mardi 30 septembre 2008
Zakat el fitr
Zakat el fitr
Shaykh Sâlih Al-Fawzân
L'aumône de la rupture (zakât el-fitr)
du mois béni de Ramadan est appelée ainsi en raison de la rupture du
jeûne qui en est la cause, son nom est donc lié à sa cause.
La preuve de son caractère obligatoire est rapportée dans le Coran, la Sunna et le consensus des savants.
Allah dit : « A réussi celui qui se purifie » (Al-‘Alâ : 14). Certains salafs ont dit : « Le sens de se purifier (dans ce verset) est le fait de donner l’aumône de la rupture », et cela entre dans la globalité de la Parole d’Allah : « Accomplissez la prière, donner la zakât et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » (Al-Baqarah : 43)
El-Bokhârî et Muslim (et d’autres) rapportent la parole du Prophète (saws) : « Allah
a rendu obligatoire l’aumône de la rupture d’un Sa’ de grains ou
d’orge, pour l’esclave et l’homme libre, l’homme et la femme, le jeune
et le vieux musulman. »
Et de nombreux savants ont rapporté qu’il y avait un consensus des musulmans sur son caractère obligatoire.
La
sagesse de sa législation est qu’elle est une purification pour le
jeûneur des péchés et abus, c’est aussi un repas pour les pauvres et un
remerciement adressé à Allah pour nous avoir permis de terminer
l’obligation du jeûne.
L'aumône de la rupture est obligatoire pour tout musulman, homme femme, enfant, vieux, esclave homme libre d’après le hadith de 'Abdullah Ibn ' Umar qui a dit : « Le Prophète (saws) a légiféré l’aumône de la rupture sur l’homme et la femme, l’homme libre et l'esclave, d’un Sa’… » légiféré, c'est-à-dire rendu obligatoire.
Ce hadith montre aussi la valeur et la nature de ce que chaque personne doit donner. Sa valeur est d’un Sa’ qui équivaut à 4 Mudd (un Mudd
est ce qui est contenu dans deux mains jointes). Et la nature de ce qui
doit être donné est la nourriture répandu dans le pays, que ce soit du
blé, de l’orge, des dattes, des raisins secs… ou d’autres choses encore
que les gens ont pris pour habitude de manger dans le pays et qu’ils
utilisent couramment, comme le riz ou tout autre chose connue dans
chaque pays.
Le Prophète (saws) a
aussi montré le moment où il fallait la donner, ainsi il a ordonné de
le faire avant la prière de la fête. Le meilleur moment commence avec
le coucher du soleil du jour de la fête, mais on peut la donner un ou
deux jours avant la fête, car El-Bokhârî rapporte que les compagnons la
donnaient un ou deux jours avant, et ils étaient unanimes sur cela.
Mais il est meilleur de la donner le jour de la fête avant la prière.
Et celui qui la retarde jusqu’après la prière, il doit quand même la
donner mais comme une compensation cette fois (de sa faute), d’après le
hadith d’Ibn ‘Abbâs : « Celui qui la donne avant la prière, elle
est une aumône (zakât) acceptée, et celui qui la donne après la prière
ce n’est qu’une aumône parmi d’autres. » Il est donc pécheur pour
avoir retardé le don de cette aumône au-delà de son temps défini, car
il a désobéi à l’ordre du Prophète. »
Le
musulman donne cette aumône pour lui-même et ceux dont il a la charge
comme épouses et proches, d’après la globalité de la parole du
prophète : « Donnez l’aumône de la rupture pour ceux dont vous avez la charge. »
…
Et
nous devons rapporter la parole d’Ibn Al-Qayyim sur la nature de ce qui
doit être donné, il dit après avoir cité les cinq types de nourriture
cités dans le hadith : « C’était la nourriture la plus répandue à
Médine, quant aux pays ou lieux qui ont d’autres aliments, les gens
doivent donner un Sa’ de la nourriture répandue chez eux,
même si ce n’est pas du grain, comme le lait, la viande ou le poisson.
Ils donnent la nourriture répandue chez eux, quelle qu’elle soit, et
c’est l’avis de la majorité des savants, et c’est l’avis authentique.
Car le but de cette aumône est de combler les besoins des pauvres en ce
jour et leur donner ce que mangent les gens de leur pays. Ainsi on peut
donner de la farine, même si elle n’est pas citée dans le hadith. Quant
au fait de donner du pain ou un plat, même si il est plus utile aux
pauvres à court terme puisqu’il demande moins d’effort et d’attention,
le grain peut être meilleur pour eux, car il se conserve plus
longtemps. »
Quant
au fait de donner la valeur en argent, cela est contraire à la Sunna et
cela n’est pas valable car cela n’est pas rapporté du Prophète (saws), ni
d’aucun des compagnons.
L’imam
Ahmad a dit : « Il ne faut pas donner la valeur en argent. On lui dit :
« Des gens disent que ‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz acceptait l’argent ? » Il
dit : « Ils laissent la parole du Prophète (saws) et ils disent : untel a dit, alors qu’Ibn ‘Umar a dit : « « Le Prophète (saws) a rendu obligatoire l’aumône de la rupture d’un Sa’… »
Et
il faut que l’aumône de la rupture parvienne à celui qui la mérite dans
le temps limité pour la donner, ou qu’elle parvienne à celui qui est
chargé de la récolter. Et si on ne trouve personne qui veuille s’en
charger, on doit la donner à une autre personne. Et c’est là que
beaucoup de personnes font erreur lorsqu’ils donnent leur aumône à
quelqu’un qui n’a pas été chargé de cela par celui qui la mérite. Elle
n’est donc pas donnée de manière correcte, il faut donc y prêter
attention.
Source : El-Mulakhas Al-Fiqhi, p.351-354 (traduit par les Salafis de l’Est)
dimanche 28 septembre 2008
Lettre de l'Imam Ali ibn Abi Tâlib à Mâlik el Achtar
Lettre de l'Imam Ali ibn Abi Tâlib à son gouverneur d'Égypte Mâlik el Achtar : Une sublime définition de la gouvernance islamique.
"Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux"
« Sache, Mâlik, que je t'envoie comme gouverneur à un pays qui a connu dans le passé des gouvernements justes et injustes. Les gens vont t'observer comme tu observais les gouverneurs qui t'ont précédé. Ils parlent de toi comme tu parlais d'eux. Ce sont eux qui fournissent la preuve de tes actions. Que ton trésor préféré soit donc le trésor de bonnes actions. Contrôle tes désirs et abstiens-toi de ce contre quoi tu as été servi. C'est seulement par une telle abstinence que tu pourras distinguer le bien du mal.
Développe dans ton cœur le sentiment d'amour pour ton peuple, et fais-en la source de
bonté et de bénédiction pour lui. Ne te comporte pas en barbare envers tes
citoyens et ne t'approprie pas ce qui leur appartient. Rappelle-toi que les
citoyens d'un État sont de deux catégories. Ils sont soit tes frères en
religion, soit tes semblables en genre. Ils sont susceptibles de commettre des
erreurs, et sujets aux maladies. D'aucuns commettent effectivement des erreurs;
pardonne-leur comme tu aimerais qu'Allah te pardonne. N'oublie pas que tu es
placé au-dessus d'eux, tout juste comme je suis placé au-dessus de toi. Et puis
c'est Allah Lui-même qui est au-dessus de celui qui t'a nommé Gouverneur. IL
t'a confié cette position afin que tu te montres capable de te charger d'eux.
Rappelle-toi! Tu seras jugé sur ce que tu auras fait pour eux.
Ne leur dis
pas : "Je suis votre suzerain et votre dictateur. Vous devez donc vous
plier à mes ordres", car cela corromprait ton cœur, affaiblirait ta foi en
la religion et susciterait des désordres dans l'État. Si le pouvoir engendre en
toi le moindre sentiment d'orgueil et d'arrogance, considère alors le pouvoir
et la majesté du Royaume Divin qui gouverne l'univers et sur lequel tu n'as pas
le moindre contrôle. Cela restituera à ta raison fantasque le sens de la mesure
et te rendra calme et affable. Garde-toi de te mettre à l'encontre de la
majesté et de la grandeur d'Allah, et n'imite jamais Son Omnipotence, car Allah
rabaisse tout rebelle contre Lui, et quiconque se montre cruel envers les
hommes.
Sois respectueux, dans tes actions, des droits d'Allah et de ceux des hommes, et en
même temps, persuade tes compagnons et tes proches de faire de même. Autrement,
tu auras fait injustice à toi-même et à l'humanité. Et alors aussi bien Allah
que les hommes deviendront tes ennemis. II n'y a de salut nulle part pour un
homme qui se rend ennemi d'Allah. Il sera considéré comme quelqu'un qui est en
guerre avec Allah jusqu'à ce qu'il se repente et demande pardon. Rien ne prive
l'homme des bénédictions d'Allah, ni n'attire Son courroux contre Lui, autant
que l'oppression. Donc, c'est pour cette raison qu'Allah prête oreille aux
opprimés et qu'Il traite les oppresseurs sévèrement.
Le commun des mortels
Observe la
justice dans l'administration et impose-la à toi-même. Cherche à satisfaire le
peuple, car le mécontentement des masses peut stériliser le mécontentement de
la minorité des privilégiés, et le mécontentement de la minorité se dissout
dans le contentement de la majorité. Rappelle-toi que la minorité des privilégiés
ne se joindront pas à toi aux moments difficiles. Ils tenteront de détourner la
justice, demanderont plus qu'ils ne méritent et ne montreront aucune gratitude
pour les faveurs dont ils auront bénéficié. Ils se montreront rétifs dans
l'épreuve et les tribulations, et ils n'éprouveront aucun regret pour leurs
défauts. C'est le commun des mortels qui combat l'ennemi. Donc maintiens des
contacts intimes avec les masses et sois attentif à leur bien-être.
Repousse celui qui met en évidence les faiblesses des autres, Car, après tout, les masses ne sont pas exemptes de faiblesses. II est du devoir du gouvernant de les protéger. Ne mets pas en lumière ce qui est caché, mais essaie d'effacer les faiblesses qui ont été mises sous les projecteurs. Allah voit toutes choses que tu ne vois pas, et Lui seul, s'en occupera. Fais de ton mieux pour couvrir les défauts du peuple afin qu'Allah couvre les tiens que tu aimerais cacher aux yeux des gens. Débarrasse-toi de tout sentiment d'inimitié entre eux. Mets-toi à l'abri de toute action qui ne soit pas digne de toi. Ne t'empresse pas de croire les calomnies, car les calomniateurs sont des fourbes sous l'apparence d'amis.
Les Conseillers
Ne prends
jamais pour conseiller un avare, car il te détournerait de la magnanimité et te
ferait craindre la pauvreté. Ne demande pas conseil à un lâche, non plus car il
ébranlerait ta résolution, ni à un homme cupide car il t'inciterait à devenir
tyran En effet, l’avarice, la lâcheté et la cupidité font perdre à l'homme sa
confiance en Allah.
Le pire
conseiller est celui qui a servi de conseiller à des gouvernants injustes et
qui a partagé leurs crimes. Ainsi, ne laisse jamais des personnes ayant été les
compagnons de tyrans ou ayant partagé leurs crimes, devenir tes conseillers. Tu
peux faire appel à des personnes bien meilleures que cela. Tu peux avoir des
hommes doués d'intelligence et de prévoyance sans être contaminés par le péché;
des hommes qui n'ont jamais assisté un tyran dans sa tyrannie, ni un criminel
dans son crime. De tels hommes ne seront jamais une charge pour toi. Bien plus,
ils seront une source d'aide et de force pour toi, à tout moment. Ils seront
des amis pour toi et des étrangers pour tes ennemis. Choisis de tels hommes
pour te tenir compagnie aussi bien en privé qu'en public. Même parmi ceux-ci
donne la préférence à celui qui a tendance à te dire tes vérités, même les plus
amères, et à celui qui ne t'encourage pas à avoir des penchants qu'Allah n'aime
pas que Ses amis développent chez eux.
Attache-toi
à des personnes droites et pieuses et fais-leur comprendre clairement qu'elles
ne doivent jamais chercher à te flatter ni à te créditer d'une bonne action que
tu n'aies jamais faite, car la tolérance de la flatterie et le faux compliment
stimulent la fierté chez l'homme et le rendent arrogant.
Ne traite
pas de la même façon le bienfaiteur et le malfaiteur, car cela découragerait le
premier, et encouragerait le second à persister dans le mal. Traite chacun
d'eux selon ses mérites. Sache que la confiance et la bienveillance mutuelles
entre le gouvernant et les gouvernés ne peuvent avoir lieu qu'à travers la
bonne volonté, la justice et le service rendu. Cultive donc la bienveillance
chez les gens, car seule la bienveillance te sauvera des troubles. Ta bonne
volonté à leur égard sera payée en retour par leur confiance en toi, et le
mauvais traitement, par leur mauvaise volonté.
Ne méconnais pas les nobles traditions des premiers membres de cette communauté, traditions qui ont apporté l'harmonie et le progrès aux gens, et n'entreprends rien qui puisse diminuer leur utilité. Les hommes, qui avaient établi ces bonnes traditions ont eu leur récompense, quant à toi, tu seras responsable, si elles sont abandonnées. Essaie toujours de tirer quelque chose de l'expérience des gens instruits et sages, et de les consulter, en ce qui concerne les affaires d'État, cela t'aidera à maintenir la paix et la bonne volonté que tes prédécesseurs ont établies sur terre.
Les différentes classes sociales
Rappelle-toi
que le peuple est composé de différentes classes. Le progrès des unes dépend de
celui des autres et aucune d'elles ne peut prétendre être indépendante des
autres. Nous avons une armée formée de soldats d'Allah. Nous avons nos
officiers civils avec leurs établissements, notre judicature, nos percepteurs
et nos officiers de relations publiques. Le public lui-même" est composé
de Musulmans et de Dhimmî, et parmi eux, il y a des commerçants, des artisans,
des gens sans emploi, des indigents. Allah a prescrit pour eux des droits, des
obligations et des devoirs personnels qui sont mentionnés dans le Saint Coran
et dans les Hadith du Saint Prophète.
L'armée, par
la grâce d'Allah, est comme une forteresse pour le peuple et elle assure la
dignité de l'État. Elle préserve le prestige de la Foi et maintient la paix du
pays. Sans elle, l'État ne peut se maintenir. Et réciproquement, elle ne peut
se tenir sans l'appui de l'État. Nos soldats ont prouvé qu'ils sont les plus
forts face à l'ennemi, grâce au privilège qu'Allah leur a accordé de combattre
pour Lui, mais cela ne les empêche pas d'avoir besoins matériels pour mener à
bien leur tâche, cela les fait dépendre des revenus de l'État. Quant aux
militaires et à la population civile qui paient des impôts, ils ont besoin de
la coopération des autres : la judicature, les officiers civils et leurs
administrations. Les juriste appliquent la loi civile et criminelle, les
officiers civils collectent les revenus et s'occupent de l'administration
civile avec l'aide de leurs établissements. Et puis, il y a les marchands et
les commerçants qui contribuent à renflouer les caisses de l'État. Ce sont eux
qui parcourent les marchés et qui sont les mieux placés pour s'acquitter des
obligations sociales. Il y a aussi la classe des pauvres et des nécessiteux qui
doivent être pris en charge par les autres classes. Allah a donné une occasion
appropriée aux uns et aux autres de rendre service. Puis toutes ces classes ont
des droits sur l'administration. L'administrateur doit donc y faire face.
Il doit veiller au bien de toute la population, tâche dont il ne pourrait pas s'acquitter convenablement sans porter un intérêt personnel à son exécution et sans implorer l'aide d'Allah. En effet, il lui est indispensable de s'imposer ce devoir et de supporter avec patience les difficultés et les inconvénients qui surgissent devant lui accidentellement.
L'armée
Sois
particulièrement attentif au bien-être de ceux dans l'armée, qui sont, à ton
avis, sincèrement attachés à Allah et au Saint Prophète, loyaux envers leurs
chefs et , aux moments passionnels, sauraient se retenir et écouter de sang
froid des remontrances sensibles, ainsi que ceux qui sont capables de secourir
les faibles et de s'opposer aux oppresseurs puissants, et ceux qui ne se
laissent pas entraîner par un tempérament violent lorsqu'ils sont soumis à une
provocation violente, et qui ne chancellent dans aucune circonstance.
Établis des
contacts intimes avec des familiers de bonne réputation, intègres et d'un passé
glorieux, et attire vers toi des hommes braves, de bon caractère, généreux et
d'une disposition bienveillante, car telle est l'élite de la société.
