mardi 30 décembre 2008
Achetez palestinien !
Et si vous faisiez un petit geste pour la Palestine ?
Toute personne objective et humaine ne peut qu’être sensible au triste sort réservé aux Palestiniens vivant sous occupation. La
situation peut parfois sembler désespérée, comme en ce moment où le peuple palestinien subit une nouvelle phase de la politique génocidaire des sionistes (400 morts et 2000 blessés en quelques jours).
Pourtant, chacun d’entre
nous peut bel et bien apporter concrètement son aide au peuple palestinien. A
l’occasion d’une fête, d’un anniversaire ou autre, vous pouvez même
faire d’une pierre deux coups : surprendre vos proches avec des cadeaux
originaux, et apporter un soutien concret à l’économie palestinienne.
Comment ? En contournant le blocus infâme voulu par l’Etat sioniste. En effet, il est possible et facile d'acheter des produits fabriqués en Palestine par le biais d’internet.
Voici des liens vers des organisations qui proposent les produits d'artisans de Cisjordanie et de Gaza :
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www.cafepress.com/palshirts - pour les teeshirts
www.zaytoun.org - basée à Londres, coordonne la vente d’huile d’olive produite en Palestine
www.twinningwithpalestine.net - répertorie divers autres sites
Faites le calcul...
Partons
du principe qu'il y a 6 millions de musulmans en France. Si chacun s'astreint à consacrer 25 € chaque année à la cause
Palestinienne, c'est jusqu'à 150 millions € par an qui seront
injectés dans l'économie Palestinienne ! Et cela, rien qu'avec les
musulmans de France...
De plus , si on divise les 25 € par les 365 jours que contient une année civile, on se rend vite compte qu'il suffit de mettre de coté moins de 7 centimes (6,85 exactement) par jour; autrement dit, cette petite contribution en faveur de la Palestine est à la portée de tous et de toutes, y compris des enfants.
Alors
bon shopping à toutes et à tous !
Et, a contrario, de retour de nos
supermarchés, rappelons qu'il est bon d'éviter les produits dont le
code-barre commence par 729... produits emballés et labellisés dans
l'Etat sioniste.
N'achetez plus chez les sionistes et donner votre argent aux palestiniens, ça vaudra mieux que mille manifs !
(Ce texte est une aimable contribution d'une lectrice)
samedi 27 décembre 2008
Bilan de la résistance palestinienne en 2008
Bilan de la résistance palestinienne en 2008
En cette fin d'année 2008, le Comité Action Palestine se propose de faire le point sur la situation de la résistance palestinienne.
L'année écoulée a été, à beaucoup d'égards, caractérisée par la continuation et l'accentuation de la politique coloniale sioniste, et ceci dans toute la Palestine historique : extension des colonies juives, arrestations massives de palestiniens , expulsions et apartheid , attaques meurtrières de l'armée sioniste, blocus criminel à Gaza, collaboration des dirigeants de l'Autorité Palestinienne, division des principaux mouvements politiques palestiniens ; face à ces difficultés, les palestiniens ont poursuivi et accentué leurs actions de résistance aussi bien sur un plan politique- mobilisation contre le mur, contre le vol des terres, refus des expropriations, refus de capituler à Gaza, etc...- que sur un plan militaire : tirs de roquette à Gaza, détention du soldat Shalit, attaques contre une école militaire à Al-Quds, etc...
Mais, au delà de la description des événements qui constitue une part importante de cet exposé, il a paru primordial de replacer les faits dans le contexte économique mondial actuel et dans une perspective historique.
Il apparaîtra alors que nous sommes probablement au début d'une
nouvelle phase, au cours de laquelle la radicalisation de la résistance
palestinienne, notamment au sein des territoires occupés en 48, sera
concomitante à l'affaiblissement de la puissance occupante. Cette
perspective est évidemment porteuse d'espoir pour tous ceux dont le vœu
le plus cher est l'effondrement rapide de l'État Sioniste et de son
entreprise génocidaire. Le CAP fait bien sûr partie de ceux-là.
1- La poursuite de la colonisation et de la répression sionistes
L’année
2008 a été marquée par la poursuite des agressions sionistes. L’armée
d’occupation a perpétré plusieurs massacres comme par exemple celui de
Gaza fin février qui a fait plus de 100 morts en moins d’une semaine,
mais aussi des assassinats de citoyens et de leaders politiques, ou
encore des arrestations massives, notamment des membres du Hamas et du
Jihad Islamique en Cisjordanie. La colonisation sous toutes ses formes,
se poursuit à un rythme effréné.
La ville d’al-Quds est
particulièrement menacée, car ses habitants sont délogés par
l’intermédiaire de tout un arsenal de moyens administratifs et
policiers, afin de laisser place nette à une judaïsation galopante. Les
lieux saints musulmans sont particulièrement visés, la destruction de
la Mosquée al-Aqsa et du Dôme du Rocher est désormais clairement
envisagée par l‘occupant. Il est difficile d’imaginer les conséquences
d’un tel acte, qui serait sans précédent dans l‘histoire contemporaine.
Partout des bandes de colons terrorisent les Palestiniens l’activité
meurtrière de ces milices se multiplie un peu partout en Cisjordanie,
en toute impunité. Le blocus de Gaza se poursuit. Mais en dépit de son
économie exsangue et de la situation humanitaire dramatique qui en
résulte, en dépit du soutien indirect de la plupart des gouvernements
arabes à son agresseur, Gaza ne se laisse pas dicter ses choix.
Enfin,
la situation se détériore encore pour les palestiniens vivant dans les
territoires occupés en 1948. Alors que les agressions vis-à-vis des
Palestiniens du Naqab sont continuelles sans jamais être révélées, les
palestiniens d’Akka (St Jean d’Acre) ont vécu une flambée de violence
de la part de colons juifs. En 2006, un rapport des services secrets
israéliens précisait que les Palestiniens de 48 constituent un danger
pour l’Etat sioniste. Les intimidations dont a été victime le député
Palestinien à la Knesset, Asmi Bishara, obligé à fuir, sont
révélatrices.
D’autres organisations politiques sont touchées. Les
responsables d’Ittijah (coalition d’organisations palestiniennes), que
le CAP a rencontré en mars à Haïfa, nous ont affirmé que la plupart des
institutions palestiniennes dans les territoires occupés en 48 sont
menacées. Tous les Palestiniens s’entendent pour dire que l’objectif de
ces menaces est de terminer l’épuration ethnique commencée en 1948,
c’est-à-dire de chasser tous les Palestiniens qui vivent encore au sein
de l’Etat sioniste. 60 ans après la Nakba et le génocide du peuple
palestinien continuent (génocide est pris au sens de la définition de
l’article II de la Convention sur la prévention et la répression du
crime de génocide du 9 décembre 1948). En guise de conclusion, citons
Matan Vilnai, le ministre adjoint à la défense de l’état juif, dont les
déclarations au moment du massacre de Gaza sont éloquentes sur les
intentions sionistes : «plus les tirs de roquettes s’intensifient, plus
grand sera l’holocauste subit par les Palestiniens»
2- La lutte politique inter-palestinienne
Face à cette colonisation, la situation sur la scène politique palestinienne n’a pas vraiment changé par rapport à l’année dernière; 2009 devrait être une année décisive.
Fin 2007 s’est tenu le congrès d’Annapolis: «un plan de paix» de plus que les sionistes et leurs alliés impérialistes agitent à la face du monde pour continuer leur politique de faits accomplis sur le terrain. En lieu et place de «paix», il s’agit bel et bien d’accords sécuritaires pour détruire la résistance palestinienne.
L’élément politique essentiel de l’année 2008 est la répression massive des résistants palestiniens en Cisjordanie, notamment ceux du Hamas, par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne : 515 prisonniers politiques sont détenus par celle-ci, l’emploi de la torture est généralisé. La collaboration avec l’ennemi sioniste a quasiment été officialisée par le clan au pouvoir en Cisjordanie. Ses forces de sécurité sont équipées et entraînées par les Américains. Un article récent publié dans le journal israélien Yediot Aharonot décrit parfaitement la collaboration très étroite entre les appareils sécuritaires israéliens et palestiniens, pour maintenir la clique dirigeante actuelle en Cisjordanie, après la fin du mandat officiel d’Abbas en janvier 2009. Le Hamas est devenu l’ennemi commun d’Israël et de l’Autorité Palestinienne. La détermination de cette dernière semble maximale pour éliminer le Hamas mais aussi réprimer le peuple palestinien si la situation l'exige. Les massacres de Gaza en février 2008 ne l’ont aucunement dissuadé de continuer les «négociations» avec les sionistes.
Cette
trahison a atteint le point de non-retour: en août 2008, Abbas
remettait en question le droit au retour en déclarant: «Je ne peux pas
demander qu’Israël accepte tous les réfugiés, mais ça ne veut pas dire
qu’aucun d’entre eux ne rentrera». Une lettre ouverte adressée à Abbas,
et signée par 72 organisations (dont tous les partis politiques
palestiniens, Fatah compris), rappelle notamment que ce droit est non
négociable. Aucun dirigeant palestinien n’a la légitimité de le
négocier au nom des réfugiés. Toutefois, malgré cette unité sur la
défense du droit au retour, les divisions politiques demeurent très
profondes. Il ne peut d’ailleurs en être autrement.
Pour simplifier, il faut distinguer d’un côté ceux qui soutiennent la résistance comme le Hamas et le Jihad Islamique et, de l’autre, ceux qui soutiennent globalement la politique répressive et collaborationniste de Abbas. L’allégeance du leadership du FPLP à Abbas est totale, signe que ce parti autrefois leader de la résistance armée, a abandonné ses principes fondateurs. Des divisions sont également présentes au sein du Fatah où une polarisation croissante se développe entre le camp des nationalistes, fidèles à Yasser Arafat et le camp des pragmatiques, bénéficiaires d’Oslo et qui collaborent ouvertement avec l’occupant sioniste; les premiers considérant, à juste titre, les seconds comme des traîtres.
