Allah maudisse Chimr
لَعَنَ
اللهُ
اُمَّةً
اَسْرَجَتْ
وَاَلْجَمَتْ
وَتَنَقَّبَتْ
لِقِتالِكَ
Qu’Allah
maudisse un peuple qui est monté en selle, qui a bridé ses chevaux et qui
s’est préparé en vue de te combattre
بِاَبي
اَنْتَ
وَاُمّي
لَقَدْ
عَظُمَ مُصابي
بِكَ
Bi-abî enta wa ummî laqad ‘adhuma muçâbî bika
Que mon père et ma
mère te soient sacrifiés! La peine que je ressens pour toi est immense
فَاَسْأَلُ
اللهَ الَّذي اَكْرَمَ
مَقامَكَ
وَاَكْرَمَني
اَنْ يَرْزُقَني
طَلَبَ
ثارِكَ مَعَ
اِمامٍ
مَنْصُورٍ
مِنْ اَهْلِ
بَيْتِ
مُحَمَّدٍ
صَلَّى اللهُ
عَلَيْهِ
وَآلِهِ
Fa-as’al-ullâha-llathî
akrama maqâmaka wa akramanî bika en
yarzuqanî talaba thârika ma‘a imâmin
mançûrin min Ahli-Beyti Muhammadin çallâ-Ilâhu
‘aleyhi wa âlihi
Je demande donc à
Allah, qui t’a honoré de ton rang et par toi m’a honoré,
qu’Il m’accorde la chance de te venger aux côtés d’un Imâm
victorieux descendant des Gens de la Maison de Mohammed (saws)
اَللّـهُمَّ
اجْعَلْني
عِنْدَكَ
وَجيهاً بِالْحُسَيْنِ
عَلَيْهِ
السَّلامُ
فِي الدُّنْيا
وَالاْخِرَةِ
Allâhumma-j‘alnî
‘indaka wajîhan bi-l-Huseyni
‘alayhi-s-salâmu fi-d-dunyâ wa-l- âkhira
O mon Dieu ! fasse que par (la grâce d’) el-Hussein (as) je mérite
Ta considération dans le monde ici-bas et dans l’au-delà
يا اَبا
عَبْدِاللهِ
اِنّي
اَتَقَرَّبُ
اِلى اللهِ وَ
اِلى
رَسُولِهِ
وَاِلى
اَميرِ الْمُؤْمِنينَ
وَاِلى
فاطِمَةَ
وَاِلَى الْحَسَنِ
وَاِلَيْكَ
بِمُوالاتِكَ
وَبِالْبَراءَةِ
(مِمَّنْ
قاتَلَكَ
وَنَصَبَ
لَكَ الْحَرْبَ
وَبِالْبَراءَةِ
مِمَّنْ
اَسَسَّ اَساسَ
الظُّلْمِ
وَالْجَوْرِ
عَلَيْكُمْ وَاَبْرَأُ
اِلَى اللهِ
وَاِلى
رَسُولِهِ) مِمَّنْ
اَسَسَّ
اَساسَ ذلِكَ
وَبَني عَلَيْهِ
بُنْيانَهُ
وَجَرى فِي
ظُلْمِهِ
وَجَوْرِهِ
عَلَيْكُمْ
وَعلى
اَشْياعِكُمْ
Yâ Abâ
‘Abdillâh ! Innî ataqarrabu ilâ-llâhi wa
ilâ Rasûlihi wa ilâ Amîr-il-mu’minîna
wa ilâ Fâtimata wa ilâ-l-Hasani
wa ileyka bi-muwâlâtika wa bi-l- barâ’ati
mimmen assasa asâsa thalik wa banâ
‘alayhi bunyânahu wa jarâ fi dhulmihi
wa jawrihi ‘alaykum wa ‘alâ achyâ‘ikum
O
Abâ’Abdillah, je demande à être rapproché d’Allah, de Son Envoyé,
du Commandeur des croyants (l’Imam Ali), de Fâtimah, d’el-Hassan et
de toi par mon amour pour toi et par mon rejet et mon désaveu de ceux
qui ont posé la fondation de votre tragédie et y ont bâti leur édifice et
qui ont poursuivi leur injustice et leur oppression contre vous et vos
partisans
بَرِئْتُ
اِلَى اللهِ
وَاِلَيْكُمْ
مِنْهُمْ
وَاَتَقَرَّبُ
اِلَى اللهِ
ثُمَّ اِلَيْكُمْ
بِمُوالاتِكُمْ
وَمُوالاةِ
وَلِيِّكُمْ
وَبِالْبَراءَةِ
مِنْ
اَعْدائِكُمْ
وَالنّاصِبينَ
لَكُمُ الْحَرْبَ
وَبِالْبَراءَةِ