Prends soin
d'eux avec la même tendresse que tu montres pour tes propres enfants. Ne leur
rappelle aucune faveur que tu leur aurais faite, et ne sous-estime aucune
marque d'affection qu'ils te montreraient en retour. Une telle conduite dénote
la loyauté, la dévotion et la bienveillance. Sois attentif à leurs soucis les
plus insignifiants et ne te contente pas seulement de l'aide générale que tu
leur aurais apportée, car parfois une attention opportune à l'un de leurs
petits soucis leur apporte un immense soulagement. De cette façon, ces gens-là
ne t'oublieront pas au moment du besoin.
Il t'appartient de choisir pour le commandement de tes troupes quelqu'un qui s'impose
comme devoir la tâche d'aider les hommes qu'il commande et de veiller sur leurs
familles lorsqu'ils se trouvent loin de chez eux, ce qui permettrait à toute
l'armée de se sentir unie dans la joie et dans le malheur. Cette unité de
destin apporte aux combattants une force supplémentaire face à l'ennemi.
Continue d'avoir une attitude aimable envers eux afin qu'ils se sentent
toujours attachés à toi. La réalité est que le vrai bonheur d'un gouverneur
réside dans l'établissement de la justice dans l'État et le. maintien des
relations affectueuses avec les gens. La sincérité de leurs sentiments est
exprimée par l'amour et le respect qu'ils te montrent, et c'est de ces
sentiments que dépend le salut de l'administration.
Tes conseils
pour l'armée seraient sans effet, à moins que et jusqu'à ce que tu te montres
affectueux aussi bien envers les soldats qu'envers les officiers, ce qui les
empêcherait de considérer le gouvernement comme un fardeau oppressif ou de
contribuer à sa chute.
Continue de satisfaire leurs besoins et complimente-les de plus en plus pour les services qu'ils ont rendus. Une telle attitude, s'il plaît à Allah, encourage les braves et incite les timides aux actes de bravoure. N'attribue pas à un autre l'erreur de quelqu'un, et ne sois pas avare de compliments pour les prouesses accomplies. Veille à ne pas accorder de faveurs imméritées à quelqu'un en raison de sa position familiale et à ne pas priver de récompense quelqu'un qui accomplit des exploits, mais qui appartient à une famille modeste.
La vraie guidance
Renvoie devant Allah et devant Son Prophète les affaires qui te paraissent équivoques, car Allah a dit aux gens qu'Il veut bien diriger : "O vous qui croyez ! Obéissez à Allah, Obéissez à Son Prophète et obéissez à ceux parmi vous qui détiennent l'autorité. Portez vos différends devant Allah et devant Son Prophète." (Sourate en-Nisâ', 4: 59). Se référer à Allah signifie en réalité consulter le Livre d'Allah, et se référer au Prophète, c'est suivre ses traditions universellement admises.
Le juge principal
Choisis
comme juge, parmi tes sujets, quelqu'un qui est de loin le meilleur d'entre
eux, qui n'est pas obsédé par ses problèmes familiaux, qui ne cède pas à
l'intimidation, qui ne se trompe pas souvent, qui ne dévie pas du droit chemin
une fois qu'il y est engagé, qui n'est ni égocentrique, ni avare, qui ne décide
pas avant d'avoir connu pleinement les faits qui pèse le moindre doute
soigneusement et qui prononce un verdict clair après avoir pris en
considération tous les détails de l'affaire, qui ne refuse pas d'écouter les
arguments des avocats, qui examine avec patience tout nouvel exposé des faits,
qui reste strictement impartial dans sa décision, qui ne se laisse pas étourdir
par la flatterie... Mais il n'est pas aisé de trouver un tel homme.
Une fois que tu auras choisi un homme droit pour cette fonction, rétribue-le généreusement, de telle sorte qu'il ait tout ce qui lui est nécessaire et qu'il soit à l'abri des tentations. Réserve-lui auprès de toi une position si haute que personne n'ose la convoiter, et si élevée qu'aucune médisance ni aucune intrigue ne puissent l'atteindre.
La judicature subalterne
Sois prudent
! Le plus grand soin doit être pris dans le choix du Juge Principal, car c'est
une haute fonction que les égoïstes aventureux aspirent à soumettre à leurs
intérêts personnels. Après la désignation du Juge Principal, fais attention au
choix d'autres fonctionnaires. Nomme-les après les avoir mis à l'épreuve. Ni
les relations personnelles ni l'influence ne doivent intervenir dans ton choix
de fonctionnaires devant occuper des postes de responsabilité, autrement cela
pourrait conduire à l'injustice et à la corruption.
Parmi ces fonctionnaires, choisis pour les hautes fonctions des hommes d'expérience ayant une foi ferme et appartenant à de bonnes familles. De tels hommes ne tomberont pas facilement en proie à la tentation et ils s'acquitteront de leurs devoirs en proie au bon service des autres. Augmente leurs traitements afin qu'ils mènent une vie satisfaisante, laquelle aide à se purifier. Ce faisant, ils n'éprouveront pas le besoin de couvrir leurs propres dépenses. Et puis, ils n'auront plus aucune excuse d'aller à l'encontre de tes instructions ou de détourner les Fonds de l'État. Surveille-les à leur insu. Il est possible qu'ils développent en eux une véritable honnêteté et un réel intérêt pour le bien public. Mais si l'un d'entre eux est accusé de malhonnêteté et que sa culpabilité soit établie par les rapports de ton service de renseignements, alors, considère ceci comme une charge suffisante pour le déclarer coupable. Que le châtiment qu'on lui infligera soit corporel et appliqué publiquement dans un lieu fixé d'opprobre.
Les revenus de l'administration
Qu'on prenne
grand soin des revenus de l'administration afin d'assurer la prospérité de ceux
qui paient des impôts à l'État, car c'est de leur prospérité que dépend la
prospérité des autres, et notamment celle des masses. En effet, l'État se
nourrit de ces revenus. Tu dois considérer l'entretien des terres cultivées comme
plus important que la perception de revenus, car les revenus ne peuvent affluer
qu'en rendant la terre productive. Celui qui demande des revenus aux
cultivateurs sans les aider à améliorer leur terre, leur inflige une difficulté
imméritée et ruine l'État. Le gouvernement d'une telle personne ne vivra pas
longtemps. Si les cultivateurs demandent la réduction de leurs impôts sur la
terre après avoir souffert d'une épidémie, d'une sècheresse, d'un excès de
pluie, de stérilisation du sol, d'inondation qui leur cause un dommage
corporel, réduis alors convenablement les impôts afin que leur condition
s'améliore. Peu importe ici la perte de revenus; elle sera un jour compensée
par les efforts en vue de mettre en valeur ton pays et d'embellir la province
que tu gouvernes.
Tu feras
l'objet de louanges unanimes. Les gens croiront en ton sens de la justice. La
confiance qu'ils placeront en toi par conséquent, consolidera ta force, car ils
seront prêts à partager tes fardeaux.
Tu pourrais établir n'importe quel nombre de personnes sur la terre; mais si la terre n'est pas améliorée, ils seront mécontents. La cause de la ruine des cultivateurs est le gouverneur qui a un penchant fébrile à accumuler la richesse à tout prix, de crainte que son gouvernement ne dure pas longtemps. Tel est le sort des gens qui n'apprennent pas des exemples ou des précédents.
L'établissement administratif
Continue à
t'occuper de ton administration et de tes scribes. Choisis les meilleurs
d'entre eux pour tes correspondances confidentielles. Ils doivent être tout à
fait dignes de ta confiance, de haute moralité, à l'abri de tout risque
d'exploiter leur position privilégiée contre toi, de négliger leurs devoirs, ou
de succomber à la tentation et de porter préjudice à tes intérêts ou de te nuire
lors de la rédaction des traités. Ils doivent, non seulement apporter
l'assistance appropriée, mais également éloigner de toi toutes difficultés. II
faut que ce soit des personnes qui, en s'acquittant de leurs devoirs, aient
conscience de l'importance de leurs responsabilités, car quelqu'un qui n'est
pas conscient de ses propres responsabilités pourra difficilement évaluer
celles des autres. Ne les choisis pas uniquement sur la base de la première
impression qu'ils te font ou de l'affection que tu as pour eux ou de la
confiance qu'ils t'inspirent, car en fait, les fausses prétentions de beaucoup
de gens vraiment dénués de toute honnêteté et de toutes bonnes manières peuvent
tromper même l'intelligence de gouvernants. Choisis-les plutôt parmi le petit peuple
et que ton choix tombe surtout sur ceux qui exercent une certaine influence sur
les gens et qui jouissent d'une bonne réputation d'honnêteté; un tel choix aura
l'avantage d'être agréable et pour Allah et pour le gouvernement. Que le
directeur de chaque administration soit quelqu'un qu'aucune tâche pénible ne
rebute et qu'aucune charge de travail ne contrarie.
Et sache bien que les défauts dont tes secrétaires ou ton établissement feront seront attribués à toi-même.
Le commerce et l'industrie
Tu dois accepter
tous les projets utiles que les commerçants et les artisans te proposent, les
aider ensuite avec tes suggestions. Une partie d'entre eux vivent dans les
villes et d'autres se déplacent d'un lieu à un autre avec leurs marchandises et
instruments de travail, et gagnent leur vie en effectuant des travaux manuels.
Ils constituent la véritable source de revenu national tiré du commerce et de
l'industrie.
Alors que le
grand public n'est pas incliné à se donner la peine de se déplacer, ceux qui
exercent ces professions se dérangent pour apporter les marchandises des
endroits proches et lointains, de la terre, de la mer, des montagnes et des
forêts, et en tirent naturellement des bénéfices.
Il n'y a
rien à craindre de cette classe de gens paisibles. Ils aspirent à la paix et à
l'ordre, et sont incapables vraiment de créer des troubles.
Rends-toi dans toutes les régions du pays, établis des contacts personnels avec cette classe de citoyens et enquiers-toi de leurs conditions de vie. Mais, tu dois savoir cependant qu'un bon nombre d'entre eux sont excessivement avides et impitoyables en affaires. Ils accaparent les gains et essaient de vendre leurs marchandises à des prix excessifs, ce qui cause le plus grand préjudice au public. Il serait honteux pour un gouvernant de ne pas combattre ce mal. Mets-les en garde contre l'accaparement, car le Prophète d'Allah l'a prohibé. Prends soin que la vente et l'achat se déroulent sans difficulté, que les balances soient justes et que les prix ne lèsent ni le vendeur ni l'acheteur. Et si malgré ta mise en garde quelqu'un enfreint tes ordres et se rend coupable d'accaparement, inflige-lui alors un sévère châtiment.
Les pauvres
Attention !
Crains Allah lorsque tu traites les problèmes des pauvres qui sont sans
protecteurs, délaissés, indigents, sans secours et victimes des vicissitudes du
temps. On trouve dans cette catégorie des gens qui n'osent pas demander leur
part dans la vie, et qui malgré leur misère ne vont pas à la recherche des
aumônes. Défends donc leurs droits pour l'amour d'Allah, car c'est à toi
qu'incombe la responsabilité de leur protection. Alloue-leur une part du Trésor
public, où qu'ils se trouvent, et qu'ils soient près ou loin de toi. Les droits
de ces deux catégories de gens doivent être égaux à tes yeux. Si préoccupé que
tu puisses être ne les perds pas de vue, car Allah n'acceptera aucune
négligence de leurs droits. Ne traite pas leurs intérêts comme s'ils étaient
moins importants que les tiens propres, ne les laisse jamais en dehors des
limites de tes préoccupations importantes, désapprouve ceux qui les regardent
de haut, et enquiers-toi de leur condition.
Affecte à
leurs affaires des personnes intègres, pieuses et soucieuses de te mettre au
courant de la condition des pauvres.
Pourvois aux besoins de ces pauvres de sorte que tu n'aies pas à t'excuser devant Allah le Jour du Jugement, car c'est cette catégorie de gens qui mérite d'être traitée avec la plus grande bienveillance. Assure-toi la récompense d'Allah en accordant à chacun d'eux son dû et impose-toi la tâche sacrée de subvenir aux besoins des plus âgés d'entre eux, car ils n'ont pas de moyens d'existence indépendants et ils répugnent à demander l'aumône. C'est là un devoir pénible pour les gouvernants, mais très bienvenu pour les sociétés qui sont douées de prévoyance. Ce sont d'ailleurs seulement de telles sociétés qui accomplissent avec un esprit tranquille leur promesse faite à Allah de s'acquitter de leur devoir envers les pauvres.
Des audiences publiques
Rencontre
périodiquement les opprimés et les gens de modeste condition en audiences
publiques, et étant conscient de la présence d'Allah, parle avec eux à cœur
ouvert et ne laisse à côté de`toi aucun membre de tes gardes armés, civils ou
militaires, ni aucun agent du service des renseignements, dont la présence
pourrait décourager les représentants des pauvres de parler sans crainte et
sans réserve. En effet, j'ai entendu le Prophète d'Allah dire qu'aucune nation
ou société dans laquelle les forts ne s'acquittent pas de leurs devoirs envers
les pauvres, n'occupera une haute position. Supporte avec sang froid tout
langage dur qu'ils emploieraient et ne te montre pas irrité s'ils ne
parvenaient pas à exposer clairement leur situation. De la sorte, Allah ouvrira
devant toi la porte des bénédictions et des récompenses. Si tu peux leur donner
quelque chose, fais-le de bonne grâce, et si tu n'es pas à même de le faire, explique-leur
ta position lucidement.
Il y a des situations qui appellent une action directe. Accepte les recommandations de tes administrateurs concernant la réparation des griefs de tes secrétaires. Assure-toi que les réclamations et les requêtes qui te sont adressées, te sont remises le jour même, et ce, même si tes administrateurs essaient de les intercepter. Accomplis le travail de chaque jour, le jour même, car le jour suivant apportera ses propres affaires.
Communion avec Allah
Consacre la
meilleure part de ton temps pour entrer en communion avec Allah, bien que
chaque moment de ton temps soit seulement pour Allah, si tu le passes
sincèrement à servir ton peuple. Il faut que l'obligation que tu dois
directement à Allah soit incluse dans les cinq temps de prières prescrits par
la religion. Consacre-toi jour et nuit aux prières. Que tes prières soient
aussi parfaites et aussi exemptes de défauts que possible, et ne te laisse pas
tracasser par un quelconque malaise physique.
Lorsque tu diriges une prière en assemblée, n'ennuie pas les gens par une prolongation non nécessaire de la prière, car il se peut qu'une telle prolongation leur cause des inconvénients et les indispose, ce qui fait perdre son effet, car, il y a dans la prière en assemblée des gens qui sont malades ou qui ont des obligations importantes à accomplir. En effet, un jour, lorsque j'ai reçu l'ordre de me rendre au Yémen, j'ai demandé au Messager d'Allah comment je devais diriger la prière en assemblée là-bas. Il m'a dit : "Accomplis tes prières comme le ferait le plus faible parmi les priants, et donne ainsi l'exemple de respect d'autrui aux croyants."
Désintéressement déconseillé
Concernant
l'observance de tout ce que j'ai dit, retiens une chose : Ne te tiens jamais,
même pour un temps minime, à l'écart des gens, car s'écarter des gens, c'est
ignorer leurs affaires, c'est développer chez le gouvernant une fausse
perspective et le rendre incapable de distinguer ce qui est important de ce qui
ne l'est pas, ce qui est correct de ce qui est erroné, le vrai du faux. Après
tout, le gouverneur est un homme, et il ne peut se faire une vision correcte de
ce qui est hors de la vue.
La vérité
n'a pas de signe distinctif nous permettant de distinguer les différentes
variétés de vérités et d'erreurs. En fait tu dois être l'une de ces deux
choses: ou bien tu es juste, ou bien tu es injuste. Si tu es juste, dans ce cas
tu ne te tiendras pas à l'écart des gens; au contraire, tu les écouteras et tu
satisferas leurs exigences.
Dans le cas
opposé où tu serais injuste, les gens eux-mêmes se tiendront à l'écart de toi.
En tout cas, le désintéressement dans ce sens est déconseillé, surtout
lorsqu'il est de ton devoir de t'occuper des besoins des gens. Les plaintes
d'oppression présentées contre tes administrateurs et les réclamations pour
demander justice, ne doivent pas t'indisposer.
Sois certain
qu'il y a dans ton entourage immédiat des gens qui exploitèrent leur position
pour s'approprier ce qui appartient à autrui et commettre des injustices.
Enraie chez eux cette tendance et fixe-toi comme règle de conduite de ne jamais
rien accorder, pas même un petit morceau de terrain, à l'un de tes proches. De
cette façon, ils seront prévenus contre toute velléité de porter préjudice aux
intérêts des autres, et tu éviteras en même temps d'être l'objet du
mécontentement et des hommes et d'Allah.