Face au bloc sioniste {Autorité Palestinienne et Israël}, le Hamas se maintient à Gaza, et les témoignages concordent pour dire que la sécurité y a été rétablie pour la population, malgré des conditions de vie très difficiles. Mais la marge de manœuvre du Mouvement de la Résistance Islamique est très étroite. En Cisjordanie, beaucoup de ses leaders et de ses militants ont été arrêtés soit par l’armée de l'occupant soit par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne. Le 19 Juin 2008, le Hamas a négocié une trêve avec l’Etat sioniste pour permettre un allègement des souffrances de la population. Depuis, la trêve tient bon et toutes les factions s’y conforment à Gaza, alors même que le blocus n’a pas été levé Elle a sans doute permis un réarmement du Hamas et des forces de la résistance à Gaza ; suite au non-respect de ses engagements par l‘occupant, le Hamas a récemment décrété la fin de cette trêve.
Par
ailleurs, le Hamas a répondu positivement aux tentatives de refonder
l’union nationale palestinienne sous l’égide de l'Égypte. Les
propositions de discussion étaient relatives à l’établissement d’un
gouvernement d’entente nationale qui aurait la charge d’organiser des
élections présidentielles et législatives, de reconstruire les services
de sécurité et de réactiver l’OLP. Mais considérant d’une part la
situation de collusion entre l’Autorité Palestinienne et Israël, et,
d’autre part, le torpillage systématique de toute initiative de cette
nature par ce dernier et ses alliés occidentaux, on peut sérieusement
se demander à quoi aurait servi cette tentative de dialogue. Il est
légitime aussi de se questionner sur la stratégie du Hamas. Veut-il
faire la preuve que c’est l’Autorité Palestinienne qui refuse toute
entente nationale? Ce dialogue s’inscrit dans la perspective de la fin
du mandat de Abbas qui se terminera selon la constitution palestinienne
en janvier 2009.
Se conformant à la constitution palestinienne, Hamas veut des élections présidentielles en 2009 ; le clan Abbas veut quant à lui les repousser en 2010 pour qu’elles se tiennent en même temps que les législatives. Cette perspective est très inquiétante et il est très probable que la crise s’aggrave en 2009. En effet, il semble impossible que le leadership du Fatah fasse la moindre concession sur ce point (ce qui rejoint sa position sur la coopération sécuritaire), même si en apparence il se dit prêt à dialoguer. Là encore, il faut questionner la stratégie du Hamas d’aller jusqu’au bout de l’expérience institutionnelle mise en place lors du processus d’Oslo. Est-ce par respect pour la démocratie palestinienne à laquelle les dirigeants du Hamas paraissent particulièrement attachés?
3 – La résistance palestinienne
Malgré une certaine lassitude exprimée au sein de la population palestinienne en raison la colonisation qui s‘étend, de la répression qui s’accentue, de la collaboration ouverte de l’Autorité Palestinienne avec l’occupant, et enfin du manque de perspectives politiques en général, la résistance de tous face à l’occupation se poursuit sans relâche. Il faut d’abord souligner que l’Autorité Palestinienne ne dispose d’aucun soutien populaire. Il est bon de rappeler ensuite la résistance quotidienne de tous pour continuer à vivre, la mobilisation sans relâche contre la construction du Mur, la lutte contre la judaïsation à al-Quds des Palestiniens qui restent dans leurs maisons coûte que coûte, la résistance des agriculteurs qui vont affronter les colons pour se rendre sur leurs terres, la résistance de tous ceux qui prient dans la rue ou aux check-points, la résistance de ceux qui à al-Quds font rempart de leurs corps pour empêcher les sionistes de profaner l’esplanade des Mosquées. Il ne faut pas oublier des opérations plus spectaculaires comme la destruction du Mur séparant Gaza de l’Egypte à Rafah en janvier 2008, alors que le blocus était à son paroxysme, ou encore les attaques conduites en bulldozer et en voiture à al-Quds très récemment, attaques spontanées qui montrent bien que la tension est très forte dans la population palestinienne.
La résistance armée a quant à elle été très active à Gaza jusqu’à la trêve. Plusieurs opérations armées d’envergure ont également été conduites avec succès, à Dimona en février et al-Quds en mars 2008, où un résistant s’est attaqué à une école militaire pour colons.
A Gaza, la trêve a été respectée par toutes les factions. Mais au moment où le dialogue inter-palestinien devait reprendre sous l’égide de l'Égypte, l'État sioniste fidèle à lui-même a rompu cette trêve et a mené des expéditions criminelles à Gaza. La riposte de la résistance a été immédiate par des tirs de roquettes. La trêve avait permis de réorganiser les forces armées qui avaient toujours affirmé qu’en cas d’attaque massive de Gaza, l’occupant sioniste serait surpris par l’ampleur de la résistance.
En revanche, la question de la résistance armée en Cisjordanie est plus problématique. Beaucoup de membres des brigades des martyrs d’Al-Aqsa (branche armée du Fatah) ont abandonné les armes et ont été intégrés aux services de sécurité de l’Autorité Palestinienne (partie des accords sécuritaires avec l’occupant). De nombreux résistants du Jihad et du Hamas ont été tués ou jetés en prison. Toutefois, il faut se rappeler que le Hamas avait déjà fait l’objet d’une forte répression (notamment en 1989), et il avait su s’en relever assez rapidement. Sa capacité à se reconstruire est-elle toujours intacte ? Attend-il le moment propice pour reprendre la résistance? A l’heure actuelle, il est difficile de se prononcer en faveur de telle ou telle hypothèse.
La
détention du soldat sioniste Shalit est également un élément
déterminant de la résistance. Elle permet de maintenir sur l’agenda
politique la question cruciale des prisonniers. Le Hamas a établi une
liste non-négociable d’environ 1000 noms de prisonniers à échanger ; y
figurent notamment plusieurs responsables politiques de tous bords,
l’ensemble des femmes et des enfants incarcérés, ainsi que les plus
anciens détenus dans les geôles de l’occupation.
Ce type d’action de résistance s’avère très payant. Il faut rappeler la victoire sur l’ennemi sioniste qu’a représenté l’opération Radwane en juillet dernier, pendant laquelle la résistance libanaise a obtenu la libération de plusieurs résistants libanais emprisonnés de longue date en Israël et la restitution de 200 dépouilles de martyrs, en échange du corps de 2 soldats sionistes capturés par le Hezbollah en juillet 2006. Après l’échec militaire de 2006 au Liban, l’opération Radwane constitue un coup très fort porté à l’entité sioniste, non pas militairement, mais psychologiquement, moralement, médiatiquement.
4 – La situation de l’Etat juif
Même si sur le terrain, l’occupant poursuit sans relâche sa politique coloniale et génocidaire, il est important d’analyser les indicateurs d’affaiblissement du sionisme dans l’Etat juif.
L’obligation de céder le terrain à Gaza en 2005 (même si l’emprise sioniste sur ce territoire ne s’est pas relâchée) est le premier indicateur. D’autre part le solde migratoire juif en Israël est négatif depuis plusieurs années et la bataille démographique est plus que jamais d’actualité. Maintenir une majorité juive est un objectif majeur pour l’Etat juif. Les menaces contre les Palestiniens des territoires de 48 et les récents évènements de 'Akka (St-Jean d'Acre) s’inscrivent dans ce cadre : poursuivre l’épuration ethnique pour sauvegarder la majorité juive.
A cela, il faut ajouter que le leadership politique sioniste a été soumis à de multiples scandales politico-financiers (et de mœurs…), ce qui a déstabilisé le gouvernement en place. Même si les deux derniers Premiers Ministres sionistes ne diffèrent en rien de leurs prédécesseurs pour ce qui est de l’attention qu’ils portent aux droits des Palestiniens, il est intéressant de noter que ce sont les premiers dirigeants civils de cet Etat. Olmert et Livni sont en effet très critiqués en interne car ils sont considérés comme des dirigeants faibles et peu expérimentés. Les gouvernements de coalition qu’ils sont obligés de constituer sont un autre facteur d’instabilité. Ceci dit, l’armée de l’état juif, qui a toujours conduit le processus colonial, n’a pas besoin du gouvernement pour poursuivre ses activités régulières d’occupation en Palestine.
En situation de conflit de grande intensité, la faiblesse du pouvoir civil a par contre des conséquences importantes, comme lors de la guerre contre le Liban en 2006. Déjà citée précédemment, la défaite militaire contre le Hezbollah en 2006 et l’échange de prisonniers qui a suivi en 2008 constituent en effet des indicateurs importants du net recul de l’Etat sioniste sur le plan militaire. Comme la guerre est le ciment de l’Etat juif, plusieurs projets d’agression sont en gestation, visant particulièrement 2 pays: le Liban et l’Iran. S’il mettait ses projets à exécution, ces nouvelles guerres pourraient lui être fatales en raison de la faiblesse de son leadership politique, d’autant plus que l’implication de la Russie (contre Israël) est à envisager, puisque des intérêts majeurs russes dans la région pourraient être menacés.
Enfin la crise économique mondiale pourrait conduire les USA à réduire leur soutien financier à l’Etat sioniste. Cette crise pourrait modifier complètement les équilibres mondiaux et faire que le Proche-Orient ne soit plus le principal foyer de tension mondial. Dans ces conditions, il semble désormais possible que soit posée la question du maintien d’une colonie occidentale aussi coûteuse.
Pour compléter le tableau, il est également intéressant de mentionner une étude américaine réalisée en 2008 sur la situation des États dans le monde: elle place Israël parmi les 60 pays au monde où les risques d’effondrement sont les plus élevés….(Is Israël one disaster to collapse ? 12/08/08 www.arabisto.com)
5- Replacer ces évènements dans une perspective historique
Pour
replacer la période actuelle dans son contexte historique, nous pouvons
dan un premier temps nous situer à court-terme et constater que l’année
2008 est la 8ème année depuis le début de la deuxième
Intifada dite al-Aqsa. Sur ces 8 années, plus de 5 500 palestiniens ont
été tués, dont 1 000 enfants et adolescents. Plus de 25 000 palestiniens ont été blessés, dont des milliers de femmes, d'enfants et de vieillards. Plus de 63 000 personnes ont été
arrêtées et environ 12 000 croupissent dans les geôles de l’occupant.