مِنْ اَشْياعِهِمْ
وَاَتْباعِهِمْ
Bari’tu
ilâ-llâhi wa ilaykum minhum wa ataqarrabu
ilâ-llâh thumma ilaykum bi-muwâlâtikum wa
muwâlâti waliyyikum wa bi-l-barâ’ati min
a‘dâ’ikum wa-n-nâçibîna lakumu-l-harba
wa bi-l-barâ’ati min achyâ‘ihim wa
atbâ‘ihim
Je les désavoue devant Allah
et devant vous et je cherche à me rapprocher d’Allah puis de vous en vous
aimant et en aimant celui que vous aimez, par mon rejet de vos ennemis et de
ceux qui sont en guerre contre vous, et par le rejet de leurs partisans et de
leurs adeptes
اِنّي
سِلْمٌ لِمَنْ
سالَمَكُمْ
وَحَرْبٌ
لِمَنْ
حارَبَكُمْ
وَوَليٌّ
لِمَنْ
والاكُمْ
وَعَدُوٌّ
لِمَنْ عاداكُمْ
Innî
silmun limen sâlamakum wa harbun
limen hârabakum wa waliyyun limen wâlâkum
wa ‘aduwwun limen ‘âdâkum
Je suis en paix
avec quiconque est en paix avec vous et je suis en guerre contre quiconque est
en guerre contre vous, je suis l’ami de quicoque est votre ami et
l’ennemi de quiconque est votre ennemi
فَاَسْأَلُ
اللهَ الَّذي
أكْرَمَني
بِمَعْرِفَتِكُمْ
وَمَعْرِفَةِ
اَوْلِيائِكُمْ
وَرَزَقَنِي
الْبَراءَةَ
مِنْ
اَعْدائِكُمْ
اَنْ
يَجْعَلَني
مَعَكُمْ فِي
الدُّنْيا
وَالاْخِرَةِ
وَاَنْ
يُثَبِّتَ لي
عِنْدَكُمْ
قَدَمَ صِدْقٍ فِي
الدُّنْيا
وَالاْخِرَةِ
Fa-as’alu-llâha-lladhî
akramanî bi-ma‘rifatikum wa ma‘rifati
awliyâ’ikum wa razaqaniya-l-barâ’ata min
a‘dâ’ikum en yaj‘alanî ma‘akum
fi-d-duniyâ we-l-âkhirati wa en yuthabbita
lî ‘indakum qadama çidqin fi-d-dunyâ
we-l-âkhira-ti
Je demande à Allah,
qui m’a honoré de votre connaissance et de la connaissance de vos amis et
m’a inspiré le désaveu de vos ennemis, de me permettre d’être avec
vous dans le monde d’ici-bas et dans l’autre monde et d’affermir
ma sincérité fidèle envers vous dans le monde d’ici-bas et dans
l’autre monde
وَاَسْأَلُهُ
اَنْ
يُبَلِّغَنِي
الْمَقامَ الْمحْمُودَ
لَكُمْ
عِنْدَ اللهِ
وَاَنْ
يَرْزُقَني
طَلَبَ ثاري
مَعَ اِمام
هُدىً ظاهِرٍ
ناطِقٍ
بِالْحَقِّ
مِنْكُمْ
Wa
as’aluhu en yuballighaniya-l-maqâm-el-mahmûda lakum
‘inda-llâh wa en yarzuqani talaba
thârikum ma‘a imâmi hudan dhâhirin nâtiqin
bi-l-haqqi minkum
Et je Lui demande
de me faire atteindre au rang méritoire que vous avez auprès d’Allah et
de m’accorder l’occasion de réclamer votre vengeance aux côtés
d’un Imâm de guidance, issu de vous, bien-guidé, réapparaissant et
annonçant la vérité
وَاَسْألُ
اللهَ
بِحَقِّكُمْ
وَبِالشَّأنِ
الَّذي
لَكُمْ
عِنْدَهُ
اَنْ
يُعْطِيَني
بِمُصابي
بِكُمْ
اَفْضَلَ ما
يُعْطي مُصاباً
بِمُصيبَتِهِ
مُصيبَةً ما
اَعْظَمَها
وَاَعْظَمَ رَزِيَّتَها
فِي الاْسْلامِ
وَفِي جَميعِ
السَّماواتِ
وَالاْرْضِ
Wa
as’alu-llâha bi-haqqikum wa