Rends justice loyalement et sans te soucier du fait que l'intéressé soit un de tes proches ou non. Si l'un de tes proches ou de tes compagnons viole la loi, prononce contre lui le châtiment prescrit par la loi, même si cela t'est très pénible personnellement. Ce faisant, tu auras agi pour le bien de l'État. Si jamais les gens te soupçonnent d'être injuste envers eux sur n'importe quel plan, divulgue-leur le fond de ta pensée, et disculpe-toi de la sorte. De cette façon, ton esprit sera en harmonie avec le sens de la justice, et les gens se mettront à t'aimer. Cela exaucera ton désir de jouir de leur confiance.
La paix et les traités
Ne repousse
pas l'effort de paix que tes ennemis déploieraient eux-mêmes. Accepte-le, cela
plaira à Allah. La paix est la source du repos de l'armée. Elle réduit tes
ennuis et fait régner l'ordre et la stabilité dans le pays. Attention! Sois sur
tes gardes lorsque tu signes un traité de paix, car certains ennemis ne te
proposent un accord de paix que pour te rassurer afin de t'attaquer à
l'improviste. C'est pourquoi, tu dois faire preuve d'une grande vigilance et
ignorer leurs protestations de bonne foi. Mais une fois que tu auras accepté
les termes d'un traité de paix, tu devras les observer scrupuleusement. C'est
un dépôt qui doit être sincèrement respecté, et chaque fois que tu auras fait
une promesse, tiens-la de toutes tes forces, car quelle que soit la différence
d'opinion sur d'autres questions, rien n'est aussi noble que l'accomplissement
d'une promesse. Cela est reconnu même par les non-Musulmans, car ils savent les
conséquences désastreuses de la dénonciation des traités. Ne trahis donc pas
ton alliance, ne romps pas ton pacte et ne trompe pas ton ennemi, car ne pas
respecter une promesse, c'est une action contre Allah, et seul un insensé agit
contre Allah.
En fait, la
Promesse Divine est une bénédiction couvrant toute l'humanité. La Promesse
d'Allah est un refuge recherché même par les hommes les plus puissants de la
terre, car on n'y risque pas d'être trompé. Donc ne fais pas une promesse que
tu ne pourrais pas tenir, et n'attaque pas ton ennemi sans lui avoir adressé un
ultimatum, car seul un ignorant insensé oserait défier Allah qui, par Sa Miséricorde
infinie, a fait des traités et des pactes les instruments les plus inviolables
pour Ses serviteurs. En fait la paix qu'ils assurent est un refuge à l'abri
duquel tout le monde cherche asile, et au voisinage duquel tout le monde
s'empresse de séjourner. Le traité doit donc être dépourvu de toute fraude, de
toute duplicité et de toute tromperie.
Ne conclus
jamais un pacte qui prête à diverses interprétations, mais une fois que le
pacte est conclu, n'en exploite pas l'équivoque, si équivoque il y a, ni
n'annule un traité conclu au nom d'Allah, même s'il te cause quelques
difficultés. Comme la vie de l 'Au-delà nous réserve des récompenses, il vaut
mieux faire face aux difficultés que violer le traité et avoir à craindre les
conséquences d'un tel acte le Jour du Jugement.
Attention !
Abstiens-toi de répandre le sang sans une raison valable, car cela suscite la
colère du Tout-Puissant, expose le serviteur à Son châtiment le plus sévère, le
prive de Ses bénédictions, raccourcit la vie, et le Jour du Jugement, c'est de
ces crimes qu'il aura à répondre en premier lieu. Fais attention donc! N'aspire
pas à fonder la puissance de ton État sur le sang, car ce sang finira par
affaiblir l'État et le faire passer à d'autres. L'homicide volontaire ne
saurait être excusé ni par moi ni par Allah.
Le meurtre est un crime passible de la peine de mort. Si pour une raison ou une autre un châtiment corporel prononcé par l'État entraîne la mort du coupable dont le crime n'est pas passible de la peine de mort, répare l'erreur et n'expose pas le prestige de l'État à la réclamation du prix du sang que feraient les parents du défunt.
Les dernières instructions
Évite de
t'admirer, de te louer et d'encourager les autres à t'adresser des louanges
excessives, car la ruse sur laquelle compte le plus Satan pour empêcher les
bonnes actions des hommes pieux est la louange et la flatterie.
Ne surestime
pas et ne parle pas trop des faveurs que tu aurais accordées aux gens. Trahir
la promesse, c'est déplaire et à Allah et à l'homme. Allah, qu'IL soit Exalté,
a dit dans le Saint Coran : "Dire ce que vous ne faites pas est l'acte le
plus haïssable auprès d'Allah" (Sourate eç-Çaff, 61:3)
Ne te hâte
pas de faire quelque chose avant le moment opportun, ni ne l'ajourne lorsque le
moment juste de le faire arrive. Ne t'entête pas dans l'erreur et ne néglige
pas la rectification d'une faute. Accomplis chaque chose en son temps et laisse
chaque chose occuper sa propre place. Lorsque les gens s'accordent unanimement
sur quelque chose, ne leur impose pas ton propre point de vue, ni ne néglige
d'assumer la responsabilité qui t'incombe en conséquence. Car les yeux du
peuple seront fixés sur toi et tu auras à répondre de tout ce que tu leur auras
fait. Le moindre manquement au devoir apportera son propre châtiment. Contrôle
ta colère et retiens tes mains et ta langue. Le meilleur moyen de contenir ta
rage est de différer le châtiment (que tu comptes infliger à quelqu'un) jusqu'à
ce que tu sois calmé et revenu à toi-même. Tu ne parviendras à avoir la maîtrise
de toi-même qu'en te rappelant que tu finiras par retourner à ton Seigneur.
Il est
impératif que tu étudies soigneusement les préceptes qui ont inspiré les bons
et justes gouvernants, qui t'ont précédés. Garde bien à l'esprit l'exemple de
notre Prophète, ses Hadith et les commandements du Saint Coran, ainsi que tout
ce que tu as appris de ma propre façon de traiter les choses. Fais de ton mieux
pour exécuter les instructions que je t'ai données ici et que tu t'es engagé
solennellement à suivre. Par cet ordre, je t'enjoins de ne pas succomber aux
suggestions de ton propre cœur, ni de manquer de t'acquitter des devoirs qui te
sont confiés.
Je me
réfugie auprès du Tout-Puissant et dans Sa sphère illimitée de bénédiction, et
je t'invite à prier avec moi pour qu'Il nous accorde, à tous deux, la grâce de
céder volontairement notre volonté à Sa Volonté et de nous rendre capables de
nous bien acquitter de notre devoir envers Lui et envers Sa création, afin que
l'humanité chérisse notre mémoire et que notre action survive. J'implore Allah
de me combler de Ses bénédictions et je Le prie pour qu'Il nous assure, à toi
et à moi, Sa grâce et l'honneur de tomber en martyrs pour Sa cause. En effet,
nous retournerons à Lui. Que les bénédictions d'Allah couvrent Son Prophète et
Sa sainte progéniture. »
samedi 27 septembre 2008
L'Arche de Noé Végétale
L'« Arche de Noé végétale » en Arctique
Bill Gates, Rockefeller et les géants des OGM savent quelque chose que nous ignorons.
Global Research, par F. William Engdahl, le 4 décembre 2007
La paresse est une chose
dont ne peut être accusé le fondateur de Microsoft, Bill Gates.
Programmant déjà à 14 ans, il fondait Microsoft à 20 ans alors qu'il
étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes l'enregistrait comme l'homme
le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa
société qui a établi avec acharnement un monopole de fait dans les
systèmes informatiques pour ordinateurs personnels.
En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation penseraient se retirer sur une île calme du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Bill et Melinda Gates Fondation, la plus grande fondation privée « transparente, » comme il dit, avec une énorme dotation de 34,6 milliards de dollars et l'obligation légale de dépenser 1,5 milliards de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde afin de maintenir son statut d'organisation caritative exemptée d'impôt. En 2006, le cadeau d'environ 30 milliards de dollars en actions de Berkshire Hathaway d'un ami et associé en affaires, le super-investisseur Warren Buffett, plaçait la fondation de Gates dans une catégorie qui dépense presque la somme totale du budget annuel de l'Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS).
Alors, quand Bill Gates décide d'investir
quelques 30 millions de dollars de son argent durement gagné dans un
projet par l'intermédiaire de la Fondation Gates, ça vaut la peine de
jeter un coup d'œil.
Nul projet n'est pour le moment plus
intéressant que cette curieuse entreprise dans l'un des lieux les plus
reculés du monde, à Svalbard. Bill Gates investit des millions dans une
chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l'Océan
Arctique, à quelque 1.100 kilomètres du Pôle Nord. Le Svalbard est un
bout de roche stérile revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 par un
traité international (voir la carte).
Sur ces îles perdues, Bill Gates investit des dizaines de millions avec la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, entre autres, dans ce qui est appelé doomsday seed bank [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l'archipel de Svalbard.
La chambre forte pour semences est en cours de construction à l'intérieur d'une montagne sur l'île de Spitsbergen, près du petit village de Longyearbyen. Selon leur communiqué de presse, c'est presque prêt pour le « business. » La chambre forte aura des portes doubles à l'épreuve des explosions, avec des détecteurs de mouvement, deux sas, et des murs en béton armé d'un mètre d'épaisseur. Elle contiendra jusqu'à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » selon le gouvernement norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour empêcher l'humidité. Il n'y aura pas de personnel à temps plein, mais l'inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine éventuelle.
Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes puisse être préservée pour l'avenir. » Quel avenir, prévu par les sponsors de l'arche de Noé végétale, menacerait la disponibilité actuelle des semences, leur quasi totalité étant déjà bien à l'abri dans des chambres fortes aux quatre coins du monde ?
Chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et Syngenta se rencontrent sur un projet commun, il vaut la peine de creuser un peu plus profondément sous les roches de Spitsbergen. Quand nous le faisons, nous trouvons des choses fascinantes.
Le premier point remarquable est qui parraine l'arche de Noé végétale. Ceux qui s'unissent aux Norvégiens sont, comme noté, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de l'agro-alimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l'un des plus grands propriétaires de brevets d'organismes génétiquement modifiés (OGM), de semences de plantes et de produits apparentés de l'agrochimie ; Syngenta, à travers sa fondation, la principale compagnie suisse de semences OGM et de produits de l'agrochimie ; la Fondation Rockefeller, le groupe privé qui a créé la révolution génétique, avec plus de 100 millions de dollars de semences depuis les années 70 ; le CGIAR, le réseau mondial créé par le Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique à travers la conversion de l'agriculture.
LE CGIAR ET « LE PROJET »
Comme je l'ai exposé en détail dans le livre Seeds of Destruction
(1), en 1960 la Fondation Rockefeller, le Conseil sur le Développement
de l'Agriculture de John D. Rockefeller III et la Fondation Ford, ont
uni leurs forces pour créer l'Institut International de Recherche sur
le Riz (IRRI) à Los Baños, aux Philippines. En 1971, l'IRRI de la
Fondation Rockefeller, avec leur Centre International d'Amélioration du
Maïs et du Blé au Mexique et deux autres centres de recherche
internationaux créés par les fondations Rockefeller et Ford, l'IITA
pour l'agriculture tropicale, au Nigeria, et l'IRRI pour le riz, aux
Philippines, se sont combinés pour former le Groupe Consultatif
International sur la Recherche Agricole (CGIAR). Le CGIAR a été formé lors d'une série de
conférences privées organisées au centre de congrès de la Fondation
Rockefeller, à Bellagio en Italie. Les principaux participants à
Bellagio étaient George Harrar de la Fondation Rockefeller, Forrest
Hill de la Fondation Ford, Robert McNamara de la Banque Mondiale, et
Maurice Strong, l'organisateur environnemental international de la
famille Rockefeller, qui, en tant que mandataire de la Fondation
Rockefeller, avait organisé le Sommet de la Terre de l'ONU à Stockholm
en 1972. Cela faisait partie des longues décennies de mise au point de
la fondation pour détourner la science au service de l'eugénisme, une
hideuse version de la pureté raciale, qui était appelée Le Projet. Pour garantir un impact maximum, le CGIAR a
impliqué l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et
l'Agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le
Développement et la Banque Mondiale. Ainsi, à travers l'influence
soigneusement planifiée de ses ressources initiales, au début des
années 70 la Fondation Rockefeller était à même de façonner la
politique agricole mondiale. Et elle ne s'en est pas privé. Financé par de généreuses bourses d'étude des
fondations Ford et Rockefeller, le CGIAR a veillé à ce que les
principaux scientifiques de l'agriculture et les agronomes du Tiers
Monde soient amenés aux USA pour « maîtriser » les concepts de
production de l'agro-alimentaire modernes, afin qu'ils les ramènent
dans leur patrie. Dans l'opération, ils ont créé un réseau d'influence
extrêmement utile à la promotion de l'agro-alimentaire étasunien dans
ces pays, et plus particulièrement à la promotion de la « Révolution
Génétique » des OGM dans les pays en développement. Et tout cela au nom
de la science et de la rentabilité du marché agricole libre.
La chambre forte à semences de Svalbard commence à présent à devenir intéressante. Mais ça devient encore mieux. « Le Projet » que j'ai évoqué est, depuis les années 20, le projet de la Fondation Rockefeller et de puissants intérêts financiers d'utiliser l'eugénisme, rebaptisé aujourd'hui génétique, pour justifier la création d'une Race Supérieure génétiquement modifiée. Hitler et les Nazis l'appelaient la Race Supérieure Aryenne.