Si
les colons ont été chassés de Gaza, la colonisation en Cisjordanie se
poursuit à une vitesse sans précédent et la judaïsation d’al-Quds se
poursuit à un rythme effréné. La menace d’expulsion des Palestiniens
restés chez eux en 48 se fait également plus précise. Face à cela, le
soutien du peuple palestinien à la résistance, notamment armée, ne
faiblit pas. Même si la population est fatiguée, la grande majorité du
peuple ne veut plus des soi-disant négociations qui ne mènent à rien,
sauf au pire. Elle dénonce aussi la corruption des bénéficiaires
d’Oslo, notamment celle des hauts dignitaires du Fatah, qui est sur le
devant de la scène nationale depuis 30 ans.
Le peuple ne demande rien d’autre que la réalisation de ses droits historiques. Cela s’est traduit dans les urnes par la victoire du Hamas aux élections législatives en 2006. Ces dix dernières années ont donc conduit à rendre la scène politique palestinienne plus lisible. Ceux qui défendent actuellement les intérêts du peuple sont clairement identifiés. Globalement la tension est immense, en dépit de la lassitude. L’explosion populaire est certainement proche et, de toute manière, souhaitable. Comme nous l’a déclaré Jamal Juma de l’organisation palestinienne «Stop the wall», en mars dernier , il faut que le peuple relève la tête. La question est de savoir quelle forme prendra cette troisième Intifada et comment elle sera organisée.
6- La Nakba
L’année 2008, c’est aussi celle du 60ème anniversaire de la Nakba. Comment considérer la Nakba d‘un point de vue historique? Comme le point de départ de la résistance palestinienne , ou comme une grande catastrophe ?
La
résistance palestinienne a débuté bien avant la Nakba. Elle a commencé
dès les premières vagues d’immigration juive en Palestine, que ce soit
face à l’occupant britannique ou face aux milices sionistes qui
s’organisaient pour faciliter les premiers vols de terre palestinienne
par les colons. L’apogée de cette résistance fut la grande révolte de
1936 à 1939. La répression menée par l’occupant britannique fut
terrible et lamina la résistance palestinienne. Complètement anéantie,
cette résistance n’a rien pu faire pour s’opposer à la terrible
épuration ethnique des années 47-48. Cette Nakba marque donc la fin
d’une première vague de résistance héroïque, un évènement daté,
dramatique, correspondant à l’éclatement et à l’exode du peuple
palestinien; mais elle marque aussi le début d’une phase de
reconstruction de la résistance dont l’objectif final est le retour sur
la terre de Palestine.
Cette reconstruction de la résistance n’est pas
linéaire, elle a d’abord concerné les réfugiés dans les pays
limitrophes, puis à partir du début des années 80, les Palestiniens de
Cisjordanie, Gaza et al-Quds. En 2008, nous sommes à une période
charnière de cette reconstruction. Quelle sera la prochaine étape sur
l’ensemble de la Palestine ? La situation actuelle nous incite à penser
que les Palestiniens des territoires de 48 joueront un rôle essentiel
dans les phases suivantes. La plupart des Palestiniens de 48 rencontrés
témoignent que leur présence constitue une menace pour la survie de
l'État sioniste.
Durant des décennies l'État sioniste a tenté de
brouiller leur identité palestinienne. Mais des évènements comme la
répression de la grève générale du 30 mars 1976 , les attaques de
civils juifs contre les palestiniens en octobre 2000 à Nazareth , ou
encore les événements récents à Saint Jean d’Acre, ont constitué des
signes évidents du fait que l‘Etat juif ne céderait jamais rien aux
palestiniens vivant en son sein. Face à la répression croissante, il
est probable que la résistance s’intensifie et prenne des formes
nouvelles sur les territoires occupés en 1948, puis fasse le lien avec
celle qui se poursuit ailleurs en Palestine. En parlant des évènements
récents à 'Akka (St-Jean d’Acre), un responsable du Jihad islamique a
récemment déclaré : «ce qui arrive est une indication de la troisième
Intifada».
La résistance palestinienne pourrait donc à l’avenir se développer au cœur même de l'État sioniste. Cela constituerait le signal de la réunion de toutes les forces de résistance palestinienne et un énorme espoir pour la libération totale de la Palestine.
Source : http://www.comiteactionpalestine.org/modules/news/article.php?storyid=114
mercredi 24 décembre 2008
Célébrer les fêtes de kouffar est haram !
Célébrer les fêtes de kouffar est haram ! { لَقَدْ كَفَرَ الَّذِينَ قَالُوا إِنَّ اللَّهَ ثَالِثُ ثَلَاثَةٍ } « Ce sont des kouffar ceux qui disent qu’Allah est la troisième personne de la trinité » [5:73] Et IL (jella wa 'ala) dit : { لَقَدْ كَفَرَ الَّذِينَ قَالُوا إِنَّ اللَّهَ هُوَ الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ } « Ce ne sont que des kouffar ceux qui disent qu’Allah est le messie, fils de Meryem » [5:17] Durant
les festivités, les chrétiens décorent leurs maisons, magasins, écoles,
rues… Leurs célébrations se manifestent aussi bien en public qu’en
privée, dans les églises et ailleurs. Pour l’occasion, ils échangent
des cadeaux et chantent des hymnes. La
principale raison pour laquelle certains musulmans copient le modèle
occidental est le complexe d’infériorité présent dans l’esprit des
imitateurs. La source de ce sentiment d’infériorité est la décadence
intellectuelle et sentimentale dont ils souffrent. Elle est due au
manque de conscience de la grandeur de la Aqida islamique, de ses
idées et règles. Ils n’ont pas saisi que seules ces dernières
assureront la justice, le bonheur et l’apaisement de l’humanité. De
même ils ne réalisent pas la corruption de la culture occidentale, ses
valeurs, traditions et foi ainsi que le mode de vie sur lequel elle est
basée. IL (swt) dit : { فَإِمَّا يَأْتِيَنَّكُمْ مِنِّي هُدًى فَمَنِ اتَّبَعَ هُدَايَ فَلَا يَضِلُّ وَلَا يَشْقَى } { وَمَنْ أَعْرَضَ عَنْ ذِكْرِي فَإِنَّ لَهُ مَعِيشَةً ضَنْكًا وَنَحْشُرُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَعْمَى } « Attendez-vous à recevoir de Moi une direction. Celui qui la suivra
évitera de s’égarer et d’être malheureux. Celui qui s’en détournera
aura une vie misérable, il sera aveugle au jour de la résurrection. » [20:123-124]. Ô
musulmans, les valeurs élevées ainsi que les splendides significations
de vos ‘Aîd sont manifestes. Ainsi, durant le ‘Aîd el-Fitr, vous
célébrez la fin du mois béni de Ramadhan, du mois de l’obéissance et du
culte d’Allah (swt). C’est le mois durant lequel on donne la sadaqah et
on renforce les liens entre musulmans. C’est le mois de la Teqwa et de
la vertu, durant lequel les musulmans se concurrencent dans
l'accomplissement des bonnes et pieuses actions. De la même manière
qu'ils se concurrencent pour rester loin de ce qu’Allah a interdit :
les mauvaises et abominables actions. Dans votre ‘Aîd les valeurs de
sensibilité et de compassion pour les orphelins et les nécessiteux, que
l’Islam encourage, se manifestent. Quant au ‘Aîd béni d'el-Adhâ, il
appartient aux manâsik (rites) du Hajj où les musulmans se hâtent vers
la maison sacrée d’Allah pour le glorifier, se purifier des péchés et
pour se libérer du chirk. Durant ce ‘Aîd, nous voyons la sublime preuve
d’obéissance et de sacrifice dans la voie d’Allah, par laquelle les
musulmans imitent leur père Ibrahim (as). Les deux ‘Aîd incarnent
l’unité des musulmans d’un coin à l’autre de la terre, en dépit des
frontières et de l’installation de barrières par les kouffar
colonialistes pour déchirer le corps de la Oumma. { وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطًا لِتَكُونُوا شُهَدَاءَ عَلَى النَّاسِ وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًا } « C’est
ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que
vous soyez témoins à charge de l’humanité, tout comme le Messager sera
témoin à votre charge. » [2:143]
Parmi les non
musulmans, les chrétiens fêtent, selon eux, le jour anniversaire de la
naissance de 'Isâ ibn Meryem (que la paix d’Allah soit sur eux) et le
nouvel an chrétien.
Le musulman est attristé de voir les
enfants des musulmans participer à la célébration de ces fêtes, imiter
et respecter ces traditions.
Ce faisant, ils ne saisissent pas
le lien de ces fêtes et traditions avec la croyance artificielle et mal
orientée des chrétiens, ni la règle de la charia concernant une telle
participation.
La charia a fixé les jours des fêtes
musulmanes, qui leurs sont spécifiques : ‘Aîd el-Fitr et de ‘Aîd el-Adhâ. En-Nasâ’î a relaté d’après Anas : « Quand le Prophète (saws)
a émigré de Makkah à Madinah, les habitants de Madinah avaient
l’habitude d’avoir deux fêtes. Durant ces deux jours des carnavals et
des festivités étaient organisées. Le Prophète (saws) a dit : " au
lieu de ces deux jours, Allah a désigné pour vous deux autres jours,
qui sont meilleurs, les jours de ‘Aîd el-Fitr et de ‘Aîd el-Adhâ ". »
C’est une déclaration du Messager (saws) stipulant que les musulmans ne
reconnaissent que deux fêtes : ‘Aîd al-Fitr et de ‘Aîd al-Adhâ. Ces
deux fêtes ont abrogé toutes les fêtes de la Jahiliyyah.
Ces
deux fêtes sont rattachées à la Aqida (foi) des Musulmans au niveau du
Tewhid (unicité) d’Allah dans le culte, de l’obéissance et de
l’adhésion à son commandement. Quant à la célébration de noël, par les
chrétiens en général et les Occidentaux en particulier, elle émane de
leur croyance fabriquée concernant 'Isâ ibn Meryem (que la paix d’Allah
soit sur eux), mélangée à des traditions hellénistiques et romaines
antiques.
Pas un seul musulman ne doute de leur déviation ou du koufr de ceux qui croient en de telles choses. Allah (swt) dit :
La Charia a interdit aux
musulmans d’imiter les juifs et les chrétiens ou tout autre kafir dans
leur façon d’être et leurs symboles religieux. El-Bukhârî a relaté
dans son Sahih qu’Abû Sa'îd el-Khudri (r.a) a rapporté que le Messager
d’Allah (saws) a dit : "Vous suivrez la voie de ceux qui vous ont
précédé empan par empan et coudée par coudée, même s'ils entraient dans
un trou de lézard, vous les suivrez". - "O Envoyé d'Allah, nous nous
écriâmes, s'agit-il des juifs et des chrétiens ?". - "Et alors,
répliqua-t-il, de qui donc sinon ?".