bi-ch-cha’ni-lladhî lakum ‘indahu an yu‘tiyanî bi-muçâbî bikum afdhala
mâ yu‘ti muçâban bi-muçîbatihi
muçîbatan mâ a‘dhamahâ wa a‘dhama
raziyyatahâ fi-l-Islâmi wa fî
jamî‘i-s-samâwâti wa-l-ard
Et je demande à
Allah, par votre droit et par la haute position dont vous jouissez auprès de
Lui, de me récompenser de mon deuil de vous, la meilleure récompense
qu’Il puisse accorder à quelqu’un en deuil, car il
s’agit là d’un deuil on ne peut plus immense et dont
l’affliction on ne peut plus immense pour l’Islam et pour tous les
cieux et la terre
اَللّـهُمَّ
اجْعَلْني
فِي مَقامي
هذا مِمَّنْ
تَنالُهُ
مِنْكَ
صَلَواتٌ
وَرَحْمَةٌ وَمَغْفِرَةٌ
Allâhumma-j‘alnî
fî maqâmî hâdhâ mimman tanâluhu
minka çalawâtun wa rahmatun wa maghfira
Ô mon Dieu ! Fais
que je sois, là où je me trouve ici (en visite pieuse «ziyârah), au nombre de
ceux dont Tu combles de Prières, de Miséricorde et de Pardon
اَللّـهُمَّ اجْعَلْ مَحْيايَ مَحْيا مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّدٍ وَمَماتي مَماتَ مُحَمَّدٍ وَآلِ مُحَمَّد
Allâhumma-j‘al mahyâya mahyâ Mohammadin wa âle Mohammadin wa mamâtî mamâta Mohammadin wa âle Mohammed
Ô mon Dieu ! fais-moi vivre et mourir de la même façon dont ont vécu et
sont morts Mohammed et la famille de Mohammed
اَللّـهُمَّ
اِنَّ هذا
يَوْمٌ
تَبَرَّكَتْ
بِهِ بَنُو
اُمَيَّةَ
وَابْنُ
آكِلَةِ الاْكبادِ
اللَّعينُ
ابْنُ
اللَّعينِ
عَلى
لِسانِكَ
وَلِسانِ
نَبِيِّكَ
صَلَّى اللهُ
عَلَيْهِ
وَآلِهِ فِي
كُلِّ
مَوْطِن
وَمَوْقِف
وَقَفَ فيهِ نَبِيُّكَ
صَلَّى اللهُ
عَلَيْهِ
وَآلِهِ
Allâhumma
inna hâdhâ yewmun tabarrakat
bihi Banû Umeyyata we-bnu âkilat-il-akbâdi-l-la‘înu-bnu-l-la‘îni
‘alâ lisânika wa lisâni Nabiyyika
çalla-llâhu ‘aleyhi wa âlihi fi kulli
mawtinin wa mawqifin waqafa fîhi
Nabiyyuka çallâ-llâhu ‘aleyhi wa âlih
Ô mon Dieu ! c’est un jour dont se sont félicités les Banû Omayyah et
le fils de la Dévoreuse de foies, le maudit fils du maudit, maudit par Ta
bouche et par la bouchne de Ton Prophète (saws) dans chaque endroit et dans
chaque demeure où s’est arrêté Ton Prophète (saws)
اَللّـهُمَّ
الْعَنْ اَبا
سُفْيانَ
وَمُعاوِيَةَ
وَيَزيدَ
ابْنَ
مُعاوِيَةَ
عَلَيْهِمْ
مِنْكَ
اللَّعْنَةُ
اَبَدَ الآبِدينَ
Allâhumma-l‘an
Abâ Sofyâna wa Mo‘âwiyata wa Yazîda-bna
Mo‘âwiya ‘aleyhim minka-l-la‘natu
abada-l-âbidîn
Ô mon Dieu ! maudis Abâ Sofyân, Mo‘âwiyah et Yazîd, fils de Mo‘âwiyah ; que Ta malédiction soit sur eux pour l’éternité
وَهذا يَوْمٌ فَرِحَتْ بِهِ آلُ زِياد وَآلُ مَرْوانَ بِقَتْلِهِمُ الْحُسَيْنَ صَلَواتُ اللهِ عَلَيْهِ
Wa
hâthâ yewmun farihat bihi âlu Ziyâd