L'eugénisme d'Hitler a été financé dans une
large mesure par cette même Fondation Rockefeller, qui est aujourd'hui
en train de construire une arche de Noé végétale pour préserver des
échantillons de toutes les graines de notre planète. Maintenant, ça
devient vraiment intrigant. Cette même Fondation Rockefeller a créé la
discipline pseudo-scientifique de la biologie moléculaire dans sa
poursuite acharnée à réduire la vie humaine à une « séquence génique
définie » qui, elle l'espérait, pourrait être ensuite modifiée dans le
but de changer à volonté les caractéristiques humaines. Les eugénistes
d'Hitler, dont beaucoup ont été tranquillement ramenés aux États-Unis
après la guerre pour y poursuivre leurs recherches biologiques sur
l'eugénisme, qui ont jeté de nombreuses bases du génie génétique des
diverses formes de vie, ont été ouvertement soutenus jusque dans le
Troisième Reich par les généreuses subventions de la Fondation
Rockefeller. (2) Cette même Fondation Rockefeller a créé la
fameuse Révolution Verte lors d'un voyage au Mexique en 1946 de Nelson
Rockefeller et d'Henry Wallace, ancien secrétaire de l'agriculture de
New Deal et fondateur de la compagnie Pioneer Hi-Bred Seed. La Révolution Verte visait à résoudre à grande
échelle le problème de la faim dans le monde, au Mexique, en Inde et
dans d'autres pays choisis où travaillait Rockefeller. Norman Borlaug,
l'agronome de la Fondation Rockefeller, a gagné le Prix Nobel de la
Paix pour son travail, un truc à ne sûrement pas se vanter avec des
gens comme Henry Kissinger qui se partagent le même. En réalité, comme il est apparu des années plus
tard, la Révolution Verte était une brillante manigance de la famille
Rockefeller pour développer un agro-alimentaire mondialisé qu'elle
pourrait ensuite monopoliser, tout comme elle l'avait fait dans le
monde de l'industrie pétrolière en commençant un demi-siècle
auparavant. Comme Henry Kissinger l'avait déclaré dans les années 70 :
« Si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez le pays ; si vous
contrôlez l'alimentation, vous contrôlez la population. » L'agro-alimentaire et la Révolution Verte de
Rockefeller allaient de pair. Ça faisait partie d'une grande stratégie
qui incluait le financement de la recherche par la Fondation
Rockefeller pour développer quelques années plus tard le génie
génétique des plantes et des animaux. John H. Davis fut adjoint du ministre de
l'Agriculture sous la présidence de Dwight Eisenhower au début des
années 1950. Il quitta Washington en 1955 et se rendit à Harvard
Graduate School of Business, un lieu inhabituel à cette époque pour un
expert en agriculture. Il avait une stratégie claire. En 1956, Davis a
écrit un article dans le Harvard Business Review, où il déclarait que «
la seule façon de résoudre une fois pour toutes le fameux problème
agricole en évitant la lourdeur des programmes gouvernementaux, est de
faire progresser l'agriculture pour l'agro-alimentaire. » Il savait
précisément ce qu'il avait en tête, même si peu de gens avaient
d'indice à l'époque : une véritable révolution dans la production
agricole qui concentrerait le contrôle de la chaîne alimentaire entre
les mains des multinationales, loin de la traditionnelle famille
d'agriculteurs. (3) Un aspect crucial de la conduite des intérêts de
la Fondation Rockefeller et des sociétés agro-alimentaires
étasuniennes, était le fait que la Révolution Verte se basait sur la
prolifération de nouvelles semences hybrides pour le développement des
marchés. L'aspect essentiel des semences hybrides est leur manque
d'aptitude reproductrice. Les hybrides avaient été élaborés par
protectionnisme contre la prolifération. Contrairement à la
pollinisation libre des espèces naturelles, dont la semence donne un
rendement semblable à celui de ses parents, le rendement de la semence
portée par une plante hybride est sensiblement inférieur à celui de la
première génération. Cette baisse de rendement propre aux hybrides
impliquait que les agriculteurs devaient normalement acheter des
semences chaque année pour obtenir un rendement élevé. En outre, le
rendement plus bas de la deuxième génération éliminait le commerce de
semences que font souvent les producteurs sans l'autorisation du
semencier. Ça empêchait la redistribution des semences de cultures
commerciales par des intermédiaires. Si les grands semenciers
multinationaux étaient capables de contrôler en amont la semence des
lignées parentales, aucun concurrent ou agriculteur ne serait en mesure
de produire d'hybride. La concentration mondiale des brevets de
semences hybrides dans une poignée de gigantesques semenciers, dirigés
par Pioneer Hi-Bred de DuPont et Dekalb de Monsanto, préparait le
terrain à la révolution des semences OGM ultérieure. (4) En réalité, l'introduction des techniques
agricoles modernes étasuniennes, les engrais chimiques et les semences
hybrides commerciales, ont rendu tous les agriculteurs locaux des pays
en développement, en particulier les plus grands et les plus solides,
dépendants de l'étranger, surtout des produits de base de
l'agro-alimentaire et de la pétrochimie étasuniennes. C'était la
première étape de ce qui devait être un processus soigneusement
planifié sur plusieurs décennies. Grâce à la Révolution Verte, l'agro-alimentaire
a fait de grandes percées dans des marchés dont l'accès étaient
auparavant limité aux exportateurs étasuniens. La tendance a par la
suite été baptisée « Agriculture orientée vers le marché. » C'était en
réalité le contrôle de l'agriculture par l'agro-alimentaire. À travers la Révolution Verte, la Fondation
Rockefeller et plus tard la Fondation Ford ont travaillé main dans la
main, façonnant et soutenant les objectifs de la politique étrangère de
l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et
de la CIA. L'un des principaux effets de la Révolution
Verte fut de dépeupler les campagnes, de forcer les paysans à fuir vers
les bidonvilles des bas quartiers autour des villes, en recherche
désespérée d'un travail. Ce n'était pas le hasard, ça faisait partie du
plan visant à créer des bassins de main-d'œuvre bon marché pour les
prochaines industries multinationales étasuniennes, la « mondialisation
» de ces dernières années. Quand l'auto-promotion autour de la Révolution
Verte s'est calmée, les résultats étaient assez différents de ce qui
avait été promis. Des problèmes ont surgi de l'usage sans discernement
des nouveaux pesticides chimiques, avec souvent de graves conséquences
pour la santé. Avec le temps, la monoculture de nouvelles variétés de
semences hybrides a réduit la fertilité du sol et le rendement. Les
premiers résultats étaient impressionnants : rendement doublé, voire
triplé, de certaines cultures comme le blé et plus tard le maïs au
Mexique. Des rendements qui ont rapidement fondu. La Révolution Verte était généralement
accompagnée de grands projets d'irrigation, avec souvent des prêts de
la Banque Mondiale pour la construction de nouveaux énormes barrages
et, dans le processus, l'inondation de régions auparavant habitées et
fertiles. Ainsi, le rendement plus grand du super blé était produit en
saturant le sol avec d'énormes quantités d'engrais, fait de nitrates et
de pétrole, des matières premières que contrôlaient les sept grandes
compagnies pétrolières sœurs dominées par les Rockefeller. D'énormes quantités d'herbicides et de
pesticides étaient aussi utilisées, créant de nouveaux marchés pour les
géants de l'industrie pétrolière et chimique. Comme l'a dit un
analyste, la Révolution Verte n'a été en réalité qu'une révolution
chimique. À aucun moment les pays en développement ne pourraient payer
les énormes quantités d'engrais et de pesticides chimiques. Ils
obtiendraient des crédits gracieux de la Banque Mondiale et des prêts
spéciaux de la Chase Bank et d'autres grandes banques de New York,
soutenus par des garanties du gouvernement étasunien. Mis en application dans un grand nombre de pays
en développement, ces prêts ont été accordés à la plupart des grands
propriétaires terriens. Pour les petits paysans la situation se
présentait différemment. Les petits paysans ne pouvaient pas payer les
produits chimiques et les autres besoins modernes. Ils ont dû emprunter
de l'argent. Initialement divers programmes gouvernementaux
ont tenté de fournir des prêts aux agriculteurs afin qu'ils puissent
acheter des semences et des engrais. Les agriculteurs n'ayant pu
participer à ce genre de programme ont dû emprunter dans le secteur
privé. À cause du taux d'intérêt exorbitant des prêts, de nombreux
petits paysans n'ont même pas tiré bénéfice des premiers rendements
plus élevés. Après la récolte, ils ont dû vendre la majorité sinon la
totalité de leur production pour rembourser les prêts et les intérêts.
Devenant dépendants de prêteurs à gages et de négociants, ils ont
souvent perdu leurs terres. Même avec des prêts à taux préférentiel
auprès d'organismes publics, de plus en plus de cultures vivrières ont
cédé la place à la production de cultures de rente. (5) Depuis des décennies les mêmes intérêts,
notamment ceux de la Fondation Rockefeller qui a soutenu la Révolution
Verte initiale, travaillent à promouvoir la nouvelle « Révolution
Génétique, » comme l'a appelée il y a quelques années Gordon Conway, le
président de la Fondation Rockefeller, c'est-à-dire la dissémination de
produits de l'agriculture industrielle et commerciale, notamment de
semences OGM brevetées.
GATES, ROCKEFELLER ET LA RÉVOLUTION VERTE EN AFRIQUE
Avec clairement
en mémoire l'expérience avérée de la Révolution Verte de la Fondation
Rockefeller dans les années 50, il devient particulièrement curieux que
cette même Fondation Rockefeller avec la Fondation Gates, qui
investissent à présent des millions de dollars dans la préservation de
toutes les semences contre un scénario « apocalyptique » éventuel,
investissent aussi des millions dans un projet nommé Alliance pour la
Révolution Verte en Afrique (AGRA). L'AGRA, comme elle s'est elle-même appelée, est
une alliance avec cette même Fondation Rockefeller qui a créé la «
Révolution Génétique. » Un coup d'œil sur le conseil d'administration
de l'AGRA le confirme. Comme président, elle n'a personne d'autre que
Kofi Annan, l'ancien Secrétaire Général des Nations unies. Dans son
discours d'admission lors d'une réunion du Forum Économique Mondial au
Cap, en Afrique du Sud, en juin 2007, Kofi Annan a déclaré : «
J'accepte ce challenge avec gratitude pour la Fondation Rockefeller,
pour la Fondation Bill & Melinda Gates, et pour tous ceux qui
soutiennent notre campagne africaine. » Le conseil de l'AGRA comporte par ailleurs un
Sud-Africain, Strive Masiyiwa, qui est mandataire de la Fondation
Rockefeller ; Sylvia M. Mathews de la Fondation Bill & Melinda
Gates ; Mamphela Ramphele, ancien directeur général de la Banque
Mondiale (2000-2006) ; Rajiv J. Shah de la Fondation Gates ; Nadya K.
Shmavonian de la Fondation Rockefeller ; Roy Steiner de la Fondation
Gates. En plus, une Alliance pour l'AGRA comporte Gary Toenniessen, le
directeur général de la Fondation Rockefeller, et Akinwumi Adesina, le
directeur associé de la Fondation Rockefeller. Pour remplir la queue, les Programmes pour
l'AGRA comprennent Peter Matlon, directeur général de la Fondation
Rockefeller ; Joseph De Vries, directeur du Programme pour les Systèmes
Semenciers de l'Afrique et directeur associé de la Fondation
Rockefeller ; Akinwumi Adesina, directeur associé de la Fondation
Rockefeller. Comme l'ancienne Révolution Verte ratée en Inde et au
Mexique, la nouvelle Révolution Verte en Afrique est manifestement une
priorité de la Fondation Rockefeller. Bien qu'à ce jour ils gardent profil bas,
Monsanto et les principaux géants de l'agro-alimentaire OGM sont
soupçonnés d'être au cœur du problème en se servant de Kofi Annan de
l'AGRA pour disséminer leurs semences OGM brevetées dans toute
l'Afrique sous l'étiquette trompeuse de « biotechnologie, » le nouvel
euphémisme pour semences génétiquement modifiées brevetées. À ce jour,
l'Afrique du Sud est le seul pays africain qui autorise légalement la
plantation de cultures OGM. En 2003 le Burkina Faso a autorisé des
essais d'OGM. En 2005, le Ghana de Kofi Annan a rédigé des lois sur la
sécurité biologique et les principaux responsables ont exprimé leur
intention de poursuivre la recherche sur les cultures OGM. L'Afrique est la prochaine cible de la campagne
de dissémination mondiale des OGM du gouvernement étasunien. Ses sols
riches en font un candidat idéal. Évidemment, de nombreux gouvernements
africains soupçonnent le pire de la part des sponsors des OGM, car une
multitude de projets de génie génétique et de bio-sécurité ont été
entamés en Afrique, dans le but d'introduire des OGM dans ses systèmes
agricoles. Il s'agit notamment de parrainages offerts par le
gouvernement étasunien pour former aux États-Unis les scientifiques en
génie génétique africains, de projets de bio-sécurité financés par
l'USAID et par la Banque Mondiale ; la recherche sur les OGM impliquant
les cultures vivrières indigènes africaines. La Fondation Rockefeller a travaillé pendant des
années, en grande partie sans succès, à promouvoir des projets pour
introduire des OGM dans les champs d'Afrique. Elle a financé la
recherche qui soutient l'applicabilité du coton OGM dans le Makhathini
Flats, en Afrique du Sud. Monsanto, qui a une solide tête de pont dans
l'industrie des semences OGM et des hybrides en Afrique du Sud, a conçu
un ingénieux programme pour petits exploitants, connu sous le nom de
Campagne « Semences et Espoir, » qui introduit un package de révolution
verte à petite échelle chez les agriculteurs pauvres, suivi, bien
entendu, par les semences OGM brevetées de Monsanto. (6) Syngenta AG de Suisse, l'un des « Quatre
Cavaliers de l'Apocalypse OGM, » verse des millions de dollars dans un
nouvel aménagement de serres à Nairobi, pour développer du maïs OGM
résistant aux insectes. Syngenta fait également partie de CGIAR. (7)
CONTINUER À SVALBARD
Alors, est-ce tout simplement de la sentimentalité philosophique
excessive ? Qu'est-ce qui conduit les fondations Gates et Rockefeller à
financer en même temps la prolifération de semences, bientôt
Terminator, brevetées à travers toute l'Afrique, un processus qui,
comme il l'a fait dans chaque autre lieu de la Terre où la monoculture
agro-alimentaire industrialisée a été introduite, a détruit la
diversité des semences végétales ? Dans le même temps, ils investissent
des dizaines de millions de dollars pour préserver toutes les variétés
de semences connues dans une chambre forte à l'épreuve de l'apocalypse
à proximité du lointain Cercle Arctique, « afin que la diversité
végétale puisse être préservée pour l'avenir, » pour reprendre leur
communiqué de presse officiel ?
Il n'est pas fortuit que les fondations Rockefeller et Gates s'associent pour préconiser une Révolution OGM de style Révolution Verte en Afrique, tout en finançant tranquillement l'« arche de Noé végétale » à Svalbard. Les géants de l'agro-alimentaire OGM sont jusqu'aux oreilles dans le projet de Svalbard.
À vrai dire, l'entreprise de Svalbard entière et les gens impliqués évoquent des images de catastrophe pires que celles du best-seller de Michael Crichton, La variété Andromède, un thriller de science-fiction dans lequel une maladie mortelle d'origine extraterrestre provoque la coagulation rapide et fatale du sang, menaçant l'espèce humaine toute entière. À Svalbard, le futur entrepôt à semences le plus sûr du monde sera gardé par les policiers de la Révolution Verte OGM, par les fondations Rockefeller et Gates, Syngenta, DuPont et CGIAR.
Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé Trust Mondial pour la Diversité Végétale (GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.
Le GCDT est basé à Rome. Son Conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une canadienne qui est également au comité consultatif du Groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l'une des plus grandes sociétés privées de l'eau. Catley-Carlson a aussi été présidente jusqu'en 1998 du Comité sur la Population établi à New York, l'organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créée en 1952 pour accélérer le programme d'eugénisme de la famille Rockefeller sous couvert de promouvoir le « planning familial, » le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le « contrôle de la population » des pays en développement.
Les autres membres du conseil de GCDT comptent l'ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l'un des plus grands entrepreneurs de l'industrie militaire du Pentagone.
Jorio Dauster (du Brésil) est aussi président du conseil d'administration de Brasil Ecodiesel. C'est un ancien ambassadeur du Brésil auprès de l'Union Européenne, et le négociateur en chef de la dette extérieure du Brésil pour le ministère des Finances. Dauster a aussi rempli les fonctions de président de l'Institut du Café Brésilien et de coordonnateur du Projet de Modernisation du Système des Brevets du Brésil, qui consiste à légaliser les brevets sur les semences génétiquement modifiées, une chose jusque-là interdite par les lois du Brésil.
Cary Fowler est directeur exécutif de GCDT. Il a été professeur et directeur de recherche au Département pour l'Environnement International et pour les Études de Développement de l'Université des Sciences de la vie de Norvège. Fowler a aussi été principal conseiller du directeur général de Bioversity International. Il y représentait les Centres des Moissons du Futur du CGIAR, dans les négociations pour le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques. Dans les années 90, il dirigeait le Programme International sur les Ressources Phytogénétiques de la FAO. Il a ébauché et supervisé les négociations du Plan d'Action Mondial pour les Ressources Phytogénétiques de la FAO adopté par 150 pays en 1996. Il est ancien membre du Comité National sur les Ressources Génétiques des Plantes des États-Unis et du conseil d'administration du Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) du Mexique, un autre projet de la Fondation Rockefeller et du CGIAR.
Le Dr Mangala Rai de l'Inde, membre du conseil d'administration du GCDT, est Secrétaire du Département de la Recherche Agricole et de l'Éducation (DARE) de l'Inde, et directeur général du Conseil Indien pour la Recherche Agricole (ICAR). Il est aussi membre du conseil d'administration de l'IRRI de la Fondation Rockefeller, qui a favorisé la première expérience majeure sur les OGM avec beaucoup de battage médiatique et qui s'est avérée être un fiasco, le « Golden Rice » (riz doré). Rai a siégé comme membre du conseil d'administration du CIMMYT, et comme membre du conseil exécutif du CGIAR.
Le Trust des Donateurs pour la Diversité des Semences Mondiales ou les bailleurs financiers comportent aussi « tous les suspects habituels, » comme le dit Humphrey Bogart dans Casablanca, le classique du cinéma. En plus des fondations Rockefeller et Gates, les donateurs comptent les géants des OGM, DuPont-Pioneer Hi-Bred, Syngenta de Bâle en Suisse, CGIAR et l'énergique promotrice des OGM, l'USAID. Il semble effectivement que nous ayons les renards des OGM et de la réduction des populations qui gardent le poulailler de l'humanité, la diversité des semences mondiales dans le magasin de Svalbard. (8)
POURQUOI SVALBARD MAINTENANT ?