Par conséquent le
Prophète (saws) nous a interdit de suivre les juifs, les chrétiens et
blâma ceux qui les ont suivis dans leur façon de vivre et qui ont imité
leurs coutumes, traditions et symboles. Ainsi, l’interdiction pour les
musulmans de les imiter est explicite et évidente. La charia a
souligné cette prohibition dans la mesure où a été décrit celui qui les
imite comme faisant partie d’eux. Le Prophète (saws) a dit : « celui
qui imite un peuple, il est l’un d’eux » rapporté par Ahmed et Abû-Dâwud. De là, il n’est pas permis aux musulmans de célébrer toutes
les fêtes des kouffar tel que noël et le nouvel an, qui sont spécifiques
aux chrétiens. Il n’est pas permis de participer d’une quelconque façon
à ces fêtes qu’elles soient publiques ou privées, qu’elles se déroulent
à l’église, à l’école ou dans n’importe quel autre endroit. Ceci inclut
tout ce qui se rapporte à ces occasions par des comportements et
symboles spécifiques, qui prouverait que le musulman célèbre
effectivement ces fêtes, tel que l'échange des cadeaux et des cartes,
le décor des maisons, des magasins…
Quant à la
célébration de noël et du nouvel an par les non musulmans, elle incarne
la culture occidentale putréfiée. C’est la période de l’infidélité, du gaspillage, de
la consommation de porc et d'alcool, des fêtes sans scrupules, durant lesquelles
la croix qui symbolise le chirk avec Allah est brandie. Les individus
se concurrencent dans l'accomplissement des actes vils. La chasteté et
la vertu sont piétinées alors que l'anarchie sexuelle est placée sous le
signe de la liberté. En outre toutes les valeurs élevées, morales,
spirituelles, humanitaires… sont effacées des esprits.
Y
a-t-il quelque chose en cela, qui puisse constituer une invitation,
pour n’importe quel être humain, à l'imitation ou à l’adoption de ces
principes ? Certainement pas pour une personne qui croit seulement en
Allah (swt) son Seigneur, au Coran, le livre qu'Il a révélé, et à
l’Islam en tant que système et message destiné à la totalité de
l’humanité ! Ô musulmans, vous qui êtes chargés de la responsabilité de
diffuser le message de l’islam, le guide pour l’humanité : Allah vous a
béni avec la bénédiction de l’Islam de sorte que vous l’appliquiez
dans toutes les situations de la vie. De plus Il (swt) vous a ordonné
de transmettre le message de l’Islam pour sauver les peuples des
méfaits de la culture occidentale et de l’injustice du capitalisme et
des systèmes démocratiques.
Atteignez la réussite dans la
Dounya et dans la Akhira, et ne vous détournez pas de votre Dîn en
suivant le mode de vie des kouffar, en adoptant leurs valeurs, en imitant
et respectant leurs traditions et symboles, au détriment des vôtres.
Vous devriez plutôt être des représentants de l’Islam et de son État,
l’Etat de Khilafah, qui apparaîtra bientôt incha’ Allah. Alors vous et
l’humanité entière serez heureux grâce à la lumière et la justice de
l’islam. IL (swt) dit :
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=73&theme=news
dimanche 21 décembre 2008
Notre intérêt, déterminé par la raison ou par la Loi révélée ?
وَمَا أَرْسَلْنَاكَ إِلَّا رَحْمَةً لِلْعَالَمِينَ الأنبياء « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en bienveillance pour le monde.» el-anbiya [21:107] يَا
أَيُّهَا النَّاسُ قَدْ جَاءَتْكُمْ مَوْعِظَةٌ مِنْ رَبِّكُمْ وَشِفَاءٌ
لِمَا فِي الصُّدُورِ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ لِّلْمُؤْمِنِين يونس
« Ô gens! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur, une
guérison de ce que renferment vos poitrines, une ligne de conduite et
une bienveillance pour les croyants.» Yunus [10:57] فَقَدْ جَاءَكُمْ بَيِّنَةٌ مِنْ رَبِّكُمْ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ الأنعام « Voilà certes que vous sont venus, de votre Seigneur, preuve, direction et bienveillance » el-an’am [6:157] Si l’on souhaite examiner la
question de la signification de l’intérêt de l’homme, l’étude doit
tenir compte que ce qui importe c’est l’intérêt de l’homme en tant que
tel, et ne doit pas se restreindre à l’étude d’un individu, isolé de la
société. En d’autres termes, la problématique de l’intérêt est de
dimension humaine, et la solution doit être valable pour l’ensemble de
l’humanité. Par sa nature même, la raison est inapte à maîtriser toutes
les dimensions de l’entité humaine. Il lui est donc impossible de
définir, par elle-même, quel est le véritable intérêt pour l’être
humain pour chaque situation. Comment l’homme pourrait-il définir avec
certitude ce qui est fondamentalement bon ou nuisible pour lui, alors
qu’il est incapable de saisir toute la réalité de sa propre personne ?
Et nul n’est capable de saisir toutes les dimensions de l’être humain,
à part son Créateur. C’est donc à Allah et à Lui seul que revient la
définition de l’intérêt réel de l’homme, et nulle créature faible ne
peut s’arroger le droit de statuer sur l’intérêt de ses semblables.
Certes l’homme est capable de formuler des jugements sur ce qui est un
intérêt et ce qui ne l’est pas pour lui, mais il ne peut être
catégorique sur ces choix. Allah nous pousse à la réflexion : كُتِبَ
عَلَيْكُمُ الْقِتَالُ وَهُوَ كُرْهٌ لَكُمْ وَعَسَى أَنْ تَكْرَهُوا
شَيْئًا وَهُوَ خَيْرٌ لَكُمْ وَعَسَى أَنْ تُحِبُّوا شَيْئًا وَهُوَ
شَرٌّ لَكُمْ وَاللَّهُ يَعْلَمُ وَأَنْتُمْ لَا تَعْلَمُونَ
Un
jugement douteux pour définir l’intérêt mènera vers la perdition.
Lorsque l’on juge que tel acte ou telle chose est un intérêt, puis que
l’on se rend compte qu’il est plus probable que c’est son opposé qui
est un intérêt, on prend alors conscience d’avoir prescris à une/des
personne(s) un mal qui lui causera un préjudice, en le lui ayant
présenté comme un bien. C’est l’exemple de nombreux pays de part le
monde qui considéraient que la peine de mort était un bien pour se
protéger des grands criminels, puis se sont rétractés pour abolir cette
peine de mort décrite alors comme un mal inhumain. Le bien et le mal sont deux
conceptions complètement instables dans le temps lorsqu’elles sont
définies par la raison humaine. Cette instabilité se vérifie même
géographiquement. D’un pays à l’autre, un acte identique ou une même
chose comporte toutes la gamme d’appréciation entre le mal absolu et le
bien absolu. Ainsi, la diversité des points de vue sur les drogues est
édifiant. Dans tel pays européen, elles sont considérées comme des
substances nuisibles et strictement interdites. Dans tel autre, on
considère que seul le trafic est un mal, alors que la consommation est
dans l’intérêt des hommes. Dans un troisième pays européen, on
distingue entre drogue « douce » et drogue « dure », l’une étant une
friandise et l’autre un poison. Dans un quatrième pays, toutes les
drogues sont bonnes et légales à la consommation, mais contrôlées etc.
Aux États-Unis, cette impossibilité à cerner l’intérêt de l’homme est
encore plus flagrante, au vu de la grande disparité et de l’opposition
entre les lois, lorsque le citoyen passe d’un État à l’autre. Le
comportement de tel citoyen est répréhensible dans tel État, mais est
tout à fait accepté s’il se réfugie dans l’Etat voisin. Ces
considérations nous amènent à saisir que ce problème dépasse notre
raison, puisqu’une même chose pourra être considérée successivement
comme étant ou n’étant pas un intérêt.
Notre intérêt, déterminé par la raison ou par la Loi révélée ?
Allah que Son nom soit glorifié a dit :
Le sens de ce verset est : tout ce que le Prophète
(saws) a amené n’est que bienveillance. En d’autres termes, les lois
du Coran et de la Sunna dans leur globalité sont venues pour satisfaire
l’intérêt des êtres humains.
Il (swt) dit aussi :
Il (swt) dit ailleurs :
La
direction et la bienveillance sont ainsi venues pour rapprocher ce qui
est profitable à l’homme et repousser ce qui lui est nuisible. Or,
cette attraction/répulsion complémentaire est la définition même de
l’intérêt. Le droit de déterminer ce qui est un intérêt ou ne l’est
pas, seule la Législation Révélée le possède. Ceci parce que le
Créateur Omniscient nous apprend qu’elle est destinée à réaliser
complètement l’intérêt de l’être humain.
Habituellement, les hommes définissent l’intérêt
en s’appuyant sur deux références. La première, celle de la raison et
la seconde celle de la Législation Révélée. Si on donne libre cours à
la raison pour définir ce qui est intérêt et ce qui ne l’est pas,
l’homme aboutit très rarement au véritable intérêt. Ceci parce que la
raison humaine est limitée dans ses connaissances sur l’être humain,
qu’elles aient trait à sa psychologie, à sa physiologie ou à ses
instincts.
« Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or,
il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle
vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle
vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » el-Baqarah [2:216]
Réciproquement,
on peut considérer qu’une chose est un mal, et se rendre compte par la
suite que c’est un bien, un intérêt. C’est par exemple le cas du droit
de choisir ses représentants dans le monde occidental. Il a été dénié
pendant des siècles, pour finalement être considéré comme un droit
fondamental inaliénable aujourd’hui. On aura ici causé identiquement du
tord à l’homme, en l’ayant privé d’un intérêt qui était
malencontreusement considéré comme un mal.