wa âlu Marwân bi-qatlihimu-l-Huseyn
çalawâtu-llâh ‘alayh
C’est un jour où les Âle Ziyâd et les Âle Marwân se sont réjouis d’avoir assassiné el-Hussein, que les Prières d’Allah soient sur lui
اَللّـهُمَّ فَضاعِفْ عَلَيْهِمُ اللَّعْنَ مِنْكَ وَالْعَذابَ الاْليمَ
Allâhumma
fa-dhâ‘if ‘aleyhimu-l-la‘na minka
we-l-‘athâb-el-alîm
Ô mon Dieu! double donc sur eux la malédiction venant de toi et le
châtiment terrible
اَللّـهُمَّ
اِنّي
اَتَقَرَّبُ
اِلَيْكَ فِي
هذَا
الْيَوْمِ
وَفِي
مَوْقِفي هذا
وَاَيّامِ
حَياتي
بِالْبَراءَةِ
مِنْهُمْ وَاللَّعْنَةِ
عَلَيْهِمْ
وَبِالْمُوالاةِ
لِنَبِيِّكَ
وَآلِ
نَبِيِّكَ
عَلَيْهِ
وَعَلَيْهِمُ
اَلسَّلامُ
Allâhumma
innî ataqarrabu ileyka fî hâdhâ-l-yewmi wa
fî mawqifî hâthâ wa ayyâmi hayâtî
bi-l-barâ’ati minhum we-l-la‘nati ‘alayhim
wa bi-l-muwâlâti li- Nabbiyyika wa âle
Nabiyyika ‘aleyhi wa ‘aleyhimu-s-salâm
Ô mon Dieu ! je recherche Ta proximité en ce jour, dans cet endroit et pour tous les jours de ma vie, en les désavouant, en les maudissant, et en éprouvant de l’amour pour Ton Prophète et pour les membres de la famille de Ton Prophète, que la paix soit sur lui et sur eux
Puis réciter cent fois ثمّ تقول مائة مرّة :
ذلِكَ، اَللّـهُمَّ
الْعَنْ
اَوَّلَ
ظالِم ظَلَمَ
حَقَّ
مُحَمَّد
وَآلِ
مُحَمَّدٍ
وَآخِرَ
تابِعٍ لَهُ
عَلى
ذلك
Allâhumma-l‘an
awwala dhâlimin dhalama haqqa Mohammedin
wa âle Mohammed wa âkhira
tâbi‘in lahu ‘alâ dhâlika
Ô mon Dieu ! maudis le premier oppresseur qui a opprimé le bon droit de
Mohammed et des Âle Mohammed et le dernier qui l’a suivi en
cela
اَللّـهُمَّ
الْعَنِ
الْعِصابَةَ
الَّتي جاهَدَتِ
الْحُسَيْنَ عليه السلام
وَشايَعَتْ
وَبايَعَتْ
وَتابَعَتْ
عَلى
قَتْلِهِ
Allâhumma-l‘ani-l-‘içâbat-al-latî
jâhadati-l-Huseyn wa châya‘at wa bâya‘at wa
tâba‘at ‘alâ qatlihi
Ô mon Dieu ! maudis la bande qui a combattu el-Huseyn, qui s’est liguée, qui a pactisé et qui s’est compromise en vue de son assassinat
اَللّـهُمَّ
الْعَنْهُمْ
جَميعاً
Allâhumma-l‘anhum jamî‘an
Ô mon Dieu ! maudis-les tous
اَلسَّلامُ
عَلَيْكَ يا
اَبا
عَبْدِاللهِ وَعَلَى الاَْرْواحِ
الَّتي
حَلَّتْ
بِفِنائِكَ
عَلَيْكَ
مِنّي سَلامُ
اللهِ
اَبَداً ما
بَقيتُ
وَبَقِيَ
اللَّيْلُ
وَالنَّهارُ
Es-salâmu
‘aleyka yâ Abâ ‘Abdillâhi wa
‘alâ-l-arwâh-il-latî hallet bi-finâ’ika
‘alayka minnî salâmu-llâhi abaden mâ
baqîtu wa baqiya-l-leylu wen-nahâr
Que le salut soit
sur toi, ô Abâ Abdillâh, ainsi que sur les âmes qui demeurent en ton seuil. Sur
toi, de ma part, le salâm d’Allah pour toujours tant que j’existe
et que durent la nuit et le jour
وَلا
جَعَلَهُ
اللهُ آخِرَ
الْعَهْدِ
مِنّي
لِزِيارَتِكُمْ
Wa lâ