On peut
légitimement se demander pourquoi Bill Gates, la Fondation Rockefeller
les principaux géants du génie génétique agro-alimentaire comme DuPont
et Syngenta avec le CGIAR, construisent une arche de Noé végétale en
Arctique. Tout d'abord, qui utilise ce genre de chambre
forte à semences ? Les sélectionneurs et les chercheurs sont les
principaux utilisateurs des gènes des chambres fortes. Aujourd'hui, les
plus importants reproducteurs sont Monsanto, DuPont, Syngenta et Dow
Chemical, les géants mondiaux des plantes OGM brevetées. Depuis début
2007, Monsanto détient avec le gouvernement des États-Unis les droits
mondiaux des brevets pour les plantes dites « Terminator » ou
Technologie de Restriction d'Utilisation des OGM. Terminator est une
technologie de mauvaise augure, faisant qu'une semence commerciale
brevetée se « suicide » après récolte. Le contrôle des semenciers
privés est total. Un pareil contrôle et cette mainmise sur la chaîne
alimentaire n'ont jamais existé auparavant dans l'histoire de
l'humanité. Cette ingénieuse caractéristique terminator
du génie génétique force les agriculteurs à retourner chaque année chez
Monsanto ou d'autres semenciers OGM pour obtenir de nouvelles semences
de riz, de soja, de maïs, de blé, de toutes les principales cultures
dont ils ont besoin pour nourrir la population. Si c'était largement
adopté dans le monde, on pourrait peut-être en une dizaine d'années
faire de la majorité des producteurs de nourriture du monde de nouveaux
serfs féodaux, asservis à trois ou quatre géants semenciers comme
Monsanto, DuPont ou Dow Chemical. Bien entendu, ça pourrait aussi permettre à ceux
qui possèdent ces sociétés privées, peut-être sous les ordres de leur
gouvernement, de Washington, de refuser les semences à l'un ou l'autre
des pays en développement dont il arrive que sa politique aille à
l'encontre de Washington. Ceux qui disent « Ça ne pourrait pas arriver
dans ce cas » devraient s'intéresser de plus près aux événements
mondiaux actuels. La simple existence de cette concentration de pouvoir
chez trois ou quatre géants privés de l'agro-alimentaire étasunien est
une raison d'interdiction juridique de toute culture OGM, même si le
gain de moisson était réel, ce qui n'est manifestement pas le cas. Ces compagnies privées, Monsanto, DuPont, Dow
Chemical, n'ont guère d'antécédent sans taches en termes de gestion de
la vie humaine. Elles ont développé et multiplié des innovations du
style dioxine, PCB, Agent Orange. Elles cachent depuis des décennies
les preuves manifestes du danger de cancer et d'autres graves
conséquences pour la santé humaine de l'usage des produits chimiques
toxiques. Elles ont enterré des rapports scientifiques sérieux sur le
plus répandu des herbicides dans le monde, le glyphosate, l'ingrédient
de base de l'herbicide Roundup de Monsanto, qui est lié à l'achat de la
plupart des semences génétiquement modifiées de Monsanto, et est
toxique quand il s'infiltre dans l'eau potable. (9) Le Danemark a
interdit le glyphosate en 2003, quand il fut confirmé qu'il contaminait
les nappes phréatiques du pays. (10) La diversité des semences stockées dans les
chambres fortes à gènes est la matière première pour la reproduction
des plantes et pour de nombreuses recherches biologiques fondamentales.
Plusieurs centaines de milliers d'échantillons sont distribués chaque
année à de telles fins. La FAO répertorie quelque 1.400 chambres fortes
à semences dans le monde, les plus importantes étant gardées par le
gouvernement des États-Unis. D'autres grandes chambres fortes sont
détenues par la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, la Corée du Sud,
l'Allemagne et le Canada, par ordre de taille décroissante. Par
ailleurs, le CGIAR exploite une chaîne de chambres fortes pour semences
dans des centres choisis aux quatre coins du monde. Le CGIAR, créé en 1972 par les fondations
Rockefeller et Ford pour propager leur modèle de Révolution Verte
agro-alimentaire, contrôle la plupart des chambres fortes à semences
privées, depuis les Philippines à la Syrie en passant par le Kenya.
Toutes ces chambres fortes à semences actuelles contiennent plus de six
millions et demi de variétés de semences, près de deux millions d'entre
elles sont « distinctes. » L'arche de Noé de Svalbard aura la capacité
d'abriter quatre millions et demi de graines différentes.
LES OGM COMME ARME DE GUERRE BIOLOGIQUE ? Maintenant, nous
arrivons au cœur de la dangerosité et du potentiel d'usage abusif
inhérents au projet de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller à
Svalbard. Le développement de semences brevetées, pour la plupart des
grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le blé, et pour les
céréales fourragères comme le soja, peut-il en fin de compte être
utilisé dans une horrible forme de guerre biologique ? Le but explicite du lobby des eugénistes,
financé depuis les années 20 par de riches familles élitistes, comme
Rockefeller, Carnegie, Harriman et autres, incorporait ce qu'ils
appelaient l'« eugénisme négatif, » l'extermination systématique des
lignées indésirables. Margaret Sanger, une eugéniste alerte, fondatrice
de Planification Internationale de la Maternité et intime de la famille
Rockefeller, a fait à Harlem en 1939 un truc appelé The Negro Project,
qui, comme elle le confiait dans une lettre adressée à un ami,
concernait le fait que, « nous voulons exterminer les populations
noires, » tel qu'elle l'a exprimé. (11) En 2001, Epicyte, une petite entreprise de
biotechnologie de Californie, a annoncé la mise au point de maïs
génétiquement modifiés contenant un spermicide rendant les hommes qui
le mangeait stérile. Epicyte avait à cette époque un accord de
coentreprise pour diffuser sa technologie avec DuPont et Syngenta, deux
des sponsors de l'arche de Noé végétale à Svalbard. Epicyte a depuis
été achetée par une société de biotechnologie de Caroline du Nord. Il
était étonnant d'apprendre qu'Epicyte avait développé son maïs OGM
spermicide avec des fonds de recherche du ministère de l'Agriculture
étasunien, ce même ministère qui, en dépit de l'opposition du monde
entier, a continué à financer le développement de la technologie
Terminator, actuellement détenue par Monsanto. Dans les années 90, l'OMS a lancé pour des
millions de femmes entre 15 et 45 ans du Nicaragua, du Mexique et des
Philippines, une campagne de vaccination soi-disant contre le tétanos,
une maladie survenant de choses comme marcher sur un clou rouillé. Les
hommes et les garçons n'étaient pas vaccinés, en dépit du fait qu'ils
sont vraisemblablement tout aussi susceptibles que les femmes de
marcher sur des clous rouillés. À cause de cette curieuse anomalie, le Comité
Pro Vida de México, une organisation laïque catholique romaine, est
devenu méfiant et a fait tester un échantillon du vaccin. Les tests ont
révélé que le vaccin antitétanique en train d'être colporté par l'OMS
uniquement pour les femmes en âge de porter des enfants, contenait de
la Gonadotrophine Chorionique ou hCG, une hormone naturelle qui,
combinée à une anatoxine tétanique, activait des anticorps rendant la
femme incapable de maintenir sa grossesse. Il a été dit qu'aucune femme
n'a été vaccinée. Il est apparu plus tard que la Fondation
Rockefeller avec le Comité sur la Population de Rockefeller, la Banque
Mondiale (qui abrite le CGIAR), et l'Institut National de la Santé des
États-Unis, ont été impliqués dans un projet long de 20 ans, commencé
en 1972, afin de mettre au point pour l'OMS un agent abortif dissimulé
dans un vaccin contre le tétanos. Par ailleurs, le gouvernement de
Norvège, l'hôte de l'arche de Noé végétale de Svalbard, a fait un don
de 41 millions de dollars pour développer un vaccin antitétanique
spécial, ayant la capacité de provoquer l'avortement. (12) Est-ce une coïncidence que ces mêmes
organisations, depuis la Norvège jusqu'à la Fondation Rockefeller, en
passant par la Banque Mondiale, soient également engagées dans le
projet de chambre forte pour semences à Svalbard ? Selon le professeur
Francis Boyle, qui a rédigé la Loi sur l'anti-terrorisme et les armes
biologiques, promulguée par le Congrès étasunien en 1989, le Pentagone
est « désormais préparé à disputer et à gagner la guerre biologique »
dans le cadre de deux directives de stratégie nationale de Bush
adoptées, remarque-t-il, « sans que le public le sache, et révisées »
en 2002. Boyle ajoute que, de 2001 à 2004, le gouvernement fédéral
étasunien a dépensé 14,5 milliards de dollars pour uniquement des
travaux liés au bio-terrorisme civil, une somme faramineuse. Richard Ebright, biologiste à l'Université
Rutgers, estime que plus de 300 institutions scientifiques et quelques
12.000 personnes aux États-Unis ont aujourd'hui accès à des agents
pathogènes convenant à la guerre biologique. L'Institut National de la
Santé du gouvernement étasunien est doté de 497 subventions uniquement
pour la recherche sur les maladies infectieuses à potentiel de guerre
biologique. Bien entendu, c'est en train d'être justifié dans la
rubrique de défense contre une éventuelle attaque terroriste, comme
tant de chose le sont aujourd'hui. Beaucoup de dollars du gouvernement étasunien
sont dépensés dans la recherche de guerre biologique impliquant le
génie génétique. Jonathan King, professeur en biologie au MIT, dit que
« les programmes de bio-terrorisme en pleine expansion représentent la
naissance d'un important danger pour notre propre population. » King
ajoute, « bien que ce genre de programmes soit toujours appelé
défensif, avec les armes biologiques les programmes défensifs et
offensifs se recouvrent presque complètement. » (13) L'avenir nous dira, à Dieu ne plaise, si l'arche
de Noé végétale du Svalbard de Bill Gates et de la Fondation
Rockefeller fait partie d'une autre Solution Finale, celle entraînant
l'extinction Définitive, de la Grande Planète Terre. 1 F. William Engdahl, Seeds of Destruction, Montreal, (Global Research, 2007). 2 Ibid, pp.72-90. 3 John H. Davis, Harvard Business Review, 1956,
cité par Geoffrey Lawrence dans Agribusiness, Capitalism and the
Countryside, Pluto Press, Sydney, 1987. Voir aussi Harvard Business
School, The Evolution of an Industry and a Seminar: Agribusiness
Seminar, www.exed.hbs.edu/programs/agb/seminar.html 4 Engdahl, op cit., p. 130. 5 Ibid. P. 123-30. 6 Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa: Trojan Horse for GMOs ?, mai 2007, African Centre for Biosafety, 7 ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa?, Communique Issue #94, mars/avril 2007. 8 Site Internet Global Crop Diversity Trust : www.croptrust.org/main/donors.php. 9 Engdahl, op. cit., pp.227-236. 10 Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the Active Ingredient in Roundup, Politiken, 15 septembre 2003 : www.organic.com.au/news/2003.09.15 11 Tanya L. Green, The Negro Project: Margaret Sanger's Genocide Project for Black American's : www.blackgenocide.org/negro.html. 12 Engdahl, op. cit., pp. 273-275; J.A. Miller,
Are New Vaccines Laced With Birth-Control Drugs ? HLI Reports, Human
Life International, Gaithersburg, Maryland; juin/juillet 1995, Volume
13, Number 8. 13 Sherwood Ross, Bush Developing Illegal Bioterror Weapons for Offensive Use, 20 décembre 2006 : F. William Engdahl est auteur de Seeds of Destruction, the Hidden Agenda of Genetic Manipulation
(graines de destruction, les projets secrets du génie génétique) qui
vient d'être publié par Global Research. Il est également auteur de Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain (en français). Pour le contacter par courrier électronique : info@engdahl.oilgeopolitics.net
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info
NOTES
Original : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7529
vendredi 26 septembre 2008
Journée d'el-Qods
JOURNEE MONDIALE DE JERUSALEM
avec le Centre Zahra
SAMEDI 27 SEPTEMBRE 2008
15H00
PARIS - PLACE DU TROCADERO
Journée mondiale pour les déshérités.
Le mal du sionisme est visible :
*
En Palestine
*
Au Moyen-Orient
*
En Afrique
*
En Amérique du Sud
*
En Asie
Il est aussi chez nous !
Nous sommes tous concernés !
Centre Zahra France - Dieudonné - Kémi Séba - Yechouroun Judaisme contre sionisme - Conseil Islamique de France - Mouvement des Damnés de l'Impérialisme - Entre la Plume et l'Enclume - Al Ghadir - Fédération Chiite de France - La Pierre et l'Olivier - Liste non exhaustive -
Contactez-nous
journeedejerusalem@centre-zahra.fr
06.05.38.89.33/06.05.16.64.76
mercredi 24 septembre 2008
Muhammad Asad (ex-Léopold Weiss)
Muhammad Asad (ex-Léopold Weiss)
L’itinéraire existentiel et intellectuel de Leopold Weiss-Muhammad Asad
est incontestablement l’un des plus singuliers et fascinants de
l’histoire du XXe siècle.
Un juif pour l’islam,
de Florence Heymann, Éditions Stock, 2005. 304 pages, 21,50 euros.
Le parcours qui conduit vers l’islam un juif habsbourgeois, petit-fils du rabbin de Czernowitz, jusqu’à devenir un des pères fondateurs du Pakistan, méritait d’être étudié, et l’on s’étonne que cette excellente biographie soit la première à voir le jour dans une langue occidentale. À l’origine de ce cheminement il y a la crise de l’Europe, la dissolution de l’empire austro-hongrois et les dilemmes du judaïsme de langue allemande, déchiré entre universalisme et sionisme, émancipation et antisémitisme, assimilation et recherche d’une spiritualité nouvelle.
Né en 1900 en Galicie, Leopold Weiss est un pur produit de la Mitteleuropa juive : il parle allemand et polonais, étudie la philosophie et l’histoire de l’art, ses moeurs sont tout à fait séculières, mais il pratique couramment l’hébreu et connaît en profondeur les Écritures saintes. Installé à Vienne avec sa famille à la veille de la guerre, il s’intéresse à la psychanalyse et, au début des années vingt, il travaille comme assistant metteur en scène du cinéaste Murnau. Il amorce ensuite une carrière de journaliste qui le conduit à collaborer au principal quotidien de langue allemande de l’époque, la Frankfurter Zeitung, où écrivent aussi Joseph Roth et Walter Benjamin.
En 1922 se produit le grand tournant de sa vie. Un oncle vivant à Jérusalem l’invite en Palestine, où il se rend pour quelques mois. Il est immédiatement capturé par les lieux et ses habitants. Parti à la découverte d’un monde exotique, sur lequel, comme tout Européen moyen, il ne connaissait « pratiquement rien », en dehors de « quelques notions romantiques et erronées », écrira-t-il, il reste fasciné par le monde arabe, dont il découvre l’humanité, la richesse et la « pureté » : l’islam ne connaît pas le dualisme occidental entre l’homme et la nature. De cette rencontre bouleversante, il tire, en 1924, son premier ouvrage : Un Orient sans romantisme (traduit par F. Heymann aux Éditions du CNRS).
Le monde musulman a déjà attiré l’attention de nombreux orientalistes juifs, en Allemagne comme en France, qui recherchent dans l’islam les traces d’une influence hébraïque originaire. Le nationalisme allemand aime présenter les juifs comme des « Orientaux », c’est-à-dire des non-Allemands, tandis que les sionistes soulignent les racines orientales du judaïsme, dont la mission consisterait à rétablir en Palestine une communauté nationale. Weiss est certes un produit de ce bouillonnement intellectuel et politique, mais son approche sera bien différente. Il rejette le sionisme, qui lui apparaît, comme toute forme de colonialisme, frappé de préjugés sur l’« infériorité » des musulmans et aveugle face à l’évidence d’une société arabe épanouie, urbaine et largement majoritaire.
Happé par le monde musulman, il commence un long périple qui le conduit dans plusieurs capitales, du Caire à Kaboul, de Beyrouth à Damas et Bagdad, d’où il envoie ses correspondances à la Frankfurter Zeitung. Il finit par apprendre la langue arabe, étudier le Coran, se convertir à l’islam et prendre le nom de Muhammad Asad (sa femme se convertira à son tour).
La guerre le saisit dans les Indes britanniques, où il est interné, en tant que citoyen autrichien, dans un camp pour les ressortissants des pays ennemis. C’est dans ce camp qu’il apprend la nouvelle de la mort de son père et de sa soeur, déportés à Auschwitz. À sa libération, il s’installe à Lahore, où il devient un des pères fondateurs du Pakistan. Au moment de la partition avec l’Inde, il participe à l’élaboration des bases constitutionnelles du pays, dont il préconise, contre l’avis de Muhammad Ali Jinnah, qui voudrait bâtir un État laïque, la stricte conformité aux principes de la charia. Il commence alors une nouvelle carrière d’homme d’État qui le conduit à New York, où il est ambassadeur du Pakistan à l’ONU, en 1952, et aussi de théologien, auteur de plusieurs ouvrages sur l’islam et d’une traduction anglaise du Coran qui sera publiée, à partir de 1960, grâce au soutien du roi Faysal d’Arabie saoudite.
Retraçant cet itinéraire tout à fait extraordinaire, Florence Heymann nous donne une clef pour interpréter la figure de Weiss-Asad. Elle le définit à juste titre comme un « transfuge », une sorte de passeur des frontières culturelles « déterritorialisé ». Le cas d’Asad correspond à la figure du « renégat » brossée par Simmel pour définir les janissaires, les hauts fonctionnaires de l’empire turc d’origine chrétienne et convertis à l’islam. Cette notion n’implique, sous la plume de Simmel, aucune condamnation morale, mais souligne seulement la profondeur d’une rupture avec ses origines.