Cette recherche de
l’intérêt s’appuyant sur la raison humaine, n’aboutira que sur des
réponses subjectives. Autrement dit, l’intérêt véritable s’avère
impossible à atteindre. Cette impossibilité n’apaisera jamais l’homme,
qui par essence recherche la vérité en toutes choses, pour prendre
lucidement ses décisions. De là, on en conclut qu’il est interdit de
laisser à la raison la tâche de définir ce qu’est l’intérêt, mais il
est obligatoire de se référer à la loi révélée uniquement. C’est la
seule en mesure de définir ce qui est ou n’est pas un intérêt réel. En
Islam, le rôle de la raison est de comprendre la réalité en toute
objectivité, puis d’étudier les textes légaux qui concernent cette même
réalité. Enfin, son rôle se termine par l’application des textes pour
résoudre les problèmes du monde réel. Lorsque ces textes législatifs
sont correctement appliqués, l’intérêt véritable est alors atteint. Si
une personne souhaite connaître son intérêt pour une question donnée,
il lui suffit de prendre connaissance de la loi d’Allah concernant
cette question.
En résumé, on devra retenir que l’intérêt,
c’est l’intérêt déterminé par Loi Révélée, et non l’intérêt désigné par
la raison humaine. Elle doit suivre scrupuleusement la Loi Révélée
quelque soit la direction indiquée. Là où se positionne la Loi Révélée,
se situe notre intérêt. Et non l’inverse comme se l’imaginent beaucoup.
Seule la Loi Révélée est en mesure de définir l’intérêt réel des hommes.
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=75&theme=conceptions
jeudi 18 décembre 2008
Profanations de tombes de musulmans
Qui sont les profanateurs ?
Le 9 décembre dernier, pour la 3ème fois en moins de 2 ans, le carré musulman du
cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, a été
l’objet de dégradation. Ces actes inqualifiables scandalisent, à juste
titre, la France entière, y compris tous les nationaux qui n’oublient
pas le nombre de musulmans qui se tinrent aux côtés des Français
catholiques dans les moments les plus difficiles de notre histoire.
L’abjection et le scandale de ces actes est encore renforcé par l’exploitation qu’en fait la propaganda staffel du système.
Ainsi,
on tente de nous convaincre que leurs auteurs des profanations seraient
membres de “ groupuscules néo-nazis ”. Cela sans plus de précisions, et
pour cause : il y a en effet bien longtemps que les dits groupuscules
ont disparu de la vie politique française, y compris de sa lunatic
fringe…
Soyons clair, je n’exclue pas que cet acte immonde soit
l’objet de quelques hilotes et QI à deux chiffres, de blaireaux à poils
courts, de skinheads ou d’assimilés.
Mais derrière les auteurs des faits, il faut voir ceux dont les écrits peuvent les avoir décidé à agir…
Et là, on cherche en vain la moindre trace de “ néo-nazisme ” !
En effet, qui a, peu avant la première profanation, diffusé sous le titre Fitna, un petit film appelant à la haine du musulman ?
Des néo-nazis ?
Pas
le moins du monde… Un député hollandais, d’origine libérale, qui
déclare être “ très proche d’Israël la seule démocratie au
Moyen-Orient”, dont la fréquentation est pour lui “ un antidote qui le
prémunit contre l’extrême droite européenne. ”
De même sont-ce des néo-nazis qui ont fait leur fonds de commerce de la démonisation de l’islam ?
Fallaci,
Redeker, Rioufol, Fourest ou Val sont-ils des néo-nazis ?… Non pas, par
contre il est acquis qu’ils sont tous de grands amis de l’entité
sioniste et des dénonciateurs virulents de la religion musulmane.
Comme
le sont tous les sites, qui d’Occidentalis à Islamovigilance en passant
par Novopress et celui de la Ligue de défense juive, exploitent le même
filon, dans l’impunité la plus totale.
D’ailleurs, qui nous dit
que les profanateurs de Notre-Dame-de-Lorette ne se sont pas inspirés
d’une autre profanation d’un cimetière musulman qui c’était produite la
semaine précédente… en Palestine occupée ? Elle avait été le fait de
jeunes colons juifs qui avaient tagués les tombes d’un cimetière proche
d’Hébron, exactement comme cela a été fait dans la nécropole militaire
d’Arras…
Christian Bouchet
Source : http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EkkllAVAlVrDTeOsbh.shtml
lundi 15 décembre 2008
Ummatu'l-wassat : communauté du juste milieu ?
Ummatu'l-wassat : communauté du juste milieu ? La décadence de
la Umma est perceptible à tous les niveaux. Mais s’il y a un domaine
qui a influencé d’une manière déterminante la vie de la Umma, c’est
bien celui des conceptions. Mais aujourd’hui,
un grand nombre de musulmans ne perçoivent pas la prééminence de cette
conception dans leur vie quotidienne. Ils subissent une confusion sur
la réalité de cette idée, à laquelle se rajoute la perversion de son
sens légal par certains, volontairement ou involontairement. Ils ont
introduit des sens qui ne sont pas conforme à la Révélation divine, des
sens influencés par la raison imparfaite et par les humeurs
dangereuses. {وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطاً لِّتَكُونُواْ شُهَدَاء عَلَى النَّاسِ وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيداً} Baqarah [2:143] « C’est
ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que
vous soyez témoins à charge de l’humanité, tout comme le Messager sera
témoin à votre charge. » Dans
ce verset, le terme « wassat » qualifie la Umma islamique. Son sens est
précisé par deux expressions complémentaires : celui du témoignage de
la Umma devant les autres communautés, et celui du témoignage de
Mohammed (saws) devant la Umma islamique. Le terme « wassat » désigne
au niveau linguistique, la justice, le mieux, le meilleur, le
supérieur, ce qui est de première qualité et de plus noble. Comme l’a
écrit Ibn el-Mandhûr, l'auteur de « Lissân el ‘arab » : « On qualifie
de awssat, ce qui est le préféré, le meilleur et le plus équitable ».
En ce sens, les gens disaient : « le wassat (centre) du pâturage est
meilleur que ses bords ». Ibnu Kathîr a expliqué : « le wassat désigne
le meilleur, de premier ordre ». {وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطاً} « C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de justes » Le
Messager (saws) a commenté : « c’est-à-dire équitable ». Pour sa part, el-Qortobî, dans son commentaire du Coran, a dit : « le wassat, c’est
ce qui est en dessous des Prophètes et au-dessus des nations, et le wassat c’est la justice. L’origine de ce terme vient du fait que le
meilleur est dans l’équité ». Le savant ‘Atâ ’Abû er-Rashta, dans son
commentaire du Coran, « et-Teysîr fî Usûli-tafsîr » explique le sens
du verset : « Ici, la formulation informative prend le caractère d’un
commandement, en l’occurrence l’ordre de transmettre le message de
l’islam », il rajoute : « être équitable, est une condition nécessaire
pour un témoignage, c’est ainsi que la Umma-t-ul-wassat (la Nation des
justes) est la seule qualifiée pour accomplir ce témoignage devant les
autres communautés. {كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللّهِ} ’ ’Al 'Imrân [3:110]
« Vous êtes la meilleure communauté qui ait émergé pour les hommes.
Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en
Allah. » Et également par la parole suivante :
{وَلْتَكُن مِّنكُمْ أُمَّةٌ يَدْعُونَ إِلَى الْخَيْرِ وَيَأْمُرُونَ
بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَأُوْلَـئِكَ هُمُ
الْمُفْلِحُونَ} ’ ’Al 'Imrân [3:194]
« Que soit issue de vous un groupe qui appelle au bien, ordonne le
convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui connaîtront
le succès. » Le Prophète (saws) va dans le même sens avec son propos suivant : {الخير فِيَّ وفي أمتي إلى يوم الدين} « Le bien est en moi, ainsi que dans ma communauté jusqu'au jour dernier. »
Tous ceci est en total concordance avec le sens légal, et avec le sens
du témoignage lors du jugement de l’humanité rapporté par le
verset :{لِّتَكُونُواْ شُهَدَاء عَلَى النَّاسِ}, « pour que vous soyez
témoins à charge de l’humanité », qui nous expose clairement l’étroit
lien qui existe entre le témoignage et le sens de el-wassat, dans le
sens de l’équité. L’auteur de et-Teysîr fî Usûli-tafsîr explique :
« Le témoignage prend deux formes. La première lorsque la Umma
islamique accomplit son rôle de témoin juste, auprès des autres
communautés, en leurs transmettant le Message ; ceci après l'avènement
de l'islam. La deuxième sera son rôle de témoin équitable sur la
transmission effective du Message divin, par les Messagers à chacun de
leurs peuples, le jour du jugement dernier. Comme il a été rapporté par Bukhârî et Ahmed dans le hadith suivant : حَدَّثَنَا
أَبُو مُعَاوِيَةَ حَدَّثَنَا الْأَعْمَشُ عَنْ أَبِي
صَالِحٍ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ قَالَ : قَالَ رَسُولُ
اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ :{ يَجِيءُ النَّبِيُّ
يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَمَعَهُ الرَّجُلُ وَالنَّبِيُّ وَمَعَهُ
الرَّجُلَانِ وَأَكْثَرُ مِنْ ذَلِكَ فَيُدْعَى قَوْمُهُ فَيُقَالُ
لَهُمْ هَلْ بَلَّغَكُمْ هَذَا ؟ فَيَقُولُونَ : لَا. فَيُقَالُ لَهُ :
هَلْ بَلَّغْتَ قَوْمَكَ ؟ فَيَقُولُ : نَعَمْ. فَيُقَالُ لَهُ : مَنْ
يَشْهَدُ لَكَ ؟ فَيَقُولُ : مُحَمَّدٌ وَأُمَّتُهُ. فَيُدْعَى
مُحَمَّدٌ وَأُمَّتُهُ فَيُقَالُ لَهُمْ : هَلْ بَلَّغَ هَذَا
قَوْمَهُ ؟ فَيَقُولُونَ : نَعَمْ. فَيُقَالُ : وَمَا عِلْمُكُمْ؟
فَيَقُولُونَ : جَاءَنَا نَبِيُّنَا فَأَخْبَرَنَا أَنَّ الرُّسُلَ قَدْ
بَلَّغُوا فَذَلِكَ قَوْلُهُ لِّتَكُونُواْ شُهَدَاء عَلَى النَّاس ’Abu-Sa‘îd el-Khudrî a rapporté : le Messager d’Allah (saws) a dit : « Le jour
dernier, un Prophète viendra accompagné d’un homme, un autre Prophète
accompagné de deux hommes, et d’autres encore avec une compagnie plus
nombreuse. A chacun, on convoquera son peuple, et ils leurs sera
demandé : « Vous a-t-il transmis [le Message] ? ». Ils répondront :
« Non ». Ensuite sera demandé au Messager : « As-tu transmis à ton
peuple ? », il répondra : « Oui ». Puis il lui sera demandé : « Qui
peut témoigner en ta faveur ? », Il répondra : « Mohammed et sa
communauté ». Mohammed et sa communauté seront alors convoqués et
interrogés : « Es-ce que celui-ci a transmis [le Message] à son
peuple ? ». Ils répondront : « Oui ». Il leurs sera demandé ensuite :
« D’où tenez-vous cette science ? », Ils répondront : « Notre Prophète Mohammed est venu à nous, et nous a enseigné que les Messagers ont
transmis [leurs messages], tel est les sens de :
C’est pour cette raison qu’il est
primordial que les conceptions islamiques conservent leur sens
originel, celui de la Révélation. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui
pervertissent le sens de certains concepts contenus dans les textes
islamiques, pour leurs conférer des interprétations nouvelles,
inconnues des premières générations.