ja‘alahu-llâh âkhira-l-‘ahdi minnî li-ziyâratikum
Qu’Allah ne fasse
pas que ce soit mon dernier engagement à vous rendre visite
اَلسَّلامُ
عَلَى
الْحُسَيْنِ
وَعَلى عَلِيِّ
بْنِ
الْحُسَيْنِ
وَعَلى اَوْلادِ
الْحُسَيْنِ
وَعَلى
اَصْحابِ
الْحُسَيْنِ
Es-salâmu
‘alâ-l-Huseyn wa ‘alâ ‘Aliyyi-bni-l-Huseyn-i
wa ‘alâ awlâdi-l-Huseyn wa ‘alâ açhâbi-l-Huseyn
Que la paix soit
sur el-Huseyn, sur Ali fils d’el-Huseyn, sur les enfants
d’el-Huseyn et sur les compagnons d’el-Huseyn
Puis réciter ثمّ تقول :
اَللّـهُمَّ
خُصَّ اَنْتَ
اَوَّلَ
ظالِم بِاللَّعْنِ
مِنّي
وَابْدَأْ
بِهِ اَوَّلاً
ثُمَّ الْعَنِ
الثّانيَ
وَالثّالِثَ
وَالرّابِعَ
اَللّـهُمَّ
الْعَنْ
يَزيدَ خامِساً
وَالْعَنْ
عُبَيْدَ
اللهِ بْنَ
زِياد وَابْنَ
مَرْجانَةَ
وَعُمَرَ
بْنَ سَعْد وَشِمْراً
وَآلَ اَبي
سُفْيانَ
وَآلَ زِياد
وَآلَ
مَرْوانَ
اِلى يَوْمِ
الْقِيامَةِ
Allâhumma
khuçça enta awwala dhâlimin bi-l-la‘ni
minnî wa-bda’ bihi awwalen thumma-th-thâniya
wa-th-thâlitha wa-r-râbi‘a Allâhumma-l‘an Yazîda khâmisen wa-l‘en ‘Ubeydallâhi-bna
Ziyâd we-bna Marjâna wa ‘Umara-bna
Sa‘d wa Chimren wa âla Abî
Sofyâna wa âla Ziyâd wa âla
Marwân ilâ yawmi-l-qiyâmah
Ô mon Dieu !
Destine de ma part la malédiction sur le premier des oppresseurs et commence
par lui en premier. Puis maudis le deuxième, le troisième et le quatrième. Ô
mon Dieu !, maudis Yazîd en cinquième puis maudis ‘Ubeydallâh Ibn Ziyâd,
Ibn Marjânah, ‘Omar Ibn Sa‘d, Chimr, les Âle Abû Sofyân, les Âle
Ziyâd et les Âle Marwân jusqu’au Jour de la Résurrection
Puis
se prosterner (sujûd)
et réciter : ثمّ
تسجد وتقُول
اَللّـهُمَّ
لَكَ
الْحَمْدُ
حَمْدَ الشّاكِرينَ
لَكَ عَلى
مُصابِهِمْ
اَلْحَمْدُ للهِ
عَلى عَظيمِ رَزِيَّتي
Allâhumma
laka-l-hamdu hamda-ch-châkirîna laka ‘alâ
muçâbihim, el-hamdu li-llâhi ‘alâ ‘adhimi raziyyatî
Ô mon Dieu! louange à Toi, pareille à la louange de ceux qui Te
remercient de leur deuil. Louange à Toi pour l’immensité de mon
affliction
اَللّـهُمَّ
ارْزُقْني
شَفاعَةَ
الْحُسَيْنِ
يَوْمَ
الْوُرُودِ
وَثَبِّتْ لي
قَدَمَ صِدْق
عِنْدَكَ
مَعَ
الْحُسَيْنِ
وَاَصْحابِ
الْحُسَيْنِ
اَلَّذينَ
بَذَلُوا مُهَجَهُمْ
دُونَ
الْحُسَيْنِ
عَلَيْهِ السَّلامُ
Allâhumma-rzuqnî
chafâ‘ati-l-Huseyni yewma-l-wurûdi wa thabbit
lî qadama çidqin ‘indaka ma‘a-l-Huseyni
wa açhâbi-l-Huseyni alladhîna bathalû muhajahum dûna-l-Huseyni
‘aleyhi-s-salâm
Ô mon Dieu ! gratifie-moi de l’intercession d’el-Huseyn
le jour de l’Entrée (auprès de Toi) et affermis ma sincérité fidèle
envers Toi aux côtés d’el-Huseyn et des compagnons d’el-Huseyn,
qui ont sacrifié leur vie pour d’el-Huseyn, que la paix soit sur lui.