Une rupture qui ne concerne pas seulement le judaïsme (le concept de « haine de soi » s’adapte mal au cas de Weiss) mais l’Occident dans son ensemble. Dès 1926, Weiss se sentait déjà totalement « étranger » à l’Europe. Décidément, Leopold Weiss-Muhammad Asad fut une figure étrange, complexe et fort intéressante. Merci à Florence Heymann de nous l’avoir présentée dans un ouvrage passionnant.
Enzo Traverso
Source : http://www.humanite.fr/2005-09-27_Cultures_Leopold-Weiss-alias-Muhammad-Asad
mardi 23 septembre 2008
Tewhid
Une sublime définition du Tewhid donnée par l'Imam Ali ibn Abi Taleb (as) dans Nahjul-Balagha :
" Quiconque Le qualifie, renie Son unicité. Quiconque Le compare se trompe. Celui qui L'assimile ne Le désigne point.
Celui qui Le montre et
l'imagine ne s'adresse pas à Lui. Tout ce qui est déterminé a été créé. Toute
chose qui dépend d'une autre n'est qu'effet.
Allah agit sans le secours
d'un instrument, prévoit sans avoir besoin de réfléchir; Il est riche sans
chercher de profit, Il n'est pas soumis au temps, et se passe d'organes; Son
existence, Son essence, Son éternité ont précédé toute durée, tout néant, tout
début.
En dotant les sens de
sensibilité Il a été reconnu comme n'ayant point des sens; en accordant la
contradiction aux choses, Il a été reconnu comme n'ayant point de contradiction;
en confrontant les choses, Il a été reconnu comme n'ayant point de semblable.
Il opposa la lumière aux
ténèbres, la clarté à l'obscurité, l'immobilité au mouvement, le chaud au
froid, Il concilia leurs contradictions, renoua leurs divergences et distingua
leurs différences.
Nulle limite ne Le borne, nul
calcul ne Le dénombre. Cependant les outils se limitent et les machines se
comparent entre elles. "Depuis", "peut-être",
"cependant" sont des termes inapplicables à Son antériorité, à Son
éternité et à Sa perfection.
Par Ses attributs Il s'est
laissé pressentir par la raison et par eux Il s'est refusé aux regards; Il
n'est soumis ni à l'immobilité, ni au mouvement. Comment serait-Il donc soumis
à Son œuvre ? S'il en était autrement, Son essence serait multiple et Son
éternité aléatoire; Il aurait eu un prédécesseur s'Il avait un successeur, et Il
aurait cherché la perfection s'Il avait une imperfection. Alors, Il serait
marqué du cachet du créé et serait devenu signe au lieu d'être source de
référence. Il aurait perdu son pouvoir d'invulnérabilité et aurait été affecté
par les choses comme chaque créature.
Il est immuable, éternel, ne
connaît pas de fin. Il n'engendra point pour qu'il soit engendré; Il ne fut pas
engendré pour connaître des limites.
Il est au-dessus de toute
paternité et de toute souillure féminine; l'imagination ne L'atteint point pour
pouvoir L'évaluer; les intelligences ne Le conçoivent point pour pouvoir Le
décrire; les sens ne parviennent point à Le saisir pour en avoir une sensation;
les mains ne sauraient Le toucher pour en prendre contact; Il ne change point
d'état, les circonstances n'influent point sur Lui.
La succession des nuits et
des jours ne l'use point; de même les ténèbres et la lumière ne le modifient
point. Il ne peut être décrit comme étant un ensemble de parties, d'organes ou
de membres ou un phénomène quelconque, on ne peut Le connaître par le
"qui" et le "comment"; on ne peut parler à Son propos de
limite ou de fin, de rupture et de but.
Les choses ne sauraient Le
contenir ni pour Le rehausser ni pour Le rabaisser; aucune chose ne peut
l'incliner ni l'équilibrer. Il ne s'incarne ni ne se désincarne. Il informe
sans le secours d'une langue ni d'une gorge. Il entend sans oreille, ni organe.
Il s'exprime sans parler, retient sans mémoire, Il veut sans intention, aime et
accorde Ses faveurs sans pour autant faire preuve de faiblesse, Il déteste et
se fâche sans souffrir. Il dit à ce qu'Il veut créer : "Sois" et il
est, sans proférer ni lancer un appel retentissant. Cependant son Verbe est en
Lui-même un acte qu'Il a créé et modulé de par Sa grâce. Le Verbe n'existait
pas avant qu'Il ne l'eût créé car s'il pouvait exister, il y aurait eu alors un
second Dieu.
On ne peut dire de Lui : Il
fut après n'avoir pas été, sinon Il aurait été soumis aux lois de la création;
et il n'y aurait point de différence entre la création et Lui, il n'aurait
point de supériorité sur elle. Alors le Créateur égalerait la créature, le
maître d'œuvre, l'œuvre.
Allah conçut les créatures
sans modèle préexistant et ne recourut à aucune de Ses créatures pour l'aider.
Il fit la terre et la soutint sans effort et l'installa sans le secours d'un
support; Il l'établit sans colonnes et la suspendit sans appui. Il l'immunisa
contre toute déviation et inclinaison, Il la protégea de la chute et de
l'effritement; Il ancra ses montagnes et les éleva; Il en fit jaillir des
sources, traça ses vallées; Son œuvre ne connut point de faiblesse, ni d'ébranlement.
Il la domine par Sa puissance et Sa gloire. Il en connaît les secrets grâce à Sa
science et à Sa sagesse. Il est au-dessus de toute chose par Sa majesté et Sa
puissance.
Rien ne peut s'opposer à Ses
désirs, ni s'opposer à Lui ou Le vaincre, ni être plus rapide que Lui ou Le
dépasser. II n'a nul besoin d'un possédant pour s'enrichir. Les choses lui sont
soumises et se courbent humblement devant Sa grandeur; elles ne sauraient
échapper à Sa puissance pour un autre et se dérober ainsi à Ses faveurs ou Ses
sanctions.
Il n'a point de semblable
pour se comparer à Lui ni d'adversaire pour se mesurer à Lui. C'est Lui qui
anéantira la création et ce qui restera du monde sera comme ce qui en manquera.
L'anéantissement du monde
après sa création, est-il donc plus étonnant que Son modelage et Sa création ?
Si tous les animaux (votant
et marchant) vivant dans des enclos quels que soient leurs genres, leurs races
ou leurs espèces, leurs communautés intelligentes ou inintelligentes, si tous
s'unissaient pour créer le plus petit des insectes, ils en seraient incapables
et ne sauraient comment lui insuffler la vie leurs intelligences les
plongeraient dans l'indécision et les égareraient; leurs forces seraient pour
toujours impuissantes. Ils finiraient par être avilis, épuisés et
reconnaîtraient leur défaite, leur incapacité de créer le plus petit insecte et
admettraient humblement leur incapacité de pouvoir l'exterminer.
Allah (que son nom soit béni)
redeviendra absolument seul après la disparition du monde; tel qu'Il était
avant la création du monde, Il sera après la disparition de celui-ci. II n'y
aura ni temps, ni espace, ni moment, ni durée. Les termes et les destinées
disparaîtraient, alors les années et les heures subiraient le même sort. Rien
d'autre qu’Allah, l'Unique et le Dominateur de qui dépendent toutes choses. Il
a créé le monde sans qu'il ait besoin de son aide et l'anéantira sans le consulter.
S'Il pouvait se refuser à Sa puissance, le monde demeurerait éternel. Nulle
création ne Lui a coûté un effort et n'a été pour Lui une charge. Il n'a pas
créé le monde pour renforcer une puissance, ni par peur de disparition ou
d'affaiblissement, ou pour en recevoir un quelconque appui contre quiconque, ni
pour se protéger contre un adversaire séditieux, ni pour étendre par Lui Son
empire, ni pour se faire des associés dans Son royaume, ni pour combler une
solitude.
Puis, Il anéantira le monde
après sa création non par lassitude, née de Son organisation et de Sa
direction, ni pour prendre repos ou pour se débarrasser d'une charge. Allah n'est
point rebuté par une longue durée pour être porté à en hâter la fin.
lundi 22 septembre 2008
But de la science ?
A quoi doit servir la science ?
Réflexion sur la controverse à propos du CERN
par Erika Vögeli
Depuis le début des années nonante, la guerre est revenue en Europe.
Dès lors, les Etats européens sont impliqués dans les guerres les plus
diverses : la Somalie, la Bosnie, le Kosovo, l’Afghanistan, l’Irak et le
Liban figurent parmi les étapes de cette évolution.
Nous semblons
nous y habituer dans une mesure effrayante, car la mort et la
souffrance frappent la plupart du temps les autres. Or les rapports et
les images de médecins, de témoins oculaires et d’experts en armes nous
parviennent constamment de ces pays. Ils parlent d’explosions
monstrueuses, de cratères sans débris, de symptômes et de blessures
étranges: de corps aux tissus dépéris sans blessures apparentes, de
cadavres rétrécis, d’êtres dont il a fallu amputer certains membres
sans pouvoir empêcher le dépérissement des autres tissus ni que mort
s’ensuive, de cadavres aux blessures importantes mais sans saignement,
de blessures internes étendues sans traces visibles de munitions, mais
aussi de maladies inconnues jusqu’alors et d’une augmentation en flèche
des cancers et de malformations incroyables de nouveau-nés.
L’appel à
l’aide des médecins de Gaza qui demandaient des informations sur le
type des armes utilisées dans leur secteur pour chercher l’aide
correspondante autant que possible est resté sans réponse. Les groupes
internationaux d’armement, le commandement des armées et les
gouvernements responsables, qui savent parfaitement ce qu’ils ont
utilisé, persistent à se taire.
La science au service de l'industrie de l'armement
Les guerres ont toujours permis d’essayer de nouvelles armes. Ainsi ont
visiblement procédé, ces dernières années, des pays soi-disant
civilisés qui prétendent imposer leurs «valeurs» au monde. Les bases
scientifiques et techniques de ces nouvelles armes ont dû être
développées en certains lieux.
Tout cela n’a rien de nouveau, la
recherche militaire a avancé depuis des décennies et les crédits
d’armement des Etats-Unis, mais aussi ceux des pays de l’Union
européenne montrent que ces puissances ne se proposent pas de marcher
sur des routes pacifiques dans un avenir rapproché. Dans le monde
entier, des scientifiques d’innombrables instituts de recherche sont en
train de développer des armes nucléaires, biologiques, chimiques, dites
conventionnelles et tout à fait nouvelles. A cet égard, un domaine non
dépourvu d’importance est celui du développement de nouvelles armes
atomiques.
Le vieux rêve des militaires concernant des bombes aux
effets d’une bombe atomique ou à hydrogène sans ou avec peu de
retombées radioactives continue d’être rêvé intensément. La
«faisabilité» d’une guerre atomique fait l’objet de documents
stratégiques.
Pourquoi pas de discussion objective ?
Si, dans ce numéro, nous revenons sur le débat entamé ces dernières
semaines à propos du CERN (1), Organisation européenne pour la recherche
nucléaire, ce n’est pas pour juger des doutes exprimés par le
professeur Otto E. Rössler à propos des dangers potentiels que feraient
courir les expériences faites avec le Large Hadron Collider (LHC).
Comme le demande Rössler lui-même, c’est aux scientifiques à en
débattre lors d’une discussion honnête et objective.
Malheureusement,
la discussion menée jusqu’à maintenant manquait souvent de sérieux, de
nombreuses réactions étant empreintes d’effets faciles, visant à
ridiculiser l’interlocuteur ou pédants. Rössler a demandé que l’on
examine sa thèse ou la réfute. Tel devrait être le souhait d’une
organisation qui entend faire de la recherche pure. Ainsi se présente
le CERN, fondé en 1954 dans cette intention. Une coopération
internationale franche, dépourvue de secrets et d’objectifs militaires
de quelque sorte que ce soit (2) devrait être possible dans ce cas.
Visiblement, les réflexions de physique nucléaire et d’astrophysique
faites par Rössler ne se laissent pas repousser du pied.
Pourquoi un «statut extraterritorial»?
Sur ce plan, le statut du CERN n’est pas dépourvu d’importance. Entité extraterritoriale sujette au «seul contrôle de l’organisation», c’est-à-dire d’elle-même, elle n’est soumise à aucune juridiction nationale des Etats membres. C’est pourquoi le CERN bénéficie de l’immunité juridique ! (3) Il se contrôle lui-même, élit son organe de surveillance lui-même. Chacun des 20 Etats membres délègue au Conseil du CERN un représentant de ses autorités et un représentant des intérêts nationaux de la recherche. Chaque Etat a une voix, la plupart des décisions nécessitent une majorité simple, mais le consensus le plus large est recherché normalement. Indépendamment du jugement scientifique porté sur le cas en question, une telle construction est inconcevable du point de vue de la démocratie et de la neutralité.
Les
hommes – même les physiciens – ne sont pas infaillibles. Les doutes de
Rössler mettent pour le moins un fait en évidence, qui pourrait avoir
des conséquences considérables pour la Suisse et non pour elle seule,
si ce n’est lors de l’expérience en question, peut-être lors d’une
autre. Depuis Marie Curie, les risques de cette recherche n’ont pas
diminué. Malgré l’importance de la liberté de la recherche et en raison
du fait qu’aucun laboratoire de recherche – surtout de ce type et de
cette taille – ne peut se dérober aux influences directes ou indirectes
de l’industrie, de la politique et de l’armée, ces questions doivent
être discutées de nouveau. Car supposer qu’une physique nucléaire
fondamentale de ce type – avec plus de 3000 scientifiques des meilleurs
et un budget alimenté par 20 Etats – n’intéresse pas le complexe
militaro-industriel serait bien naïf. Ni la Suisse ni les autres pays
participants ne sauraient dégager leur responsabilité.
Il n’est pas concevable qu’une institution d’une telle portée soit totalement exclue d’un cadre juridique. Ici se posent des questions fondamentales de la démocratie et du droit international public, dans le cas de la Suisse des questions de neutralité. Même si le CERN n’est de loin pas seul à participer à la recherche militaire du secteur nucléaire, domaine fondamental du CERN, nous devons nous demander comment rendre compatible une telle organisation et le droit international public.
Importance militaire de la physique des particules
Un de ceux qui, depuis des décennies, indiquent que tous les Etats «utilisent» aussi la recherche du CERN pour leur développement militaire est André Gsponer, qui a été collaborateur du CERN pendant des années. Les expériences faites dans le LHC doivent également être jugées à cet égard.
Dans le LHC, des particules (des
hadrons, tels que neutrons et protons) doivent être soumises à une
accélération pour atteindre presque la vitesse de la lumière, puis
entrer en collision avec d’autres particules afin de les dématérialiser
en de nombreuses petites particules. On entendrait considérer
individuellement des quarks entre autres et prouver la validité de
certaines suppositions théoriques. Lisant la description de ces
expériences, on ne peut s’empêcher de comparer ce processus avec celui
de la fabrication d’antimatière, que décrivent André Gsponer et
Jean-Pierre Hurni dans leur article «Antimatter weapons (1946–1986):
From Fermi to Teller’s speculations to the first open scientific
publications». Le but principal de leur exposé est de montrer quelle
importance de telles recherches ont ou pourraient avoir pour la
fabrication d’armes.
Dès les années quarante et cinquante, on s’est
occupé, dans les laboratoires américains et russes, de la bombe
atomique «propre», c’est-à-dire d’une bombe ayant la force de
destruction de la bombe atomique et de la bombe à hydrogène, mais sans
les retombées radioactives résultant de la fission nucléaire. Comme la
mise à feu de la bombe à hydrogène (fusion nucléaire) nécessitait une
fission nucléaire (bombe au plutonium), elle a aussi contaminé
l’environnement. Dans ces conditions, l’antimatière (les pendants
respectifs à charge inverse des protons et des électrons – les
positrons – et les protons à charge négative – les antiprotons) et la
réaction d’annihilation (dégagement d’énergie considérable dans le
rayonnement d’annihilation lors de la rencontre de la matière et de
l’antimatière) ont semblé, en tout cas théoriquement, offrir une
possibilité à suivre, parmi d’autres.
Selon Gsponer et Hurni, deux
caractéristiques de la réaction d’annihilation ou du rayonnement
d’annihilation ont expliqué et fondé le grand intérêt porté à
l’antimatière: «La première est que le rayonnement d’annihilation
dégage davantage d’énergie utilisable par unité de masse que toute
autre réaction nucléaire. Une annihilation proton-antiproton dégage 300
fois plus d’énergie qu’une réaction par fission ou par fusion. La
seconde caractéristique est que l’annihilation commence d’elle-même
lorsque de l’antimatière est amenée à proximité de matière sans qu’une
masse critique soit nécessaire comme dans la fission ni qu’une énergie
de mise en marche ne s’impose comme dans la fusion.» (4) A l’heure
actuelle, aussi bien la production que la conservation et, partant, le
pouvoir de contrôle sur l’antimatière sont visiblement possibles.