Parmi ces nobles
expressions falsifiées, nous trouvons l’expression coranique
« Umma-t-ul-wassat », qui est une description divine pour caractériser la
Nation musulmane, la meilleure communauté qui ait émergé pour
l’humanité. « Umma-t-ul-wassat » : une description coranique attribuée
par Allah à ses serviteurs fidèles et prêcheurs du message
islamique à toute l’humanité. « Umma-t-ul-wassat » : mesure canonique
précise, qui permet d’évaluer le niveau de la Nation islamique. Ainsi,
« Umma-t-ul-wassat » est une conception coranique noble et très
importante attribuée par Allah à la Umma islamique, et son sens
est défini par les textes d’une façon très précise.
Certains ont fait des interprétations
« modernistes » qui contredisent les commentaires des plus illustres
savants. Ces explications erronées prennent racine dans leur abdication
devant la réalité corrompue. Ils ont affirmé que le terme « wassat »
désigne ce qui est entre l’excès et la carence, ou encore que ce terme
a un sens géographique en relation avec le lieu, le climat et le
relief. D’autre encore ont mis en application ces affirmations en
créant un parti politique nommé « hizb el-wassat », le parti du milieu,
qui a pour ligne de conduite de se situer entre la voie religieuse et
la voie laïque.
Et c’est ainsi que le sens de cette conception
islamique a été pervertie et obscurcie chez les musulmans. Le but de
cet article est de clarifier cette expression en s’éclairant de la
lumière du Coran et de la Sunna, pour une compréhension précise et
limpide. Allah dit :
Ainsi, l’expression suivante
est coutumière : « les Qoreych sont les wassat [meilleurs] des arabes,
en lignée et en demeures [habitations] ». Et lorsque les gens disent
« Jadis, Mohammed, l’Envoyé d’Allah (saws) était « wassat » au sein de
son peuple », ils entendent par là qu’il est le plus noble dans sa
lignée. Le sens légal, islamique est proche du sens linguistique, comme
l’a rapporté et-Tirmidhî, dans un hadith qu’il qualifie de hassan
sahih, d’après ’Abî-Sa‘îd el-Khudrî, d’après le Prophète (saws), qui a
expliqué la parole d’Allah suivante :
En qualifiant les musulmans de
Umma-t-ul-wassat, Allah leur accorde de son obligeance et sa
faveur ». La mise en pratique de cette conception dans la réalité
oblige la Umma islamique à diriger le monde, si elle veut vraiment être
fidèle au sens de el-wassat. Elle doit être aux commandes de
l’humanité, pour qu’elle puisse apporter les preuves irréfutables au
grand jour, au monde entier. Donc, le sens de Umma-t-ul-wassat n’a rien
à voir avec la question de l’extrémisme et de la modération, ou avec la
solution médiane comme le préconise l’Occident quand ils veulent
réconcilier deux idées opposées, ou des interprétations géographiques
ou matériels, ou toutes autres explications erronées. Umma-t-ul-wassat,
au sens du verset précité, a pour seule signification la justice et la
prééminence que doit posséder la Umma islamique. Et ce n’est qu’avec ce
caractère d’équité que la Umma pourra témoigner lors du jugement des
autres nations.
Et c’est grâce à la qualité d’éminence que la
Umma pourra transmettre le Message-Directeur à l’humanité. L’éminence
et l’équité, sont deux attributs qui vont de paire, et qui doivent
accompagner naturellement la transmission du Message, en ordonnant le
bien et en interdisant le blâmable. Cette signification a été appuyée
par la parole d’Allah lorsqu’Il dit :
{وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطًا}
« C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de justes »
{لِتَكُونُوا شُهَدَاءَ عَلَى النَّاسِ وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًا } « Pour que vous soyez témoins à charge de l’humanité, tout comme le Messager sera témoin à votre charge. » Dans une autre version : فيؤتى بمحمد صلى الله عليه وسلم فيُسأل حال أمته فيزكيهم ويشهد بعدالتهم، وذلك قول وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيداً « Mohammed (saws) viendra et sera questionné sur sa communauté. Il s’en portera garant et témoignera de sa justice (équité)» "وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيداً" « Le Messager sera témoin à votre charge » مرّوا
بجنازة فأثنى عليها خيراً فقال النبي صلى الله عليه وسلم: "وجبت وجبت
وجبت" ومرّوا بجنازة فأثنى عليها شراً فقال النبي صلى الله عليه وسلم :
"وجبت وجبت وجبت" فسأله عمر رضي الله عنه فقال صلى الله عليه وسلم "من
أثنيتم عليه خيراً وجبت له الجنة، ومن أثنيتم عليه شراً وجبت له النار،
أنتم شهداء الله في الأرض، أنتم شهداء الله في الأرض، أنتم شهداء الله في
الأرض" وزاد الترمذي: ثم تلا رسول الله صلى الله عليه وسلم : وَكَذَلِكَ
جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطاً « Passant devant un cortège funèbre sur lequel on disait du bien, le
Prophète (saws) dit : « cela s’impose, cela s’impose, cela s’impose ».
Puis en passant devant un autre cortège sur lequel on disait du mal, le
Prophète (saws) dit : « cela s’impose, cela s’impose, cela s’impose ».
Omar lui demanda la signification de sa parole. Il (saws)
répondit : « Ceux sur lesquels vous dirait du bien le paradis
s’imposera à eux, et ceux sur lesquels vous dirait du mal l’enfer
s’imposera à eux, vous êtes les témoins d’Allah sur Terre, vous êtes
les témoins d’Allah sur Terre, vous êtes les témoins d’Allah sur
Terre » ». {وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطاً} « C’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de justes » En outre, la troisième idée du verset est en total concordance avec Umma-t-ul-wassat : "وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيداً" "Comme le Messager sera témoin à votre charge". "اللهم هل بلَّغت؟ اللهم فاشهد" « Ô Allah n'ai-je pas transmis ? Ô Allah soit mon témoin. »
Ici, le témoignage va de paire avec la transmission du Message. La
transmission est le mobile direct du témoignage. Il sera persistant
jusqu'au jour du jugement dernier. Ce sens est conforté également par
le verset suivant, où Allah dit : وَجَاهِدُوا
فِي اللَّهِ حَقَّ جِهَادِهِ هُوَ اجْتَبَاكُمْ وَمَا جَعَلَ عَلَيْكُمْ
فِي الدِّينِ مِنْ حَرَجٍ مِّلَّةَ أَبِيكُمْ إِبْرَاهِيمَ هُوَ
سَمَّاكُمُ الْمُسْلِمينَ مِن قَبْلُ وَفِي هَذَا لِيَكُونَ الرَّسُولُ
شَهِيداً عَلَيْكُمْ وَتَكُونُوا شُهَدَاء عَلَى النَّاسِ Al-hadj [22:78]
Et luttez pour Allah avec tout l'effort qu'Il mérite. C'est Lui qui
vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion,
celle de votre père Ibrahim, lequel vous a déjà nommés "Muslimîne"
avant [ce Livre] et dans ce [ce Livre], afin que le Messager soit
témoin à votre charge, et que vous soyez vous-mêmes témoins à charge de
l’humanité.
De là, les tentatives de détourner le sens du terme wassat dans ce
saint verset, en l’habillant de conceptions occidentales artificielles,
comme la dualité extrémisme / modération ou de la solution médiane,
sont totalement à rejeter. Ces conceptions participent à la désunion de
la Umma en la divisant en fractions et tendances en confrontations. Ce
découpage fabriqué de la Umma en « modérés » et « extrémistes » mène
directement vers des luttes intestines et vers la discorde. Le sens de wassat qui est cité dans ce verset englobe tous les musulmans quelque
soit leurs tendances. Et il est interdit à tout mouvement, partis,
école de pensée ou de pratique religieuse de s’approprier cette qualité
de wassat en excluant les autres. {فَكَيْفَ إِذَا جِئْنَا مِن كُلِّ أمَّةٍ بِشَهِيدٍ وَجِئْنَا بِكَ عَلَى هَـؤُلاء شَهِيداً} En-Nissa [4:41]
« Dans quelle situation [seront-ils] quand Nous amènerons de chaque
communauté un témoin, et que Nous te [Mohammed] ferons venir comme
témoin à leur charge ? »
Il lui dit : « arrêtes-toi», alors que des larmes s’écoulaient des yeux
comme des perles. Cette réaction arriva exactement comme s’il (saws)
connaissait l’avenir de sa communauté et les situations qu’elle allait
connaître, comme s’il (saws) savait : - comment elle abandonnera le
chemin d’Allah, - comment elle allait s’éloigner de ses commandements,
- comment cela la conduira vers la décadence en lui faisant perdre son
état de supériorité. Ceci après la chute du véritable État islamique,
l’Etat du Khilafah. - comment allait s’opérer sa division en un grand
nombre de petits États en carton, qui ne sont dotés d’aucune puissance
au point d’être incapables de se défendre contre toute attaque
étrangère, et bien incapables de transmettre l’Islam et sa voie droite
au monde.