Enfin,
après la ziyârah faire une prière de deux rak‘ah, suivie du Du‘â’
‘Alqamah
Source : http://www.bostani.com/Moharram.htm#Ziy%C3%A2rat
vendredi 2 janvier 2009
Imam Hossein (as)
L'Imam Hossein (as) : Prince des Martyrs !
L'Imam Hossein (Seyyidou-Shohadâ "Le
seigneur des martyrs") le 2ème fils de l'Imam Ali et Fâtimah, est né
en l'an 4 de l'Hégire; après le martyre de son frère, l'Imam Hassan el-Mojtabâ, il devint Imam par Ordre divin et selon la volonté de son
frère. L'Imam Hossein fut Imam pour une période de 10 ans, dont la
totalité, excepté les 6 derniers mois, coïncida avec le califat de
Mou'awiyah.
L'Imam Hossein vécut dans des conditions de
répression et de persécution des plus pénibles. Ceci parce que les lois
religieuses avaient perdu beaucoup de leur poids et de leur crédit,
alors que les édits du gouvernement omeyyade avaient acquis une
puissance et une autorité totale.
De plus, Mou'awiyah et ses collaborateurs utilisèrent tous les moyens possibles pour écarter définitivement du pouvoir la sainte famille du Prophète (Ahl el beyt) et leurs partisans (chiites), et supprimer ainsi le nom de Ali et celui de sa famille. Par-dessus tout, Mou'awiyah voulait renforcer l'assise du califat de son fils, Yazid, auquel une grande partie des musulmans était défavorable, en raison de son manque de principes et de scrupules. Afin d'écraser toute opposition, Mou'awiyah prit de nouvelles mesures plus sévères. L'Imam Hossein dut endurer toutes sortes d'humiliations de la part de Mou'awiyah et de ses collaborateurs; jusqu'à ce qu'au milieu de l'année 60, Mou'awiyah mourut et que son fils Yazid prit sa place.
Prêter allégeance (bay'ah) était une vieille
pratique arabe accomplie dans les occasions importantes, telles que
l'intronisation d'un nouveau roi. Ceux qui étaient gouvernés, et
surtout les plus connus d'entre eux, donnaient leurs mains en signe
d'allégeance, de consentement et d'obéissance à leur prince ou leur
roi, leur manifestant ainsi leur approbation. Le désaccord après
l'allégeance était considéré comme un déshonneur pour une tribu de même
que résilier un contrat après l'avoir signé officiellement était
considéré comme un crime. Suivant l'exemple du Prophète (saws), les gens
pensaient que l'allégeance, quand elle était prêtée librement et non
par force, faisait autorité .
Mou'awiyah demanda aux notables de prêter allégeance à Yazid mais n'imposa pas cette requête à l'Imam Hossein, Il avait dit à Yazid dans ses dernières volontés, que si Hossein refusait de prêter allégeance il devait faire comme si de rien n'était, car il avait bien compris les conséquences désastreuses qu'aurait entrainées le recours à la force.
Mais à cause de son orgueil et de sa témérité, Yazid négligea le conseil de son père et, immédiatement après la mort de ce dernier, ordonna au gouverneur de Médine d'obtenir de force un serment d'allégeance de l'Imam Hossein, ou alors d'envoyer sa tête à Damas.
Après que le gouvernement de Médine eût informé
l'Imam Hossein de cette demande, ce dernier demanda un délai de
réflexion avant de répondre et partit dans la nuit avec sa famille vers
la Mecque. Il chercha refuge dans le sanctuaire de Dieu, lieu officiel
de refuge et de sécurité. Cet évènement advint vers la fin du mois de
Rajeb et le début de Cha'bân de l'an 60 de l'Hégire. Pendant près de 4 mois l'Imam Hossein demeura à la Mecque, en réfugié.
Cette nouvelle se répandit à travers tout le monde islamique. D'une part, beaucoup de personnes qui étaient lasses des iniquités de Mou'awiyah et encore plus mécontentes lorsque Yazid devint calife, écrivirent à l'Imam Hossein et lui exprimèrent leur sympathie. D'autre part, un torrent de lettres commença à affluer, spécialement de l'Iraq et surtout de la ville de Koufa, invitant l'Imam à aller en Iraq et à accepter de prendre la tête de la population locale dans le but de provoquer un soulèvement et de réprimer l'injustice et l'iniquité. Une telle situation était certainement dangereuse pour Yazid.