En
juillet 1986, le CERN est parvenu pour la première fois à réaliser
cette dernière opération, à vrai dire pendant dix minutes seulement.
Gsponer et Hurni décrivent la production d’antimatière de la façon
suivante : «Les protons subissent une accélération qui leur donne
presque la vitesse de la lumière, puis ils sont tirés sur un but. La
collision qui s’ensuit est si forte qu’une partie de l’énergie est
transformée en couple matière-antimatière.» (5) Les spéculations sur les
possibilités d’utilisation de cette source colossale d’énergie à partir
d’une masse minimale vont de l’utilisation de carburants dans l’espace (6)
à des armes électromagnétiques à impulsion par antimatière permettant
de détruire toute l’infrastructure électrique et électronique d’un
adversaire, en passant par des armes antimatière ou par des bombes à
hydrogène mises en marche par antimatière. Ou pour des boucliers
anti-missiles.(7)
Quelle que soit l’utilisation de l’antimatière ou la réaction d’annihilation – qu’une bombe thermonucléaire déclenchée par antimatière soit réalisable ou non et que des armes recourant à l’énergie d’annihilation puissent ou non –, l’intérêt des militaires est certainement considérable. En mars 2004, Kenneth Edwards, directeur de l’équipe de «munition révolutionnaire» du département Munitions de la base aérienne Eglin, en Floride, a communiqué que Gerald Smith, ancien président de la division Physique et chef du projet Antimatière de l’Université d’Etat de Pensylvanie, cherchait, en laboratoire, à rendre stockables des atomes de positrons (formés d’un électron et d’un anti-électron). En cas de succès, «cette méthode devrait permettre de stocker des masses importantes militairement d’atomes de positrons».(8)
Compte tenu de l’influence exercée par la politique et les groupes d’entreprises …
Pour comprendre la discussion relative au CERN, il faut tenir compte de tous ces aspects de la recherche qui y est effectuée. Ce faisant, Gsponer estime à propos du CERN : «Il n’y a pas de conspiration visant la fabrication d’armes. Il y a beaucoup de bonne volonté incitant à chercher, à comprendre, à utiliser les technologies jusqu’à leurs limites. Et c’est exactement ce que les militaires veulent.» Grâce à son grand nombre de chercheurs hautement qualifiés, le CERN occupe visiblement une position de pointe dans ce secteur de la recherche, mais n’est pas – nous l’avons vu – la seule institution de ce genre. Comme dans d’autres secteurs de l’industrie de l’armement déjà (par exemple, les munitions d’uranium appauvri développées en Allemagne), on semble avoir attribué à l’Europe le rôle du développement scientifique et du financement des conditions de la technologie de l’armement, les Etats-Unis se considérant comme plus qualifiés et habilités à appliquer pratiquement ces techniques.
Dans
ces circonstances – et compte tenu de l’influence exercée par la
politique et les groupes d’entreprises que subit toute science
actuellement – un débat éthique sur le sens et le but d’une telle
recherche et sur un contrôle efficace par les pouvoirs publics
s’imposent d’urgence, car les scientifiques risquent partout dans le
monde, en raison de la fascination qu’exercent les possibilités
offertes, de la carrière scientifique du chercheur, des influences
visibles et invisibles exercées par les groupes de pressions, de
négliger les principes éthiques de leur science, le premier et le plus
important étant de servir l’homme et la vie. La science est fascinante,
mais elle ne doit servir qu’à la protection et à l’amélioration de la
vie.
NOTES
1 Abréviation du nom initial (Conseil européen pour la recherche nucléaire) devenue pratiquement le nom de l’organisation.
2
Voir Robert Jungk, Préface. In: Grinevald, Jacques; Gsponer, André;
Hanouz, Lucile; Lehmann, Pierre. La Quadrature du CERN. Lausanne,
Editions d’en bas, 1984.
3 Voir aussi : http://www.3sat.de/mediathek/mediathek.php?obj=8877&mode=play#
4
André Gsponer et Jean-Pierre Hurni. Antimatter weapons (1946-1986):
From Fermi to Teller’s speculations to the first open scientific
publications. Version ISRI -86-10.3, 2 février 2008.
5 Ibid.
6
Voir notamment Keay Davidson: Air Force pursuing antimatter weapons
Program was touted publicly, then came official gag order. In: San
Francisco Chronicle du 4 octobre 2004, (il se réfère à une conférence
de Kenneth Edwards, directeur de l’équipe de «munition révolutionnaire»
à la direction générale des munitions de la base aérienne de Floride): http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/c/a/2004/10/04/MNGM393GPK1.DTL
Extremely
Efficient Nuclear Fuel Could Take Man To Mars in Just Two Weeks.
Adapted from materials provided by the Ben-Gurion University of the
Negev: http://www.sciencedaily.com/releases/2001/01/010103073253.htm
7
Voir Gsponer et Hurni, ibid. «Antimatter weapons for the destruction
of enemy missiles and warheads were one of the possibilities cited by
an early Pentagon inquiry into the feasibility of a shield against
nuclear weapons. The Pentagon study, completed in October 1983, was
headed by Dr. James C. Fletcher, a former Administrator of the National
Aeronautics and Space Administration‚ ‹Antimatter beams could provide
an effective and highly lethal kill mechanism› the report said.»
William:j. Broad. Space Arms Projecets Ignite Debate on
U.S:-Soviet-Science-Exchanges. New York Times du 1er juillet 1985
8
Keay Davidson: Air Force pursuing antimatter weapons Program was
touted publicly, then came official gag order. In: San Francisco
Chronicle du 4 octobre 2004.
Les scientifiques élisent en leur sein les membres du Comité des directives scientifiques, que nomme par la suite le Conseil.
Les
membres actuels sont la Belgique, la Bulgarie, le Danemark,
l’Allemagne, la Finlande, la France, la Grèce, la Grande-Bretagne, les
Pays-Bas, l’Italie, la Norvège, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la
Suède, la Suisse, la Slovaquie, l’Espagne, la République tchèque et la
Hongrie.
Les organisations et Etats à statut d’observateur sont la
Commission européenne, l’Inde, Israël, le Japon, la Fédération russe,
la Turquie, l’Unesco et les Etats-Unis.
Sont impliqués actuellement
dans des programmes: l’Algérie, l’Argentine, l’Arménie, l’Azerbaïdjan,
le Brésil, le Chili, la Chine, l’Estonie, la Géorgie, l’Islande,
l’Iran, l’Irlande, le Canada, la Colombie, la Croatie, Cuba, la
Lituanie, le Mexique, le Montenegro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le
Pakistan, le Pérou, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, l’Afrique du
Sud, la Corée du Sud, Taiwan, la Thaïlande, l’Ukraine, le Vietnam, la
Biélorussie et Chypre.
Outre les 2500 collaborateurs de
l’organisation, quelque 8000 scientifiques hôtes du CERN y travaillent,
soit la moitié des physiciens des particules au monde, provenant
d’environ 580 universités et représentant 85 nationalités.
Source : http://www.horizons-et-debats.ch/
dimanche 21 septembre 2008
L'Occident contre l'Islam (3/3)
Ce que l'Occident pense de l'Islam (3/3)
Suite et fin.
« Le terme
"islamophobie" a été forgé par les intégristes », Dominique Sopo, président
de Sos Racisme, en réponse à Mouloud Aounit, président du Mrap, qui mit sur le
même plan antisémitisme et islamophobie lors d'une interview, le Monde
(16 mai 2004).
« Il faut le
dire clairement, il n'y a pas d'islamophobie en France ! » François Baroin, député de l'Aube et porte-parole de
l'UMP, à l'émission Mots Croisés sur France2 (03 novembre 2003).
« Je suis un
peu islamophobe, ça ne me gêne pas de le dire. J'ai le droit de penser que
l'Islam — je dis bien l'Islam je ne parle même pas des islamistes — apporte une
certaine débilité qui en effet me rend islamophobe » Claude Imbert, membre du Haut Conseil à
l'Intégration et fondateur du magazine Le Point sur LCI (24 octobre 2002).
« C'est la
nature intrinsèque de l'Islam qui pousse au crime. » Bernard Henri Levy, Le Monde (1997).
« La
religion la plus con, c'est quand même l'Islam. Quand on lit le Coran, on est
effondré... effondré. La Bible, au moins, c'est très beau, parce que les Juifs
ont un sacré talent littéraire... ce qui peut excuser beaucoup de choses. » - «
L'islam est une religion dangereuse, et ce depuis son apparition » Michel Houellbecq, écrivain, dans une interview au mensuel Lire (2001).
« Les fils
d'Allah se multiplient comme des rats » Oriana Fallaci, journaliste, dans son roman La rage et l'orgueil
(2002).
« Oriana
Fallaci fait preuve de courage intellectuel. [...] Elle ne proteste pas
seulement contre l’islamisme assassin. [...] Elle proteste aussi contre la
dénégation qui a cours dans l’opinion européenne, qu’elle soit italienne ou
française par exemple. On ne veut pas voir ni condamner clairement le fait que
c’est l’islam qui part en croisade contre l’Occident et non pas l’inverse. »
Robert Misrahi, (philosophe),
Charlie Hebdo, novembre 2002
« Quand on
n'aime pas la République française, on va ailleurs. » Xavier Darcos, Ministre délégué de l'education nationale, parlant des françaises voilées.
« Le succès
de Le Pen est un message aux Musulmans de se tenir tranquille, parce qu'il
s'est toujours opposé à l'immigration musulmane. » Roger Cukierman, Président du CRIF (Conseil
Représentatif des Institutions Juives de France), journal israëlien Haaret'z ,
(23 avril 2002).
« L'échec de
l'intégration en France de 6 millions de musulmans qui vivent en repli et
rejettent l'éducation républicaine, pour se vouer à l'extrémisme musulman. »
Nissim Zvili –
Ambassadeur d'Israël en France - LCI (13 juillet 2004).
« Certains
journalistes français issus de l'immigration maghrébine sont confrontés à la
discrimination, sans doute parce qu'ils sont proches des tendances islamistes.
» Blandine Kriegel, Présidente
du Haut Conseil à l'Intégration à l'Elysée (18 mars 2004).
Le directeur
de l'Agence juive, Salaï Meridor, a fait état d'une « islamisation
croissante de l'Europe en raison du nombre de plus en plus élevé de musulmans.
» Le Monde (25 mai 2004).
En parlant
des musulmans, Patrick Declerck, psychanalyste et écrivain, affirme :
« en face, on s'organise. On s'organise, on planifie, on égorge et on décapite…
» et d'ajouter : « je hais l'Islam ». Le Monde (12 aout 2004).
« J'appelle
donc Islam ce désastre, cet astre obscur chu de la négation du présent… Cet air
irrespirable. » Jack-Alain Léger, écrivain, «Tartuffe fait ramadan» (2003).
« Nous ne
pouvons pas encourager tout ce qui pousse à l'extrême, l'islamisme ou le
soufisme. » André Santini, député socialiste, LCI (24 février 2004).
« Les
mosquées, qui sont un lieu de culte, ne peuvent pas se concevoir dans une
République laïque. » Jacques Peyrat, sénateur-maire de Nice, dans un courrier adressé à
Noël Vouret, conseiller municipal subdélégué aux relations avec les cultes
(12 septembre 2000).
« ...et il
est question de construire des écoles coraniques un peu partout ! ... Mais on
va vers la guerre civile ! » Marc Blondel, ex-secrétaire général de Force Ouvrière, sur RMC (27
août 2003).
« Nous
sommes contaminés par l'intolérance islamique » Claude Levi-Strauss, ethnologue, Le Nouvel Observateur
(10 octobre 2002).
« Le voile
est une opération terroriste. En France, les lycéennes savent que leur voile
est tâché de sang. Dans nos écoles, question d'honneur, on n'enseigne pas à des
élèves en uniforme. Sauf au temps du nazisme. » André Glucksmann, philosophe, L'Express, 17 novembre
1994.
« On ne peut
guère contester que le foulard islamique soit devenu en France l'emblème et le
drapeau du système qui sévit actuellement à Téhéran et dans les maquis
islamistes d'Algérie et d'Égypte [...]. En bonne logique républicaine, ce
système devrait inspirer le même degré de répulsion qu'inspiraient aux
meilleurs éléments de notre peuple il y a un demi-siècle les variétés diverses
du fascisme. » Maurice Agulhon, professeur au Collège de France.
« Cinq
millions de musulmans en France, ce sont cinq millions d'intégristes
potentiels. » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997.
« Notre
problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être
vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les
mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des
Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que
d'avoir des Musulmans et des Noirs. » Jacques Chirac, 19 juin 1991.


« L'islam
modéré n'existe pas. Toutes les populations infectées par la religion musulmane
sont endoctrinées par le Coran, un sacré livre qui est le manuel pratique pour
que s'étende le règne du démon aux dépens du Royaume du Christ ! » L'abbé
Philippe Sulmont, bulletin
paroissial 2002.
A propos du
CFCM et de l'action de M.Sarkozy : « Il fallait d'abord pratiquer à la
manière de Napoléon, choisir les « bons » musulmans pour construire un islam de
France. Après, cela ne me gênait pas de changer la loi de 1905 pour récompenser
ceux qu'on avait choisis. Mais si c'est pour refaire ce qu'on a fait avec le
CFCM, s'il s'agit de donner carte blanche à l'UOIF pour la construction des
mosquées, bonjour les dégâts ! » Alain Madelin, Le Figaro, 28 octobre 2004.
" Nous n’avions pas bien étudié nos livres
d’histoire, nous qui pensions naïvement que les croisades avaient été
lancées par la papauté, que le colonialisme avait été l’œuvre des
« nations civilisées », que les deux guerres mondiales et le génocide
des juifs s’étaient déroulés sur notre continent européen pétri de ce
pacifisme « chrétien » si éloigné de la violence de l’islam... Et si
les plus hautes instances de l’islam ont condamné les attentats du 11
septembre, si d’influents oulémas proches des milieux dits islamistes,
comme le cheikh Youssouf Al-Qardawi, l’ont également dénoncé, c’est
sans doute pour nous berner, pour dissimuler leurs sombres desseins... ", Alain Gresh, journaliste, Le Monde diplomatique, nº novembre, 2001, p. 32
Liste de citations non exhaustive...
Voilà donc un petit tour d'horizon du climat intellectuel en Occident de nos jours. L'Occident affiche toujours la liberté, la tolérance, le respect, le dialogue, en vitrine, mais une fois dans la boutique, on comprend qu'il s'agit de tout autre chose...
Les musulmans sont acceptés et appréciés uniquement lorsqu'ils se soumettent pleinement au mode de pensée et au mode de vie mécréant, et un bon paquet d'entre eux évidemment, est ravi de le faire, tout pénétrés d'un profond complexe d'infériorité qu'ils sont.
Allah nous a prévenu (verset 120 de la sourate 2), les positions s'éclaircissent, que chacun choisisse à qui il veut être soumis...
samedi 20 septembre 2008
Petite leçon d'économie
Petite leçon d'économie pour les « archi nuls », par un non moins nul
Une crise boursière fait toujours se poser la question :
« Mais tout cet argent perdu par la bourse, que devient-il ? Où va-t-il ?».
C’est une bonne question, qui renvoie déjà à ce qui détermine la valeur des choses.
Une maison, un tableau, une action boursière... ont une valeur liée au
coût de leur fabrication (elle-même liée aux mêmes critères), à la
valeur de l’entreprise et à son bilan (les 2 sont liés aussi), et
beaucoup de cette valeur est liée à la loi de l’offre et de la demande,
dite « du marché », ainsi qu’à une part de « mode ».
Bref, la valeur des choses en argent, est très relative, suggestive et
fluctuante, voire totalement abstraite, une question de convention en
quelque sorte. Et l’argent qui leur est attaché est en fait virtuel,
c’est encore plus évident pour les valeurs boursières. C’est vrai pour
tout ce qui peut s’acheter, se monnayer.
Il n’en est pas de même pour les choses de la vie, de la nature.
Ainsi, la valeur que nous attribuons à la vue, à la possibilité de
marcher, de respirer, à un instant de bonheur avec des amis, sa
compagne (ou son compagnon), ses enfants… tout cela n’a pas de prix,
dans tous les sens de l’expression, car ce qui constitue la vraie Vie, 100 % authentique, n’est pas monnayable (et ceux qui le croient, le paient très cher un jour ou l’autre…).
Mais revenons à l’argent.
Des gens créent, détiennent, gèrent et "distribuent" l’argent.
On les appelle des Grands banquiers.
Vous avez remarqué que toutes les bourses du monde sont collées à ce qui se passe aux USA, et que la « FED* » est au cœur de tout cela.
*La Réserve fédérale (Federal Reserve System),
appelée souvent Federal Reserve ou Fed, c’est la banque centrale privée
des Etats-Unis.