C’est le sens de Sa parole :
Bukhârî et Muslim ont rapporté, d'après ’Anas :
Dans la version rapporté par et-Tirmidhî il y a le complément suivant : « ensuite l’Envoyé d’Allah (saws) a cité :
Cette
vérité englobe le présent, le passé et le futur de la Umma. Le Prophète
(saws) n'a-t-il pas dit lors du pèlerinage d'Adieu :
Cette conception est une
constante immuable au sein de l’Islam, et il nous incombe à tous,
quelles que soient nos tendances, de travailler afin que la Umma dans
sa totalité acquière de nouveau cette qualité. Et si une tendance
s’approprie exclusivement cette qualité, en la déniant aux autres,
c’est la voie tracée vers les luttes intestines, et vers la soumission
à la volonté de l’ennemi. C’est pour toutes ces raisons qu’il est
obligatoire pour toutes les tendances de la Umma, ainsi que ses savants
et écoles, de s’en tenir à la véritable définition du terme wassat,
l’équité, comme l’a expliqué l’Envoyé d’Allah (saws) et comme l’ont
expliqué les éminences du tafssîr (explications du Coran). Nous
insistons sur le fait qu’il est primordial de ne pas se laisser
influencer par ces conceptions préfabriquées, qui sont totalement
étrangères aux conceptions islamiques, que ceux qui les véhiculent
aient de bonnes intentions ou non. L’Envoyé d’Allah (saws) a pleuré
lorsqu’il écouté un compagnon lui réciter les paroles d’Allah
suivante :
C’est ainsi que la route la plus directe pour que la
Umma islamique mette à nouveau en pratique le concept d’el-wassat c’est
de revenir à la gestion des affaires selon ce qu’a révélé Allah.
Autrement dit, en revenant à la vie islamique par le rétablissement de
l’authentique État islamique, l’Etat du Khilafah. C’est alors que cette
noble Umma méritera à nouveau ses qualificatifs de la Nation du Bien et
de la Nation d’el-wassat, la Nation de la justice et de l’équité,
portant le Message divin véridique au monde.
Ahmed el-Khatib el-Quds
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=44&theme=conceptions
vendredi 12 décembre 2008
Revenons à notre calendrier !
Revenons à notre calendrier !
L'époque actuelle est dominée par la culture occidentale dans tous les domaines.
La
codification des dates et du temps par la méthode grégorienne est un
exemple de cette tentative d'hégémonie. Il est donc nécessaire de
s'intéresser au calendrier islamique et à son approche unique de
découpage du temps. Certains dirons qu'un calendrier n'est pas
essentiel à la culture islamique. Que c'est simplement un moyen
d'enregistrer le passage des jours, des mois et des années. Qu'en
est-il réellement ?
L'enregistrement du temps et des dates a
précédé la révélation du Prophète (saws) de plusieurs milliers
d'années. Le développement d'un calendrier était vital pour l'étude de
la chronologie, du fait qu'il s'agissait d'estimer le temps par des
divisions régulières, ou périodes, et d'utiliser l'ensemble afin de
dater les évènements. Cela était aussi essentiel pour toute
civilisation qui souhaitait mesurer les saisons pour l'agriculture, le
commerce... Le premier calendrier qui a été développé et qui
correspondait à ces exigences fut le calendrier égyptien. Puis après
modification et développement, il devint le calendrier julien (du nom
de l'empereur Jules César), il fut utilisé par l'Europe de l'ouest
pendant plus de 1500 ans. Ce dernier céda sa place au calendrier
grégorien (adopté en 1582 par le pape Grégoire XIII), basé sur son
prédécesseur avec pour différence principale l'insertion des années
bissextiles. Il fut presque universellement adopté par le monde
chrétien, car il tenta, maladroitement, de réunir, dans un seul
système, la datation des fêtes religieuses, celles basées sur les
phases de la lune, ainsi que celles basées sur la succession des
saisons déterminées par les mouvements du soleil. Mais les périodes des
phases de la lune et celles des mouvements du soleil sont divergentes.
Le
calendrier hégirien, basé sur les phases de la lune et non sur les
cycles du soleil, et celui qu'il nous est recommandé d'adopter en tant
que musulman. Ce n'est donc pas un outil neutre que nous pouvons
utiliser ou délaisser à notre guise, mais, ce calendrier lunaire, qui
commence le jour de l'entrée du Prophète (saws) dans la ville de Médine
fait partie intégrante de notre Religion. Rapporté par Sahl ibn Sa`ad :
Les compagnons du Prophète (saws) ne prirent pas comme point de départ
pour le calendrier musulman le jour où le Messager d'Allah (saws) fut envoyé
comme annonciateur ou le jour de sa mort, mais le jour de son arrivée à
Medine. [el-Bukhârî ] Un nombre conséquent d'obligations islamiques
sont liées à ce calendrier : la Zakat, le Hajj, le Ramadhan. D'autres
sont déterminées en fonction de lui comme la période de deuil, le
veuvage... Le nom des mois islamiques étaient utilisés avant l'islam
par les arabes de la jahiliya (l'obscurantisme pré-islamique). Les
musulmans n'ont pas repris ces noms pour leur ressembler, mais parce
que le Prophète (saws) les a utilisés. Les arabes de l'époque avaient
pour habitude de manipuler à leur guise les mois, particulièrement les
mois sacrés. Tandis que l'Islam considère le calendrier lunaire comme
calendrier légal, une telle manipulation est prohibée.
إِنَّمَا
النَّسِيءُ زِيَادَةٌ فِي الْكُفْرِ يُضَلُّ بِهِ الَّذِينَ كَفَرُوا
يُحِلُّونَهُ عَامًا وَيُحَرِّمُونَهُ عَامًا لِيُوَاطِئُوا عِدَّةَ مَا
حَرَّمَ اللَّهُ فَيُحِلُّوا مَا حَرَّمَ اللَّهُ زُيِّنَ لَهُمْ سُوءُ
أَعْمَالِهِمْ وَاللَّهُ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ
" Le report d'un mois sacré à un autre est un surcroît de mécréance. Par là, les mécréants sont égarés : une année, ils le font profane, et une année, ils le font sacré, afin d'ajuster le nombre de mois qu'Allah a fait sacrés. Ainsi rendent-ils profane ce qu'Allah a fait sacré. Leurs méfaits leurs sont enjolivés. Et Allah ne guide pas les gens mécréants." [9:37]
Ce verset interdit donc
une telle pratique. Concernant l'origine des noms des mois, les Arabes
les utilisaient bien avant l'islam. La plupart d'entre eux sont basés
sur le climat du moment ou sur des évènements importants qui ont eu
lieu pendant le mois en question.
1. MOUHARRAM – Le nom de ce
mois tire son origine du mot haram qui signifie interdit. Une coutume
en Arabie interdisait le combat durant ce mois. C'est un des quatre mois
sacrés.
2. SAFAR – Ce mot signifie sifflement du vent. Quand ce
nom lui fut attribué, c'était probablement une période venteuse de
l'année. Comme nous l'avons mentionné, la plupart des mois furent
nommés en raison des conditions climatique du moment. Toutefois, les
mois étant lunaires, ils se décalent d'environ 11 jours par an, les
saisons ne leurs correspondent donc plus.
3. RABI' EL-AWWEL – Le premier mois du printemps, il devait donc être le printemps au moment du choix de ce nom.
4. RABI' ETHANI - Le second mois du printemps.
5. JOUMADA EL-OULA – Le premier mois de l'été « jumada » signifie sec.
6. JOUMADA ETHANYA – Le second mois de l'été.
7.
RAJEB – Un des autres mois sacré avant l'Islam. C'était l'un des mois
les plus respecté par les Arabes. Il est aussi appelé « rajab al fard »
- fard qui signifie seul – car les 3 autres mois sacrés se succèdent
sauf ce dernier qui arrive seul.
8. SHA'BAN – Le nom de ce mois
est dérivé du mot « chu'ba », qui signifie séparer. Les arabes avaient
l'habitude de se séparer pendant cette période pour rechercher de
l'eau.
9. RAMADHAN - Le nom de ce mois à pour origine le mot
« ramda » : pierre chaude. Ceci nous informe qu'au moment de
l'attribution de ce nom, la période devait être très chaude.
10.
SHAWWAL – Du mot « chala » qui signifie « quand les chamelles était
enceinte » cela devait donc correspondre à la période durant laquelle
les chamelles étaient fécondées.
11. DHUL-QI'DAH - Du mot
« qa'ada » signifiant s'assoir. C'est le troisième des mois sacrés
durant lequel le combat était interdit. Les gens avaient pour habitude
d'arréter leurs activités durant ce mois et de s'asseoir et de se
préparer pour le Hajj (pélerinage). C'est aussi un mois sacré.
12. DHUL-HIJJAH – Ceci est le dernier mois sacré durant lequel le combat était interdit. C'est le mois durant lequel s'effectuait le pélerinage.
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=41&theme=conceptions
mardi 9 décembre 2008
Aid mobarak
A tous les croyants sincères, tous ceux qui se battent, par la main, la langue ou le cœur, pour la défense de l'islam et des musulmans, pour la libération des terres islamiques occupées, pour la la justice et l'honneur :
Bonne fête de l'aid el adha 1429 !

samedi 6 décembre 2008
Plan européen secret pour activer la production des cultures génétiquement modifiées
Plan européen secret pour activer la production des cultures génétiquement modifiées
Gordon Brown et les autres dirigeants de l'UE sont en campagne pour promouvoir les aliments modifiés
Independant, Geoffrey Lean, 26 octobre 2008
Des documents confidentiels obtenus par The Independent on Sunday révélent que Gordon Brown et d'autres dirigeants européens préparent secrètement une campagne sans précédent pour propager les cultures et les aliments génétiquement modifiées en Grande-Bretagne et sur l'ensemble du continent.
Ces documents, qui sont les minutes d'une série de réunions privées des représentants des 27 gouvernements, dévoilent des plans pour « activer » l'introduction des cultures et des aliments modifiés et « s’occuper » de la résistance du public contre eux.
Et ils montrent que les dirigeants veulent que des « représentants agricoles » et des « industrie, » y compris vraisemblablement des compagnies géantes de biotechnologie comme Monsanto, à se faire entendre pour contrecarrer les « intérêts » des écologistes.