Le séjour de l'Imam Hossein à la Mecque se prolongea jusqu'à l'époque du pèlerinage, alors que des musulmans de toutes les régions du monde arrivaient par groupes pour accomplir les rites du Hadj . L'Imam découvrit que quelques uns des partisans de Yazid étaient entrés à la Mecque comme pèlerins, avec mission de le tuer pendant les rites du Hadj, à l'aide d'armes cachées sous leurs habits de pèlerins (ihràm).
L'Imam abrégea les rites du pèlerinage et décida de partir. Il se dressa au milieu de la grande foule des pèlerins et, en un bref discours, annonça qu'il s'apprêtait à partir pour l'Iraq. Dans ce discours, il déclara également qu'il tombera en martyr et demanda aux musulmans de l'aider à atteindre le but qu'il s'était fixé et d'offrir leurs vies sur le chemin de Dieu. Le jour suivant, il partit avec sa famille et un groupe de ses compagnons pour l'Iraq.
L'Imam Hossein était déterminé à ne pas prêter serment d'allégeance à Yazid et savait très bien qu'il sera tué. Il était conscient que sa mort était inévitable en face de la puissance militaire effrayante des Omeyyades, favorisée par la corruption dans certains secteurs, le déclin spirituel, le manque de volonté dans le peuple, surtout en Iraq.
Certaines des personnes en vue de la Mecque se tinrent sur le chemin de l'Imam pour le mettre en garde des dangers que comportait son voyage. Il répondit qu'il refusait de prêter allégeance et d'approuver un gouvernement injuste et tyrannique. Il ajouta qu'il savait que, où qu'il aille, il serait assassiné et qu'il quittait la Mecque pour préserver la Maison de Dieu et éviter que son sang y soit versé.
Sur le chemin de Koufa et à quelques jours de marche de la ville, il reçut la nouvelle que l'agent de Yazid à Koufa avait exécuté le représentant de l'Imam dans la cité ainsi que l'un de ses sympathisants bien connu à Koufa. Leurs pieds avaient été attachés et ils furent traînés dans les rues. La ville et les environs avaient été placés sous stricte surveillance et d'innombrables soldats de l'ennemi attendaient Hossein. Il n'y avait pas d'autre choix pour lui que d'avancer vers la mort. Ce fut là que l'Imam exprima sa ferme détermination à aller de l'avant et à mourir en martyr.
A 70 kilomètres de Koufa dans une plaine désertique nommée Karbala, l'Imam et son entourage furent encerclés par l'armée de Yazid : Pendant 8 jours, ils demeurèrent là, alors que l'encerclement se rétrécissait et que le nombre des ennemis augmentait. Finalement l'Imam, avec sa famille et un petit nombre de ses compagnons furent encerclés par une armée de 30 000 soldats.
Durant ces jours, l'Imam fortifia sa position et fit une sélection parmi ses compagnons. La nuit, il appela ses compagnons et, en une brève allocution déclara qu'il n'y avait rien à espérer sinon la mort et le martyre; il ajouta que, puisque l'ennemi n'était intéressé qu'à sa propre personne, il les libérait de toute obligation afin que, s'ils désiraient fuir dans l'obscurité de la nuit ils puissent sauver leur vie.
Ensuite, il ordonna d'éteindre les lumières et la plupart de ses compagnons, qui l'avaient rejoint par intérêt personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité - environ 40 parmi ses proches collaborateurs - et quelques uns des Banou Hâchim. De nouveau, l'Imam rassembla ceux qui restèrent et les soumit à une épreuve. Il s'adressa à eux, compagnons et proches hâchimites, leur répétant que l'ennemi ne s'intéressait qu'à sa personne. Chacun pouvait tirer avantage de l'obscurité de la nuit et échapper au danger. Mais cette fois, les fidèles compagnons de l'Imam répondirent, chacun à sa manière, qu'ils ne dévieraient pas un seul instant du chemin de la vérité dont l'Imam était le guide et qu'ils ne l'abandonneraient jamais. Ils dirent qu'ils défendraient sa famille jusqu'à leur dernière goutte de sang et aussi longtemps qu'ils pourraient tenir un sabre à la main.
Au neuvième jour du mois, un dernier ultimatum l'invitant à choisir entre " prêter serment d'allégeance ou la guerre " fut adressé à l'Imam par l'ennemi. L'Imam demanda un délai pour prier toute la nuit et se détermina à entrer dans la bataille le jour suivant. Au 10ème jour de Moharram de l'an 61 (680), l'Imam s'aligna en face de l'ennemi avec son petit groupe de fidèles, de moins de 90 personnes se composant de 40 compagnons, et de 30 membres de l'armée ennemie qui l'avaient rejoint pendant la nuit et le jour de la bataille ainsi que de sa famille hâchimite: enfants, frères, neveux, nièces et cousins.