Elle a été créée par le Federal Reserve Act, dit aussi Owen-Glass Act.
Les banques suivantes sont à l’origine de cette fondation :
Rothschild Bank of London ; Rothschild Bank of Berlin ; Warburg Bank of
Hamburg ; Warburg Bank of Amsterdam ; Lazard Brothers of Paris, Israel
Moses Seif Banks of Italy ; Chase Manhattan Bank of New York ; Goldman,
Sachs of New York ; Lehman Brothers of New York ; Kuhn Loeb Bank of New
York.
Les petites mains : les Petits banquiers locaux :
Un Petit banquier collecte l’argent des gens qui en ont, pour le prêter
à ceux qui n’en ont pas assez, et qui en ont besoin pour créer une
activité.
Ce faisant, ceux qui empruntent, créent des richesses (et des
intérêts), un argent qui retournera à la banque, la boucle est bouclée.
L’art d’un Petit banquier est donc de faire travailler les autres pour lui, c’est ce qu’il appelle avec un bel euphémisme : « Faire travailler l’argent ».
Mais si les choses vont mal, qu’à force de faire n’importe quoi avec
l’argent des autres (le nôtre), que le Petit banquier n’a plus d’argent
à prêter, que se passe-t-il ?
C’est le cas aux USA.
C’est simple, souvenez-vous pour le Crédit Lyonnais, le Petit banquier
se retourne alors vers l’Etat et son budget, les fonds publics,
c'est-à-dire encore nous, notre argent…
Un argent que l’Etat lui redonne volontiers puisque ceux qui tiennent
l’Etat sont aux ordres du Grand banquier, et pour cause, c’est le Grand
banquier qui a financé leur campagne électorale… démocratique...
Ils ne sont en place, eux et pas d’autres, que par le bon vouloir du
Grand banquier, le vote n’étant qu’une… formalité pour gogos manipulés.
Le Petit banquier se retrouve donc réapprovisionné en fonds à prêter,
en profitera pour racheter les actions et biens à bas prix, et cela
peut repartir pour un tour. Aux contribuables de rembourser intérêts et
capital au Grand banquier, via le budget de l'Etat...
C’est sans fin… merveilleux, non ?
PS : Petite précision pour les super archi nuls, dans « Grand
banquier » dans le texte, il faut comprendre « maître du jeu » (comme «
Rothschild », par exemple, et pour ne nommer personne…).
Idem pour les « élus »... on ne parle pas des conseillers municipaux !
Les plus serviles alimenteront tout de même un des viviers dans lequel
seront puisés les futurs grands serviteurs de... "l'Etat"... et là,
dans "Etat", il faut comprendre « maîtres du jeu »...
Bon, c'est peut-être un peu simpliste et donc réducteur, mais
dites-vous bien que dans le détail des dessous des pratiques bancaires,
c’est encore beaucoup, beaucoup plus sordide…
Travaillez bien... et surtout, votez bien...
Les points sur les "i" :
L'émission de la monnaie est le monopole d'intérêts
privés, Morgan, Rockefeller, Rothschild, etc., qui ont le contrôle des
Réserves Monétaires mondiales, qu'il s'agisse de la Federal Reserve
Bank of America (dite FED), de la Banque du Canada ou de la BCE.
Ils émettent de la monnaie fictive qui se résume à des créances alpha
numériques sur un ordinateur, sans même avoir les réserves couvrant ces
prêts. Ils vont jusqu'à faire l'économie des coûts d'imprimerie des
billets. Par contre, ils réclament évidemment des intérêts eux sonnants
et trébuchants aux Etats emprunteurs. Ils ont ainsi endetté les Etats
avec des intérêts cumulés qui représentent jusqu'à 90% de la dette.
Ghislaine Saint Pierre Lanctôt est médecin et
clinicienne québécoise, auteure des best-sellers "La Mafia Médicale",
"le Procès de la Mafia Médicale" et plus récemment du livre "Que diable
suis-je venue faire sur cette terre ?".
Un mandat d'arrestation a été prononcé le 3 mars 2008 pour défaut de
comparaître à l'encontre de Ghislaine Lanctôt. Le 6 juin 2007, l'Agence
du revenu du Canada avait signifié une sommation de comparaître le 18
juin 2007 en cour du Québec de Granby pour répondre à sept chefs
d'accusation relatifs à l'impôt et pour omission de produire des
déclarations de revenus.
QUE SE PASSE-T-IL ?
« Jusqu'en 1994, j'ai accepté de payer les impôts pour l'entité
fictive appelée "contribuable", une corporation que le gouvernement a
créée, qui lui appartient et qui porte le nom de LANCTOT, GHISLAINE. Je
croyais contribuer ainsi au bien public et je le faisais avec entrain.
Que s'est-il passé pour que je stoppe complètement cette pratique?
C'est par obéissance à mon "âme et conscience" que j'ai pris cette décision, depuis que je sais que :
1. Les impôts ne servent pas au bien public. Ils vont directement dans
les coffres des banquiers internationaux - propriétaires de la Banque
du Canada - qui les utilisent pour financer les armes et les guerres,
entre autres...
2. La Banque du Canada n'appartient pas au Canada. Elle est un cartel
de banques privées internationales qui créent la monnaie canadienne.
Ce pouvoir de création de la monnaie était exclusif au gouvernement
canadien. Il l'a cédé à la Banque du Canada en 1913. Depuis lors, le
gouvernement emprunte (avec intérêt composé) de l'argent qu'il pouvait
créer lui-même, sans coûts. C'est ainsi qu'une dette s'est constituée
et que le peuple, les "contribuables" donnés en garantie, se saignent à
blanc pour en payer uniquement les intérêts.
3. Les services fournis par le gouvernement ne sont pas payés par les
impôts. Ils sont financés à même de nouveaux emprunts encourus
régulièrement. D'où la croissance constante de l'inflation et de la
dette - capital et intérêts -.
4. La dette est fictive, virtuelle. C'est une fausse dette. Aucun
argent n'a été prêté par les banquiers propriétaires de la Banque du
Canada. Ce sont des écritures sans aucune réserve qui sont enregistrées
et utilisées. C'est de l'argent fictif, créé à partir de rien. Il n'y a
pas de vraie dette !
5. Les impôts sont à contribution volontaire pour les particuliers. Il
n'y a pas de loi qui impose aux femmes et aux hommes vivants - des
êtres humains en chair et en os - de payer l'impôt sur leurs revenus.
Seules les corporations - des personnes fictives - sont tenues de payer
l'impôt sur leurs profits (revenus moins dépenses).
EN PAYANT LES IMPOTS :
- Je me fais complice de tromperie et escroquerie publiques.
- Je participe au financement des guerres et génocides dans le monde.
Les Principes de Nuremberg n'interdisent-ils pas toute forme de
collaboration, directe ou indirecte, avec un "crime contre la paix, un
crime de guerre, un crime contre l'humanité" ?
- J'endosse la dépossession des petits par les gros, je crée
l'injustice sociale. Devant ce constat, mon âme m'interdit formellement
de contribuer aux impôts. D'ailleurs, même chez les autorités, le
message est ambivalent quant au comportement à adopter. C'est établi,
il faut toujours obéir aveuglément aux ordres des autorités. Sauf que,
parfois, il faut obéir à sa conscience plutôt qu'aux ordres des
autorités...
Je suis consciente de la perturbation qu'occasionne, pour les systèmes
établis, l'obéissance à mon "âme et conscience". Peu importe le prix à
payer, je demeure fidèle à mon "âme et conscience". C'est elle qui gère
ma vie et je lui ai donné carte blanche. Quelle que soit l'issue de
cette aventure, je me réjouis de contribuer à l'évolution de la
conscience humaine. Après tout, n'est-ce pas pour cela que je suis sur
terre ?! ».
Ghislaine Lanctôt
Source : http://artemisia-college.org/L%E2%80%99economie_pour_les_nuls-00-050-02-0179-01.html
vendredi 19 septembre 2008
L'Occident contre l'Islam (2/3)
Ce que l'Occident pense de l'Islam (2/3)
Suite...
« On ne peut
ignorer le fait qu’il y a de l’antisémitisme en France et le fait que 10 % de
la population française est d’origine musulmane [...] Ma mère m’a donné un
conseil, qui fut un phare tout au long de ma vie : Ne crois absolument pas les
Arabes. Effectivement, j’ai suivi ce conseil tout au long de ma vie active.»
Ariel Sharon, 1er ministre
israélien, lors de sa visite en France le 28 juillet 2005 dans un discours
prononcé devant "la communauté juive" à Paris.
«
L’islamisme finit comme les punks... Les filles voilées cherchent à faire peur
comme les Punk...» Michel Houellebecq, écrivain, dans l'émission Tout le monde en parle sur
France 2, le samedi 10 septembre 2005.
« Pour moi
l'islam est un adversaire théologique et l'islamisme un adversaire politique
[...] Ce qui est sûr, c'est que les prochains camps d'extermination
fonctionneront au nom du Djihad.» « Le conflit islam - judéo-christianisme dure
depuis quatorze siècles. Ce n'est pas l'Occident qui "se détruit tout
seul", sa destruction est l'oeuvre de tous ceux qui, depuis des siècles
maintenant, se sont conjurés pour vouloir sa perte » Maurice G. Dantec, écrivain, dans une interview parue dans le magazine Le Point, 8 septembre
2005.
« Nous
sommes dans une nouvelle guerre, déclarée par des islamo-fascistes [...] La
guerre a lieu désormais au coeur de nos villes. Il va falloir réformer nos
écoles de guerre...» Alain Marsaud, député UMP, ancien magistrat antiterroriste, Le
Figaro, 30 juillet 2005.
«
Gardons-nous de croire que le chômage, la pauvreté, l'exclusion sociale sont les
seuls facteurs de développement de l'islam fondamental et radical. Certes, ces
éléments peuvent jouer un rôle et créer un terreau propice, mais ils ne sont
pas déterminants […] Il n'y a aucune honte ni aucun réflexe raciste à refuser
d'intégrer des hommes ou des femmes dont l'objectif est de renverser les
principes de la République. Le contrôle de l'immigration et des naturalisations
devient une priorité nationale. A défaut de cette fermeté, nous laisserions se
constituer sous nos yeux, par lâcheté et aveuglement, une véritable cinquième
colonne qui engendrera inéluctablement la guerre civile. » Jacques Myard, député UMP, 23 juillet 2005, Le
Figaro.
« La
troisième guerre mondiale est déclarée » et préconise une «garde nationale pour rétablir les
frontières, investir les quartiers islamistes et contrôler les mosquées […]
l'islam est le terreau de l'islamisme et l'islamisme le terreau du terrorisme. »
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, TF1, 16
juillet 2005.
« Nous
devons affronter un fascisme islamique qui s'attaque avec la pire des lâchetés
à nos sociétés démocratiques. » Bernard Kouchner, Le Monde, 20 juillet 2005.
« l’islam constitue un obstacle à l’intégration et les musulmans de France ne pourraient être intégrés que s’ils renonçaient à une conception communautaire de leur existence. Faute de quoi, ils seraient toujours perçus comme des éléments perturbateurs de la vie en communauté. » Claude Imbert, « L’intégration contre l’intégrisme », Le Point n° 1550, 31 mai 2002.
Jean-Claude
Gaudin, maire UMP de Marseille, déclare sur son site Internet à la suite de la
mort du Pape Jean-Paul II : « il aura rendu sa puissance au Catholicisme, sa
grandeur à l’Oecuménisme, et su affronter à travers un dialogue incessant les
défis de l’Islam, de l’Intégrisme, du Nationalisme.»
« L'idée de
former des imams dans les universités, de financer des mosquées par des
avantages fiscaux à travers des fondations, c'est, petit à petit, habituer
notre pays à devenir une terre plus ou moins islamisée […] Ce n'est pas à
l'Etat d'encourager l'islamisation de notre pays. » Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la
France, France 2, 21 mars 2005.
« L'islam en
France est d'abord celui des caves et des banlieues. Ces musulmans ne sont pas
dangereux, mais ils portent en eux un antisémitisme latent. » Le rabbin Michel Serfaty, président de l'Amitié
judéo-musulmane de France, Le Point, 10 mars 2005.
« Nous voici
sommés de faire une place au foulard islamique dans l’école républicaine, de
nous arranger des mariages arrangés et de plaider en guise d’idylle multicolore
pour la banlieue universelle où tous les jeunes porteront leur casquette à
l’envers et parleront une langue dévastée.» Alain Finkielkraut, Le Point, 24 mai 2002
.
« Les
Français voient l’usine qui se démonte, la mosquée qui s’installe et leur
porte-monnaie qui se vide . » Philippe de Villiers, qui explique la conjoncture
économique par les délocalisations, la baisse du pouvoir d’achat et… les
Musulmans en France, Le Figaro, 13 mars 2005.
« Le débat
surréaliste actuel sur le foulard, véritable étendard de l’islamisme politique,
la mise en cause de la laïcité française ne doivent pas faire perdre de vue
qu’il s’agit là pour la France et les Français de refuser et de résister à
l’implantation sur notre territoire d’une idéologie dangereuse, perverse et
surtout mortelle pour la République. » Collectif de « l’appel de mai » , Marianne, 05 mai 2003.
« Inversez les deux voyelles, et dans voile, vous trouverez viol. En dissimulant ostensiblement le sexe au regard, fût-ce sous la forme symbolique de la chevelure, vous le désignez à l’attention ; en enfermant le corps féminin, vous le condamnez à subir l’effraction. [...] Toutes les coquettes le savent bien aussi, qui font de la comédie de la dissimulation la forme la plus raffinée de l’exhibitionnisme. » Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 16 septembre 2003.
« Il n’y a
pas d’assimilation des musulmans, ça n’existe pas, sauf en quantité
infinitésimale. » Yves Guéna, (RPR), Le choc du mois, mars 1992
.
Nicolas
Sarkozy donne sa définition d’un musulman : « Cela n'a rien à voir
avec la religion. Quand on est Musulman, ça se voit sur la figure. Il y a bien
des gens qui aimeraient ne pas l'être et qui le sont uniquement dans le regard
de l'autre. » Nicolas Sarkozy, Président de la République, lors de
l’émission 100 minutes pour convaincre, 20 novembre 2003.

« Les jeunes musulmans sont
abreuvés de haine et d'antisémitisme . » texte commun de
P. Brukner, A. Gluksmann et R.Goupil , publié dans Le Monde, avril
2003.
« Les
communautés musulmanes d’Europe peuvent constituer, l’embryon noyau d'une
future société européenne totalement islamisée.[…] Aussi l’islam européen et
modéré - compatible avec les institutions républicaines ou laïques -, tant
vanté par nos responsables religieux et politiques, constitue-t-il une totale
duperie. » Alexandre Del Valle, royaliste, sioniste et catholique traditionaliste, la Troisième Invasion
Musulmane en Europe, mars 2000.
« Les
Musulmans pensent, pour l'essentiel d'entre eux, que l'avenir appartient à la
violence prédatrice et au ressentiment. […] Nicolas Sarkozy disait, voici
quelques temps, que la France était désormais en partie musulmane et qu'il
fallait "faire avec". Des populations implantent sur le territoire
français une religion qui, que je sache, n'a aucunement participé de façon
positive à l'histoire et à la culture du pays. » Guy Millière, article paru sur un site
d’extrême-droite, 2003.
« Ne vous inquiétez pas pour la dame [elle porte un tchador], elle n’a que les oreillons » (Midi Libre du 18 mai 2002), « L’islam a ceci de particulier qu’il mélange le religieux et le politique. A ce titre, il n’est pas intégrable dans la République. Il est impensable de continuer à voir arriver des imams analphabètes qui viennent d’un peu partout (sic), qui ne parlent pas le français et prêchent des doctrines fanatiques (Midi Libre, avril 2002). » Georges Freche, maire de Montpellier (PS), le Nouvel Observateur.
« Nulle part
cette jalousie et cette volonté de revanche [contre l'Occident] ne sont aussi
accentuées que chez les musulmans . » Edouard Balladur, ex-Premier Ministre, La fin de l'illusion jacobine,
janvier 2005.
Luc Ferry , ex-ministre de l'Education Nationale,
pour résoudre le " problème " du voile à l'école, « propose
de mettre le string sur la tête et le tchador ailleurs », Le Vrai Journal,
Canal +, 19 octobre 2003.
« Ce sont des français comme les
autres, mais il y a certaines de NOS valeurs qui leur paraissent inaccessibles »
Jean-Pierre Raffarin , Premier Ministre, en commentant l'exclusion des
deux sœurs voilées Alma et Lila du lycée d'Aubervillers, septembre 2003.
Suite et fin des témoignages de l'ouverture, du dialogue et de la tolérance de l'Occident, au prochain épisode...
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