La nouvelle de plans secrets doit forcément créer une tempête de protestations au moment où les préoccupations populaires au sujet de la technologie GM augmentent, même dans les pays qui l’ont jusqu'à présent acceptée.
L’opposition du public empêche toute culture modifiée en Grande-Bretagne. La France, l'un des trois seuls pays européen a les avoir fait pousser en quantité, a suspendu leur culture et la résistance contre elles augmente rapidement en Espagne et au Portugal.
Harcelée, l’industrie de la biotechnologie a mené une campagne de relations publiques établie autour de l’assertion très contestée selon laquelle la modification génétique serait nécessaire pour nourrir le monde. Elle a eu un certain succès dans les gouvernements, où les ministres ont osé parler de plus en plus en faveur de la technologie, et à la Commission européenne, qui s’est vantée d’avoir « d'excellentes relations de travail » avec les lobbyistes des OGM.
Des réunions secrètes ont été convoquées par José Manuel Barroso, le président de la Commission favorable aux OGM, et présidées par son chef de cabinet, Joao Vale de Almeida. Les premiers ministres de chacun des 27 membres de l'Union européenne ont été invités à désigner un représentant spécial [sic, ndt, qu’on peut soudoyer ?].
Ni la composition du groupe, ni ses objectifs, ni le résultat de ses réunions n’ont été rendus publics. Mais l'Independent a obtenu des documents confidentiels écrits par le président, notamment la liste de l’assistance et les conclusions des deux réunions tenues à ce jour, le 17 Juillet et il y a juste deux semaines, le 10 octobre.
La liste montre que le Président français Nicolas Sarkozy et Madame Angela Merkel, la Chancelière de l'Allemagne, ont envoyé de proches collaborateurs. La Grande-Bretagne était représentée par Sonia Phippard, directeur pour l'alimentation et l'agriculture au Ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales.
Les conclusions révèlent que les discussions tournaient surtout autour de la façon d'accélérer l'introduction des cultures et de la nourriture génétiquement modifiées et de persuader le public de les accepter.
Les produits modifiés doivent être approuvés par l'UE avant qu'ils ne puissent être semées ou vendus quelque part en Europe. Mais, bien que les fonctionnaires de la Commission soient en général très favorables, les gouvernements européens sont divisés, ce qui a conduit dans l’impasse le Conseil des ministres où ils étaient représentés.
Dans ce cas, les bureaucrates de la Commission passent à travers malgré tout. Ils sont légalement autorisés à le faire, mais les gouvernements et les groupes environnementaux qui rejetaient les OGM ne sont pas satisfaits.
Les conclusions de la première réunion demandaient « l’accélération de la procédure d'autorisation fondée sur de solides évaluations de manière à rassurer le public, » tandis que la seconde rajoutait : « Des décisions pouvant être prises rapidement sans compromettre la sécurité. »
Mais les documents font aussi comprendre que M. Barroso va au-delà de la simple exhortation, essayant d'obtenir des premiers ministres qu’ils rejettent leurs propres ministères de l’Agriculture et de l'Environnement en faveur des OGM. Ils signalent que le président « a rappelé l'importance pour les premiers ministres de considérer la situation plus largement. Invite les participants à rapporter les débats du groupe à leur chef de gouvernement, et à souligner l'importance d’attirer leur attention sur les discussions en cours au Conseil des ministres. »
Helen Holder des Amis de la Terre Europe, a déclaré : « Le but de Barroso est d'obtenir aussi vite que possible des OGM en Europe. Alors, il va droit aux premiers ministres et présidents pour leur dire de pousser leurs ministres et de les faire rentrer dans les rangs. »
Les conclusions des réunions sur l'opposition du public sont encore plus incendiaires. Les documents considèrent « la meilleure façon de s’occuper de l'opinion publique » et demandent « un dialogue sans émotion, basé sur le fait des normes élevées de la politique de l’UE envers les OGM. » Et ils notent l’emphase du président sur « le rôle de l'industrie, des partenaires économiques et de la science pour contribuer activement à ce dialogue. » Le président rajoute que, « le public se sent mal informé » et « les représentants agricoles devraient se faire entendre plus souvent. » Et dans une attaque dissimulée contre les groupes écologistes, il dit que le débat « ne doit pas être abandonné à certaines personnes qui n’ont qu’un droit légitime sans aucun intérêt matériel en cela. »
Ce qu'on en dit
« Nous devons nourrir 2,5 milliards de gens supplémentaires. Il serait extraordinaire que nous ne choisissions pas d’exploiter la plus importante percée dans la science biologique. » Professeur Allan buckwell
« Les nouveaux développements vont bénéficier aux plus pauvres du monde agricole : riz génétiquement modifié résistant à la sécheresse, cultures transgéniques dotés de gènes protégeant contre la maladie. » Lord Dick Taverne, Sense About Science
« Les cultures génétiquement modifiées posent des risques inacceptables aux agriculteurs et à l'environnement et n’augmentent pas le rendement en dépit d’un financement en millions de dollars du contribuable du Royaume-Uni. » Kirtana Chandrasekaran, Amis de la Terre
« Les cultures génétiquement modifiées n’ont pas un rendement supérieur. Des scientifiques ont découvert que l’insecticide des cultures génétiquement modifiées peut fuir et tuer les champignons bénéfiques du sol. » Peter Melchett, Soil Association
Questions & réponses sur le problème des OGM
Combien d’OGM sont cultivés en Europe ?
Très peu. Les documents vantent une augmentation de 21 pour cent des surfaces l'an dernier, prouvant « l'intérêt croissant. » Mais ça ne couvrait que 0,119 pour cent des terres agricoles en Europe.
Quels sont les problèmes?
Surtout environnementaux. Les essais officiels en Grande-Bretagne ont montré que faire pousser des cultures génétiquement modifiées était pire pour la faune que les cultures classiques. Plus grave, les gènes s’échappent des plantes modifiées et créent de super mauvaises herbes qui contaminent les cultures normales et biologiques, interdisant aux consommateurs le choix du sans OGM.
Mettent-ils la santé en danger ?
Difficile à dire. Certaines études montrent qu'elle le peuvent, d'autres (notamment pratiquement toutes celles de l'industrie) sont rassurantes. Le problème est qu’il y a eu très peu de recherches véritablement indépendantes et confirmées par des spécialistes. La plupart des consommateurs ont conclu raisonnablement qu’ils préféreraient être prudents plutôt qu’avoir à le regretter, d'autant plus qu'ils n’ont aucun intérêt à acheter des OGM.
Peuvent-ils nourrir le monde ?
Bien sûr que non à peu de chose près. Malgré tout le matraquage publicitaire, les variétés génétiquement modifiées actuelles ont un rendement inférieur à celui de leurs homologues conventionnelles. Les semences sont coûteuses à acheter et à faire pousser, de sorte que les fermiers riches du monde développé ont tendance à les utiliser, chassant les pauvres du business et augmentant la misère. La plus grande évaluation agricole jamais réalisée, présidée par le professeur Robert Watson, maintenant scientifique en chef du Defra, a récemment conclu qu’elles ne feraient pas l’affaire.
Original : www.independent.co.uk/environment/green-living/europes-secret-plan-to-boost-gm-crop-production-973834.html
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Lundi 27 Octobre 2008
jeudi 4 décembre 2008
Comment le musulman discerne-t-il les bons actes des mauvais ?
Comment le musulman discerne-t-il les bons actes des mauvais ?
Nombreux sont ceux qui se conduisent dans la vie sans norme aucune.
Agissant
à l'aveuglette, ils accomplissent des actes blâmables les jugeant
louables et évitent des actes louables les considérant blâmables.
C'est
par exemple le cas d'une musulmane qui sort dans la rue en minijupe
mettant ainsi ses charmes en évidence en croyant bien faire. C'est
aussi le cas d'un fervent musulman qui ne rate aucune prière à la
mosquée et qui, paradoxalement, refuse de discuter des agissements
corrompus des gouvernants : ces agissements relèvent de la politique,
et s'intéresser à la politique est, selon lui, un acte blâmable. L'une
et l'autre de ces deux personnes ont en fait commis un péché : elle, en se
découvrant et lui, en se désintéressant des affaires de la Oumma.
Cette
dérive est due au fait que ces deux individus et leurs semblables ne
soumettent pas leurs actes à une norme qui leur serve d'élément
d'appréciation. En effet, si tel était le cas, leurs actes ne seraient
pas aussi contradictoires avec l'idéologie dont l'une et l'autre se
réclament ouvertement. Il est donc indispensable d'avoir une norme pour
pouvoir mesurer chaque acte avant d'agir.
L'islam fixe une
norme précise grâce à laquelle on arrive aisément à distinguer les
actes louables des actes blâmables, ce qui permet à l'homme de faire ce
qui est méritoire et d'éviter ce qui répréhensible. Cette norme est la chari'a ou Loi islamique qui, seule, définit ce qui est louable et ce
qui est blâmable. Il s'agit d'une norme immuable puisqu'elle vient d'Allah et de son Prophète (saws) : les actes louables ne
peuvent devenir blâmables et les actes blâmables ne peuvent devenir
louables; la Loi détermine, une fois pour toutes, la nature de chaque
acte et, partant, la décision à prendre (faire ou ne pas faire).
L'islam détermine ainsi la voie à suivre, ce qui permet à l'homme de
discerner la réalité de ses actes. Si l'islam n'avait pas défini cette
norme qui permet de distinguer ce qui est louable de ce qui est
blâmable, l'homme n'aurait aucun point de repère et vivrait dans une
perpétuelle instabilité : les actes louables deviendraient blâmables et
inversement au gré de sa raison et de ses passions. Il y aurait non
seulement instabilité dans le temps, mais aussi d'un pays à l'autre. La
faculté de jugement deviendrait alors floue et le louable et le
blâmable relatifs et non réels. Dès lors, l'homme agirait à
l'aveuglette et prendrait des actes louables pour des actes blâmables
et inversement et serait ainsi dans l'égarement complet.
L'être humain doit donc se soumettre à la Loi
islamique en l'érigeant en paramètre absolu permettant de faire la distinction
entre le Bien et le Mal.
Source : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=9&theme=conceptions
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