Ce jour là, ils se battirent jusqu'à leur dernier souffle, et l'Imam, les jeunes hâchimites et ses compagnons tombèrent tous en martyrs. Parmi ceux qui furent tués figuraient 2 enfants de l'Imam Hassan, qui n'étaient âgée que de 13 et 11 ans, ainsi qu'un enfant de 5 ans et un nourrisson, tous 2 fils de l'Imam Hossein.
L'armée de l'ennemi, après la fin de la bataille, pilla le harem de l'Imam et brûla ses tentes. Elle décapita les corps des martyrs, les dévêtit et les jeta sur le sol sans les enterrer. Ensuite, elle emmena les membres du harem - des femmes et des filles sans défense - ainsi que les têtes des martyrs, à Koufa Parmi les prisonniers, il y avait 3 hommes de la famille de l'Imam : un de ses fils, âgé de 22 ans, qui était très malade et incapable de bouger, Ali Ibn Hossein (dit Zeyn el Abidine), le futur 4ème Imam, le fils de ce dernier, alors âgé de 4 ans, Mohammed ibn Ali (dit El Baqer), qui devait devenir le 5ème Imam et enfin Hassan Moçannâ, le fils du 2ème Imam qui était également le beau-fils de l'Imam Hossein et gisait blessé pendant la bataille, parmi les morts. Il fut trouvé presque mourant et grâce à l'intervention d'un général ne fut pas décapité. On l'emmena plutôt avec les prisonniers à Koufa et de là à Damas pour paraître devant Yazid, maudit soit-il.
L'événement de Karbala, la capture des femmes et des enfants de la Maison du Prophète (saws), leur déplacement de ville en ville comme prisonniers et prisonnières et les discours prononcés par Zeyneb, la petite fille du Prophète (saws), ainsi que par le 4ème Imam, tous deux au nombre des prisonniers, provoquèrent la disgrâce des Omeyyades. De tels abus envers la famille du Prophète (saws) neutralisèrent la propagande soutenue par Mou'awiyah depuis des années. L'affaire prit de telles proportions que Yazid désavoua et condamna publiquement les actions de ses agents.
L'événement de Karbala joua un rôle majeur dans le renversement du gouvernement omeyyade, bien que son effet fut retardé. Il renforça également les racines du chi'isme. Comme conséquence immédiate, il y eut les révoltes et les guerres sanglantes qui se poursuivirent pendant 12 années. Parmi ceux qui causèrent la mort de l'Imam, aucun ne put échapper à la vengeance punitive.
Quiconque étudie attentivement la vie de l'Imam
Hossein et de Yazid et les conditions régnant à l'époque, se
convaincra que l'Imam Hossein n'avait d'autre choix que de se faire
martyriser. Jurer serment d'allégeance à Yazid aurait signifié une
démonstration publique de mépris envers l'Islam, chose impossible pour
l'Imam. Car Yazid, non seulement ne manifestait aucun respect pour
l'Islam et ses commandements mais encore, foulait publiquement au
pied, sans la moindre pudeur, ses fondements et ses lois. Les
prédécesseurs, même s'ils s'opposaient aux règles religieuses, le
faisaient toujours en conservant les apparences de la religion : ils
respectaient la religion au moins dans ses formes extérieures. Ils
s'enorgueillissaient d'être des Compagnons du Prophète (saws) et des autres
saints personnages en lesquels le peuple avait confiance.
De ceci, on peut conclure du caractère erroné de l'opinion de certains interprètes de ces évènements selon qui les 2 frères Hassan et Hossein, avaient des goûts différents, l'un choisissant la voie de la paix et l'autre la voie de la guerre, de sorte que l'un des frères fit la paix avec Mou'awiyah tout en étant fort d'une armée de 40 000 hommes, alors que l'autre partit en guerre contre Yazid avec une armée de 74 hommes. Nous voyons que le même Imam Hossein qui refusa de prêter serment à Yazid pour un jour, vécut pendant 10 ans sous le gouvernement de Mou'awiyah de la même manière que son frère qui endura aussi pendant 10 ans le règne de Mou'awiyah, sans s'opposer directement à lui, mais au-delà de certaines limites, l'honneur commande la révolte !
Source : http://www.albouraq.org/ahloulbayt/biog3imm.htm
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